Deux siècles d'Assomption,
le regard des historiens

Les débuts de la mission d’Orient

L’Assomption s’installe en Roumanie

JEAN-NOËL GRANDHOMME

Professeur agrégé d'histoire contemporaine à l'Université Marc Bloch, Strasbourg II. A publié : « Sur les pentes du Golgotha », « Jean Julien Weber, un prêtre dans les tranchées», «La nuit bleue» (2001) et «La première guerre mondiale en France », Ed. Ouest-France (2002).

Depuis le renversement et l’exécution du dictateur communiste Nicolae Ceausescu en décembre 1989, les Assomptionnistes connaissent dans ce pays, traditionnellement francophone et francophile qu’est la Roumanie, une nouvelle floraison dont L’Assomption et ses œuvres s’est plusieurs fois fait l’écho. Ce sont les origines de cette présence des disciples du Père d’Alzon à l’ombre des Carpates que nous entendons rappeler ici.

C’est grâce à l’action en quelque sorte « exploratoire » de ces hommes d’exception que furent les Pères Gervais Quenard (1875-1961) et Romuald Souarn (1872-1948) que l’Assomption a pris pied chez les Latins d’Orient. Mais si la congrégation n’a véritablement découvert la Roumanie qu’à partir de la Première Guerre mondiale, ce n’est pas faute d’avoir songé, longtemps auparavant déjà, à s’y implanter, car la Roumanie fait partie de cet Orient vers lequel l’a envoyée le pape Pie IX.

 

 

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