Deux siècles d'Assomption,
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Historien et théologien, recteur de l'Institut catholique de Toulouse. A notamment publié : « La Papauté », Éditions de L'Atelier (2002).
Né en 1810, sous 1’Empire, le Père d’Alzon meurt en 1880, alors que la Troisième République s’installe. Il a donc traversé tous les régimes politiques que la France a connus au long du XIXe siècle : la fin du régime napoléonien, la Restauration, la monarchie de Juillet, la Deuxième République, le Second Empire enfin.
Du point de vue religieux, la première moitié du siècle est une période de « hautes eaux spirituelles », comparable à la Contre-Réforme à laquelle on se réfère, par-delà le siècle des Lumières. La Révolution avait fait naître, notamment chez les émigrés, revenus en France avec Louis XVIII, le sentiment de la fin d’un monde, et suscité, en réaction, un évident réveil religieux : on rejette l’austère et froide piété jansénisante dans laquelle le peuple chrétien avait été éduqué sous l’Ancien Régime, tout autant que le persiflage dédaigneux des philosophes, de bon ton dans la haute société. Le romantisme naissant favorise ce réveil.
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