Deux siècles d'Assomption,
le regard des historiens

L’Assomption et les pèlerinages

PHILIPPE BOUTRY

Historien, ancien Directeur des études (section d'histoire moderne et contemporaine) à l'Ecole française de Rome, enseignant à l'université Paris XII - Créteil et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Centre d'anthropologie religieuse européenne). Il a notamment publié « Prêtres et paroisses au pays du Curé d'Ars » (Le Cerf, 1986) et, avec Joachim Bouflet, « Un signe dans le ciel - Les apparitions de la Vierge », (Grasset, 1997).

C’est pour moi un très grand plaisir de me trouver ici, parmi vous, un très grand plaisir à cause du lien de reconnaissance et de fidélité que je nourris envers une congrégation dont j’ai été l’élève au Collège de Mongré, de Villefranche-sur-Saône, dans la lointaine année 1960.

C’est un grand honneur d’avoir à traiter devant vous d’un thème qui parcourt l’ensemble de l’histoire du catholicisme, et même du christianisme, celui des pèlerinages, confronté à l’histoire d’une congrégation, celle des Assomptionnistes et de son fondateur Emmanuel d’Alzon, et à une conjoncture très particulière. Je me situerai, en effet, dans ces années 1870 qui voient massivement la renaissance des pèlerinages.

En abordant ces thèmes, je serai tributaire de la remarquable contribution qu’avait rédigée pour le colloque « Emmanuel d’Alzon dans la société et l’Église du XIXe siècle » (qui s’était tenu en décembre 1980, sous la direction de Messieurs René Rémond et Émile Poulat) l’excellent historien belge, monsieur Claude Soetens, qui avait donné dans ce colloque une contribution sur « le Père d’Alzon, les Assomptionnistes et les pèlerinages » (Le Centurion). Il y examinait quelle fut la perception que le P. d’Alzon eut des pèlerinages de son temps et l’action des Assomptionnistes, dans la promotion des pèlerinages dans les années 1870.

 

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