Deux siècles d'Assomption,
|
Professeur émérite d'histoire contemporaine à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III. A notamment publié : « La Religion en France, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours », collection Carré-Histoire, Hachette (1998).
Au mois de juin 1844, au sanctuaire de la Consolata, à Turin, l’abbé d’Alzon fait le vœu de renoncer à toute dignité ecclésiastique. Peu après, il fait part à Mère Marie-Eugénie de Jésus d’un grand dessein « une idée que j’avais eue autrefois… m’est revenue plus forte que jamais, c’est de me consacrer à former une communauté religieuse » 1.
Le contexte semble alors particulièrement favorable : l’œuvre entreprise depuis le début du siècle, et qui vise à rétablir le maillage paroissial et la vie religieuse à partir des diocèses, est en bonne voie, la vie congréganiste, même masculine, reprend, elle aussi, après une plus ou moins longue interruption.
Le fondateur des Augustins de l’Assomption, qui fut un temps l’interlocuteur privilégié de Lamennais, hérite de celui-ci tout un programme placé sous le sceau d’un ultramontanisme intransigeant. Bénéficiant d’un certain nombre de soutiens, la naissance de la congrégation n’en fut pas moins assez laborieuse et, au moment où un décret romain l’approuve de façon définitive, il n’était pas facile de prévoir l’expansion qu’elle allait prendre.
1. 24juin 1844.
|
Réalisation: Avenir Internet |
||