(Texte proposé par le Département animation Lien Ccfd/Congrégations,
14,
rue Jean Lantier - 75001 PARIS - Tél. 01.44.82.81.04 Mail : c.vanvincq@ccfd.asso.fr
Extraits des remontées des communautés ou échanges pris sur le vif lors de rencontres de mars 2004 à Rennes et à Paris.
«Nous ne gérons pas notre propre argent puisque nos salaires ne nous appartiennent pas. Si nous dépensons sans discernement nous diminuons la solidarité avec la congrégation ainsi que notre capacité de partage avec l'extérieur.
Cependant, nous vivons toujours dans un certain confort, tout en ne faisant pas d'abus.
Nous évitons de faire des dépenses inutiles :
dans notre famille religieuse, certaines sont assez rigoureuses sur les dépenses, d'autres mettent plus l'accent sur le fait de bien accueillir ou de faire la fête... Comment respecter nos diverses sensibilités tout en gardant la possibilité de nous re-interroger mutuellement ? »
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« Par le voeu de pauvreté, rien ne nous appartient, mais nous sommes responsables de l'usage que nous faisons des biens. Nous ne sommes pas propriétaires mais en dépendance et inter-dépendance et en solidarité avec le monde. Nous avons à réfléchir ensemble sur nos choix et nos interrogations.
Nous sommes toujours sur la corde raide: répondre aux solidarités locales ou ne pas y répondre ? Sans se culpabiliser car la congrégation a sa part par le biais des dons faits par l'économat général, il faut savoir le dire. D'où la nécessité de discernement et de concertation entre nous, et pour l'Economat Général d'informer les communautés des dons faits par la congrégation. »
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« Notre voeu de pauvreté nous invite aussi :
Le voeu de pauvreté aide chacun à avoir plus de liberté intérieure pour nous attacher à autre chose qu'à la consommation. »
«Le voeu de pauvreté nous engage à lutter contre la pauvreté et... à construire avec d'autres. un monde juste et équitable. C'est toute notre vie qui s'engage.»
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« Un changement de mentalité est nécessaire parfois dans nos communautés :
Ø pour une plus grande prise de conscience de la justice sociale internationale à promouvoir, y compris dans nos façons d'acheter, tout comme de vivre les relations Nord/Sud à l'intérieur de la congrégation elle-mêmeØ pour penser les budgets différemment, en acceptant d'acheter certains produits plus cher, en sachant ce que l'on fait (par exemple, soutien des petits commerces dans nos quartiers ou des services porte à porte en rural, commerce équitable dans nos grandes surfaces, etc ... C'est une façon de promouvoir la justice par d'autres moyens que par les dons qui nous sont plus familiers...Ø le voeu de pauvreté vécu aujourd'hui devrait nous donner une sensibilité évangélique accrue aux questions de justice et de solidarité avec tous (rapports Nord/Sud, vie de nos quartiers, chômeurs…).
Le voeu de pauvreté se vit en communauté. Il ne peut être vécu, dans son rapport à la consommation, que par un vrai dialogue communautaire. Ensemble, parler, réfléchir, analyser, choisir (pour les achats, les voyages, les-formations , les actions à mener, pour les résistances à fortifier face aux modes, aux publicités, aux « offres exceptionnelles », etc ... ).
Nos chapitres de congrégations sont-ils assez « utilisés » pour de réelles impulsions dans le sens de ces attitudes ? »
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« La pauvreté ne consiste pas à faire des économies... Il y a des choix d'un autre ordre à faire dans le quotidien : consommer avec modération l'eau qui va manquer à tous, différer le remplacement d'un appareil que l'on juge parfois trop vite obsolète... La mode est un facteur non négligeable de la consommation. Il faudrait réfléchir davantage à: qu'est-ce qui est superflu ? qu'est-ce qui est nécessaire ? et/ou comment mieux mesurer la valeur des choses ? »
« Nous avons parlé de nos résistances aux changements en tous domaines... »
« Souvent les gens ont peu de moyens mais achètent pour se faire plaisir. On peut devenir les esclaves de la publicité. Le voeu de pauvreté nous libère par rapport à la société de consommation... »
« Le voeu de pauvreté nous rends plus attentifs pour vivre la solidarité avec les pauvres : leur rendre visite, vivre au milieu d'eux, avec eux, s'engager pour plus de justice... »
« J'entends parler de -simplicité volontaire- cela rejoint ce que nous voulons vivre par notre voeu de pauvreté. Une plus grande disponibilité aussi. Il faut aller voir du côté de la gestion du temps et de nos agendas... »
« La mise en commun des biens n'est pas qu'une question d'argent... nous partageons une voiture à quatre, et ce n'est pas tous les jours facile à gérer... »
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« On entend dire: rien ne vous manque ! C'est vrai, personne n'est dans le besoin. Vous serez toujours en sécurité... C'est vrai aussi... Mais on ne fait pas n'importe quelle dépense. Il faut sans cesse s'interroger et choisir entre nécessaire et superflu. Notre voeu de pauvreté se vit aussi dans un certain dépouillement personnel au sein d'un groupe... »
« Nous devons demander des subventions aux organismes publics pour gérer une maison de retraite. Ca dégonfle les baudruches... On croit que toutes les congrégations religieuses sont riches... Ce n'est pas si simple. Nous donnons l'impression d'être riches à cause des grandes façades que nous habitons. Tout ce que nous avons ne rapporte rien."
« Le lien à l'argent est toujours à requestionner dans les relations entre le Nord et le Sud, et aussi entre nos communautés (Afrique Amérique - Europe). N'a-t-on pas parfois perdu la parole entre nous sur ces questions.. . »
« Nous avons choisi de déménager car nous avions des pièces non utilisées dans la maison que nous habitions. On a choisi d'habiter une maison deux fois plus petite. Cela change beaucoup de choses, y compris dans notre style de vie... »
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« Nous aurions à réfléchir sur le coussin de sécurité que nous nous donnons, et voir dans quelle mesure nous pourrions dégager davantage de fonds pour des investissements solidaires. »
« Nous devrions nous aider davantage entre congrégations. On pourrait faire un atelier de travail avec les Economes Générales de l'Ouest pour réfléchir ensemble et confronter nos modes de gestion (mobilier et immobilier) »
« Notre pauvreté nous la vivons dans nos institutions actuelles (vieillissement, charges ... ). Elle nous pousse à l'inventivité, à l'audace, à une plus grande proximité avec nos contemporains. »
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« La manière de vivre le voeu de pauvreté n'est pas uniforme, cela dépend en grande partie de nos origines personnelles, du pays dans lequel nous vivons et travaillons... »
« L'option de la mise en commun, dans un premier temps, nous dépossède ! Mais cela se fait dans le secret. Cette dépossession est fondée sur la générosité et d'abord sur celle du Christ. »
« C'est aussi un lieu de résistance ! Vivre le voeu de pauvreté n'est pas évident, c'est une manière d'aller à contre courant, il faut l'expliquer.»
« Dire aux hommes et femmes de notre temps que nous mettons nos salaires en commun étonne toujours. Le voeu de pauvreté parle plus quand on parle de mise en commun des biens. »
« En termes de convictions, nous aimerions dire que la planète terre est destinée à tous les hommes. Nous contestons le système de répartition des richesses, la consommation... la rentabilité... système dominé par l'économie au détriment de l'homme... Pour une meilleure répartition de cette richesse, il faut agir sur les gouvernants, sur les décideurs; chercher à s'informer, choisir avec qui agir, association, ong... »
« Regardons tous les biens que l'on a entre les mains, apprendre à s'en servir pour que tous puissent les utiliser. Avoir une éthique. Trouver des solutions et initiatives solidaires. Il y a un instinct à posséder. »
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« Ce que nous pouvons dire passe par un témoignage de vie simple, mais capable de faire la fête, avec des choix solidaires, par exemple, le commerce équitable. Mais le voeu de pauvreté n'est pas la misère qui est à combattre. L'argent est au service de la vie. La mise en commun des biens interroge beaucoup. On essaie de partager ce que l'on a et ce que l'on est... »
« Le respect des différences dans la façon de vivre le voeu de pauvreté est pour nous très important. Assumer les différences n'est pas facile. Voir la manière dont les autres vivent le voeu de pauvreté peut être une interpellation.
Nous avons un devoir de témoignage, une façon de vivre le rapport au réel, au matériel, qui soit interpellant. La pauvreté ne réside pas tant dans ce qui est mesurable que dans le détachement par rapport à mon propre jugement, à mes façons de faire. Les faiblesses que j'ai, d'autres les ont dans d'autres domaines. Consentir à ma pauvreté, au manque d'une certaine vigueur physique, aux infirmités de l'âge, consentir à la réalité, rester libre par rapport aux biens, être prêt à en sentir la privation si l'occasion se présente. Pauvreté synonyme de disponibilité. Vivre. le voeu de pauvreté demande du discernement pour user des choses dans la mesure où c'est pour la gloire de Dieu »
« 4 axes pour dire notre façon de vivre notre voeu de pauvreté : Modération dans la consommation, Respect de la création, Dynamisme pour plus de liberté, Tension visà-vis du reste de la société, tension à dégager des priorités sans cesse, tension au niveau de la mission, et tension vis-à-vis de l'avenir !»
Par notre voeu de pauvreté nous pratiquons la mise en commun des biens de toutes sortes: matériels, humains, spirituels, financiers, mise en commun de nos richesses et de nos faiblesses.. Nous pratiquons /à quelque chose d'inédit à la suite du Christ : « Vous connaissez en effet la générosité de Notre Seigneur Jésus-Christ qui, pour vous, de riche qu'il était, s est fait pauvre pour vous enrichir de sa pauvreté.. » (2, Co 8,9)
« Le plus souvent nous décidons en fonction du meilleur rapport qualité/prix et de l'origine des produits. On tient compte des promotions et des moments propices pour acheter. Pour l'alimentation nous tenons compte du prix et achetons si possible les produits les moins chers, mais il nous faut également tenir compte de la santé, des régimes alimentaires et des goûts... On doit aussi tenir compte des membres de la communauté, de leur âge, de leurs besoins, de leurs habitudes familiales, de leur santé. On cherche avant tout à équilibrer l'alimentation. La bonne santé est liée à l'alimentation. Cela peut avoir un coût.
Est-ce qu'en achetant les produits les moins chers venant d'Asie, nous participons au développement de l'Asie ou à l'exploitation des ouvriers mal payés voire des enfants ?
En achetant des produits venant de pays étrangers une soeur pense soutenir ces pays. Les journaux permettent que nous ayons une certaine idée des conséquences de nos achats sur la faim dans le monde et aussi sur l'exploitation des travailleurs. Quand on a vécu hors de France on perçoit mieux ces incidences.
Nous nous posons des questions sur l'achat de vêtements venant de pays étrangers. On dit que cela provoque du chômage en France, par la délocalisation à l'étranger des usines avec main d'oeuvre mal payée. D'autre part cela fait travailler (bien que mal rémunérées) des populations en difficulté. Ces questions complexes mettent enjeu le rôle des gros trusts qui en profitent. »
« Soutenir l'artisanat, niais à quel prix ? -Comment concilier solidarité proche et lointaine ? Nous sommes confrontées à la question du « porte-mormaie ». En définitive qui favorisons-nous ? qui soutenons-nous ? »
« Ne vaudrait-il pas mieux donner moins d'argent à de grands organismes et privilégier la sauvegarde des CAT (produits d'entretien, légumes, entretien des espaces verts...), des petits producteurs, artisans et commerçants ? »
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« Pour le renouvellement du matériel, le premier critère est la référence à un échange en vue d'une décision communautaire. Interviennent le budget prévisionnel, la trésorerie disponible, l'offre spéciale éventuellement. Le souci d'avoir un matériel performant est peu présent ( ... ) En règle générale nos achats correspondent à un besoin. »
« Nous sommes davantage conscients des questions d'injustice liées à l'achat de tel ou tel produit par exemple, que des coûts bas sont au détriment des populations qui fabriquent et vendent. Sensibles aux questions du commerce équitable mais nous ne voyons pas ou ne pensons pas spontanément aux impacts sur la faim dans le monde. En parlant en communauté cela nous est apparu et nous souhaiterions davantage d'informations sur cette question. »
TEMOIGNAGE
Un fils de la charité
« Personnellement, je suis sensible à la question du gaspillage de l'eau, je fais attention à prendre davantage les transports en commun ou à me déplacer à pieds pour éviter d'utiliser la voiture. Je veille à ne pas gaspiller la nourriture. Pour les loisirs, je suis bien obligé de faire attention à mes possibilités mais j'ai conscience de rester un privilégié. En ce qui concerne la santé je veille à assurer la prévention,sans courir cependant après les examens et j'ai demandé dès le début l'utilisation des médicaments génériques.
Par éducation familiale, je suis antigaspillage, donc j'aime utiliser le matériel le plus longtemps possible. Cependantje n'hésite pas à renouveler du matériel si cela apparaît nécessaire (en équipe) ou du linge estimant qu'il est important d'entrer dans le circuit d'une certaine consommation pour maintenir de l'emploi. Personnellement, je ne suis pas à l'affût du dernier cri, surtout dans le domaine vestimentaire même s'il m'arrive de regretter la manière de se vêtir de certains. .. Un minimum de pratique de la comptabilité me fait prendre en compte la notion d'amortissement mais, sije peux aller au delà de ce dernier sans trop de gêne, je le fais volontiers. Il m'arrive de considérer qu'un achat est avantageux en raison de la publicité qui en est faite mais j'observe de plus en plus que je me demande sifen ai vraiment besoin. De toutes façons, je vérifie de temps en temps si mes dernières acquisitions étaient ou non opportunes, »
BOURSE AUX IDEES
Cette bourse aux idées à été demandée par .plusieurs d'entre nous afin d'aider ceux et celles qui en ont le désir à entrer davantage dans le concret des choses…
SANTE :
« Nous sommes attentifs à faire ce qu'il faut pour rester en bonne santé : visites préventives. Même pour les petites choses nous sommes conscientes qu'il y a toujours le risque de s'installer... »
« Nous faisons attention aussi à la quantité de médicaments délivrée avec une ordonnance. »
Autres suggestions :
Réclamer des médicaments génériques à votre pharmacien pour chacune de vos ordonnances. Ils permettent de soigner le déficit de la sécurité sociale, en plus de votre rhume (ou autre maladie) !
A la fin du traitement, rendez les boîtes de médicaments entamées à votre pharmacien qui les fera parvenir à un réseau d'associations qui fournit les organismes humanitaires.
ENTRETIEN MAISON :
On peut faire le choix de produits d'entretien «durables» sans céder aux serpillières jetables, lingettes javellisées, et autres bombes aérosols, qui les remplacent peu à peu dans les rayons des supermarchés... Pour chasser la poussière, rien de tel qu'une bonne vieille serpillière . et/ou produits d'entretien « simples » et « bon marché »...
PETIT DEJEUNER :
« Nous venons d'équiper notre cafetière d'un filtre lavable et réutilisable au lieu de racheter sans cesse les filtres en papier jetables. »
Autre suggestion : faire le choix de quelques produits équitables pour vos petits déjeuner: café, thé, jus d'orange, cacao, miel et sucre...
EAU du ROBINET :
«Nous sommes attentives à ne pas gaspiller l'eau et certaines font leur lessive regroupée ». Un goutte à goutte à l'évier, ou au lavabo représente sur un an, la consommation journalière de 200 personnes...
Autre suggestion : Arrosez votre jardin de préférence le soir et un jour sur deux. Sans oublier, bien sûr, qu'un coup de binette vaut bien deux arrosages... l'eau de lavage des légumes peut aussi servir à l'arrosage !
INVESTIR :
Si vous n'avez pas la responsabilité d'investir, vous pourriez faire connaître autour de vous ce qu'est un fond de partage: placer un petit pécule dans un fonds de partage géré par une société financière coopérative à but non lucratif Son principe est simple : l'épargnant sacrifie une partie de ses intérêts pour soutenir une organisation humanitaire. Ou bien les fonds éthiques, qui concilient solidarité et rentabilité, ces fonds sont investis dans des entreprises exerçant des activités éthiquement contrôlées...
ELECTRICITE :
Les lampes fluocompactes consomment 4 à 5 fois moins d'électricité qu'une ampoule classique pour la même luminosité.
Pensez, en fin de soirée, à éteindre le magnétoscope, le lecteur DVD, la chaîne hifi... tous les appareils électriques du salon (ou de la salle de communauté). La position de veille représente 5 % de la consommation électrique des «ménages» français: l'équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires.
CO-VOITURAGE :
Une voiture pour trois c'est moins polluant et plus économique… tout comme les transports en commun...
PAPIER :
Tordre le cou au gâchis ! Savez vous que la consommation annuelle de papier s'élève à 75 kg par personne, ce qui équivaut à l'abattage de deux arbres...
ENVIRONNEMENT :
« Nous faisons attention aussi au tri sélectif car nous prenons conscience de notre participation à la destruction de la planète... »
Autre suggestion : faire le tri des ordures ménagères et d'emballages plastiques, bouteilles de verre... Mais aussi, récupérer les piles, batteries d'ordinateur, cartouches d'encre.... en utilisant les enveloppes ou en les déposant dans les « bornes » ad'hoc des supermarchés.
Quelques ouvrages de référence :
Ouvrages déjà proposés, toujours d'actualité... :
Quelques sites à consulter
www.ademe.fr: Agence de maîtrise de l'environnement de la maîtrise de l'énergiewww.ecoconso.org : propose une série de fiches-conseils pour mieux consommer...www.ethique-sur-etiquette.org classement des entreprises selon les critères de « qualité sociale »...www.commercequitable.org présente tous les acteurs d'un secteur en plein expansion...www.ccfd.asso.fr: A propos de la souveraineté alimentaire, les missions et l'action du Ccfd
Quel avenir pour le développement durable de Dominique Bourg - Éditions « Le Pommier », juin 2002, 61 p. - Dominique Bourg est Professeur à l'Université de technologie de Troyes, il dirige le Centre de recherches et d'études interdisciplinaires sur le développement durable.