
DOCUMENTS
ASSOMPTION nº 25 2000
Avant-propos
Le Conseil général a décidé d'imprimer
"Documents Assomption" en utilisant la langue de rédaction
ou de réception
des textes publiés.
Les traductions existantes sont signalées en notes et pourront être
consultées sur le site internet de la Congrégation.
Conseil de Congrégation
2000
a) les Participants
b) Le Cadre
150ème Anniversaire de la Congrégation
Actes du Supérieur Général en son Conseil
Letter # 2 of the Superior General
Letter # 3 of the Superior General
Letter # 4 of the Superior General
Carta a los participantes del Encuentro Latinoamericanode neo-Sacerdotes y Diáconos
C'est le jeudi premier janvier 2000 que tous les
membres du Conseil de Congrégation
se retrouvent en fin d'après-midi à Saint-Pierre en Gallicante,
chaleureusement accueillis par la communauté de Jérusalem. Le
Conseil devait durer jusqu'au 11 juin et se prolonger par une retraite "Sur
les pas de Jésus" du 12 au 15 juin.![]()
Conseil général :
Richard LAMOUREUX, Supérieur Général
Julio NAVARRO, Vicaire général, Assistant et Procurateur
Marcel POIRIER, Assistant et Économe général
René MIHIGO, Assistant général
Bernard HOLZER, Assistant, Secrétaire général et Postulateur
Vice/Provinciaux :
André ANTONI, Provincial de France
Arnold CASTRO, Provincial de Belgique-Nord
José Geraldo DA CRUZ, Provincial du Brésil
Jean-Marie DENIS, Provincial de Belgique-Sud
John FRANCK, Provincial d'Amérique du Nord
Miguel FUENTEALBA, Provincial de Chili-Argentine
Benoît GRIÈRE, Assistant de France
Robert HENSHAW, Provincial d'Angleterre
Jean-Chrysostome KANYORORO, Provincial d'Afrique
Mart LEMMENS, Provincial des Pays-Bas
Manuel MARTINEZ, Provincial d'Espagne
Jean-Claude DE ROSNY, Vice/Provincial de Madagascar
Pierre-Emmanuel ROSPIDE, 1er Assistant de France
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"Il nous est bon d'être là, précise le Père
Richard Lamoureux, dans ce lieu si particulier de Jérusalem, en cette
année
de notre 150ème anniversaire, en cette année jubilaire. Cette
ambiance colorera notre travail qui s'inscrit ainsi dans un contexte de prière.
Nous n'étudierons pas que des dossiers. Nous assumerons notre mission
dans un contexte de foi, de prière personnelle et communautaire, en
retrouvant la raison qui nous rassemble."
À peine le temps de s'habituer à la chaleur des lieux, le Conseil pouvait commencer ses travaux, rythmés par les eucharisties et les prières préparées, à tour de rôle, par les Provinciaux, sur les lectures très riches du temps liturgique entre Ascension et Pentecôte. En union avec la communauté de Rome, qui a pris l'initiative d'une neuvaine aux intentions du Conseil de Congrégation, ce dernier plaça ses travaux sous le souffle de l'Esprit, à quelques pas en contre-bas du lieu où la tradition place le Cénacle.
Le travail s'accomplit dans une discipline à la fois souple et exigeante sous la conduite de l'équipe de coordination (les Pères Julio Navarro, John Franck et Benoît Grière), sans trop de stress, en suivant un rythme Aromain" permettant à tous de travailler certes, mais aussi de célébrer, de prier, de se rencontrer.
Le nombre des dossiers traités n'a pas empêché les membres du Conseil de Congrégation de vivre quelques temps forts.
Durant la pause dominicale, le Père André Madec, de la communauté de Jérusalem, s'offrit pour une visite de la Vieille Ville, après le chant des Laudes où fut fait mémoire de l'anniversaire de nos frères disparus en Argentine et de l'ordination diaconale à Valpré (France) et après l'eucharistie en rite oriental à l'église Melkite greco-catholique. Cette visite se continua dans l'après-midi, avec des moments de convivialité et de fraternité.
Le lundi 5 juin, tous se retrouvèrent à sept heures du matin, au Saint-Sépulcre. Dans ce lieu, où une multitude de croyants sont venus et viennent faire mémoire de la mort en croix de notre Dieu, le Père José Geraldo da Cruz nous introduisit à l'eucharistie dans la chapelle du Golgotha. Elle commença par une longue demande de pardon pour nos Provinces, nos pays et nos continents... pour nos propres manquements et infidélités.
Le mercredi 14 juin, nous avons eu l'honneur d'accueillir sa Béatitude Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem. Il a accepté de poser avec nous pour la photo officielle de ce XXXIIème Conseil, avant de nous parler longuement de la situation de l'Église en Terre Sainte.
Apprenant le décès de la maman du Père Claude Maréchal, nous nous sommes associés à sa peine et à celle de sa famille. Le soir du vendredi 16 juin, nous avons chanté les Vêpres dans le caveau de la communauté de Saint-Pierre, priant pour tous les défunts de la Congrégation.
Ce même soir fut une soirée de fête avec les deux communautés de Jérusalem. Nous fêtions la fin de nos travaux et intronisions les nouveaux membres du Conseil de Congrégation, les Pères André Antoni, Benoît Grière et René Mihigo. Le grand maître de cérémonie n'était autre que le Père Robert Henshaw : une animation très britannique où chacun a pu exprimer ses talents.
Ce fut, enfin, le jour de la Pentecôte, la messe de clôture à Sainte-Anne, près de la piscine probatique, à l'endroit où la tradition catholique fixe le lieu de naissance de Marie, la Mère de Dieu. Le partage après l'Évangile portait sur les fruits de l'Esprit que nous avons vu à l' oeuvre dans les Provinces et durant le Conseil de Congrégation.
Comment ne pas dire un mot sur la retraite Asur les pas de Jésus" (du 12 au 15 juin) qu'avaient préparée avec compétence les Pères Alain Marchadour et André Madec.
Les deux "guides" ont emmené les
participants à ce
Conseil de Congrégation successivement dans le désert de Judée, à Bethléem,
au bord du Jourdain, en Galilée et en Samarie et à travers Jérusalem
et ses environs. Psaumes et écoute de la Parole ont rythmé leurs
pas dans ceux de Jésus. Occasion de penser à tous les membres
de la Congrégation qui vivent des moments de passion et de résurrection.
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Les travaux du Conseil de Congrégation
L'état de la Congrégation
Les deux premiers jours sont consacrés à l'état de la Congrégation, à travers trois regards : celui du Rapport du Général et des Officiers (Secrétaire général, Économe général et Procureur, avec un rapport du Supérieur de la communauté de Rome et de l'Archiviste), ceux des Provinciaux qui répondaient à la question : Aparmi les moyens d'animation, quel est celui qui impulse le plus Aun souffle nouveau" dans ta Province" et qui présentaient un Acas" qu'ils souhaitaient pouvoir traiter entre Supérieurs Majeurs : l'avenir du Québec fut retenu.
Plan du rapport du Supérieur Général et des Officiers
| Première partie : | Mission du Gouvernement général Notre façon de comprendre le travail que nous faisons en tant que gouvernement général (5 pages) |
| Deuxième partie : | Gouvernement général 1999-2000 Le récit de nos activités pour l'année qui se termine (juin 1999 à juin 2000) (10 pages) |
| Troisième partie : | L'année prochaine et l'équipe romaine Un mot sur l'avenir et une question à propos du personnel consacré au gouvernement général (2 pages) |
| Quatrième partie: | Rapport des Officiers (3 pages) |
L'animation de la Congrégation
L'autre grand thème fut l'animation de la Congrégation à partir
du travail confié par le Chapitre général à toute
la Congrégation : la ré-expression du charisme. Le Père
Richard livra ses convictions et soumit à la discussion - en petits
groupes et en assemblée générale - les grandes lignes
d'animation de la Congrégation pour les cinq ans à venir.
Le Conseil de Congrégation a suggéré au Père Général de proposer à l'ensemble des communautés un programme sur plusieurs années autour des trois éléments constitutifs de notre charisme, à l'instar de la démarche proposée à toute l'Église pour la préparation du Grand Jubilé de l'an 2000 : notre foi en Jésus-Christ, centre de notre vie ; notre vie en communauté apostolique, notre mission en vue du Royaume. Au terme de ce parcours, l'Assomption sera plus consciente d'elle-même et chacun aura pu progresser dans la reconnaissance de ses racines et dans la manière d'incarner l'ambition du Père d'Alzon pour sa Congrégation. Chaque thème annuel sera l'occasion de partager, de célébrer, de s'engager et de communiquer.
Les membres du Conseil se sont mis d'accord sur les grandes lignes et sur le calendrier de ce programme d'animation qui vous seront proposés par le Supérieur Général.
Les autres dossiers
Il restait une semaine pour traiter les autres "grands" dossiers : laïcs et religieux associés pour le Royaume ; l'engagement de l'Assomption en Asie et en Corée ; le geste prophétique. Sept autres dossiers étaient aussi à l'ordre du jour, rassemblés autour de trois thèmes : l'animation, l'internationalité et les moyens.
Laïcs et religieux associés pour le Royaume
Pour avancer hardiment sur ce dossier, l'équipe généralice avait proposé trois moyens concrets que le Conseil de Congrégation a amendés et enrichis.
Sera ainsi créée dans les mois qui viennent une Acommunauté internationale informelle" de laïcs avec la participation de quelques religieux. Fut approuvé aussi le principe d'une participation de laïcs au Chapitre général de 2005.
Sera également mis en place un programme international de volontariat.
A aussi été évoquée la parution d'un bulletin international pour et avec les laïcs rendant compte des initiatives prises et stimulant une collaboration encore plus grande.L'engagement de l'Assomption en Asie et en Corée
L'engagement de l'Assomption en Asie et en Corée fut discuté longuement, en plusieurs séances. La qualité des débats fut remarquable sur un sujet difficile à cause de ses enjeux et des implications personnelles de ceux qui, courageusement, ont accepté de s'engager dans ce défi pour la Congrégation et pour l'Église. Les discussions ont permis de clarifier le rôle du Conseil de Congrégation et la responsabilité de chacun de ses membres.
Le débat de plusieurs heures s'est conclu par deux décisions : le Conseil de Congrégation a décidé, d'une part, la suppression de la structure du Vicariat de Corée et a transféré la responsabilité de la communauté de Chon-Nam à un Consortium composé des Provinces de Belgique-Sud, d'Espagne et de France. Cette décision entrait en vigueur le 11 juin 2000.
Le Consortium accepte de porter le souci des personnes et d'envisager très concrètement l'avenir de la mission. Un Provincial, celui de France, assumera le rôle de Supérieur Majeur pendant trois ans.Les gestes prophétiques
Pour mobiliser au mieux l'ensemble des communautés, répondre aux sensibilités diverses de la Congrégation et tenir compte des réalités représentées par les engagements des religieux sur tous les continents, le Conseil de Congrégation fait le choix de retenir et de soutenir six Agestes prophétiques" : la création d'un foyer pour garçons orphelins (de plus de 14 ans), en lien avec nos Soeurs Oblates, en Roumanie ; l'ouverture d'un bureau d'accompagnement social à Bruxelles, la fondation d'une communauté assomptionniste inter-provinciale orientée vers les médias, à Abidjan (Côte d'Ivoire), l'extension du collège de l'Assomption en milieu populaire, à Lota (Chili), la création d'une Centre de promotion humaine en milieu indien, au Mexique et le doublement de l'accueil de jeunes Vietnamiens dans la Congrégation.Dans l'immédiat - compte-tenu des possibilités financières existantes - les projets de la Roumanie et de Bruxelles sont à mettre en chantier. Il revient au Conseil général - en lien avec les Provinciaux concernés - de stimuler la mise en oeuvre de ces projets et de suivre les financements. Chaque année, le Conseil de Congrégation en fera l'évaluation.
Pour faciliter l'information et la mobilisation des religieux, des laïcs et des organismes divers, une note de présentation expliquant les objectifs du projet et les besoins de financement sera rédigée et envoyée aux religieux.L'animation
- Le 150ème anniversaire de la CongrégationLe Conseil de Congrégation a demandé au Conseil général d'organiser à Nîmes, dans la nuit du 24 décembre 2000, une célébration à l'occasion du 150ème anniversaire de la Congrégation et de réaliser pour Noël une carte de voeux commune pour la Congrégation. Il propose que tous les religieux renouvellent leurs voeux à Noël, en communion avec ceux d'entre eux qui les représenteront à Nîmes, auprès de la tombe du Père d'Alzon.
- Documents pour la formation
Le Conseil de Congrégation a proposé de réaliser, d'ici le prochain Chapitre général, un seul livret rassemblant l'essentiel de nos documents sur la formation. Les Formateurs de la Congrégation, à différents niveaux (provincial, international, par étapes de formation), seront associés à la rédaction de ce texte lors des prochaines sessions internationales de Formateurs. Il rappelle que la ARatio institutionis" est un instrument d'animation dans les Provinces : elle est un moyen d'animation pour donner un souffle nouveau aux religieux et aux communautés. Il recommande qu'elle soit davantage utilisée lors des rencontres de Supérieurs, d'Économes, pour les retraites de Province ou les assemblées de religieux, au cours des Chapitres locaux et des réunions de communauté.
- Une CAFI pour 2003
Le Conseil de Congrégation a décidé que la prochaine CAFI (Communauté assomptionniste de Formation à l'Internationalité) aura lieu durant les mois de juillet et d'août 2003, la visite Asur les pas du Père d'Alzon" étant possible pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, avant ou après la CAFI. L'organisation de cette 3ème CAFI est confiée à des membres de la Curie, à des formateurs et à des jeunes qui participeront à la CAFI.
Il est recommandé que les participants connaissent au moins deux des langues suivantes : anglais, espagnol, français, et que les Provinciaux leur donnent les moyens de les acquérir. La liste des participants sera déterminée au cours du Conseil de Congrégation de 2001.L'internationalité
- Quand une Province devient Région...Un des moments chargé d'émotion fut la réflexion et la décision concernant les nouveaux statuts de l'Angleterre, une transformation inédite à l'Assomption où une Province se transforme en Région. Le processus ayant été admirablement conduit entre les Provinciaux d'Angleterre et de France et leurs Conseils pour écrire un nouveau chapitre de l'histoire de l'Assomption anglaise qui a joué et continuera de jouer un rôle important dans la Congrégation, les deux votes furent aisés et acquis à l'unanimité :
Le Conseil de Congrégation est-il d'accord pour retirer à la Province d'Angleterre son statut de Province ? 17 oui et une abstention : celle du Provincial d'Angleterre.
Le Conseil de Congrégation est-il d'accord de rattacher les communautés de Hitchin, Bethnal Green et Edgware à la Province de France ? 18 oui.
- Pour plus de collaboration entre les Provinces...
Pour encourager la collaboration inter-provinciale, le Conseil de Congrégation prévoit, chaque année, un temps de partage sur les collaborations en cours, sur les projets envisagés par les Supérieurs Majeurs ainsi qu'un temps de travail sur les collaborations à mettre en place.
- Institution d'une Commission des Provinciaux d'Europe
Pour répondre à la demande du Chapitre général d'ériger une Commission des Provinciaux d'Europe, les Provinciaux d'Europe ont institué une instance pour favoriser le partage et la réflexion sur la réalité et l'avenir de la présence assomptionniste en Europe. Cette instance s'emploiera à développer une conscience commune assomptionniste européenne et à favoriser la collaboration inter-provinciale. Elle est composée des Provinciaux d'Europe, de l'Assistant général chargé de l'Europe et, facultativement, des Régionaux d'Europe. Chaque année au moins, elle organise une rencontre qui se tiendra successivement dans chacun des pays participants. L'organisation de la rencontre repose sur le Provincial du pays-hôte. La première rencontre aura lieu les 1er et 2 décembre 2000, à Madrid.
- Mise en place d'une Agence de développement
Le Conseil de Congrégation encourage la poursuite de la mise en place de l'Agence de développement par la sous-Commission des Provinciaux d'Europe. Il invite l'ensemble des Provinces et Vice/Provinces assomptionnistes à déterminer les modalités de collaboration avec l'Agence. Des modalités pratiques de mise en oeuvre ont été décidées. Le prochain Conseil de Congrégation évaluera l'avancée du dossier.
Les moyens
- Approbation du bilan et du budget
À l'unanimité, après avoir entendu les observations de la Commission économique, les membres du Conseil de Congrégation ont approuvé le Rapport de l'Économe général, le bilan et les comptes de 1999 et le budget 2000.
- Caisse de solidarité
Le Conseil de Congrégation, grâce à la solidarité des Provinces, notamment de France et des Pays-Bas, a pu attribuer 594.200 us$ pour cinq projets. Il s'agit principalement de demandes de subventions pour les jeunes en formation.
- Fonds apostolique
Le Chapitre général avait invité Provinces et Régions à hausser le capital du Fonds Apostolique qui remplacera la Caisse de solidarité en l'an 2005. La réponse fut généreuse. D'ici janvier 2005, les Provinces s'engagent à verser la somme de 5.270.000 us$ au Fonds apostolique.
- Bourses d'études
Le Conseil de Congrégation a décidé de prendre en charge des bourses d'études. Il en a défini les règles et les critères d'attribution. Elles seront financées dans le cadre de la Caisse de solidarité et, à partir de 2005, par le Fonds apostolique.
- Nouvelles technologies
Le Conseil de Congrégation confie au Conseil général la création d'un groupe de travail sur les nouvelles technologies. Il examinera à la fois les questions techniques à résoudre pour une efficacité plus grande à l'intérieur de la Congrégation et les enjeux apostoliques de ces nouvelles technologies (leurs conséquences sur la vie personnelle et communautaire des religieux).
- La Maison généralice
Pour assurer le travail confié au Conseil général et assurer un accueil de qualité dans la maison, un groupe de travail a cherché à identifier des religieux, religieuses et laïcs qui pourraient venir à Rome pour renforcer l'équipe généralice. L'appel est lancé...
Quelques dates
Le prochain Conseil de Congrégation aura lieu en Afrique. Il aura lieu à Arusha (Tanzanie), du 24 avril au 5 mai 2001. Les membres du Conseil de Congrégation - pour certains, ce sera le premier voyage en Afrique - profiteront de ce séjour pour découvrir, une semaine avant le Conseil, la Province d'Afrique ou la Vice/Province de Madagascar.
Les dates du prochain Chapitre général
ont été précisées.
Il aura lieu à Rome, du 1er au 23 mai 2005.![]()
Première Partie
Mission du Gouvernement général
Tout en rappelant quelques considérations générales sur la mission du Gouvernement général, nous voudrions surtout exprimer ici ce qui pourrait être Ala marque" de ce Conseil. Ceci est le fruit de notre réflexion et de nos échanges pendant les sessions du Conseil de 1999 et de mars 2000. La mission du Supérieur général est claire dans nos livres de Règle ; celle des Assistants généraux reste beaucoup plus vague. Nous souhaitons partager avec vous nos priorités, nos moyens d'action, nos attitudes.
Mais nous voulons surtout vous solliciter pour bénéficier de vos suggestions en vue d'une collaboration plus efficace dans l'animation de la Congrégation. En effet, il s'agit finalement de travailler ensemble et de trouver les meilleurs moyens pour donner un "souffle nouveau" à la Congrégation. Nous sommes conscients que les premiers collaborateurs dans notre rôle d'animation sont les Provinciaux et les Vice/Provinciaux. Nous voulons faire équipe avec vous.
I) Considérations générales
Tout Gouvernement général est tenu d'assumer certaines tâches exigées de par sa mission même. Cette mission est définie par notre Règle de Vie. Elle est confiée par le Chapitre général au Supérieur général avec les frères qui composent son équipe de gouvernement.
1) Mission confiée par la Règle de Vie
"Au service des Provinces et de leur mission dans l'Institut, le gouvernement général a pour but de susciter le développement et la ferveur de la vie religieuse apostolique de la Congrégation" (RV, 103).
Cette mission consiste donc à :
1) Assumer l'animation et accentuer la fidélité de l'Assomption à son charisme et à la Règle de Vie.
2) Maintenir l'unité et la collaboration à l'intérieur de la Congrégation.
3) Favoriser la mission apostolique de la Congrégation.Les Communautés et les Provinces ont leurs propres responsables d'animation. Le Conseil général respectera donc le principe de subsidiarité et le rôle des Supérieurs Majeurs et locaux.
2) Mission confiée par le Chapitre général
Dans une équipe internationale, chacun travaille, quelle que soit sa nationalité ou sa langue, au service de l'Institut tout entier.
Le Gouvernement général est la mémoire active, permanente et imaginative du Chapitre général. Il cherche à traduire les grandes orientations en applications concrètes.
Cela suppose qu'il forme une réelle communauté de foi, de prière, de travail, de vie, au service des communautés et des personnes.Cette mission demande aux Assistants généraux d'exercer certains rôles et de répondre à certaines exigences personnelles.
3) Rôles des Assistants
- Contribuer au gouvernement général de l'Institut (RV 103, 120-132).
- Suivre plus particulièrement tel secteur ou tel dossier qui lui est confié (cf. Annexe 1 pour la répartition des secteurs géographiques et dossier).
- Réfléchir à la mission de la vie religieuse et spécialement à la vie religieuse assomptionniste dans les sociétés d'aujourd'hui.
- Préparer et envoyer des informations et des documents qui favoriseront la vie religieuse, l'apostolat, etc., dans les Provinces et les communautés.
- Organiser des réunions internationales diverses.
- Préparer plus spécialement le Conseil de Congrégation et le Chapitre général.
- Contribuer à sensibiliser Provinces et communautés à la dimension internationale de la Congrégation et à la collaboration interprovinciale.
- Assumer un certain nombre de charges et de fonctions et assurer la bonne marche de la communauté généralice.
4) Exigences
- Nécessité d'approfondir la connaissance de la vie religieuse et de la vie assomptionniste : redécouverte de sa réalité profonde, familiarité avec certains textes fondateurs, etc.
- Nécessité de lire et de réfléchir, afin de pouvoir porter le souci de la mission des religieux dans nos différentes sociétés. Il semble important que chacun se donne un Aprogramme d'année".
- Nécessité de se Aspécialiser" en quelque sorte dans le Conseil, développer des compétences existantes, en acquérir d'autres : par exemple, devenir bon connaisseur du Père d'Alzon, spécialiste de l'Amérique latine, de la jeunesse, de Bayard-Presse, de la formation, de l'inculturation, etc.
II - La marque de ce Conseil général
Chaque équipe de travail et chaque communauté de vie se donnent des priorités, assument quelques orientations particulières, privilégient certaines actions concrètes, accentuent certaines attitudes selon les Acharismes" des personnes qui le composent. En un mot, chaque équipe a son propre style.
Après plusieurs échanges, voici ce que nous nous proposons pour bien accomplir notre mission de Gouvernement général.
1) Nos priorités
a. Connaître la Congrégation (les personnes, les communautés, leurs engagements pastoraux, leur milieu d'insertion, le contexte socio-polique et ecclésial où ils se situent ; les priorités, les difficultés, les réussites de chacune des Provinces, Vice/Provinces, Régions, Vicariats). Chaque Assistant sera particulièrement attentif aux régions et aux secteurs de la Congrégation dont il est chargé. Cela implique aussi de connaître la grande famille de l'Assomption et de veiller à entretenir des relations avec chacune des Congrégations de la famille.
b. Donner suite au Chapitre général : susciter la créativité pour réexprimer le charisme ; faire passer les priorités du Chapitre, en particulier l'édification de communautés apostoliques, la collaboration avec les laïcs et le partage de notre charisme avec eux, les actions en faveur de la Justice, la Paix et la Solidarité, l'oecuménisme, l'éveil des vocations, l'éducation et la communication, la vie intellectuelle à l'Assomption.
c. Former les responsables : Provinciaux, Formateurs, Economes, Supérieurs locaux (les écouter et accompagner dans leur mission, les soutenir dans leurs responsabilités, leur consacrer du temps et leur fournir des instruments de réflexion, d'échange, de ressourcement) et aider aussi les religieux, les jeunes religieux en particulier, à la conversion, à la fidélité, au renouveau permanents auxquels appelle le Chapitre général. Il s'agit aussi de nous former nous-mêmes dans le charisme.
2) Nos moyens d'action
Nous voudrions surtout signaler ici les activités des Assistants généraux, puisque le Supérieur Général a des tâches plus spécifiques.
2.1. Pour bien porter la responsabilité d'une région géographique
1) Rendre visite : l'idéal serait de visiter chaque région une fois par an. Consulter avec le Provincial pour savoir le meilleur moment. Harmoniser avec les visites du Général.
Pendant la visite, privilégier les rencontres avec les instances de gouvernement et d'animation : parler avec le Supérieur Majeur, rencontrer les différents Conseils et Commissions de la Province, parler avec le ou les Formateurs, les Supérieurs locaux, les Économes ; rendre visite aux Communautés ; prendre contacts avec les religieuses et les laïcs associés à l'Assomption ; rencontrer les responsables de l'Église locale.
Réunir les documents de la Province, utiles à étudier à Rome.Après la visite, préparer un bref compte-rendu écrit pour le Conseil général (normalement, avec copie au Supérieur Majeur).
2) Être bien informé : lire régulièrement le bulletin de la Province, la revue des religieux publiée dans le pays et les documents de la Conférence des Religieux ; suivre les nouvelles de l'Église et du pays.
3) Correspondre régulièrement et par différents moyens (de façon formelle parfois) avec le Supérieur Majeur, pour lui donner des nouvelles de la Congrégation, pour lui demander des nouvelles de sa Province.
4) Se concerter régulièrement avec les autres Assistants responsables de la région.
5) Présenter un rapport écrit à chaque réunion du Conseil général.
2.2. Pour bien porter la responsabilité sectorielle
1) Préparer en Conseil ou avec les Assistants concernés les activités à réaliser : rencontres internationales, par continent, dans chaque Province. Mais aussi consulter et préparer ces activités avec les responsables locaux.
2) Se donner des priorités et des objectifs clairs (connus par toutes les instances de la Congrégation), avec un calendrier établi, si possible, pour les six ans du Gouvernement général.
3) Évaluer chacune des activités avec les participants et les responsables concernés. Laisser un compte-rendu écrit.
2.3. Autres services
Les Assistants exercent aussi d'autres "offices", qui occupent parfois la plus grande partie de leurs temps, comme les charges d'Économe général et de Secrétaire général, sans oublier les offices de Procureur et de Postulateur.
3) Notre style
1) Savoir écouter. Être attentifs aux personnes. Donner beaucoup la parole aux Provinciaux et Vice/Provinciaux ; les écouter en tant que "Conseil" du Général.
2) Garder un lien régulier et permanent avec les responsables, par lettres, téléphone, fax et e-mail. Être en contact et mettre en contact. Favoriser le travail entre Provinces.
3) Laisser les instances intermédiaires prendre leurs décisions : faire faire par ceux qui ont la responsabilité (principe de subsidiarité) ; ne pas donner tout de suite des directives et des solutions.
4) Savoir offrir nos services (retraites, sessions...). Faire des propositions. Partir de la réalité et proposer des pas en avant, même petits. Suivre et accompagner.
5) Faire équipe de travail entre nous. Informer, partager, faire connaître notre pensée au sein du Conseil général. Communiquer le plus possible entre nous, aussi au niveau informel. Préparer les visites et les différentes activités à plusieurs. En assurer le suivi et l'évaluation. Prévoir, projeter, planifier ensemble. Former nous-même une communauté.
Deuxième Partie
Gouvernement Général 1999-2000
Une nouvelle équipe
Au mois de mai 1999, le Chapitre général a élu un nouveau Gouvernement général à la tête de la Congrégation pour un mandat de six ans. Dans cette équipe, il y a un nouveau Supérieur Général, deux nouveaux Assistants et deux Assistants de l'ancienne équipe. Il a fallu du temps pour que les "novices" soient introduits à la nouvelle communauté et apprennent leur métier. Les "anciens" ont eu droit à un peu de loisir après plusieurs mois de préparation intense pour le Chapitre général et ont dû s'habituer aux nouveaux confrères du Conseil.
Je suis arrivé à Rome à la mi-juillet. Bernard et Marcel avaient quelques engagements pour l'été. René est arrivé en septembre, et même si Julio s'est rendu à Rome pour participer à toutes les réunions du Conseil, il n'a pas pu s'y installer avant le mois de mars 2000. Nous nous sommes tout de même mis au travail sans délai. En effet, beaucoup s'est fait pendant les mois d'été : travaux à l'intérieur de la maison de Due Pini ; préparation, traduction et publication des documents capitulaires ; participation à plusieurs sessions et retraites, etc...
En tant que Conseil général, nous avons voulu dès le point de départ former une véritable communauté apostolique. Ce désir s'est concrétisé dès le début de notre première réunion majeure, au mois de septembre. À partir de ce moment-là, nous avons mis au programme de chaque réunion, à part tout le travail habituel, des moments de prière, de détente, d'étude et de partage. Nous pensons également constituer une sorte de Chapitre local, pour nous donner l'occasion de parler très concrètement de notre vie commune, comme de nos finances personnelles par exemple. Il ne serait pas logique de promouvoir la communauté apostolique comme priorité de Congrégation, sans nous efforcer, à notre niveau, de travailler le don de la communauté qui nous a été fait. Comme toute communauté, nous avons nos problèmes. Pour se connaître, il faut du temps. Trouver le temps nécessaire n'est pas toujours facile. Mes absences fréquentes durant cette année ont certainement posé des problèmes, mais notre désir (et notre besoin) de faire communauté est clair et ferme.
Nous voulons également faire communauté avec nos confrères de Due Pini. Nous avons pris l'option de ne pas nous séparer de la communauté locale, mais de nous efforcer de construire une seule communauté unie dans la maison. Plusieurs raisons nous ont conduit à cette décision, notamment notre préoccupation de bien accompagner nos confrères plus jeunes qui font des études supérieures à Rome. Nous sommes heureux d'avoir eu le Père Giuliano comme Supérieur, et la communauté s'est donnée pleinement à son chapitre local. Mais nous sommes tous d'accord que le résultat est encore loin d'être parfait. La qualité de notre accueil et de notre prière commune est élevée. Les Sœurs de Jeanne d'Arc nous rendent un très grand service et assurent, en même temps, une présence spirituelle et fraternelle inestimable. De nouveau, par manque de temps et de présence dans la maison, nous n'avons pas pu faire tout ce que nous aurions voulu faire. Dans la grande communauté de Due Pini ; la communication entre nous est bonne et sereine, mais les occasions pour un partage en profondeur ne sont pas nombreuses. Je crois que les jeunes confrères sont heureux, mais il faut encore des efforts pour les intégrer davantage dans la communauté (voir Annexe 3: La communauté de Due Pini, rédigée par le Père Giuliano).
Enfin, nous avons voulu être présents à l'Église et à la ville de Rome, surtout durant l'année jubilaire. Pendant le deuxième Synode sur l'Europe, nous avons invité à notre table plusieurs Cardinaux et Évêques de diocèses où nous sommes présents : Paris, Bordeaux, Iasi (Roumanie), Sofia, Moscou et Istanbul. Ce sont là des contacts importants pour le travail qui se fait ici et dans les Provinces. Nous avons participé dans la mesure du possible aux évènements du Jubilé et nous avons accueilli à la maison plusieurs pèlerins laïcs et religieux.
Nos rencontres
Le travail du Conseil général est assez varié, mais bien
sûr nous passons une grande partie de notre temps en réunions.
Depuis le 16 mai 1999, nous avons eu dix sessions formelles, dont quatre ont
duré dix jours.
La première session majeure (du 20 septembre au 9 octobre 1999) a duré trois
semaines : une semaine pour permettre de mieux nous connaître et de parler
de l'avenir de la Congrégation et de la meilleure façon de l'animer
; une deuxième semaine pour des sujets plus habituels ; une dernière
semaine pour un pèlerinage sur les pas du Père d'Alzon. Une autre
session (du 7 au 17 mars 2000) nous a permis de réfléchir sur
nos priorités comme gouvernement général.
Lors de nos sessions, nous avons traité les questions suivantes :
Animation :
Provinces :
Les consultations et les nominations de Provinciaux, ainsi que l'étude de la vie des Provinces nous donnent l'occasion d'évaluer la santé d'une Province et de faire des suggestions qui nous paraissent opportunes. Nous voulons accompagner les Provinces d'une façon régulière et ne pas tout simplement réagir aux crises qui se présentent.
Personnel :
Ce travail sur 71 dossiers (!) représente un important travail. Cela prend du temps, mais a aussi une grande importance pour la vie de la Congrégation. Nous prenons ce travail très au sérieux. Nous avons remarqué que les dossiers sont très différents d'une Province à l'autre. Les bilans personnels, les rapports des Supérieurs et des formateurs, des Commissions de formation et des Supérieurs Majeurs ne suivent pas le même schéma et sont de qualité inégale. Nous avons réfléchi à ce travail en Conseil ; nous en avons discuté avec l'un ou l'autre Supérieur Majeur, et René, plus particulièrement chargé de la formation, donnera éventuellement des conseils plus systématiques à cet égard. Si vous avez des suggestions à nous faire sur cette question, nous serons heureux de les accueillir.
Moyens concrets :
Sessions
Durant cette première année, à part ce travail de réunions, le Conseil général a animé deux sessions. La première réunissait six Anouveaux" provinciaux (à Rome, en octobre 1999) : trois d'entre eux commençaient un deuxième mandat (Jean-Marie, John, et Manuel), un quatrième reprenait la charge après une interruption de trois années (Arnold), et un cinquième venait de quitter Rome (José Geraldo). Il n'y avait qu'un vrai "novice" : André. Nous avions invité Mart et Robert à se joindre au groupe comme "experts". Puisqu'il n'y avait que trois Supérieurs Majeurs absents à cette rencontre, nous avons décidé de refaire cette session à Nairobi pour ceux qui restaient. Elle a eu lieu en avril 2000.
Pour nous, en Conseil, comme je le dirai plus loin, la formation des responsables (Supérieurs Majeurs, Économes, Formateurs et Supérieurs locaux) est une de nos grandes priorités. Nous voulons organiser des sessions pour tous. Au mois de septembre, nous établirons un calendrier pour les cinq années à venir. Nous serons en contact avec vous pour l'organisation et la réalisation de ces sessions, car nous souhaitons vous impliquer comme Aformateurs" dans l'animation de ces sessions pour souligner l'importance que nous donnons à la collaboration avec vous dans l'animation de la Congrégation. Pour l'avenir immédiat, nous avons déjà prévu trois sessions : une pour les Économes Vice/Provinciaux, une autre pour les Secrétaires Vice/Provinciaux et une troisième pour des éducateurs (Assomptionnistes et laïcs, en Amérique latine).
Le travail des Assistants
Le travail d'un Assistant n'est pas facile. Quand circulait le bruit que le Père d'Alzon pensait se réfugier à la Chartreuse, on disait : "on n'arrivera jamais à mettre une locomotive dans une cellule !" Les Assistants (je parle de ceux que je connais maintenant) sont en général des locomotives. Ils sont très souvent des "leaders" et des fondateurs ; ils pourraient faire un travail très important dans leurs Vice/Provinces. Le Chapitre général a décidé de mettre quatre personnes remarquables à Rome comme Assistants. Dans la mesure où cela dépend de moi, je voudrais que pour chacun d'entre eux leur travail soit aussi mobilisateur et épanouissant que possible.
Aussi avons-nous passé beaucoup de temps à réfléchir sur le rôle des Assistants (nous avons d'ailleurs mis cette question au programme du Conseil de Congrégation). Je voulais leur donner autant de responsabilité que possible dans le travail du Conseil et dans l'animation de la Congrégation. Je rends grâces avec vous pour leur énergie et leur volonté de servir.
Les paragraphes suivants donnent une idée de leur travail de cette première année. Chacun d'entre eux a rédigé une note. J'ai essayé de respecter leur langage et leur façon de présenter leur travail.
Bernard Holzer :
Durant le début de son deuxième mandat, Bernard a concentré ses efforts sur sa nouvelle fonction de Secrétaire général, assurant une sorte de permanence romaine. Il a assumé un certain nombre d'engagements pris par l'ancienne équipe : animation de la session d'Istanbul (10-30 juillet 1999), organisation et animation d'une session augustinienne à Paris (19-24 juillet 1999), participation au Pèlerinage National à Lourdes (12-16 août 1999) et à la COIA à Jérusalem (20-28 août 1999). Il a participé aux deux sessions de "formation de Provinciaux" : celle de Rome (26-30 octobre 1999) et celle de Nairobi (13-17 avril 2000). Il a également animé un week-end de préparation à la profession perpétuelle de la Province de France (22-23 janvier 2000). En attendant l'arrivée de Julio, il a "accompagné" la Province de France : participation au Conseil de Province (14-17 janvier 2000), aux deux rencontres de Supérieurs de communauté (29 et 31 janvier 2000) et visites de communautés. Il a participé à la rencontre des religieux de Turquie (Paris, 12 février 2000) et accompagné le travail de discernement des religieux de la Région d'Italie sur leur avenir. Enfin, il a organisé les rencontres concernant l'Agence de développement et la Commission des Provinciaux d'Europe.
Comme "Monsieur 150 ans", son activité a tourné principalement autour de la réalisation du film Planète Evangile. La dynamique assomptionniste, en sept versions (finition, traduction, expédition), de l'organisation et de l'animation du stand "Assomption" au Salon "Religio" "Paris (5-7 février 2000), de l'organisation de la rencontre des Supérieurs Généraux (Denfert, Auteuil 24-25 mars 2000), de la préparation du Colloque d'histoire : " L'Aventure missionnaire de l'Assomption" (Valpré, 22-26 novembre 2000) et de l'élaboration d'un projet de bulletin pour et avec les laïcs.
En vue de sa formation permanente, Bernard a accepté de suivre plusieurs "tesine" à Regina Mundi, concernant la vie religieuse ou la spiritualité. Il a participé à la session des jeunes prêtres et diacres de la Province de France (27-30 décembre 1999), a assuré l'animation de la retraite aux Petites Soeurs de l'Assomption de France (4-10 août 1999), à l'occasion du 100ème anniversarie de la mort du Père Etienne Pernet, des interventions à des Chapitres généraux, l'animation de deux week-ends de formation permanente des religieuses du Centre-Est de la France sur le vœu de chasteté (13-14 novembre 1999 et 1er-2avril 2000), l'animation de la retraite de notre paroisse à Strasbourg (4-5 décembre 1999), l'accompagnement du Chapitre provincial des Oblates d'Italie (18-19 décembre 1999), l'animation d'une journée de formation permanente des prêtres engagés en monde ouvrier, dans le diocèse de Strasbourg (26 janvier 2000) sur la mondialisation et d'une conférence publique à Strasbourg sur le même thème, l'animation du week-end sur le vœu de pauvreté à l'inter-noviciat de Chevilly-Larue (France).
René Mihigo :
René est arrivé à Rome au mois de septembre, après avoir terminé à Butembo l'année de noviciat jusqu'au moment de la profession des novices. En juillet, il a participé comme Formateur et Assistant général à la rencontre des formateurs d'Afrique et de Madagascar. Sur la route de Rome, il s'est arrêté à Nairobi, Arusha et Kinshasa pour des visites fraternelles.
Depuis son arrivée, René a participé aux réunions ordinaires du Conseil général et, en octobre, à la rencontre des Provinciaux d'Europe et à celle des "nouveaux Provinciaux". Sans tarder, il a pris contact avec les formateurs de la Congrégation et a proposé un Triduum de Prières pour les vocations. En novembre, il fit une visite fraternelle en Belgique et aux Pays-Bas, prenant aussi contact avec la Procure des Missions à Bruxelles.
De décembre à janvier, René a rendu visite à l'Argentine et au Chili, où il a participé à la rencontre continentale des Jeunes (CAFAL) et à la profession des novices de Pomaire. Ce fut, en même temps, une occasion de perfectionner son espagnol. Du 20 janvier au 1er mars 2000, il est à Bethnal Green pour un stage d'anglais.
Du 23 au 25 mars, il participe à la rencontre des anciens Supérieurs Généraux à Paris et se rend en Afrique pour visiter la Province. Du 13 au 17 avril, il participe à la rencontre des Vice/Provinciaux d'Afrique, de Madagascar, d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud. Au début du mois de mai, il termine son séjour en Afrique par une visite de la communauté de Kinshasa.
Julio Navarro :
Julio a terminé son mandat de Maître des Novices à Pomaire (Chili) jusqu'au 16 janvier 2000. Puis, à la fin du mois, après avoir préparé la CAFAL, il a accompagné les jeunes religieux.
Il a participé à tous les Conseils généraux qui
ont eu lieu après le Chapitre général.
En avril 2000, il a visité la communauté de Riobamba et participé à la
réunion de la Commission d'Animation de la Fondation de Riobamba.
Il prépare un projet d'aménagement de la bibliothèque
de la communauté de Rome.
Marcel Poirier :
Il n'est pas toujours facile de distinguer ce qui relève du rôle d'Assistant général et d'Économe général. De mai à la fin de septembre 1999, Marcel a cumulé les tâches de supérieur local (et responsable de l'accueil) et d'économe local. Le suivi des travaux, entrepris depuis l'été, a mobilisé une part importante de son temps. Ce n'est qu'à partir de janvier 2000 que les bienfaits de la présence de Giuliano se sont faits sentir et ont permis à Marcel de consacrer davantage de temps à l'économat général où d'importants retards s'étaient accumulés.
Voici de façon schématique les principaux engagements de Marcel comme Assistant général :
Le Travail du Supérieur Général
Les Visites du Supérieur Général
En Conseil, nous avions pris la décision que la priorité de la première année de mon premier mandat était de connaître toute la Congrégation aussi rapidement que possible. Je connaissais déjà plusieurs réalités de notre famille, mais j'avais tout de même quelques lacunes importantes. Nous avions pensé qu'une visite, même rapide, pouvait être utile pour connaître les personnes et pour me familiariser avec les défis de chaque région. Ces visites rendraient plus facile le travail du Conseil.
Je voudrais d'abord vous remercier de votre accueil durant ces visites. J'étais
souvent mal à l'aise de devoir faire des visites aussi rapides, mais
vous avez été patients et compréhensifs. Vous vous êtes
investis dans l'organisation de ces visites et m'avez souvent accompagné le
long du chemin. Votre accueil et celui de vos communautés ont été chaleureux.
Je n'ai pas voulu étudier en profondeur les régions visitées
et les communautés rencontrées, ni parler avec tous les religieux.
J'ai tout de même dialogué avec plusieurs d'entre eux en particulier,
fait des notes et rédigé des rapports pour le Conseil. Si j'ai
bonne mémoire, lorsque j'en avais le temps, j'ai envoyé à chacun
d'entre vous un exemplaire de ces rapports. Je n'ose pas donner trop d'importance à ces
rapports : il ne s'agit là que d'une première impression sur
laquelle je ne voudrais pas insister.
Jusqu'à présent, j'ai pu faire les visites suivantes :
- Angleterre (19-24 mai)
- Argentine (6-9 janvier)
- Belgique-Nord (14-17 février)
- Belgique-Sud (17-21 février)
- Brésil (28 novembre-5 décembre)
- Chili (9-17 janvier)
- Colombie (17-20 janvier)
- Congo (1-6 avril)
- Espagne (2-7 mars)
- Etats-Unis (1-17 août, 25 janvier-10 février)
- France (4-15 juillet, 4-9 octobre, 17-21 décembre, 23-27 mars, 27
avril-1 mai)
- Jérusalem (1-14 juin)
- Kenya/Tanzanie (6-19 avril)
- Madagascar (3-15 novembre)
- Mexique (20-25 janvier)
- Pays-Bas (25-28 mai)
- Québec (12-16 août)
- Roumanie (8-14 septembre)
Je n'ai pas encore visité la grande majorité des communautés de France (mais j'ai pu y visiter au moins une dizaine de communautés et animer deux retraites assez longues). Je n'ai pas non plus pu rendre visites à nos confrères plus isolés : Bulgarie, Athènes, Turquie, Moscou, Allemagne, Corée, Nouvelle Zélande.
Quelques impressions sur la santé de la Congrégation
- L'accueil fait au Supérieur Général est impressionant.
Ne serait-il pas un indice de l'amour que nous avons pour notre famille religieuse
?
- L'énergie apostolique de nos confrères est remarquable. La
plupart des confrères travaillent beaucoup, pendant de longues heures.
- Je sens que beaucoup ont une vie de foi très solide. Même si
beaucoup se plaignent que la prière n'est pas facile, ils restent volontiers
fidèles et acceptent de lutter quotidiennement.
- Combien de laïcs engagés à l'Assomption, partout dans
le monde, dans toutes les Provinces ! Leur dévouement et leurs intuitions
me touchent profondément et m'interpellent. Ils aiment l'Assomption.
Ils veulent travailler avec nous. Ils veulent nous connaître davantage
et partager notre vie et notre esprit.
- Dans nos Provinces, beaucoup travaillent en lien étroit avec des membres
de la grande famille de l'Assomption. Parfois, ils partagent la prière
avec nos Soeurs, tous les jours. Parfois, pas très souvent il est vrai,
les Sœurs sont responsables de la mission.
Certaines communautés ont trouvé des moyens originaux d'incarner leurs convictions profondes de la vie communautaire : une communauté se rassemble tous les jours après les Laudes pour "l'obédience" (l'organisation de la journée) ; une autre fait un partage évangélique pendant le petit déjeuner pris en commun (et en silence) ; une troisième... Plusieurs communautés ont fait l'effort d'approfondir leur façon de comprendre la vie fraternelle et n'ont pas eu peur de faire de nouvelles expériences pour vivre concrètement ces intuitions.
J'ai aussi quelques soucis :
- Nous n'arrivons pas facilement à partager en communauté ce
que nous vivons au niveau personnel ; nous n'avons pas trouvé beaucoup
de méthodes pour faciliter ce partage.
- Nous avons une conscience beaucoup plus marquée de l'apostolat comme
engagement personnel que comme mission confiée par la communauté, à qui
il faut ensuite rendre compte.
- Avons-nous assez d'imagination apostolique : dans nos établissements
scolaires, dans nos paroisses ? Je sens qu'on se consacre souvent à une
institution (paroisse, école, bureau) et qu'on se laisse porter par
elle. Arrivons-nous à faire des évaluations en profondeur ? Avons-nous
la capacité d'être inventifs dans nos méthodes apostoliques
?
- À propos de l'apostolat, il y a peu de réflexion en commun,
peu d'effort pour articuler une vision, pour faire un projet afin d' y arriver.
- Je vois plusieurs religieux à la chapelle (là où nos
communautés ont des oratoires), mais il y en a que l'on ne voit pas.
- À l'Assomption, les laïcs sont plus souvent négligés
qu'accompagnés. Nous méfions-nous des laïcs ? La plupart
d'entre nous sont pourtant d'accord, me semble-t-il, pour collaborer avec eux.
Ne serait-ce qu'un désir pieux ?
Questions et Défis
1) Vision - L'articulation d'une vision est ma plus
grande préoccupation.
Selon moi, c'est l'effort le plus grand à faire pour assurer la santé et
la croissance de notre famille religieuse. Partagez-vous cette conviction qui
est la mienne ?
Partager une vision, c'est-à-dire avoir une vision commune, est certainement
très difficile à une époque plutôt individualiste.
C'est d'autant plus difficile si on n'est pas convaincu de son importance !
Je reviendrai sur cette question quand, au cours de ce Conseil, nous parlerons
de l'animation de la Congrégation.
2) Planification - Dans presque toutes les Provinces, c'est un manque majeur. J'ai l'impression que peu sont convaincus de son importance. Certes, beaucoup se sentent très contraints par les "réalités", ils ne croient pas avoir la "liberté" de planifier. Règne aussi un certain scepticisme sur la pertinence de la planification pour une œuvre apostolique : "nous ne sommes pas une entreprise !" Ils ne sont pas nombreux les religieux qui ont une expérience dans ce domaine. Je trouve que nous sommes trop pris par l'immédiat, que le long terme ne nous préoccupe pas suffisamment.
3) "Leadership" et avenir (la formation des responsables) - Combien de responsables ("leaders", animateurs) avons-nous dans la Congrégation ? Nous préoccupons-nous d'identifier de futurs responsables et leur donnons-nous la formation nécessaire ? Pour le Père d'Alzon, c'était une préoccupation majeure. Pernet pouvait dire que dans une société en train de s'écrouler, il ne fallait pas des plâtriers, mais des fondateurs, des constructeurs. C'est encore plus important dans les régions où une génération plus ancienne passe les responsabilités à une génération plus jeune, dans les communautés locales où la santé de la communauté et des personnes dépend en grande mesure de l'animation que le Supérieur leur donne.
4) Formation - Par formation, j'entends non seulement la formation des jeunes, mais surtout la formation de responsables (Supérieurs Majeurs, Supérieurs locaux, économes, formateurs). Qui sont nos formateurs ? Avons-nous ceux qu'il nous faut ? Comment les accompagnons-nous ?
5) Communauté Apostolique - Le Chapitre général en a beaucoup parlé ; malheureusement, l'expression devient peut-être trop fréquente. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour réaliser cet idéal. Mais ce n'est pas qu'une question d'idéal, il nous faut comprendre ce que communauté apostolique veut dire. La Région d'Italie a fait un très beau travail pendant cette année ; j'ai suivi leur réflexion avec beaucoup d'intérêt. Les religieux se sont retrouvés ensemble huit fois pour réfléchir à la communauté apostolique qu'ils voulaient former. Ils commencent, en conviennent-ils, à comprendre maintenant quelque chose de la communauté apostolique.
6) Internationalité - Le
Chapitre général a également
insisté sur cette valeur (voir les paragraphes 32-36, 40-43, etc.).
C'est une valeur apostolique. C'est aussi une valeur pour notre vie commune.
À
ce propos, parlons d'une question précise : celle des langues à l'Assomption.
Le Chapitre général a décidé qu'il y aurait quatre
langues officielles dans la Congrégation. Nous avons du travail à faire
pour que cette décision devienne une réalité, en pratique
et pas seulement en théorie. Si nous attendons pour y parvenir que
tous les groupes linguistiques soient numériquement égaux,
nous attendrons longtemps. Nous avons fait des efforts positifs : la vidéo
du 150ème a été produite en sept langues ! Nous expédions
maintenant nos documents officiels simultanément en quatre langues,
même si une version est prête avant les autres. Au Brésil,
on fait l'effort de tout traduire en portugais. Nous venons d'acquérir
un système de traduction simultanée et nous espérons
pouvoir fournir ce service lors de toutes les sessions internationales que
nous organisons. Que pourrions-nous faire de plus ?
Le Chapitre général a exprimé le souhait de publier
au moins un numéro de L'Assomption et ses Œuvres en différentes
langues. Il est impressionant de voir qu'avec leurs ressources, les religieux
de la Province de France ont des possibilités (surtout en terme de
publications) très intéressantes du point de vue de l'animation
qui seraient utiles pour toute la Congrégation. Leurs réalisations,
tout comme le travail que je fais tous les jours à mon bureau, me
convainquent que si nous voulons être vraiment une Congrégation
internationale du point de vue des langues, il va falloir investir beaucoup
plus dans les traductions et les traducteurs. Avons-nous la conviction nécessaire
pour faire cet investissement ?
Dans un autre domaine, les religieux d'Afrique se demande si l'internationalité est
une route à deux sens. Ils aimeraient voir davantage de religieux,
même des jeunes, venir en Afrique pour travailler et même pour
se former.
Des efforts ont été réalisés. Nous allons réfléchir
en Conseil de Congrégation sur la question de la collaboration inter-provinciale.
Pourrons-nous répondre à l'interpellation de nos confrères
d'Afrique ?
7) La pastorale des vocations au
nord et au sud - Il nous faut poursuivre notre réflexion sur le problème
(le mystère ?) du manque de
vocations dans l'hémisphère nord de la Congrégation
? La souffrance de l'Église, là où les vocations sont
peu nombreuses, est profonde, et j'en suis ému. Quel est l'effet de
cette souffrance sur l'esprit de nos confrères et sur leur créativité apostolique
? Que pouvons-nous faire pour assurer que "les portes restent ouvertes" à l'avenir,
que l'Assomption n'est pas arrivée au bout du chemin, même là où il
y a peu de signes de vie ? La conséquence la plus terrible de ce manque
vocationnel est qu'il peut déclencher une perte de créativité dans
tous les domaines de notre vie. Comment éviter cette conséquence
?
Certaines Vice/Provinces ont des programmes de formation pour ceux qui s'initient à notre
vie (candidats, aspirants, etc.). Je crois que c'est une grande richesse. Peut-on
trouver un moyen de partager cette richesse ?
8) La communication (i.e. faire
connaître l'Assomption) " Je n'oublierai
pas la question que m'a posée un jeune frère malgache alors que
je quittais son pays : "Père, comment se fait-il que l'Assomption,
qui est beaucoup plus intéressante que les S. (une autre Congrégation
religieuse, que je ne mentionnerai pas), est de loin moins connue ?" Dans notre
histoire, pour une Congrégation de professionnels de la communication,
nous n'avons pas fait de grands efforts pour nous faire connaître. Faudrait-il,
dans chaque Vice/Province, un religieux chargé de la communication ?
(Cela existe déjà dans certaines Vice/Provinces ; on en voit
les conséquences très positives.) Il ne s'agit peut-être
pas d'un travail à temps plein, mais cela devrait être une préoccupation.
Nous nous efforçons de faire canoniser certains de nos confrères.
Pour la grande gloire de Dieu. Mais cet effort nourrit en même temps
une fierté légitime pour notre famille et nous fait mieux connaître
dans l'Église.
9) Société et vie religieuse - Lors
de mes voyages, je suis frappé évidemment par la situation très
différente
(au niveau social, religieux, économique et politique) dans laquelle
nous vivons dans chaque pays. Je me suis souvent posé la question :
comment ces situations influencent-elles en profondeur la vie religieuse de
nos confrères ? Dans quelle mesure façonnent-elles nos Avaleurs"
? Nous aident-elles à être fidèle à notre vocation
? Ou nous empêchent-elles d'être ce que nous sommes ?
Nous réfléchissons régulièrement sur les événements,
les tendances, les attitudes, etc. qui marquent nos sociétés.
Il est important de réfléchir sur les effets qu'ils produisent à un
niveau plus profond. Ils peuvent avoir un impact immédiat (en nous
obligeant par exemple à quitter un poste apostolique à cause
d'une violence quelconque ; en réduisant les ressources qui sont à notre
disposition pour le travail). Mais n'y a-t-il pas des conséquences
plus profondes, moins évidentes. Comment la violence et l'angoisse,
qui marquent aujourd'hui le Congo, influencent-elles la qualité de
notre espérance et de nos relations dans la communauté ? Comment
la prospérite, la liberté et la tolérance de nos sociétés
occidentales influencent-elles la qualité de notre prière,
de notre vie commune, de notre foi ? Nous posons-nous ce genre de questions
? Sommes-nous capables d'y donner une réponse ?
Pour évangéliser, il faut s'inculturer, il faut être
homme de son temps. Mais comment maintenir la distance nécessaire
pour pouvoir prononcer une parole prophétique ? Il nous faut toujours
rester en éveil.
10) Questions précises pour l'une ou l'autre Vice/Province - Dans chaque Vice/Province que j'ai visitée, j'ai découvert des questions et des défis très différents. Je les ai notés dans les rapports rédigés à la suite de chaque visite.
Les autres activities du Supérieur Général :
Je ne peux pas dire tout ce que j'ai fait pendant l'année. Les réunions et les visites dont j'ai parlé ont été parmi les activités les plus importantes. Il y a eu aussi des retraites à animer, des textes à rédiger (dont les Lettres aux Supérieurs Majeurs et la Lettre numéro 2 aux religieux qui demandent beaucoup de temps) et une présence à assurer en d'autres réunions (Supérieurs Généraux à Rome, famille de l'Assosmption...).
Troisième Partie
L'année prochaine et l'équipe romaine
Au cours du Conseil général du mois de septembre, nous organiserons le travail de l'année à venir. Nous espérons prévoir certaines activités jusqu'au prochain Chapitre général (en 2005). Parmi ces activités, il y aura des visites systématiques dans chaque Vice/Province. Pour certaines Vice/Provinces, le travail à faire est assez clair. J'ai senti, par exemple, qu'à cause de la jeunesse relative de nos confrères en Afrique, il sera important de collaborer intensément avec le Provincial, les Formateurs, les Supérieurs locaux et les Économes. Les besoins sont sans doute différents en d'autres endroits. C'est à vous de nous dire comment nous pouvons rendre le meilleur service dans vos régions et surtout à travers nos visites officielles.
À propos de ces visites canoniques, nous sommes en train de préparer un projet de programme, mais nous voulons réfléchir davantage sur les critères qui nous aideraient à fixer l'ordre de ces visites. Nous vous consulterons longtemps avant une telle visite pour nous permettre une préparation adéquate. Nous allons aussi prévoir un certain nombre de sessions pour les mois à venir. Nous voulons profiter enfin de ce Conseil de Congrégation pour écouter tous les conseils que vous voudrez éventuellement nous donner.
Les Officiers de la Congrégation préparent
aussi leurs projets pour l'année prochaine. En particulier, le Postulateur
pense faire aboutir la Cause des Martyrs bulgares et se pencher, à nouveaux
frais, sur les Causes du Père Emmanuel d'Alzon et du Père Etienne
Pernet (en lien avec les Petites Sœurs de l'Assomption). Concernant le
Père
d'Alzon, il nous faut un miracle. Pour cela, Bernard a besoin que la Congrégation
mobilise, avec lui, religieux et religieuses de la famille de l'Assomption
et communautés. Il pense proposer, en plus de la prière actuelle,
une autre prière plus "opérationnelle" où la
demande d'intercession du Père d'Alzon est plus explicite et proposer
aux communautés
de "parrainer" des personnes qui demandent des grâces. Il souhaiterait également
que chaque Province nomme un correspondant pour stimuler la Cause, avec lequel
il serait en lien.
À
propos de notre travail pour l'année prochaine, une question nous
préoccupe plus particulièrement. Nous voulons l'aborder avec
vous. Il s'agit du personnel de l'équipe romaine. Vous n'avez peut-être
pas envie de m'entendre parler de ce sujet parce que vous prévoyez
déjà que je terminerai par une demande d'aide. Vous avez tous
des contraintes de personnel dans vos Vice/Provinces, je ne l'ignore pas.
Si nous posons la question de l'équipe romaine, c'est parce que nous
sommes convaincus que l'équipe actuelle est insuffisante pour rendre
les services dont la Congrégation a besoin.
Aujourd'hui, la communauté de Due Pini compte douze religieux :
et six au service de la Congrégation à plein temps :
Sept personnes constituent le personnel:
Il y a donc six Assomptionnistes et une laïque au service de la Congrégation à plein temps. La secrétaire est surtout assistante du Secrétaire Général.
L'été passé, Dominique Bouverot et Emmanuel Abarnou (tous
les deux employés à plein temps au service du Gouvernement général)
sont retournés en France. Au même moment, le Père Giuliano
Riccadonna a été nommé Supérieur local. Il est
prévu que Giuliano nous quitte au mois d'octobre pour pouvoir participer
au projet de la Région italienne. Il est vrai que l'arrivée de
Giuliano a été très utile pour la communauté locale
et a permis à Marcel d'être libéré de sa responsabilité de
Supérieur et d'Économe local. Mais il reste vrai que l'équipe
du gouvernement général a été fortement réduite,
alors que les services demandés ont augmenté.
Même si les membres du gouvernement général travaillent beaucoup, nous croyons qu'il manque à la Congrégation certains services et un niveau de professionalisme qu'on ne voudrait pas tolérer au niveau provincial. Les besoins que nous identifions sont les suivants :
1) Besoins auxquels pourraient répondre des laïcs ou un religieux d'une autre Congrégation :
- Gérant pour la maison : gestion du personnel (sauf les Soeurs), contact avec les agences à l'extérieur (travailleurs, fournisseurs, etc.), entretien de la maison (20 heures/semaine).
- Comptable pour l'économat local.
- Lien et contact avec les agences de voyages, les consulats, etc.
- Secrétariat : traducteurs (Italien-Français, Anglais-Français, Espagnol-Français, Néerlandais-Français/Anglais), assistance technique pour le Conseil (dactylographie, archivage, rédaction, compétence en Français/Italien) (15 heures/semaine).
- Bibiothécaire (10 heures/semaine).
- Assistance technique pour les publications : mise-en-page, impression, assemblage, expédition (10 heures/semaine).
2) Besoins auxquels ne pourrait répondre qu'un Assomptionniste :
- Supérieur local (15 heures/semaine).
- Accueil (10 heures/semaine).
- AFormateur" pour les religieux étudiants (10 heures/semaine).
- Économe local ; relation avec les religieuses.
- Superviseur de traductions.
- Certains contacts à l'extérieur.
Tous ces besoins pour un meilleur service à l'ensemble de la Congrégation
et un support plus régulier aux Provinces et Régions qui en ont
davantage besoin.![]()
Une priorité : le suivi du Chapitre général
La priorité du Secrétaire général fut de publier, le plus rapidement possible, les AActes du Chapitre général" (avec leur index) dans les quatre langues officielles de la Congrégation, ainsi que dans son édition brésilienne, et de mettre à la disposition des religieux un certain nombre de textes significatifs de ce Chapitre, grâce à la plaquette AChronique du Chapitre général 1999 et Interventions". Les photos officielles du Général et du Conseil ont été envoyées à toutes les communautés. Il fallut ensuite classer tous les documents du Chapitre général et veiller à leur archivage.
La ré-organisation du Secrétariat général
La réorganisation du Secrétariat a pris beaucoup de temps. Il
s'agissait de réaliser un nouveau classement, tenant compte des priorités
du Chapitre général et du Conseil ainsi que de nos nouvelles
manières de travailler. Il s'agissait aussi d'assurer l'archivage de
douze années de travail du précédent généralat.
Il fallait également revoir les différents fichiers et en constituer
de nouveaux.
Ce temps plus sédentaire a été mis à profit pour
une initiation à de nouveaux programmes informatiques, au courrier électronique
et à Internet. Il fallait aussi faire connaissance et prendre contact
avec divers fournisseurs : relieurs, imprimeurs, ingénieurs de maintenance...
La transformation des locaux, pour les rendre plus fonctionnels, a été ralentie
par de multiples facteurs. On espère bien pouvoir emménager le
nouveau Secrétariat pour l'an 2001.
Activités habituelles
La préparation et le suivi des Conseils généraux sont
des activités dévoreuses de temps. Elles exigent méticulosité et
constance. Un soin particulier est accordé à la rédaction
de compte-rendus précis et de relevés de décisions des
Conseils (Généraux et de Congrégation) et des diverses
Sessions.
Il faut aussi notifier tous les actes officiels à qui de droit.
Parmi les activités habituelles, notons le suivi du courrier et notamment le courrier de fin d'année (voeux de Noël et de Nouvel An : toutes les communautés, les isolés, la famille de l'Assomption, les autres Congrégations religieuses, le Vatican...).
Travail d'édition
Le travail d'édition est un autre secteur
important du travail du Secrétariat.
Notons : la nouvelle formule de la Répartition des Religieux, le Necrologion,
Documents Assomption n° 14/1999 avec les textes officiels (dont un résumé de
ceux du Chapitre général) de 1999, les "Lettres du Général"
et les cinq éditions d'"AA-Informations" (3 numéros
parus).
Concernant ces produits, le Secrétariat assure actuellement tous les
stades de leur élaboration, de la rédaction à l'expédition,
en passant par le suivi de la traduction, la composition, l'impression, le
brochage (par la communauté) et l'expédition. Une des difficultés
rencontrées est le manque de personnes pour relire et corriger les documents.
Rapport du Postulateur des Causes
Le travail du Postulateur a surtout consisté à arpenter
les couloirs de la Congrégation de la Cause des Saints et à rédiger
la "Positio" de nos Martyrs bulgares et à faire le point des
Causes introduites au Vatican.![]()
Année 1999
1) Sorties de la Congrégation
1.1. Laïcisation : Personne
1.2. Incardination définitive (canon
693) :
Père Albert-Denis Dumain (F),
Indult du Saint Siège du 17 juin 1994.
Decret d' incardination au diocèse de Strasbourg, du 30 juillet 1999.
1.3. Exclaustration en vue de l'incardination (canon 693) : Personne
1.4. Exclaustration simple (canon 686 # 1) :
Père Dominique Marniquet (F),
Indult du Supérieur Général pour un an, à partir
du 16 juin 1999.
1.5. Sécularisation (Profès perpétuel non prêtre) (canon 691 et 692) : Personne.
1.6. Sorties de Profès temporaires (canon
688 # 1 et 2) :
Père Antoci Cristinel (F, roumain). Retourne dans son diocèse.
(Premiers Vœux : le 26 septembre 1998).
Frère Balint Vasile (F, roumain). (Premiers Vœux : le 26 décembre
1994).
Frère Deboffles Xavier (F). (Premiers Vœux : le 13 septembre 1997).
Frère Ferreira Montero Carlos (Br), quitte au terme de sa Profession
(Premiers Vœux : le 18 janvier 1998).
Frère Garcia Mariano (Ch.A, argentin), quitte au terme de sa Profession
(Premiers Vœux : le 18 janvier 1998).
Frère Kambale Tsongo Augustin (Af). (Premiers Vœux : le 28 août
1996).
Frère Mumbere Sabuni W. (Af). (Premiers Vœux : le 10 septembre
1991).
Frère Ngwala Kifoy Bienvenu (Af., congolais), quitte sans dispense en
mars 1999 (Premiers Vœux : le 27 août 1998).
Frère Raharivelo Erik (Mad.). Indult de sortie du Supérieur Général
du 13 décembre 1999 (Premiers Vœux : le 29 septembre 1997).
Frère Randrianantenaina M. (Mad) (Premiers Vœux : le 29 septembre
1998)
Frère Robu Adrian (F, roumain). (Premiers Vœux : le 17 septembre
1994).
Frère Salamanca Miguel (Ch.A., chilien), quitte librement au terme de
sa 7ème Profession, le 25 décembre 1999 (Premiers Vœux :
le 3 janvier 1993).
Frère Trophimov Serguei (F., russe ). (Premiers Vœux : le 10 septembre
1995).
2. Dispenses
2.1. Pour que le Frère Jean-Michel Brochec (F), puisse être nommé Supérieur local. Dispense accordée le 20 octobre 1999.
Année 2000
1) Sorties de la Congrégation
1.1. Exclaustration en vue de l'incardination (canon 693):
Père Javier Eugenio Potes Morales (Vicariat, colombien). Indult du Saint-Siège
du 15 mars 2000.
1.2. Sorties de Profès temporaires (canon
688 # 1 et 2) :
Frère Eduardo Pazos Rodea (AN., mexicain), quitte librement au terme
de sa 5ème Profession, le 18 janvier 2000 (Premiers Vœux : le 18
janvier 1995).
Frère Joseph A. Lebai (Af., congolais). Indult de sortie du Supérieur
Général du 15 mai 2000 (Premiers Vœux : le 28 août
1995).
Frère Jean-Marie Paluku Kinzanga (Af., congolais), quitte sans dispense
en avril 2000 (Premiers Vœux : le 28 août 1995).
2) Dispenses
2.1. Pour que le Frère Daniel Blaj (F), puisse être ordonné diacre
avant le terme de l'interstice de six mois. Dispense accordée le 5 avril
2000.
Annexe 1 : Répartition des secteurs géographiques et
des dossiers
Le Conseil Général souhaite vivre et travailler en communauté apostolique, partager vraiment le service de l'animation de notre famille religieuse. Pour assurer le suivi d'une grande variété de dossiers, j'ai demandé aux différents Assistants d'assumer des responsabilités précises pour des régions de la Congrégation et des secteurs bien définis.
Pour la répartition géographique, j'ai tenu compte de l'expérience et de la compétence linguistique. J'ai parfois donné la responsabilité première pour une région à l'Assistant provenant de la région. *Nul n'est prophète chez lui+ certes. Aussi, dans presque tous les cas, plus d'un Assistant porte la responsabilité de l'ensemble d'une région. Quand plusieurs Assistants sont nommés, je souhaite qu'ils travaillent en équipe. Mais le premier de la liste est le premier responsable. Quel est leur rôle et leur souci ? Suivre la vie de la région (société, Église, vie religieuse) et de la Vice/Province ; la visiter de temps en temps ; et être disponible aux Supérieurs Majeurs pour tous les services qui paraissent souhaitables.
Le Conseil général doit suivre également plusieurs secteurs de la vie de la Congrégation. En conséquence, j'ai nommé un, deux ou parfois trois Assistants par secteur, tenant compte de leur propre intérêt et de leur expérience. Comme pour la répartition géographique, le premier nommé porte la responsabilité principale.
Père
Richard Lamoureux
Supérieur Général
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Responsabilités par continents
| EUROPE : Bernard Bulgarie : Bernard, Julio Grèce : Bernard, Julio Roumanie : Bernard, Julio Russie : Bernard, Julio Turquie : Bernard, Julio Israël : Marcel Angleterre : Marcel Belgique Nord : Bernard, René Belgique Sud : Bernard, René Espagne : Julio, Marcel France : Julio, Marcel, Bernard Italie : Bernard, René Pays Bas : Bernard, René |
AMÉRIQUE DU SUD :
Julio Argentine : Julio, Marcel Brésil : Julio, Marcel Chili : Julio, Marcel Colombie : Julio, Marcel Equateur : Julio, Marcel |
| AFRIQUE et MADAGASCAR : René RD Congo : René, Julio, Bernard Kenya : René, Julio, Bernard Tanzanie : René, Julio, Bernard Madagascar : René, Julio, Bernard |
|
| AMÉRIQUE DU NORD : Julio Etats Unis : Bernard, Marcel Mexique : Bernard, Marcel Québec : Bernard, Marcel |
ASIE : Bernard Corée : Marcel Nouvelle Zélande : Marcel Vietnam : Bernard |
ANNEXE 2 : Le Rapport de l'Archiviste, par le Père Jean-Paul Périer-Muzet
Où en est-on depuis octobre 1997 ?
Depuis trois ans (1997-2000), mon principal travail a consisté à reprendre globalement la question de l'organisation matérielle des lieux, leur affectation, leur distribution et leur nettoyage-entretien :
-1998 : réalisation d'une salle de consultation ; constitution d'une salle dite Astock", en sous-sol
-1999 : agrandissement du local Adépôt d'archives" et redisposition du fonds ; sur la partie droite les archives elles-mêmes, sur la partie gauche les imprimés. Au centre : espace pour les usuels et les instruments de travail ; nettoyage de l'Ufficio (bureau de travail de l'archiviste)
-2000 : constitution d'un local Aréception des fonds d'archives", en sous-sol
Restent à entreprendre le classement et l'archivage proprement dit des fonds déposés depuis 1997.
Je vois deux questions importantes pour la conservation et la constitution de fonds d'archives dans la Congrégation :
1) Serait-il possible d'obtenir directement de toutes les Provinces et Vice/Provinces l'envoi direct aux Archives générales des bulletins et revues qui paraissent ? Il y a malheureusement en ce qui concerne le passé, trop de lacunes et de trous dans la documentation.
2) Une session des secrétaires-archivistes des Provinces et Vice/Provinces serait à mes yeux nécessaire pour harmoniser une véritable politique de constitution de fonds d'archives dans notre Congrégation. Le travail en amont est la base indispensable pour la matière grise archivistique et historienne. Nous manquons vraiment de travaux d'inventaires et d'Index, instruments de base pour toute étude préalable.
Travaux d'écriture et d'exploitation d'archives
De façon concomittante, l'archiviste a entrepris l'édition des Notices biographiques de tous les religieux défunts (1850-2000), soit environ 1700 notices. Les épreuves du tome premier (lettres A-C) viennent d'être portées chez l'éditeur Salvucci. Ce travail vise à célébrer le 150ème anniversaire de la Congrégation par une connaissance globale et uniformisée des hommes qui ont fait l'Assomption. Sont prévus cinq tomes dont la parution devrait être rapide. Il y aura une distribution réduite : un exemplaire par communauté constituée. Une provision est prévue, limitée elle-aussi, pour les Congrégations-sœurs (Conseil Général et archives).
Ce travail terminé, il a été demandé à l'archiviste de préparer un livre de type pédagogique, une sorte de manuel ou d'usuel, présentant des thèmes clés de la pensée, de la vie et action apostolique du Père d'Alzon, notamment, à l'usage des formateurs dans la Congrégation. Il est clair que tous les religieux n'ont pas entrepris la lecture des volumes des Lettres du Fondateur. Ce serait un moyen pratique de favoriser pour tous les religieux une prise et reprise de contact avec la vie et la pensée du Père d'Alzon, le charisme fondateur de l'Assomption, les thèmes majeurs de la spiritualité, dans l'esprit de la dernière lettre du Père Général.
Le bulletin de Rome (ART/Informations, AA InfoY) a maintenant trente ans (1969-2000). Il me paraît urgent de constituer un Index général pour le rendre consultable et précieux pour tout travail d'historien. Cela devrait stimuler chaque Province et Vice/Province d'en constituer un de même pour leur bulletin ou une pour les revues importantes de leur Province. Une documentation non inventoriée est une documentation morte.
Il me paraîtrait également judicieux de mettre en chantier ensuite
un nouveau livre "Ephémérides" de l'Assomption, présentant
chronologiquement et internationalement la Congrégation, des origines à nos
jours. Ce serait une sorte d'aide-mémoire, par classement journalier,
d'une sélection de faits, de fondations, dévénements ou
d'actes qui marquent son passé et son présent. Ces travaux sont
réalisés par nos propres moyens, étant à charge
les frais d'impression selon les procédés informatiques actuels.
En vue de la célébration des 150 ans de la Congrégation, l'archiviste a été sollicité pour une participation à quelques réalisations :
Travail au quotidien
L'Archiviste général est à la disposition de la Congrégation pour répondre aux demandes qui lui sont faites (demandes de renseignements, visites des archives, travaux sur place : consultation assurée les mardi et jeudi matin, pour ses temps de présence à Rome ; possibilités d'aménagement des horaires en fonction des temps disponibles).
Sur le journal des Archives romaines, depuis le 3 octobre 1997, sont référencées les 260 demandes et réponses auxquelles j'ai donné suite jusqu'à ce jour (lettres, fax, téléphonesY).
De même sont notées sur des AFiches de consultation" les renseignements concernant les personnes venues travailler dans les Archives générales en vue de travaux en cours dont certains, je l'espère, verront le jour.
L'archiviste se doit de se déplacer notamment à Rome pour ses propres recherches concernant la Congrégation (ex. Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples, Églises Orientales, Archives du Vatican, Bibliothèque vaticane). Il a pu bénéficier cette année d'un cours d'archivistique au Vatican.
Pour l'année 1999-2000, l'archiviste a également assuré deux sessions de conférences au noviciat de Juvisy (novembre, juin).
ANNEXE 3 : La communauté de Due Pini, par le Père Giuliano Riccadonna
Parmi les tâches que la communauté généralice a assumé, il y a aussi celle de l'accueil de quelques religieux assomptionnistes, étudiants.
Dans l'année 1999-2000, la communauté de Rome a eu, parmi ses membres, quatre religieux prêtres étudiants : Filippo Belli (Italie ; il termine la licence en Ecriture Sainte), Ephrem Kasereka Kapitula (Afrique-Congo ; première année de licence en spiritualité), Messias Pereira Martins (Brésil ; une année pour obtenir le titre de bachelier en théologie), Yves Rakotonirina (Madagascar ; deuxième et dernière année pour la licence en spiritualité).
La communauté généralice de Rome a déjà eu dans les années précédentes des Frères ou Pères pour faire des études. L'orientation prise a été celle de pouvoir partager toute la vie communautaire avec des religieux qui ont déjà terminé la formation de base (noviciat, études de philosophie et de théologie) et qui sont envoyés à Rome pour une spécialisation en vue d'une tâche ou d'une mission confiée par la Province d'origine.
Les avantages de Rome : dans les universités romaines, il y a un réel brassage multiculturel de la part des étudiants venants des cinq continents et une possibilité de participer de près à des évènements majeurs qui touchent la vie de l'Eglise. L'année jubilaire a mis encore plus en évidence ce dernier aspect.
Une question s'est posée au début de notre année communautaire 1999-2000 : faire une communauté à part avec les étudiants ou bien s'intégrer totalement dans la communauté généralice ? L'orientation prise dans notre Chapitre local est caractérisée par trois priorités : communion, internationalité, inculturation. Nous avons donc privilégié, dans la mesure du possible, l'intégration entre les étudiants et la communauté généralice. La responsabilisation personnelle des religieux-étudiants est un élément essentiel pour la bonne marche de la communauté.
En faisant un bilan synthétique, on peut dire que la présence
des "étudiants" a été positive à plusieurs
titres. Au delà des études faites, sur lesquelles il faudrait
faire une analyse personnelle, on peut mettre en évidence : l'expérience
prolongée de l'internationalité vécue dans le quotidien,
une communauté généralice plus étoffée,
plus internationale, plus colorée dans l'animation liturgique de la
prière et des célébrations, plus opérative dans
l'accueil des personnes de passage.
Un souhait : en liaison avec les orientations de chaque Province, un noyau international d'étudiants assomptionnistes est un chemin concret, sans être le seul, bien sûr, pour passer du souhait à l'application de l'internationalité.
Un point soumis à la réflexion avec les religieux étudiants,
est celui de savoir quel est l'équilibre à garder entre l'engagement
dans les études et un travail pastoral dans une paroisse ou dans une
activité spécifique. Que faut-il souhaiter et encourager ? Faut-il
laisser la libre initiative de chacun dans ce domaine ?
ANNEXE 4 : Tâches essentielles confiées au Gouvernement général
par le Chapitre Général
- Ré-exprimer le charisme (n°1-28)
- Organiser les modalités d'un triduum annuel de prière pour les Vocations (n°107)
- Lancer un bulletin pour le 150ème anniversaire (n°121)
- Créer une Commission d'étude sur un site WEB (n°27c)
- Organiser l'évaluation de la COIA (n°40)
- Donner consistance aux continents (n°30, 38, 41-44)
- Poser un geste prophétique (n°58)
- Susciter et encourager les centres de spiritualité (n°25, 132)
- Poursuivre l'organisation de sessions continentales et internatales (n°40, 69f, 131, 162, 183-184, 191)
- Créer des réseaux, mettre en place des Commissions (n°63, 133-5)
- Poursuivre le dossier laïcs (n°87)
- Prendre une décision sur l'avenir de la mission en Corée (n°215)
- Renouveler l'expérience de la CAFI (n°163)
- Évaluer le Vicariat de Colombie (n°210)
From the Assumptionists to their Friends...
June 18, 2000
This Year in Jerusalem
Over five-hundred friends of the Assumption gathered on April 30 at the College Chapel in Worcester (USA) to celebrate the 150th anniversary of the founding of the Congregation; the brothers hardly believed the extent to which they were appreciated or their charism known. In the outskirts of Butembo (Congo), the director of Mahamba Institute, apparently without effort and with no prior coaxing from his Assumptionist colleagues, waxed eloquently about his commitment to Catholic education and to the Assumption way of forming young people. During a special 150th anniversary retreat for Assumptionists and friends, while conversing with friends in the garden at Valpré (France), one woman told of her love for the Assumption, the private vow of commitment as a lay person to this religious family, and her desire to gather with other like-minded friends of the community. In Belgium, the lay director of the board of an Assumption school is organizing a gathering of religious and lay friends to reflect on the mission of Assumption education and sketch directions for the future.
During the meetings in Jerusalem of this thirty-second annual gathering of
Assumptionist regional Superiors from around the world (June 1-10), one of
the things we were most conscious of was the larger Assumption family that
includes so many of you around the world. We were very mindful of how much
you mean to us and of how much your love of the Assumption spirit inspires
and deepens our own love and fidelity. We probably haven't told you that
enough. We probably haven't let ourselves be touched and inspired enough
by your friendship; maybe we haven't learned enough from it. Forgive us for
being so slow, for not being more attentive. Most important, accept our deep
gratitude for being a part of this family.
The spirit of this year's Council of Congregation was the one that dominated our General Chapter last year: the conviction that during this 150th anniversary of our founding the Assumption has been blessed with a new breath of life and that we are called now to give flesh to this spirit in our lives, in our missions, in all of our decisions and even in the ways we organize our life. Your enthusiastic presence in our lives is a major sign of God's work in our midst at this time. Consequently, we want to know you better, to share our life and our mission with you more deeply. This letter is one modest manifestation of that desire.
One of our principal decisions this week was to take seriously the need to cast a vision for the years ahead. We hope to involve you in that process, in order to seize the dream that God has for us. It will be an effort to capture in words the spirit that is distinctive to the Assumption and especially to prepare ourselves for the mission ahead. We talked about the overall health of the Congregation and made suggestions to help those missions in particular need, like our fledgling community in Korea. We also decided to proceed with special projects (we called them Aprophetic gestures") on all the continents that capture some of this new vitality and will engage us with other members of the Assumption family in ventures that are promising for the future. One of the projects will encourage Vietnamese seminarians studying in Paris; another will make possible the founding, with our Oblate sisters, of an orphanage for adolescent boys in Romania; a third has to do with the expansion of one of our schools in Chile; a fourth sets in motion an agency in Mexico that will provide basic social services to some of the poorest people in that country; a fifth will do the same in Brussels; and the sixth foresees the foundation of an Assumptionist community and Catholic newspaper in the Ivory Coast. The projects will require substantial investments and a real commitment on the part of a number of Assumptionists, Assumption sisters from the various families, and even some of our lay friends. We hope to tell you more about this in the days to come.
Our ten days in Jerusalem ended with a retreat: a trek through the Judean desert, prayer on the Mount of Beatitudes, a boat ride on the (calm) sea of Galilee, and a walk in the footsteps of the Lord through his beloved Jerusalem. You were on our mind during all of our days in the Holy Land: friends, parents, brothers, sisters, co-workers. Thank you for being a part of this family.
Richard Lamoureux, a.a.
Superior General
June 18, 2000
Feast of the Holy Trinity
Rome
![]()
150 ème ANNIVERSAIRE DE LA CONGREGATION
Cinq Supérieurs Généraux se retrouvent et relisent 50 ans de la vie de l'Assomption - Paris 25 mars 2000
Le Père Richard Lamoureux avaient invité ses quatre prédécesseurs, les Pères Wilfrid Dufault, Paul Charpentier, Hervé Stephan et Claude Maréchal, à se retrouver à Paris pour évoquer 50 ans de la vie de l'Assomption.
Tous se sont d'abord retrouvés à Denfert-Rochereau pour une journée de travail avec l'équipe qui a réalisé le film du 150ème anniversaire de la Congrégation. Les Pères Bernard Holzer et Jean-Paul Périer-Muzet avaient préparé des questions et le Père Michel Kubler, rédacteur en chef de La Croix a assuré l'interview des quatre anciens Supérieurs Généraux. Six heures d'enregistrement riche et passionnant, d'autant plus que chacun avait préparé soigneusement son intervention.
Le soir, un dîner "intime" réunit les quatre "anciens" autour du Père Richard Lamoureux, Bernard Holzer et René Mihigo.
Le 25 mars, le jour de l'Annonciation, tous se retrouvèrent à la chapelle des Religieuses de l'Assomption, à Auteuil, pour une eucharistie festive. S'étaient donnés rendez-vous, les religieux de la région parisienne, quelques amis et anciens collaborateurs (notamment les responsables de Bayard Presse - des Supérieurs Généraux, les Conseils généraux des Soeurs de la famille de l'Assomption. Plus de 150 personnes.
Au cours de l'Eucharistie, chacun des Supérieurs
Généraux
ainsi que les Supérieures Générales présentes formulèrent
une prière pour l'Assomption. À la fin de l'Eucharistie, avant
la coupe de champagne des grandes fêtes, chacun des Généraux
livra à l'assemblée les points forts de son intervention de la
veille.![]()
Colloque d'histoire : "L'aventure missionnaire de l'Assomption"
À Valpré (près de Lyon), du 23 au 24 novembre 2000, des historiens ont aidé les Assomptionnistes à revisiter les grands moments de leur aventure missionnaire. Un échange fructueux.
Un vaste tour du monde
La grande carte du monde installée dans l'amphithéâtre rénové du Centre d'accueil de Valpré donnait d'emblée le sens de ces journées : mieux connaître la mission sans frontières de la Congrégation présente dans 27 pays et appelée à instaurer le Règne de Dieu sur les cinq continents. Trois jours pour résumer une véritable épopée missionnaire plus que centenaire : le défi était quelque peu audacieux. Mais s'il a manqué à cette réunion de famille quelques témoins, avec notamment l'expérience de Mandchourie, ce fut en tout point un émouvant voyage dans le temps et dans l'espace. De l'évocation avec l'historien jouant les "fils rouges" de ce Colloque, Claude Prudhomme, du XIXème siècle et sa conviction que "le manque de missionnaires condamne à l'enfer les âmes des païens privés des lumières de la Révélation" à l'explication par son confrère, Bernard Delpal, de la fin du modèle de "civilisation chrétienne" à cause des horreurs de la première Guerre mondiale.
Les acteurs directs de la mission et les rapporteurs de ces initiatives n'étaient pas absents de ce tour d'horizon. Chacun se livra à un vaste tour du monde, du feuilleton politico-religieux de la Terre Sainte raconté par Dominique Trimbur (Centre de Recherche français de Jérusalem) à l'exposé bilan sur le "sens et les enjeux de l'implantation de l'Assomption en Afrique de l'Est" par le bouillant Père Richard Brunelle, en passant sous d'autres latitudes par la Roumanie, le Brésil, la Colombie, la Corée.
Une "utopie mobilisatrice"
Autant de pages d'histoire développées avec gravité, humour et parfois auto-critique. Lorsque, par exemple, le Père Jean-Paul Périer-Muzet, valeureux Archiviste de Rome, retraça "l'échec au Maghreb", reconnaissant que la Congrégation avait "investi plus dans la pierre que dans la réflexion", à certains moments, ou encore lorsque le Père Bernard Holzer, Assistant général, livrait ses premiers commentaires : "Ce qui ressort de l'ensemble de ces récits, c'est le sentiment d'un grand bricolage parfois génial". Ce que confirmait l'historien Claude Prudhomme, lors des remarquables synthèses qu'il livrait régulièrement aux participants : "Vous avez pu réussir un développement international sans rien programmer" constatait-il, insistant sur "la plasticité, la polyvalence" qui caractérisent les Assomptionnistes sur ce chapitre.
Estimant que la Congrégation propose de mettre en oeuvre "une utopie mobilisatrice extrêmement forte : faire venir le Règne", l'historien a insisté sur la grande décentralisation qui caractérise le déficit missionnaire assomptionniste. Relisant l'histoire sur trois niveaux qu'il a identifiés - la Congrégation, l'Église et l'histoire générale -, il a montré comment il n'y a pas de leçons à tirer de l'histoire. Juste une cohérence à dégager. C'est ce que mettait en lumière le montage préparé par Olivier Doat et le Frère Robert Migliorini, présenté le samedi. Reprenant des extraits d'entretiens approfondis avec les précédents quatre Supérieurs Généraux, enregistré en mars 2000, ce film de trente minutes - "Ce que disent les Supérieurs Généraux de l'Assomption de la mission sans frontières" - a bien mis en évidence les cinquante dernières années de la vie de la Congrégation sous l'angle de la prise en compte de la mission hors d'Europe, avec une accélération dans les années récentes. Aujourd'hui, un jeune religieux congolais vient de partir pour l'Équateur et la mission ne fonctionne plus dans un seul sens. Enfin, les laïcs sont de plus en plus associés à l'aventure missionnaire.
Des grandes figures missionnaires
Ce Colloque, marqué d'un rythme soutenu, a permis également de retrouver quelques unes des grandes figures des temps héroïques et de rencontrer des figures d'aujourd'hui de notre mission, placée désormais sous le signe de l'inculturation. Ainsi, pour les pionniers, en est-il du Père Gallabert, docteur en médecine et en droit canon, transformé pour la Bulgarie en instituteur d'enfants pauvres, et aussi du Père Gervais Quenard. Découverte encore de missions méconnues comme celles des Néerlandais en France, dans le diocèse de Langres ou encore la présence assomptionniste sous des régimes dictatoriaux en Amérique latine. Sur ce point, une table-ronde a réuni pour une des premières fois dans notre histoire récente des représentants des pays touchés par ces régimes militaires depuis les années soixante (Brésil, Argentine, Chili). Une tranche d'histoire bouleversante.
Questions pour aujourd'hui
Quant à l'inculturation, mot-clé de la mission d'aujourd'hui, le Père Bruno Chenu, en a déployé quelques uns des enjeux : "Qu'est-ce que la culture malgache ou coréenne ? On est dans un patchwork de culture traditionnelle et d'éléments de modernité. Un collage d'éléments très hétéroclites. L'important est de savoir sur quelles bases fonder l'identité personnelle et l'identité collective. Dans des pays où l'homme n'est pas fondé par la société ou alors mal ou bien de travers, c'est à l'Église de s'en charger. La responsabilité missionnaire devient alors colossale". Ce que reprenait dans une de ses conclusions l'historien Claude Prudhomme : "Il n'y a plus de modèle aujourd'hui, seulement des mondes qui vivent selon différents rythmes. Celui de Dieu échappe à l'historien."
Au final, un passé mis en commun et beaucoup de questions pour l'avenir
: "Quelle présence dans le monde orthodoxe ?", AQuelle passation
des pouvoirs aux Églises locales ?" Mais surtout : "Quelle culture
commune pour une Congrégation internationale et une famille religieuse
plurielle ?" Un puzzle, illustré à Valpré par l'expérience
du Père Paul Riou et son chapeau blanc de "peone" brésilien
ou par le Père Bruno Chenu évoquant une fois encore sa passion
pour les negro spirituals, un film tourné au congo en 1952 - "Le miracle
des Églises noires" -, une exposition d'art populaire malgache
et des échanges
mêlant accents canadiens, belges et espagnols.
Le dimanche, la foule des sessionnistes et l'assemblée dominicale de Valpré se mettaient au diapason de l'Afrique pour célébrer cette évocation de 150 ans de mission assomptionniste. Le mot de la fin revient au Père Xavier Jacob, évoquant la présence assomptionniste en Turquie : "Les missionnaires ne dormaient pas dans des hôtels cinq étoiles mais à la belle étoile. On ne peut pas dire que les routes étaient mauvaises car il n'y en avait pas. Il fallait traverser la steppe. Quant aux catastrophes naturelles, elles étaient l'occasion de tout recommencer en plus grand et en plus beau".
Une publication des "Actes" du Colloque
est prévue.![]()
December 8, 2000
To my Brothers & their Families,
To our Sisters & Friends in the Assumption,
On the 150th Anniversary of our Founding...
We know the facts surrounding two Christmas celebrations, one in 1845, the other in 1850.
At Christmas midnight Mass, December 1845, the life of the Congregation begins with five men who start a formal period of training as religious. It's not until 24 December 1850 that the local Bishop finally gives them permission to make public profession of poverty, chastity, and obedience as Religious of the Assumption. And so, just before midnight Mass in 1850, Fr. Emmanuel d'Alzon makes his profession and then receives that of Fr. Henri Brun, a priest of the diocese, Victor Cardenne, Étienne Pernet, and Hippolyte Saugrain.
Behind the facts lies a story of poverty and struggle, marked by faith and good humor. D'Alzon describes that first Christmas in 1845 the day after the feast:
We met as planned, but my talk to the group was cold and dull. I was exhausted... I wasn't exactly happy with myself or with them for that matter... I returned from midnight Mass at the Cathedral around two in the morning. I got into my bathrobe and stretched out at the steps of the altar in chapel: I wanted to spend the night near the crèche, and proceeded to fall asleepY Someone was going to awaken me at 6, because I was scheduled to celebrate Mass for the community at 6:30, but he didn't come until 6:45, so we had to have Mass laterY After Mass, some of the novices asked if they could clean their room. I told them the brooms were ready because I thought they might ask. I had already mentioned to them that I wanted to set a good example and inspire a religious spirit in the house... Later, during high Mass at the Cathedral, I was annoyed by the terribly heavy liturgical vestment they make you wear for such ceremonies, and then I fell asleep during the Creed, but things went fine. In fact, I was even a bit moved by it all.
We don't have an account of the second Christmas (the one in 1850), but we do know that between 1845 and 1850 d'Alzon's original disciples had left and been replaced by five others. They were years marked by a good amount of soul-searching and prayer, and not a little suffering. D'Alzon speaks of no extraordinary mystical experiences during those first few days in 1845, and he was to experience the humanity of it all in the months and years to come. But could it have been otherwise? Does our God work in any other way?
The mystery we celebrate at Christmas shows us how God works, but it's not easy for us to embrace His methods.
Despite the fact that "in times past, God spoke in partial and various ways to our ancestors through the prophets" (Hebrews 1:1) and even visibly accompanied His people during their trek through the desert and gave them food and water to sustain them, despite the fact that Yahweh had become an integral part of the human history of Israel, how many in Jesus' time simply could not believe that he was the Son of God? Did they simply object to Jesus himself, or is the incomprehensibility of it all just so great that a deep-seated resistance within us will not allow us to believe? Almost as if to drive the point home, the beginning of John's Gospel speaks to us of the Word of God becoming not just man, but flesh (1:14).
And in line with a long-standing spiritual tradition founded on St. Paul's own experience and writings, Fr. d'Alzon insists that not only did God take flesh in Jesus Christ, but he continues to take flesh today and in his people. You and I are Christ's hands and feet and face for the world. And in the world, we discover his hands and feet and face in the people and in the experiences of our daily existence. In the poverty and violence and suffering around us, we see again the poverty and violence and suffering that disfigured that man on the cross. How hard it is to believe that God has taken on human flesh and through our own story is revealing Himself anew!
In the midst of war, in the oppressive poverty of the shanty-town, in the despair of the secular city, who will be Christ's face, who will radiate his beauty, his joy, his peace, his trust in the Father? In our families and communities and countries, will we pursue our own dreams and fantasies of harmony and love or embrace, like God himself, the humanity of it all, with its disfigurement and beauty, its imperfections and aspirations, its blindness and insight?
In 1851, a year after the first public profession of vows, d'Alzon and his companions committed themselves definitively to following Christ in this very human family we call the Assumption. Referring to the ceremony, he wrote:
Everything was very simple, very serious, and very natural. And at the same time, there was such joy on the faces of those who were giving themselves to God that you have to believe that they were well disposed and that by imitating them one could be very happy indeed!
The real joy that the mystery of the Incarnation offers is sober, profound, long-lasting.
On Christmas eve, December 24, 2000, at Nîmes, France, around d'Alzon's tomb and in every community throughout the world, Assumptionists will gather and in union with the Founder and his early companions renew their vows of poverty, chastity and obedience. In response to our recent General Chapter, which asked us to "reexpress" our charism for the 21st century, we want to reexpress it with our life, with our flesh even, and not just with words.
In a special way, we wanted to be in contact with you, our sisters in the family, with our friends, and with the members of our families, to ask that you pray for us at this particular time in our history. The times are not easy, you know, but in the light of the incarnation, we believe that these too are sacred times. We pray for you, for you are all part of the Assumption family. Mothers and fathers, brothers and sisters, you gave us to the Assumption and you continue to sustain us today. Religious sisters in the Assumption, you help us discover the full breadth of our spirit, which alone we could not appreciate. You, friends, who are close to the family and share the mission with us, you need to know how much joy your witness brings us. How much energy, insight and creativity you put at the service of the Kingdom. Together, with all of you, we commit ourselves once again, at the end of 150 years and at the beginning of a new millennium.
May the joy that d'Alzon spoke about in 1851 be ours today, we who are living out our Christian vocation in the Assumption family and as we thank God for the graces He has given us during this Jubilee year and since those first, very human days in the middle of the 19th century. May this feast of Christmas be for all of us a time of grace, a rediscovery of the one who shares our life, who is Emmanuel, "God with us."
Fr. Richard E. Lamoureux, a.a.
Superior General
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Message du Saint-Siège, du Vatican, le 19 juillet 2000
Secrétairerie d'État
Première Section - Affaires Générales
N. 480.633
Mon Révérend Père,
Vous avez informé le Saint-Père que, au cours des cérémonies du 15 août, la Congrégation des Augustins de l'Assomption, célébrera à l'occasion du pèlerinage national, que vous conduisez chaque année, le cent cinquantième anniversaire de sa fondation par le Père Emmanuel d'Alzon.
Le Saint-Père s'associe volontiers par la prière à la grande famille de l'Assomption et à tous les pèlerins qui, devant la grotte de Massabielle, veulent rendre grâce au Seigneur pour l'oeuvre accomplie dans l'Église par l'Institut, sous la conduite de l'Esprit Saint, afin que vienne le Règne de Dieu, car telle est sa devise adveniat Regum tuum.
Depuis toujours, votre Congrégation s'est attachée à manifester sa sollicitude à l'égard du peuple de Dieu, pour lui faire aimer le Christ, l'Église et la Vierge Marie, et pour servir la vérité et l'unité de l'Église. À l'exemple de leur fondateur, le Père d'Alzon, puissent les Assomptionnistes, et avec eux les laïcs présents à la Grotte, redire toujours : "Toutes les puissances de mon être doivent tendre vers Jésus Christ, voilà ma vie. Ma vie, c'est le Christ, Jésus Christ est mon tout" (Écrits spirituel, p. 20).
Le Pape adresse un salut affectueux aux malades et à leurs familles,
qui sont appelés dans les épreuves à se confier au Seigneur
et à la Vierge Marie, qui, avec son amour maternel, a soutenu son Fils
sur la Croix. Dans les temps difficiles, "la nuit de la foi [...] apparaît
comme un abîme où il faut se précipiter en tenant la croix
et en acceptant tout ce qu'elle signifie" (Emmanuel d'Alzon, Écrits
spirituels, p. 814), se rappelant que, par l'Incarnation du Christ, dont nous
fêtons cette année le grand Jubilé, Dieu est venu habiter
les souffrances des hommes de sa présence et leur montrer, à travers
les ténèbres de la Passion, les lumières de la Résurrection,
source de paix et d'espérance.
Confiant à l'intercession de la Vierge de Lourdes Monseigneur Jacques Perrier, Évêque de Tarbes et Lourdes, et tous les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et religieuses, notamment les membres de la Congrégation de l'Assomption et les personnes qui leur sont associées, ainsi que les pèlerins, malades et bien portants, les Hospitaliers de Notre-Dame de Salut, présents pour honorer l'Immaculée Conception, Sa Sainteté leur accorde à tous une affectueuse Bénédiction apostolique.
Heureux de vous transmettre ce message du Saint-Père, je vous prie de croire, mon Révérend Père, à mon cordial dévouement dans le Seigneur.
Clôture du 150ème anniversaire de la Congrégation
Nîmes, 23-25 décembre 2000
150 ans après les premiers voeux publics du Père Emmanuel d'Alzon et de ses quatre compagnons, une centaine d'Assomptionnistes et d'Oblates, venus de toutes les Provinces, se sont retrouvés à Nîmes, autour du Supérieur Général et des membres de son Conseil, pour clôturer le double Jubilé, celui de l'Église et celui de leur fondation.
La fête s'est déroulé en trois actes.
Le premier eut comme cadre une réception chaleureuse à la Mairie de Nîmes. Le Supérieur Général, le Père Richard Lamoureux, reçut de M. Alain Clary, Maire de Nîmes, la Médaille d'honneur de la Ville. Il lui offrit la collection complète des Lettres du Père d'Alzon que les Nîmois pourront désormais lire et méditer dans la bibliothèque de leur ville.
L'acte central fut la veillée sur la tombe
du Fondateur. Une longue liturgie de la Parole célébrait AJésus
Christ, son Corps, l'Église et l'Assomption". Récits de
la fondation, sermons et conférences du Père d'Alzon rappelèrent
les fondements de l'esprit de la Congrégation. Puis au cours d'une célébration
de la lumière furent évoqués les "saints", les
anciens, qui ont incarné cette passion pour le Royaume durant ces 150
ans. Finalement, avant que n'éclate le ATe Deum", tous les religieux
présents
ont renouvelé leurs voeux.
Durant la messe de minuit qui suivit, Le Père Richard Lamoureux centra
son homélie sur la communion des saints : parce qu'il est devenu l'un
de nous, Jésus nous a rendus saints. Il fait de nous des saints, en
communion les uns avec les autres, des saints solidaires. Tel est le dessein
de Dieu pour nous, tel est le mystère de Noël. Puis la fête
continua avec quelques spécialités provençales, jusqu'à trois
heures du matin.
Troisième acte, le jour même de Noël. Nous avons refait ce que notre Fondateur, Vicaire général du diocèse, aurait fait : célébrer la grand messe à la cathédrale. C'est avec joie que tous les Assomptionnistes présents se retrouvèrent à la cathédrale, accueillis très chaleureusement par Mgr Dalverny, Administrateur du diocèse et par M. l'abbé Fougères, curé de la cathédrale. L'eucharistie fut fervente, au milieu des amis. Successeur du Père d'Alzon, le Père Richard Lamoureux y prononça l'homélie :
"Je ne veux vous partager qu'une idée. Elle nous vient directement du Père d'Alzon lui-même. Il se posait la question : Qu'est-ce qui me paraît important dans ce mystère de l'incarnation que nous célébrons à Noël ? Voici sa réponse, donnée dans une phrase bien succincte, lors d'une homélie aux élèves du collège de l'Assomption, ici, à Nîmes, en 1857 : "Le but de l'incarnation sera donc... la divinisation de l'humanité". Il ajoutera: "Ma passion à moi serait la manifestation de l'Homme-Dieu (dans l'incarnation) et la divinisation de l'humanité par Jésus-Christ" (Lettre à Soeur Marie-Eugénie, 16 août 1844). L'incarnation de Dieu, la divinisation de l'homme, voilà la PASSION de d'Alzon. Se rendre compte que Dieu a voulu partager notre humanité, de croire qu'il est là parmi nous, qu'il a pris chair, qu'il connaît notre réalité de tous les jours, cela peut passionner un homme. Mais il y a davantage : Dieu s'est fait homme, mais pour nous transformer, pour nous rendre semblable à Lui. Difficile à croire quand on voit jusqu'à quel point nous arrivons à bafouer la dignité de l'homme et de la femme. Telle était la foi d'Emmanuel d'Alzon. Telle est la foi chrétienne aujourd'hui.
À quoi nous appelle-t-elle ?
"L'esprit du Fondateur nous pousse à faire nôtres les grandes causes de Dieu et de l'homme, à nous porter là où Dieu est menacé dans l'homme et l'homme menacé comme image de Dieu" rappelle la Règle de vie des Assomptionnistes. Où la dignité de l'homme est-elle menacée aujourd'hui ? Dieu a-t-il encore un mot à dire ? Lui donnons-nous la parole au moins de temps en temps ?
"Je suis venu mettre le feu, disait Notre Seigneur. Qui veut s'unir à l'oeuvre de Jésus Christ doit être embrasé d'un seul amour. C'est le cri de l'Apôtre : L'amour du Christ nous presse" nous rappelle la phrase du Père d'Alzon inscrite sur la pierre commémorative, ici, dans cette cathédrale. Quelle est votre passion ? Qu'est-ce qui vous pousse à agir ? Oui, rendons grâce pour cette transformation que l'incarnation de Dieu accomplit en nous, répondons à l'appel de cette divinisation. Amen."
Et quelle ne fut pas l'agréable surprise des concélébrants de recevoir un beau cadeau de Noël de la part du diocèse : le livre édité à l'occasion du 900ème anniversaire de la cathédrale, renforçant ainsi les liens entre le diocèse et la Congrégation.
Il y eut même un quatrième acte pour
quelques privilégiés
: un pèlerinage sur les pas du Père d'Alzon. Il permit à vingt
religieux du Congo, de Hollande, du Brésil, de Madagascar, du Chili,
de Roumanie mais aussi de France, de découvrir les lieux qu'aimait leur
Fondateur : Nîmes, Le Vigan, Montagnac et Lavagnac. Une occasion pour
eux de redécouvrir un Père d'Alzon enraciné dans un terroir
et dans un peuple qui a retenu sa passion pour le Christ et pour l'Église.![]()
ACTES DU SUPERIEUR GENERAL EN SON CONSEIL
Nomination de Provincial :
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a nommé:
- le 25 juin 2000, le Père Jean-Marie Meso Paluku pour la charge de Provincial d'Afrique pour un premier mandat de trois, à partir du 1er septembre 2000.
- le 28 septembre 2000, le Père Mart Lemmens, Provincial des Pays-Bas pour un quatrième triennat.
Admission à la Profession perpétuelle :
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a admis à la Profession Perpétuelle :
le 15.03.2000, le Fr. José Alberto Dominguez (P. d'Espagne)
le 11.05.2000, le Fr. Claris-Hubert Mamitiana (V/P. de Madagascar)
le 11.05.2000, le Fr. Félix Rabialahy (V/P. de Madagacar)
le 12.05.2000, le Fr. Eugène Rakotoarisoa (V/P. de Madagacar)
le 12.05.2000, le Fr. Jean-Raymond Rakotonirina (V/P. de Madagacar)
le 13.05.2000, le Fr. Louis-Martin Rakotoarilala (V/P. de Madagacar)
le 13.05.2000, le Fr. Pierre-Roddy Ratsimiolaka (V/P. de Madagacar)
le 15.05.2000, le Fr. Charles Razafimanantsoa (V/P. de Madagacar)
le 16.05.2000, le Fr. Iosif Gal (Roumanie B P. de France)
le 18.05.2000, le Fr. Juvénal Chiza Mukengere (RDC B P. d'Afrique)
le 13.09.2000, le Fr. Iosif Balint (Roumanie B P. de France)
le 13.09.2000, le Fr. Edouard Chatov (Russie B P. de France)
le 14.09.2000, le Fr. Lucian Dinca (Roumanie B P. de France)
le 14.09.2000, le Fr. Jean-Denis Randriantsoa (V/P. de Madagacar)
le 14.09.2000, le Fr. Dominique Lang (P. de France)
le 15.09.2000, le Fr. Abdon Paluku Kitsetsere (RD Congo B P. d'Afrique)
le 08.12.2000, le Fr. Francisco Camino Rodriguez (P. d'Espagne)
le 09.12.2000, le Fr. Juan Carlos Cisterna Bastias (P. de Chili-Argentine)
le 11.12.2000, le Fr. Sébastien Antoni (P. de France)
Appel au Diaconat :
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Diaconat :
le 07.03.2000, le Fr. Daniel Blaj (Roumanie B P. de France)
le 14.03.2000, le Fr. Laurentiu Unguru (Roumanie B P. de France)
le 09.05.2000, le Fr. Omer Kamate Kasyakulu (RD Congo B P. d'Afrique)
le 11.05.2000, le Fr. Jerome Lively (USA B P. d'Amérique du Nord)
le 12.09.2000, le Fr. José Humberto Vergara Banda (P. de Chili-Arg.)
le 12.09.2000, le Fr. José Alejandro Morales Salazar (P. de Chili-Arg.)
le 12.09.2000, le Fr. Rodrigo Hernan Mardones Ibacache (P. de Chili-Arg.)
le 13.09.2000, le Fr. Marcelo Enzo Marciel Muñoz (P. de Chili-Argentine)
le 15.09.2000, le Fr. Juan Antonio Sanchez Sanchez (P. d'Espagne)
le 08.12.2000, le Fr. Francisco Camino Rodríguez (P. d'Espagne)
le 09.12.2000, le Fr. Juan Carlos Cisterna Bastías (P. de Chili-Argentine)
le 11.12.2000, le Fr. Sébastien Antoni (P. de France)
Appel au Sacerdoce :
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Sacerdoce :
le 09.05.2000, le Fr. Félix Kasereka Kisenge (RD Congo - P. d'Afrique)
le 10.05.2000, le Fr. Gica Paulet (Roumanie - P. de France)
le 18.05.2000, le Fr. Aldo Gajardo Alvarez (P. de Chili-Argentine)
le 07.09.2000, le Fr. Benoît Bigard (P. de France)
le 08.09.2000, le Fr. Salvator Kasereka Musande (RDC - P. d'Afrique)
le 08.09.2000, le Fr. Roger Kasereka Syayipuma (RDC - P. d'Afrique)
Autres décisions
Nomination du Postulateur général de la Congrégation :
Le 7 mars 2000, avec l'accord de son Conseil, le Père Général a nommé le Père Bernard Holzer Postulateur Général de la Congrégation. Cette nomination lui permet de suivre l'ensemble des Causes qui ont été introduites auprès de la Congrégation de La Cause des Saints : les trois martyrs bulgares, les Père Emmanuel d'Alzon, Etienne Pernet, François Picard et Vincent-de-Paul-Bailly.
Nomination du Supérieur de la Communauté de Rome :
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général
a nommé Supérieur
de la communauté de Rome le Père Bernard Holzer, pour un an, à partir
du 5 octobre 2000.![]()
LETTER # 2 OF THE SUPERIOR GENERAL
Cette lettre est déjà présente sur
ce site à la rubrique "Lettres
des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque.
Nous ne la reproduisons donc pas une deuxième fois ici.![]()
LETTER # 3 OF THE SUPERIOR GENERAL
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des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque.
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LETTER # 4 OF THE SUPERIOR GENERAL
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des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque.
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CARTA A LOS PARTICIPANTES DEL ENCUENTRO LATINOAMERICANO DE NEO-SACERDOTES Y DIÁCONOS
Mogi das Cruzes - São Paulo, 5 de octubre, 2000
Queridos Hermanos en la Asunción:
Reciban mi saludo cariñoso y fraterno al inicio de este encuentro, que considero de gran importancia dentro del proceso de formación y muy necesario para ustedes mismos que se inician en el ministerio diaconal o sacerdotal.
Este encuentro será, ciertamente, un tiempo muy rico de fraternidad y comunión entre ustedes mismos. Les permitirá encontrarse, conocerse un poco más, estrechar lazos de amistad, vivir una experiencia de internacionalidad y compartir lo que cada uno vive en esta etapa de su madurez personal, de su vida religiosa y de su ministerio pastoral.
El Capítulo general último dice que estos encuentros deben servir "para compartir experiencias e interrogantes y ajustar la teoría a la práctica" (N1 174). Los animo pues a hacer una buena evaluación y revisión (en el sentido también de conversión personal) durante estos días de encuentro. A mi parecer, y por lo que hemos podido compartir en el Consejo general durante las sesiones de aceptación a las órdenes, hay tres aspectos que ustedes deberían evaluar críticamente, para luego entregar sugerencias a sus provinciales y para cuestionarse también personalmente en lo que corresponda. Estos aspectos son:
1. El acompañamiento que han recibido o que están
recibiendo de un religioso experimentado en pastoral y de la "comunidad apostólica"
en la que viven. (Ver Capítulo general N1 169 y 173). Este acompañamiento
no debe limitarse a los aspectos técnicos del ministerio, sino que debe
ayudar a la persona en su totalidad, en sus comportamientos y actitudes, en
sus dificultades y desalientos, en sus proyectos y realizaciones. Este acompañamiento
supone encuentros personales y revisiones frecuentes.
2. El programa establecido para el ejercicio del diaconado y de los primeros años de sacerdocio. Se supone que este programa ha sido definido (sus objetivos, actividades, responsabilidades, y también las actitudes personales y las características asuncionistas que se quiere ver reflejadas en el ministerio del recién ordenado) en diálogo con el Provincial, con el acompañante y con la comunidad local. (Ver Capítulo general N1 167, 168, 170, 171, 172). Yo pienso que el programa y el ejercicio de estos primeros años de ministerio tienen que ser tales que ayuden a la persona a seguir creciendo en sus limitaciones y puntos débiles. No se trata en primer lugar de llenar "huecos" (ver Capítulo general N1 165), sino de dar solidez, equilibrio, seguridad a la persona , que inicia una nueva etapa en su vida. Por eso consideramos estos primeros años de ministerio como un tiempo privilegiado de formación. )Lo han vivido o lo están viviendo ustedes así? Nos ha preocupado en el Consejo ver aflorar en los programas de diaconado un cierto "clericalismo", más o menos acentuado según los países y las personas. )No habría que descubrir, con audacia y creatividad, nuevos campos de apostolado para el ejercicio del ministerio diaconal y sacerdotal? Por supuesto, la condición es que este apostolado responda a las características de la Asunción y que entre en un proyecto de Provincia y de comunidad.
3. Y aquí paso al tercer aspecto: un proyecto de Provincia. Nuestros proyectos personales tienen que integrarse en un proyecto de Provincia (o Vicariato, para el caso de Colombia). Ustedes tienen el derecho y el deber (si quieren participar responsable y solidariamente en la construcción de la Asunción en sus Provincias y en sus países) de proponer cuáles son sus proyectos apostólicos, conforme a sus carismas personales. Los Superiores tienen también el derecho y el deber de proponerles los proyectos que quisieran ver realizados por ustedes en la Provincia o en la Iglesia local. Esto requiere un diálogo profundo, sincero, continuo, en la fe y la disponibilidad al Espíritu, pero requiere también buen conocimiento y aceptación de sí mismo, una cuota grande de realismo, un proyecto claro de Provincia. Esto significa también "prepararse", adquirir la formación y la capacitación necesarias para responder con eficacia a los desafíos difíciles y exigentes del apostolado y de la evangelización en nuestro mundo de hoy.
Mis queridos hermanos, ojalá conversen de todo esto durante este encuentro, junto con los hermanos de mayor experiencia que los acompañan en estos días. Les agradeceré si me envían sus reflexiones y sugerencias. Hagan llegar también su aporte a sus Superiores y Formadores. Será la mejor muestra de lealtad para con su familia religiosa, que en esta etapa de su historia quiere renovarse, quiere adquirir "nuevo impulso", quiere reencontrar el dinamismo y la juventud que brotan de su carisma fundacional.
No dejen de "enamorarse" del Señor cada día, en cada eucaristía, en cada apostolado. No dejen que se apague en sus vidas la pasión por el Reino. Amen con ternura a María y con lealtad a la Iglesia. Que tengan un hermoso y muy provechoso encuentro. Cuenten con mi oración y mi afecto fraterno y el de todos los miembros del Consejo general.
P. Richard E. Lamoureux, a.a.
Superior general
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Session de formation des Provinciaux
Nairobi, 13-17 avril 2000
La seconde session de formation des Provinciaux, après celle de Rome en octobre 1999, a eu comme cadre la communauté assomptionniste de Nairobi, du 13 au 17 avril 2000. Se retrouvèrent ainsi autour du Père Général, le Père Richard Lamoureux, et deux de ses Assistants, les Pères René Mihigo et Bernard Holzer, les Pères Jean-Chrysostome Kanyororo, John Franck, Miguel Fuentealba et Jean-Claude de Rosny, respectivement Provincial d'Afrique, d'Amérique du Nord, du Chili-Argentine et Vice/Provincial de Madagascar.
La rencontre répondait à la grande priorité du Conseil général, la formation des animateurs de la Congrégation et notamment des Supérieurs Majeurs.
La rencontre avait plusieurs objectifs : partager
le souci des Provinciaux et réfléchir à leurs questions,
en étudiant l'un
ou l'autre "cas" ; partager les préoccupations et les soucis
- les joies aussi - du Conseil général ; "soigner" les
Provinciaux en leur offrant un temps pour se reposer, prier, réfléchir,
parler ensemble et faire la fête ; préparer, enfin, le prochain
Conseil de Congrégation,
en testant quelques projets.![]()
- film du 150ème anniversaire :
Planète Evangile. La dynamique assomptionniste, 1999, une vidéo de 72 minutes (en plusieurs langues).- Ce que disent les Supérieurs Généraux de l'Assomption de la mission sans frontières, une vidéo de 36 minutes en version française, mars 2000.
- Le miracle des Églises noires, une vidéo de 52 minutes à partir d'un film tourné en 1952 par des missionnaires assomptionnistes au Congo.
- Parution des tomes I et II des Notices biographiques des Religieux de l'Assomption 1850-2000, Maison Généralice, Rome 2000.
Le Père Jean-Paul Périer-Muzet, Archiviste général, a fait publier deux tomes des Notices biographiques de tous les religieux défunts (1850-2000), classés alphabétiquement sans distinction d'origine, d'appartenance ou de génération. Tous ont droit au même traitement quant à la forme.
Le premier tome (A-C) contient 367 notices, le second (D-G) 347. Chaque ensemble contient une préface et un avant-propos, dessinant les lignes d'intérêt de cette publication. Chaque lettre est précédée de la liste alphabétique des religieux présentés. On trouvera à la fin de chaque volume quelques documents annexes ou études globales ayant trait à la vie de la Congrégation ainsi qu'un index par volume. Le tome V comportera un index général récapitulatif, la pagination étant continue d'un tome à l'autre.
- J.-P. Périer-Muzet, R. Fortin, tr. et ed., Windows on Assumptionist History (2002) (traduction et extraits des Notices biographiques) 1850-2000 (Bayard Publications, 373 pp.)
- P. Manuel d'Alzon, Un pedagogo del Siglo XIX (traduction de textes du Fondateur par le Père Tomás Gonzalez, a.a.), édité à Santafé de Bogotá, mars 2000, 200 pages.
- Index des noms propres et Lexique d' "AA-Informations" (1969-2000).
Par fragmentation selon les Généralats successifs, le Père Jean-Paul Périer-Muzet offre aux lecteurs du bulletin de la Congrégation un outil pratique de consultation à trois entrées : onomastique, géographique et thématique.
Le premier index de quelques 26 pages couvre la période de Généralat du Père Paul Charpentier (1969-1975), soit les numéros 1 à 56 inclus. Le second prévoit de couvrir les deux mandats successifs du Père Hervé Stéphan (1975-1987), en regroupant les numéros 57 à 116. Le troisième correspondra au premier mandat du Père Claude Maréchal (1987-1993), couvrant les numéros 117 à 144 et un quatrième, enfin, son second mandat (1993-1999), soit les numéros 145 à 165.
- Édition néerlandophone du livre du Père Lucien Guissard "De Assumptionisten toen en nu".
Le 28 août, en la fête de saint Augustin, les Provinces des Pays-Bas et de Belgique-Nord ont présenté l'édition néerlandophone du livre du Père Guissard : "Les Assomptionnistes d'hier à aujourd'hui" (Bayard Editions Centurion. Cet ouvrage de 188 pages est sorti des presses de Leuven sous le titre : "De Assumptionisten toen en nu". Il a été tiré à cinq cents exemplaires. Les Pères Kees Krijnsen et Louis Augustijns - les fidèles traducteurs de "AA-Informations" - en ont assuré la traduction.
- Herederos del Evangelio (traduction du Père Tomás González, a.a.), édition Casa Generalicia - Rome, novembre 2000, 212 pages.
Père Dieudonné MULIRIRWA NZAMA (Af), 38 ans 10.01.2000
Mgr Vasile CRISTEA (Roumain), 93 ans 17.01.2000
Père Jan SCHOKKER (NL), 79 ans 02.02.2000
Père Wulfram (Piet) JONGKIND (BN), 93 ans 11.03.2000
Père Jean PINEAU (F), 76 ans 12.03.2000
Père Jean (Viateur) SAINT-PIERRE (AN), 83 ans 15.03.2000
Père Jean ISELER (F), 85 ans 17.03.2000
Père Louis DUBOIS (F), 86 ans 20.03.2000
Père Marcel LÉOSTIC (F), 60 ans 07.04.2000
Père Dionisio SOLANO (ChA), 83 ans 16.04.2000
Père Michel DHAINE (F), 88 ans 17.05.2000
Père Claude GUENNEAU (F), 83 ans 12.08.2000
Père Claude DESTREE (BS), 84 ans 11.09.2000
Frère Sébastien MUSUBAO MATHÉ (A), 33 ans 23.09.2000
Père Eugène SAILLOUR (F), 90 ans 25.09.2000
Père Lucien TIMMERMANS (BS), 69 ans 26.09.2000
Père Austal ANSELM (F), 91 ans 02.10.2000
Père Léon CARRERE (F), 99 ans 03.10.2000
Père Jef BASTIAENS (BN), 72 ans 04.10.2000
Père Jean GUENEGAN (F), 85 ans 14.10.2000
Père Gérard MELIS (F), 81 ans 05.11.2000
Père François ABALAIN (F), 87 ans 06.11.2000
Frère Robert BEAULAC (A.N.), 64 ans 17.11.2000
Père Silvère PELLICIER (F), 92 ans 21.12.2000Cette lettre est déjà présente sur ce site à la rubrique "Lettres des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque. Nous ne la reproduisons donc pas une deuxième fois ici.

