DOCUMENTS ASSOMPTION nº 27        2002

Avant-propos

Le Conseil général a décidé d’imprimer “Documents Assomption” en utilisant la langue de rédaction ou de réception des textes publiés.
Les traductions existantes sont signalées en notes et pourront être consultées sur le site internet de la Congrégation.

    SOMMAIRE  

Béatification des Martyrs Bulgares

Décret du martyr
Proclamation de la Béatification
Homélie du Saint-Père
Adresse du Saint-Père à la famille de l'Assomption
Salutations du Supérieur Général pour la veillée au Stade Romain de Plovdiv
Letter to all brothers, sisters, and friends of the Assumption
Le sens d'une béatification par le Postulateur
Productions

Conseil de Congrégation 2002

a) Les Participants
b) Le cadre
Les travaux du Conseil de Congrégation
Allocution à sa Sainteté, Bartholomé Ier, Archevêque de Constantinople et Patriarche Œcuménique

Actes du Supérieur Général en son Conseil

Letter # 5 of the Superior General

Visitation Letter of the North American Province

Schrijven bij gelegenheid van het canoniek bezoek aan de nederlandse provincie

Carta de visita - Província do Brasil

Canonical Visitation - English Region

Lettres et Messages

Lettre a tous les religieux sur la mission d'orient - mai 2002
To my "older" Assumptionist brothers - 2 June 2002
To the brothers and sisters of the family, and to friends of the Assumption

Sessions et Rencontres

Rencontre des Directeurs des quatre Collèges de Belgique
Session des Économes provinciaux et des Procureurs
Session internationale des Formateurs
RIAD - Rencontre Internationale Assomptionniste pour le Dialogue Oecuménique et Inter-religieux
Rencontre des Conseils généraux de la Famille de l'Assomption

Productions

Nos Frères Défunts

Statistiques de l'Institut


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BEATIFICATION DES MARTYRS BULGARES

Décret du martyre :

CONGRÉGATION DES CAUSES DES SAINTS

SOFIA


DE LA BÉATIFICATION OU DÉCLARATION DE MARTYRE

DES SERVITEURS DE DIEU

K A M E N   V I T C H E V

P A V E L   D J I D J O V

et

J O S A P H A T   C H I C H K O V


PRÊTRES ET RELIGIEUX PROFÈS

DE LA CONGRÉGATION DES AUGUSTINS DE L' ASSOMPTION

(+ 1952)

_______


Décret sur le Martyre

"Que toute langue proclame : "Jésus-Christ est Seigneur" à la gloire de Dieu le Père" (Philip. 2, 11).

Le divin Maître, ressuscité des morts, a confié à ses disciples la mission de proclamer partout dans le monde la joyeuse annonce de l'Évangile, c'est-à-dire d'en instruire tous les hommes et de les baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit (cf. Mt 28, 19).

L'Église, docile à ce commandement du Seigneur Jésus, a transmis l'Évangile également au peuple bulgare. Mais, au lendemain de la seconde Guerre mondiale, les marxistes ont soumis ce peuple à leur emprise et déchaîné contre les chrétiens une cruelle persécution. Les prêtres et les religieux étrangers ont été expulsés hors des frontières du pays et les autorités communistes ont de toute manière contraint au silence les catholiques bulgares. Il s'en est suivi immédiatement une campagne d'emprisonnements arbitraires, de tortures physiques et psychiques exercées sur les détenus et de peines capitales prononcées pour des motifs spécieux.

Dans ce contexte politique très difficile, de nombreux fidèles ont préféré subir les pires avanies plutôt que de renier leur foi. Parmi eux, il faut compter les Serviteurs de Dieu Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov, prêtres et religieux profès de la Congrégation des Augustins de l'Assomption ; soutenus par la force de Dieu, ils ont eu le courage de témoigner leur amour du Christ et de l'Église jusqu'à l'effusion de leur sang.

Faussement accusés de fomenter une conspiration contre le régime bulgare en faveur de missions secrètes de la France et du Vatican, après un procès expéditif, ils furent condamnés à mort en septembre-octobre 1952.

En vertu de quoi, dans la nuit du 11 au 12 novembre de la même année, ils furent exécutés dans la cour de la prison de Sofia, en même temps que Mgr Vincent-Eugène Bossilkov, évêque de Nicopolis, que le Souverain Pontife Jean-Paul II a béatifié le 15 mars 1998.


1. Pierre Vitchev est né le 23 mai 1893, de parents orthodoxes, à Srem, village situé dans le Vicariat Apostolique de Thrace des Bulgares, comme on appelait alors ce territoire ecclésiastique. Le 8 septembre 1910, il revêtit l'habit des Augustins de l'Assomption au noviciat de Gempe, en Belgique. Le 22 décembre1921, il fut ordonné prêtre selon le rite oriental. Il enseigna la philosophie, la théologie et la littérature bulgare ; ensuite, à Philippopoli (Plovdiv), il remplit la fonction de préfet des études et recteur du collège Saint-Augustin. Pour ses qualités de professeur et d'éducateur, il s'acquit l'estime unanime de ses étudiants et de ses collègues. Dans son ministère pastoral, il accorda une attention particulières aux plus démunis du point de vue matériel et spirituel. Il s'appliqua avec ardeur à promouvoir l'unité entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe sous l'autorité du Pontife romain. Après l'instauration du régime communiste en Bulgarie, tous les religieux étrangers furent expulsés du pays. Le Serviteur de Dieu fut nommé Vicaire provincial des missions d'Orient de sa Congrégation. C'est le 4 juillet 1952 qu'il fut arrêté.

2. Paul Djidjov, issu d' une famille catholique de rite latin, est né le 19 juillet 1919 à Philippopoli, dans le même Vicariat Apostolique. Le 2 octobre 1938, il prit l'habit des Augustins de l'Assomption au noviciat de Nozeroy (France). Ordonné prêtre de rite latin le 26 janvier 1945, il assuma la charge d'économe du collège Saint-Augustin et du Vicariat d'Orient, s'appliquant avec le plus grand zèle à sauvegarder les biens tant de sa Congrégation que de l'Église. Fort de sa confiance en Dieu, lorsque fut déclenchée la persécution contre les chrétiens, il afficha une admirable égalité d'âme. Il fut arrêté le 4 juillet 1952, en même temps que le Serviteur de Dieu Pierre Vitchev.

3. Josaphat Chichkov est né à Plovdiv, en 1884, de famille catholique de rite latin. Il revêtit l'habit des Augustins de l'Assomption le 24 avril 1900 et fut ordonné prêtre de rite latin, le 11 juillet 1909. Il s'adonna avec fruit à l'enseignement et publia divers écrits d'édification catholique. En 1949, lorsque de nombreux religieux furent obligés de quitter la Bulgarie, il fut nommé curé de la communauté de Varna. Il se signala par une foi solide et authentique, alimentée par une ardente dévotion envers la Bienheureuse Vierge Marie. Il fut arrêté en décembre 1951.


Dès le meurtre de ces Serviteurs de Dieu, le peuple chrétien les considéra comme des martyrs de la foi, renom que le cours des années n'a pas amoindri. En 1995, lorsque l'Église en Bulgarie put sortir de la clandestinité grâce au changement de régime, l'évêque de Sofia ouvrit la Cause de béatification ou de déclaration de martyre des Serviteurs de Dieu. Le procès diocésain fut terminé en 1996. Le 5 février 1999, un décret de la Congrégation pour les Causes des Saints en approuva la valeur juridique. Sur la base de la Positio s'engagea normalement le débat sur la réalité du martyre des Serviteurs de Dieu. Le 22 février 2002, la session particulière des Consulteurs-théologiens déboucha sur un avis favorable. Les Pères, Cardinaux et Évêques, réunis en session ordinaire le 12 mars 2002, après avoir entendu le rapport de S. Exc. Mgr Emile Eid, évêque titulaire de Sarepta, Ponent de la Cause, ont reconnu que les Serviteurs de Dieu Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Josaphat Chichkov, furent tués en haine de la foi.

Informé de tout cela par le rapport du soussigné Cardinal-Préfet, le Souverain Pontife Jean-Paul II, après examen et approbation des votes de la Congrégation pour les Causes des Saints, a donné l'ordre de rédiger, selon les normes, le Décret sur le Martyre des Serviteurs de Dieu.

Cela étant fait, aujourd'hui se sont réunis le soussigné Cardinal-Préfet, le Ponent de la Cause et moi-même, Secrétaire de la Congrégation, ainsi que tous ceux qui sont habituellement convoqués en pareille circonstance. En leur présence, le Saint Père a déclaré : le Martyre et la Cause des Serviteurs de Dieu Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Josaphat Chichkov, prêtres profès de la Congrégation des Augustins de l'Assomption, assassinés en 1952, constituent une évidence, dans le cas et pour les faits dont il est question.

Sa Sainteté a voulu que ce Décret soit publié et versé dans les Actes de la Congrégation des Causes des Saints.

Donné à Rome
IOSEPHUS CARD. SARAIVA MARTINS
Préfet

L. + S.

H EDUARDUS NOWAK
Archiep. Tit. de Luna
Secrétaire


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Proclamation de la Béatification

Après avoir écouté les traits biographiques des Serviteurs de Dieu, tous se lèvent. Seul, le Saint-Père reste assis et prononce solennellement - en italien - la formule de béatification, que Mgr Christo Proykov proclamera en bulgare :

Nous,

en accueillant le désir de nos Confrères Christo Proykov, Évêque titulaire de Briula, Exarque Apostolique de Sofia pour les Catholiques de Rite Byzantino-Slave résidents en Bulgarie, Georghi Ivanov Jovcev, Évêque de Sofia et de Plovdiv et Petko Christov, Évêque de Nicopoli, et de nombreux autres Frères dans l'Épiscopat et de nombreux fidèles, après avoir reçu l'avis de la Congrégation pour la Cause des Saints, avec notre Autorité Apostolique,

nous proclamons que les vénérables Serviteurs de Dieu Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov, à partir de maintenant, soient appelés Bienheureux et qu'on puisse célébrer leur fête, dans les lieux et d'après les règles établies par le droit, ch"Que année le 13 novembre. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.


Et la foule - et plus particulièrement les Assomptionnistes présents - de répondre : Amen.

C'est alors que deux jeunes s'avancent avec l'icône des nouveaux martyrs que le Saint-Père bénit. L'hymne des martyrs éclate une nouvelle fois.


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Homélie du Saint-Père

Voyage apostolique de Sa Sainteté en Azerbaïdjan et en Bulgarie
Célébration Eucharistique - Béatifications

Homélie du Saint-Père

Plovdiv - Place Centrale, dimanche 26 mai 2002

Extrait

La vie du chrétien est entièrement orientée vers ce mystère. De notre réponse fidèle à l'amour du Père, du Fils et de l'Esprit Saint dépend la réussite de notre marche ici-bas.

Les trois prêtres assomptionnistes que j'ai eu la joie d'inscrire aujourd'hui parmi les Bienheureux étaient bien pénétrés de cette vérité : la cause pour l"Quelle les Pères Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov n'ont pas hésité à donner leur vie, c'est la foi en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, c'est l'amour pour le Christ, Fils de Dieu fait homme, auquel ils se sont donnés sans réserve pour le service de son Église.

Le Père Josaphat Chichkov affirmait : "Nous cherchons à faire le mieux possible tout ce qu'on attend de nous pour pouvoir nous sanctifier" ; et il "Joutait : "L'essentiel est d'aller jusqu'à Dieu, en vivant pour lui, tout le reste n'est qu'accessoire". Quelques mois avant l'infâme procès qui les condamna à mort, en même temps que l'Évêque Bossilkov, comme s'il entrevoyait ce qui les attendait, le Père Kamen Vitchev écrivait à son Supérieur provincial : "Obtenez-nous par la prière la grâce d'être fidèles au Christ et à l'Église dans notre vie quotidienne, afin d'être dignes de lui rendre témoignage quand viendra le moment". Et le Père Pavel Djidjov disait : "Nous attendons notre tour : que la volonté de Dieu soit faite !"

En pensant aux trois nouveaux Bienheureux, je tiens à rendre hommage à la mémoire des autres confesseurs de la foi, fils de l'Église orthodoxe, qui ont subi le martyre sous le même régime communiste. Ce tribut de fidélité au Christ a uni les deux communautés ecclésiales en Bulgarie jusqu'au témoignage suprême. "Cela ne saurait manquer d'avoir un caractère œcuménique marqué. L'œcuménisme des saints, des martyrs, est peut-être celui qui convainc le plus. La voix de la communio sanctorum est plus forte que celle des fauteurs de division" (Tertio millennio adveniente, n. 37).

En effet, comment la communion qui se réalise "en ce que nous considérons tous comme le sommet de la vie de la grâce, la martyria jusqu'à la mort" (Ut unum sint, n. 84), pourrait-elle ne pas être déjà parfaite ? N'est-elle pas cette "Communion la plus vraie avec le Christ qui répand son sang et qui, dans ce sacrifice, rend proches ceux qui jadis étaient loin (cf. Ep 2, 13)+ (ibid.) ?

La courageuse cohérence de vie des Pères Josaphat, Kamen et Pavel face à la souffrance et à la prison a été reconnue par leurs anciens élèves - catholiques, orthodoxes, juifs, musulmans -, par leurs paroissiens, par leurs confrères religieux et leurs compagnons de peine. En raison de leur dynamisme, de leur fidélité à l'Évangile, de leur service désintéressé de la nation, ils se présentent comme des modèles pour les chrétiens d'aujourd'hui, spécialement pour les jeunes de Bulgarie qui cherchent à donner un sens à leur vie et qui veulent suivre le Christ dans la vie laïque, dans la vie religieuse ou dans le sacerdoce.

Puisse le dévouement tout particulier avec lequel les nouveaux Bienheureux ont accompagné les candidats au presbytérat être pour tous un stimulant : j'exhorte l'Église locale qui est en Bulgarie à envisager sérieusement la possibilité de fonder de nouveau un séminaire, dans lequel les jeunes, à travers une solide formation humaine, intellectuelle et spirituelle, pourront se préparer au sacerdoce ministériel pour le service de Dieu et de leurs frères.


Le mystère de la Trinité nous révèle l'amour qui est en Dieu, l'amour qui est Dieu lui-même, l'amour avec lequel Dieu aime tous les hommes. "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle" (Jn 3, 16). Pour sa part, le Fils crucifié et ressuscité a envoyé l'Esprit Saint au nom du Père, pour qu'il nourrisse dans le cœur des croyants le désir et l'attente de l'éternité.

Cette attente, les nouveaux Bienheureux l'ont vécue activement, eux qui jouissent maintenant de la contemplation apaisante de la Très Sainte Trinité. Nous nous confions à leur intercession en priant avec la Liturgie byzantine (Sexte : oraison finale) :

"Dieu éternel, qui vis dans une lumière inaccessible... protège-nous, nous qui avons mis en toi notre espérance, comble-nous de ta grâce divine et adorable. Car c'est à toi, Père, Fils et Esprit Saint, qu'appartiennent le règne, la m"Jesté, la puissance et la gloire maintenant et toujours pour les siècles des siècles.

Amen".


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Adresse du Saint-Père à la famille de l'Assomption

Après l'Angelus, le Pape s'est adressé en ces termes à notre famille :

"Je salue affectueusement les religieux Augustins de l'Assomption, qui se sont rassemblés ici de différents pays pour célébrer les merveilles accomplies dans la vie de leurs confrères martyrs, Kamen, Pavel et Josaphat, aujourd'hui proclamés bienheureux.

Dans la fidélité à la devise de votre Fondateur, le Père Emmanuel d'Alzon, "Que ton Règne vienne !", soyez intrépides et généreux dans la mission d'annoncer la Bonne Nouvelle du salut ! Je vous bénis tous de grand coeur, sans oublier les religieuses des Congrégations de la Famille de l'Assomption et tous ceux qui vous accompagnent."


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Salutations du Supérieur Général pour la veillée au Stade Romain de Plovdiv, 25 mai 2002

En tant que Supérieur Général des Assomptionnistes, c'est un grand honneur pour moi de vous accueillir tous, ici, ce soir pour célébrer en vérité la Résurrection du Seigneur.

Et bien sûr, c'est pour moi une grande source de joie et de fierté de vous accueillir comme les frères des trois religieux qui nous ont rassemblés ici : Josaphat, Kamen et Pavel.

Je salue tout spécialement chaleureusement ceux de Plovdiv et ceux qui sont venus de toute la Bulgarie. En parcourant votre pays, de Sofia, à Plovdiv en passant par Pokrovan, j'ai découvert une population accueillante et enthousiaste et un pays d'une prodigieuse beauté naturelle. La Bulgarie occupe une place toute particulière dans le cœur de tous les Assomptionnistes car ce fut la première mission hors de France lancée par notre fondateur le Père Emmanuel d'Alzon, un pays qui de ce fait lui était cher.

Merci de l' accueil si chaleureux que vous avez démontré à chacun d'entre nous qui venons d'autres pays et merci pour votre désir de vous joindre à nous avec un tel engouement pour la commémoration de ces trois martyrs originaires de votre pays.

Je suis heureux de vous accueillir tous ici en disciples de Jésus Christ quelque soit votre foi. Notre fondateur voulait que les frères et sœurs soient de témoins de l'amour et soient au service des uns et des autres. Nos frères martyrs ont été les merveilleux exemples d'hommes qui ont su travailler pour la réconciliation et l'unité de l'humanité.

Mes salutations se dirigent aussi vers nos amis de Rome qui ont acceptés de se joindre à nous pour ces événements. Nous vous sommes reconnaissants pour votre assistance et vos encouragements pendant ces derniers mois et sommes très touchés et honorés de votre présence parmi nous à Plovdiv.


Enfin, j'adresse un cordial salut à toute la famille assomptionniste qui s'est déplacée des quatre coins du monde pour être ici avec nous : prêtres, religieuses et religieux, amis laïcs. Votre présence est importante pour la population de Plovdiv et de la Bulgarie toute entière et procure une grande joie à toute la famille Assomptionniste. Puisse-t-elle être source de nombreuses grâces pour la mission qui a été confiée à notre famille.

Alors que nous sommes rassemblés dans le stade Romain de Plovdiv, la nuit s'avance. Et c'est aussi de nuit, celle du 4 juillet 1952 que les frères Kamen et Pavel, arrêtés à 4 heures du matin, ont rejoint en prison leur frère Josaphat, tous accusés de trahison envers la Bulgarie. C'est de nuit, celle du 3 octobre 1952 à 9h du soir que Kamen Vitchev, Josaphat Chichkov et Pavel Djidjov, en même temps que l'évêque Eugène Bossilkov, furent condamnés à mort. Et c'est aussi de nuit, le 11 novembre 1952, à 11h30 du soir, qu'ils furent exécutés dans la cour de la prison centrale de Sofia. Et ce soir, en ce 25 mai 2002, alors que la nuit tombe, nous faisons mémoire de leur disparition, seuls et vaincus, et tous ensemble nous célébrons leur victoire sur le pouvoir de la mort et du mal. Kristos veuskresna !

Nos trois frères ont connu la peur ; ils ont souffert et douté. Avant leur dernière heure, ils avaient déjà pressenti ce qui les attendaient.

Kamen avait écrit ceci : "le rideau de fer devient de plus en plus opaque... On se demande si l'Eglise catholique pourra subsister en Bulgarie... Quel temps nous vivons ! Et ce n'est que le début ! Priez pour nous et bénissez- nous avant le combat pour le Christ... Priez et faites prier autour de vous pour nos frères en Bulgarie qui peut-être seront appelés à témoigner pour le Christ et son Eglise. Que nous soyons dignes du christ et de l'Assomption !". L'année suivante, il ajouta : "tous les religieux s'efforcent de se rendre dignes de la situation présente et mériter par une vie quotidienne plus fervente la grâce du martyre !" Quand plusieurs prêtres furent arrêtés en juin 1952, Pavel déclara : "ce n'est pas encore fini, chacun attend son tour... que la volonté de Dieu soit faite !"


Par leur façon d'affronter leur souffrance, nous pouvons voir des hommes qui ont donné leur vie pour leur Congrégation, pour leur mission, pour l'unité de l'Eglise et pour leurs frères et sœurs. Ils étaient prêts à sacrifier leur vie par amour pour le Christ et Son Eglise.

Comment ne pas nous réjouir en ce jour de ce grand attachement de nos frères pour leur famille religieuse. En 1950, alors que la persécution s'intensifiait en Bulgarie, l'Assomption, elle, célébrait le premier centenaire de sa fondation en France. La même année, en mai, le Père Kamen écrivait ces mots émouvants à mon prédécesseur le Père Gervais Quénard : "Ai-je besoin de vous dire que nous sommes prêts à témoigner pour Dieu et son Eglise. Certains sont mêmes impatients du retard de ce jour... En cette année centenaire, nous espérons que les premiers missionnaires d'Orient nous ont mérités cette grâce !"

Nous, assomptionnistes, venons de célébrer le 150ème anniversaire de notre fondation. Nos frères doivent se réjouir avec nous dans les Cieux en voyant les grâces qu'ils ont procurées à nos frères et sœurs et à toute la famille assomptionniste.

C'est de nuit que Josaphat, Kamen et Pavel ont donné leur vie et, en cette nuit ce soir, leur sainteté resplendit pour le monde entier.

Kristos veuskresna !

P. Richard E. Lamoureux
Supérieur Général


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Letter to all Brothers, Sisters, and Friends of the Assumption

Today, April 23,2002, the Holy Father declared three of our brothers, Kamen Vitchev, Pavel Djidjov, and Josaphat Chichkov, Martyrs of the faith.

They will be beatified by Pope John Paul II on Sunday, May 26, 2002, in the main square of the city of Plovdiv, Bulgaria.

Who were these three men, whose names may strike many of us as very foreign?

Father Josaphat Chichkov, the eldest of the three (born in 1884), was for a long time a teacher and educator of young men preparing for the priesthood. He was a simple man, especially effective with struggling students, and something of a technophile, using some of the "modern" tools being invented (typewriters with the Cyrillic alphabet, moving picture cameras, and gramophones) for his ministry. Accused of being a spy for the Vatican and Western capitalistic powers, he was in fact "guilty" of being a good and popular educator and a loving pastor.


Father Kamen Vitchev (born in 1893), perhaps the best known of the three, was a teacher, a scholar, and a leader. When he was arrested in December 1951, he was Vicar Provincial for the Assumptionists in Bulgaria. He had been a teacher at the Assumptionist seminary in Istanbul and for a much longer time at the College of Saint Augustine in Plovdiv. In Bulgaria he became widely known as an effective teacher and preacher of the faith and very active in inter-Church activities. He published regularly in the Assumptionist journal of Eastern theological studies called "Échos d'Orient" and fostered friendly relations with the Orthodox clergy in Plovdiv, who were often guests of the community. His articles dealt with erudite issues of Orthodox canon law, as well as events of note in the Catholic and Orthodox churches, and reflections on the life of the Christian in the world. Undoubtedly, his published thoughts on the merits of a Christian vision of the world as opposed to the dominant atheistic and materialistic doctrines did not make him a favorite of the regime. He was "guilty" of being a fine scholar and educator and passionate about the cause of unity between the Eastern and Latin churches. He had himself been ordained a priest in the Byzantine rite.

Father Pavel Djidjov was the youngest of the three (born in 1919). An accomplished athlete, a practical man, trained in business studies, he was entrusted with the financial management of the Assumptionist mission in Bulgaria but invested most of his energies in the education of young people. During his teaching years at the Assumptionist school in Varna, on the Black Sea, he was known for his unambiguous position regarding the Party in Bulgaria. He was "guilty" of defending religious freedom in the face of a totalitarian regime and was greatly beloved by his students and unambiguous in his loyalty to the Church.

All three were shot before a firing squad in the central prison of Sophia, Bulgaria, during the night of November 11/12, 1952. They had given their life generously in the service of their people and for the sake of God's Kingdom. Father Pavel wrote just weeks before his arrest: "A diocesan priest has been condemned to death, another to 20 years in prison, two others will soon be put on trial. We're awaiting our turn... May God's will be done!"

Why is this beatification such a grace for us? Obviously, it's a great joy for every member of the Assumption family, for our brothers, our sisters, all our lay friends, to have three of "our own" be so greatly honored by the Church. The Assumption itself is honored: the way of life embraced by these three men surely inspired them along the way of holiness. But the fact of their martyrdom touches us most deeply.

It's not that martyrdom is easy for us to understand. And, recently, it's been even more difficult because we've had to deal with people who claim to be martyrs when they give their life in order to destroy their enemies. It helps to understand our three martyrs by considering what martyrdom meant for Jesus. Like Kamen, Pavel and Josaphat, he spoke passionately for the truth, the truth that his Father asked him to communicate to men and women, namely, that they are not alone, abandoned, or adrift, that meaning in their life does not depend on success or material well-being. Ironically enough, people were upset with that truth, maybe with the way that God decided to communicate it to them. How did Jesus react to his critics? It would have been a contradiction for him to use violent means to convince people that God loved them and was in fact at peace with them. Consequently, having spoken as clearly as he could, he had only one other way to respond to the rejection of his message: martyrdom. He did what any real lover does: he surrendered himself into the hands of those he loved. It wasn't manipulation. It wasn't a power-play. It was hardly to his benefit. Love allowed him to do nothing else. When Fr. d'Alzon, our founder, said that love was Aintolerant," this is what he meant. It can tolerate nothing less than total self-surrender for the sake of the beloved. This is very different from the hateful and destructive pseudo-martyrdom that some practice. And while most of us will not be called to be martyrs, we are called to be as Jesus was for our world today.

The beatification ceremony on 26 May will be a powerful invitation to follow Christ more closely, to broach no compromises when it comes to the quality of our love. Other celebrations in Bulgaria will also help: on Saturday, 25 May, the eve of the beatification, we will gather in the remains of the ancient Roman amphitheatre in Plovdiv for a vigil of prayer and remembrance, and on 27 May we will be in Sofia for a Mass of thanksgiving, celebrated in the Byzantine rite and presided by the Eastern Exarch of Sofia, bishop Christo Proykov. But, in addition to these celebrations, what else can we do to benefit from the grace offered by such an event? Let me make a few suggestions.

1) Get to know Blessed Kamen, Blessed Pavel, and Blessed Josaphat

- If you have easy access to the Positio, the 457-page volume written to present the case for the three martyrs to the Congregation for the Causes of Saints, then I urge you to read it. With its historical accounts, photos, archival documents, depositions, and trial transcripts, it makes for fascinating reading. This long volume has been conveniently re-worked in a translated and more accessible form in the booklet written by Fr. Pierre Gallay, "The Martyrdom of the Three Bulgarian Assumptionists." A third way to become familiar especially with the trial leading to the execution of the three is by way of the video, produced a few years back and translated into a number of languages: "The Balkans Crucified." Finally, a very popular but historically faithful re-telling of the martyrs' story can be found in an illustrated booklet by Francis Keller, called "Memory Refound."

2) Prepare for the Feast of the Martyrs on November 13

- The Church has set this date for the liturgical commemoration each year of our three martyrs. You will soon have in hand the prayers and readings to be used for Mass. In addition to preparing the celebration of the Eucharist on November 13, perhaps you could use the occasion for a special event to make the three martyrs better known to a wider public in your area.

3) Think and "dream" about the Assumption's Mission in the "East"

- After my first visit to Bulgaria as Superior General, I became aware that I was breathing from only one lung, my "Western" lung. As a Catholic, my "Eastern" lung had remained dormant. How can we re-discover that Eastern dimension of our faith? How can the Assumption re-commit itself to the mission in the "East": in Bulgaria, in Rumania, in Israel, in Greece, in Russia, in Turkey? This is the question that Assumptionist Major Superiors considered when they gathered in Istanbul for a special meeting from April 4 to 7. Laity and religious together, we might consider the grace of this beatification as a nudge from the Spirit to imagine new ways for the Assumption to play its role in the cause for unity and in helping all Christians live from the wealth of this Eastern tradition.

4) Welcome the gift of martyrdom

- By this, I do not mean to single anyone out for martyrdom, but I would invite you to think about the ways in which Christians can and ought to be "martyrs" in our world today - not fanatics, but certainly not colorless Christians, and instead passionate lovers of the Good News. It would be a great gift indeed if this beatification helped us to embrace martyrdom as an integral dimension of our Christian vocation.

Finally, let us pray in thanksgiving and for our world, that the Lord might give us peace and life in abundance.

God, our Father, You gave both the grace and the strength of martyrdom to our brothers Kamen Vitchev, Pavel Djidjov, and Josaphat Chichkov. In a society trying to build itself up without You, You made it possible for them to witness to the Good News of Jesus, your Son. By their intercession and the gift of their life, bestow on us the Spirit of daring in order to live and to proclaim the Beatitudes unceasingly and to become artisans of unity and peace in today's world. We ask this through Jesus Christ, our Savior. Amen.

Fr. Richard E. Lamoureux, a.a., Superior General
April 23, 2002 - Rome


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Le sens d'une béatification par le Postulateur
vendredi 14 juin 2002


Le 11 novembre 1952, trois religieux assomptionnistes bulgares, les PP. Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov, étaient fusillés pour espionnage au profit du Vatican, de la France et des États-Unis. De nombreux témoignages attestent du martyre et de la sainteté de ces hommes de Dieu. Pourquoi avoir introduit leur cause pour que leur martyre soit reconnu ?

Un devoir de mémoire

Il y a cinquante ans, l'Église était coupée de nous par un rideau de fer méthodique. Une blessure qui n'est pas encore guérie. Par cette cause de béatification, il s'agissait, à travers la vie et la mort de trois prêtres, de reconnaître et de réhabiliter la vie, les souffrances, les persécutions et la mort endurées par les chrétiens bulgares du XXème siècle. De rendre leur mort à ceux qui avaient été exécutés secrètement ; à tous, chrétiens ou non, de retrouver une page de notre histoire commune, confisquée et tronquée voire niée.

Le travail d'histoire nécessaire à une telle cause a permis à tout un peuple de retrouver la mémoire de ses souffrances et de ses résistances, mais aussi de revenir sur l'histoire terrifiante de la construction d'un monde sans Dieu qui devait aboutir à la terreur et aux camps. La foi et la fidélité des chrétiens (protestants, orthodoxes, catholiques des deux rites) sortent enfin du silence, ainsi que leur martyre dans les prisons et dans les camps. Le savait-on vraiment ? Une telle béatification est une occasion unique pour mieux connaître ces pages d'histoire douloureuses et glorieuses.

Une reconnaissance

Dans le cas de ces martyrs, c'est la reconnaissance de la fidélité d'une Église inconnue et oubliée de beaucoup. C'est la reconnaissance envers des frères et des soeurs qui ont suivi le Christ, annoncé sa Bonne Nouvelle, donné leur vie à cause de lui. Dieu les a visités dans leur quotidien, comme il nous visite nous aussi. C'étaient des religieux "ordinaires", dont le destin devient extraordinaire par don de Dieu, par pure grâce. Ce qui ne peut se dire que sur le tard, car Dieu est discret comme le service. Notre vie nous dépasse, Dieu peut y inscrire des merveilles. À condition de le laisser faire.

Le mystère du martyre

Les bourreaux de ces prêtres pensaient anéantir l'Église catholique bulgare. Pour les Assomptionnistes, c'était la fin d'un grand rêve, le début d'un grand dépouillement et d'une grande blessure. Ce "petit reste" bulgare devient la gloire de cette congrégation reconnue pour son service séculaire de l'unité des Églises, rendue visible, par ce petit "rien", dans cette mission toujours aussi fragile, comme la grande cause de l'unité des Églises et de l'éducation.

Un rappel de notre vocation

Chaque béatification illustre un des dons multiformes de l'Esprit et propose un modèle de sainteté. Ces trois martyrs bulgares, "en raison de leur dynamisme, de leur fidélité à l'Évangile, de leur service désintéressé de la nation, (ils) se présentent comme des modèles pour les chrétiens d'aujourd'hui, spécialement pour les jeunes de Bulgarie qui cherchent à donner un sens à leur vie et qui veulent suivre le Christ dans la vie laïques, dans la vie religieuse et dans le sacerdoce", déclarait Jean-Paul II dans son homélie de béatification à Plovdiv, le 26 mai dernier.

Dans la tourmente communiste, ils ont tenu dans la foi. Nous sommes appelés, nous, à tenir dans la tourmente plus insidieuse de la consommation, du libéralisme sauvage et des valeurs mondaines qu'ils véhiculent, en aimant le monde et en privilégiant - comme ils ont su le faire - ce qui est beau et bon.

Le défi de l'unité

À chaque béatification sa tâche : ici, bâtir une Église à "deux poumons", encourager tout le catholicisme à ouvrir son esprit et son coeur à la tradition orientale. Symbole fort : trois jours avant Jean-Paul II à Plovdiv, le patriarche Alexis II de Moscou, canonisait à Novossibirsk deux prêtres orthodoxes fusillés en 1937 sur ordre de Staline.

Bernard Holzer
Assomptionniste, postulateur de la cause


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Productions

CONSEIL DE CONGRÉGATION 2002

Le 34ème Conseil de Congrégation s'est tenu dans deux lieux, à Istanbul (Turquie) et à Rome (Italie), sur le thème : "L'avenir de la Congrégation... Une préoccupation pour toutes les générations".
Du 4 au 8 avril 2002, les participants au Conseil se sont d'abord rendus à Istanbul pour exprimer la solidarité de l'ensemble de la Congrégation aux deux religieux et à l'évêque assomptionnistes encore présents dans cette ville et ce pays traditionnellement musulman. Cette visite a eu pour but de sensibiliser l'ensemble de la Congrégation aux enjeux d'une présence en Turquie, d'écouter la Province de France, qui en a la responsabilité, de partager ses objectifs et de discerner les appuis concrets à lui apporter pour maintenir une présence assomptionniste dans cet avant-poste de la mission.
Du 9 au 20 avril, le Conseil a travaillé dans la maison généralice, à Rome.

a) Les Participants

Conseil général :

Richard Lamoureux, Supérieur Général
Julio Navarro, Vicaire général, Assistant et Procurateur
Marcel Poirier, Assistant et Économe général
René Mihigo, Assistant général
Bernard Holzer, Assistant, Secrétaire général et Postulateur

(Vice-) Provinciaux :

André Antoni, Provincial de France
Daniel Carton, Vice/Provincial de Madagascar
Arnold Castro, Provincial de Belgique-Nord
José Geraldo da Cruz, Provincial du Brésil
Jean-Marie Denis, Provincial de Belgique-Sud
John Franck, Provincial d'Amérique du Nord
Miguel Fuentealba, Provincial de Chili-Argentine
Benoît Grière, Assistant de France
Mart Lemmens, Provincial des Pays-Bas
Manuel Martínez, Provincial d'Espagne
Jean-Marie Meso Paluku, Provincial d'Afrique
Pierre-Emmanuel Rospide, Assistant de France


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b) Le cadre

Le Conseil de Congrégation a commencé le 4 avril 2002 par un pèlerinage de quatre jours à Istanbul pour réfléchir à l'avenir de la Mission d'Orient de l'Assomption. Tous les Supérieurs majeurs de la Congrégation - à l'exception du Père Jean-Marie Meso, Provincial d'Afrique, qui n'avait pu obtenir son visa - se sont retrouvés à la communauté de Kadiköy (sur la rive asiatique du Bosphore) avec la Supérieure Générale et la Provinciale de France des Oblates.

Plusieurs rencontres - mises en perspectives par la lecture des lettres que le Père d'Alzon envoya de Constantinople - ont permis au groupe de comprendre la situation : le Patriarche de Constantinople, Bartholomeos Ier, le Vicaire Apostolique, notre confrère assomptionniste, Mgr Louis-Armel Pelâtre, l'Évêque de l'Église syrienne orthodoxe, Mgr Philoxenos Cetin, Soeur Camilla Stellaci, Présidente de l'Union des Religieux et Religieuses de Turquie (URT), des laïcs et nos deux communautés assomptionniste et oblate.

À la suite de la réflexion du Conseil général, le Père Richard Lamoureux a adressé une Lettre "L'Assomption en Turquie" à tous les religieux et Soeur Claire Rabitz, Supérieure Générale des Oblates à toutes les Oblates (9 mai 2002). Cette Lettre (voir plus loin) résume les propositions retenues et la marche qui sera suivie.


À Rome, après un partage sur les événements du monde - à partir d'une réflexion du cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan : "Terrorisme, mesures de rétorsion, légitime défense, guerre et paix" -, un long tour des Provinces et des Régions - notamment à partir des rapports sur les Visites canoniques - a surtout révélé la souffrance des peuples au milieu desquels nous nous trouvons et oeuvrons. Les crises en Argentine, en Colombie, au Congo, en Israël, à Madagascar, en Russie, en Espagne et aux États-Unis sont troublantes. Les participants ont été touché aussi par la pauvreté de la Congrégation : manque de personnel, difficulté à trouver des formateurs et des responsables, problèmes économiques, questions sur l'avenir... Tout au long de ce Conseil, le thème de la pauvreté n'était jamais loin des esprits. Elle fut au coeur de la prière sur la tombe de saint Pierre.

Après l'étude du Rapport du gouvernement général, cinq grands sujets ont mobilisé les Provinciaux et l'équipe généralice : La Mission/Vision de la Congrégation et son charisme ; nos activités apostoliques (notamment les paroisses, justice et paix et l'oecuménisme) ; l'animation des communautés ; la formation et les finances.


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Les travaux du Conseil de Congrégation

Le Rapport du Supérieur Général

Après une première partie du Rapport du Conseil général rendant compte de l'activité du Gouvernement général durant l'année 2001*, le Père Richard Lamoureux introduit le travail de réflexion du Conseil.

Quel est ce don de l'Assomption fait à l'Église ?

À la demande du Chapitre général, nous sommes en train de répondre à cette question, de réfléchir à notre charisme, pour essayer de comprendre ce don de l'Assomption à l'Église.

Cette réflexion n'est pas suscitée par une crise d'identité, ni par une préoccupation identitaire malsaine, mais par une redécouverte, une nouvelle appréciation, une nouvelle fierté, une reconnaissance plus profonde que l'Assomption est vraiment un don, qu'il faut davantage connaître et exploiter pour le service du peuple de Dieu. Ce don est confié à nos soins. Nous avons la responsabilité d'exploiter cette richesse pour l'Église. Pour le faire, il faut le connaître.

Quel est donc ce don de l'Assomption fait à l'Église ? Comment pouvons-nous le mettre au service du Peuple de Dieu ?

La conjonction "et" lie les deux questions. Elle est cruciale. Elle signifie que la première question et la deuxième sont intimement liées. Indissolublement liées, nous les séparons. Cette conjonction est importante, car nous risquons de nous perdre dans des réflexions abstraitement théoriques ; belles et édifiantes, mais inutiles.

Comment pouvons-nous mettre ce don au service du Peuple de Dieu ?

Comment pouvons-nous traduire notre réponse à la première question en termes très concrets ? Comment traduire notre charisme en termes de stratégies ? Comment lier nos stratégies au don, en fonction et au service du don ? Sans cela, nos activités seront sans orientation, sans but, sans finalité...

Ces deux questions ne sont pas les questions de Richard, ni une affaire américaine. D'Alzon lui-même y réfléchissait. Les Pères Kamen, Pavel et Josaphat avaient, eux aussi, une vision et des stratégies. Le discours d'Emmanuel d'Alzon, lors de la clôture du Chapitre général de 1858, contient une réflexion en deux parties : une réflexion sur notre mission "sur quelle base repose l'oeuvre de l'Assomption" - quelle est notre vision - et une réflexion sur nos apostolats "par quels moyens pouvons-nous la développer ?". Nous négligeons trop la première et insistons trop sur la deuxième. Nous pensons en termes d'apostolat et pas suffisamment en fonction de la mission dont ces apostolats sont un moyen. Ces deux questions sont liées.

D'Alzon choisit ses apostolats en fonction de la mission. Quand ils ne servent plus, il les supprime. On l'accusait de ne pas être suffisamment persévérant ; il était persévérant au niveau de la mission, mais très souple et très ouvert quant aux apostolats. L'Assomption ne se définit pas par ses oeuvres, elle se définit par sa mission.


Quand je lis dans un dossier d'un jeune religieux qui demande la profession perpétuelle : "Ce que j'aime à l'Assomption, c'est la liberté de faire n'importe quoi", je ne suis pas d'accord. Un Assomptionniste ne peut pas faire n'importe quoi, il ne peut faire que ce que lui permet de réaliser la mission de l'Assomption. Les apostolats découlent, sont la conséquence de la mission. La contrainte, c'est la mission. C'est en ce sens que je comprends les numéros 16 et 18 de la Règle de Vie qui soulignent certains apostolats à privilégier. La mission d'Orient est à privilégier comme certains apostolats parce qu'ils sont intimement liés à notre mission, à ce que nous sommes. Nos apostolats nous semblent dispersés parce que nous n'avons pas assez réfléchi à notre mission.

Trois appels me semblent importants dans ce contexte de mission :

- une réflexion et une articulation de notre mission, notre raison d'être, "la base sur laquelle repose l'oeuvre de l'Assomption" ;
- une élaboration de stratégies concrètes pour réaliser cette mission ;
- la formation de responsables (à tous les niveaux) capables de communiquer la mission périodiquement et fréquemment (cf. Néhémie).
- Parce que nos amis laïcs nous demandent: "Qui êtes-vous ?". Pour motiver nos religieux et nos communautés ; plusieurs jeunes religieux disent en effet : "Je ne sais pas ce que l'Assomption attend de moi : trouver un toit et un salaire ?" Pour souder la communauté.

Refuserons-nous de faire face à ce défi réel ? Pour le relever, il est nécessaire de faire un planning sérieux, d'être exigeant et perspicace, d'évaluer notre progrès d'une façon régulière, et tout cela à un rythme régulier...
Une proposition : définir un projet de communauté apostolique dans chaque Vice/Province et pour chaque communauté locale.

Questions :

1) Tout ce que je dis là, dans une un certain sens, est l'évidence même. Mais comment se fait-il que, lorsque je pose cette question à des religieux, ils répondent presque toujours : "Je ne crois pas que notre Province a une raison d'être, une vision" ?

2) À quel point avons-nous toujours une certaine réticence à définir notre charisme ou notre raison d'être ?

3) Comment poursuivre la réflexion sur les oeuvres qui nous sont très chères comme Assomptionnistes (cf. n° 15, 16 et 18 de notre Règle de Vie) ?

4) Quelles méthodes avez-vous trouvées pour communiquer périodiquement la raison d'être de votre Province ?

5) Êtes-vous d'accord sur la proposition faite : Définir un projet de communauté apostolique dans chaque Vice/Province et pour chaque communauté locale ?

Les thèmes de travail et les décisions

Mission De La Congrégation Et Charisme

La Lettre n° 5 sur la communauté apostolique
Les membres du Conseil de Congrégation ont partagé les idées forces de cette nouvelle Lettre du Général, en insistant sur la façon de pouvoir recueillir les partages des communautés.

Lettre sur la mission d'Orient (voir plus loin)

Bilan du 150ème anniversaire
Un tour de table permit au groupe de se rendre compte des multiples initiatives qui avaient été prises pour célébrer cet anniversaire. Ce fut une occasion pour approfondir notre spiritualité et de visibiliser notre spiritualité et notre action "pour que le Règne vienne". Le bulletin AA-Informations en a rendu largement compte.

La béatification des Martyrs bulgares
Une information détaillée est donnée par le Postulateur sur les différents "produits" en cours : les Pèlerinages (court et long) sur les pas des Martyrs, les différentes versions de la Vidéo "Le Balkan crucifié" (52 mn), la Vidéo "Images de Bulgarie. Rites et tradition" (31 mn), le Film du procès communiste (5 mn, vidéo muette, DVD), les images des martyrs, les Brochures présentant les Martyrs, les médailles, la Bande dessinée, le dossier de presse, le livret liturgique pour la célébration de béatification de Plovdiv (Prions en Église) et pour la célébration d'action de grâces à Sofia (Prions en Église), les photos disponibles sur le web, ainsi que d'autres produits.

La collaboration Laïcs-religieux
Le Conseil a demandé de poursuivre cet effort de collaboration, notamment dans le domaine de la formation des laïcs et de leur association à nos structures, en notant les pas qui seront faits.
Il a souhaité également préparer la participation de plusieurs laïcs au Chapitre général 2005.
Le Conseil de Congrégation de 2003 précisera le type de participation souhaité, le type de délégation et les sujets à aborder avec eux.
Concernant le volontariat assomptionniste, il a encouragé les Provinces à collaborer avec la structure mise en place par la Province de France et à élargir son champ d'activités. Il a aussi encouragé la participation de jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) de Toronto.

La restructuration des continents
Après plusieurs échanges sur le thème de la restructuration au niveau des continents, le Conseil de Congrégation a dégagé un certain nombre d'orientations.
En Europe, les Provinciaux sont invités à reprendre cette discussion au cours de leur rencontre de Londres pour arriver à des orientations claires, en 2005 ; sur l'organisation de l'Europe du Nord et sur l'Orient.
L'Amérique du Nord est encouragée à poursuivre des projets précis de collaboration et à prévoir une fondation internationale aux États-Unis avec des jeunes de plusieurs Provinces.
La priorité de l'Afrique est à la décentralisation dans la solidarité ainsi qu'à la formation de responsables.
L'Assomption de l'Amérique du Sud sensibilisera les religieux à l'internationalité. Elle s'interrogera aussi sur l'évolution de la Colombie et les futures structures du Vicariat.

Pour soutenir l'effort entrepris en Europe, le Conseil de Congrégation a voté, à l'unanimité, l'orientation suivante :

"Afin de poursuivre la mise en oeuvre de la décision du Chapitre Général (n° 211),
"Le Chapitre général érige la Commission des Provinciaux d'Europe, ou de leurs délégués, qui aura à proposer, dans les trois ans qui viennent, la constitution d'une structure européenne adaptée à l'état réel des Provinces vieillissantes."
conformément à l'esprit de notre Règle de Vie (n° 80),
"Le Chapitre général ou, si le cas se présente entre deux Chapitres, le Supérieur général avec le consentement du Conseil de Congrégation peut : ériger, modifier ou supprimer une (vice) Province, après consultation des communautés et du Conseil de Province concernés."

Afin de dynamiser davantage notre mission, de favoriser l'animation et d'apporter une plus grande vitalité au service du Royaume,
après avoir pris connaissance des progrès déjà accomplis au cours des rencontres des Provinciaux d'Europe (connaissance mutuelle, "petits pas", commissions européennes...),
le Conseil de Congrégation, réuni à Rome du 9 au 20 avril 2002, demande aux Provinces d'Europe de réfléchir et d'élaborer les étapes possibles et les modalités (collaboration, co-responsabilité, organisation) pouvant conduire à la constitution d'une ou de plusieurs entités assomptionnistes européennes qui tiennent compte des réalités des pays et des régions.
Le Conseil de Congrégation de 2003 et celui de 2004 évalueront les propositions faites et proposeront un éventuel calendrier et les questions à soumettre aux Chapitres provinciaux et au Chapitre général de 2005."

Le Centre d'Alzon
L'objectif est de faire du Centre d'Alzon un instrument de formation et de recherche en spiritualité à l'Assomption. Pour cela, il a été décidé d'encourager l'utilisation de cette banque de données ainsi que l'étude et la recherche ainsi que la mise en place d'une équipe d'animation, intimement liée à l'équipe web.

Le site web
Le 18 avril 2002, au cours du Conseil de Congrégation, a été lancé le site web de la Congrégation: www.assumptio.org
Il sera l'occasion de faire connaître la Congrégation et sa spiritualité, mais aussi de permettre des échanges à l'intérieur de la Congrégation.

Un Logo de Congrégation
Le Conseil de Congrégation a renouvelé, par un vote quasi unanime, son accord pour la recherche d'un signe distinctif commun à toute la Congrégation. Ce qui n'empêche pas des signes distinctifs par Province. Une démarche a été initiée. Il s'agit de la continuer en espérant arriver à un consensus au niveau de la Congrégation. Cette démarche veillera à prendre en compte la réflexion sur le charisme.

Nos Activités Apostoliques

Pastorale des vocations
Cette pastorale "ingrate" a besoin de beaucoup de soutien. Les Provinciaux et le Conseil général doivent encourager les Commissions qui travaillent. Celles-ci doivent se sentir soutenues par un religieux qui représente l'ensemble de la Congrégation. Il devrait visiter les lieux où l'on s'efforce de faire quelque chose.
Richard Lamoureux conclut le tour de table en partageant un de ses soucis : comment appeler à une démarche de foi dans les pays du Nord. Il souhaite vivement que la réflexion sur une spiritualité du XXIème siècle puisse être entreprise rapidement. Sans oublier une réflexion propre aux pays du Sud.

Les paroisses
De nombreux religieux oeuvrent dans des paroisses. Il convient d'en rassembler quelques-uns pour faire un état des lieux et des réflexions déjà menées, d'identifier les difficultés et de proposer des pistes concrètes pour que cet apostolat soit marqué par le charisme de l'Assomption ainsi que des critères sur le type de paroisse à accepter, sur leur fonctionnement, sur la préparation des personnes...
Le Conseil général reprendra cette question - en lien avec le Provincial d'Espagne - et proposera une démarche pour 2005.

Justice et paix
Pour que tous les religieux soient solidaires des pauvres, et pas seulement ceux qui sont engagés dans des activités sociales très typées. "Tous pour les pauvres, beaucoup avec les pauvres, quelques-uns comme eux" (Chapitre général 1999, n° 55), une réflexion sur l'aspect social de notre charisme assomptionniste est demandée.

L'animation des Communautés

Lettre n° 5
Cette nouvelle Lettre, consacrée à la communauté apostolique, sera un des moyens privilégiés pour l'animation des communautés. Puisse-t-elle susciter le partage et la conversion ?

3ème Âge
Le Conseil a réaffirmé sa conviction que les religieux âgés doivent être heureux jusqu'à la fin de leur vie et vivre en communauté apostolique.
Le Conseil recommande qu'une Commission européenne réfléchisse à une maison de repos où les religieux vivraient avec des laïcs, en témoignant de leur vie religieuse jusque dans la vieillesse. Cette Commission devrait aussi prendre en compte des enjeux du vieillissement comme la fin de vie et l'euthanasie. Dans le contexte d'une société qui préconise l'euthanasie, une maison de repos, où une communauté de religieux témoigne auprès de laïcs d'un Aart de vivre" fraternel, peut être un témoignage apostolique.

La Formation

La formation est une question capitale pour la Congrégation. Elle est une priorité pour le Conseil général. Après cinq Visites canoniques et un temps assez important passé avec jeunes, celui-ci a pu repérer des défis, des problèmes, des questions et les partager avec les Provinciaux. Ses questions concernent notamment la formation permanente et initiale, la formation des formateurs et la formation apostolique qu'il faudra apprendre à évaluer.

Deux sessions ont particulièrement été étudiées : la CAFI 2003 (Communauté Assomptionniste de Formation à l'Internationalité) qui aura lieu à Nîmes (France), du 1er juillet au 31 août 2003 et une Session pour responsables qui sera proposée aux Provinces.

Une information fut partagée sur la rencontre romaine des responsables des quatre collèges de Belgique.

À l'unanimité, le Conseil de Congrégation décide de confier au Conseil général la mise au point d'un temps d'approfondissement pour les 50-55 ans. Il présentera un bateau-cible au Conseil de Congrégation de 2003.

Les finances, ou notre avoir au service de la mission

L'Économe général a présenté le bilan et les comptes de la Curie généralice au Conseil de Congrégation. Il a aussi fait le point sur le Fonds apostolique.
Le bilan et l'état des revenus, des dépenses et des variations dans les Fonds propres au 31 décembre 2001 ont été approuvés à l'unanimité, de même que le budget 2002. L'Économe général fut félicité pour ses documents caractérisés par la clarté, le sérieux et le souci pédagogique.

Concernant le financement des gestes prophétiques, il a été décidé de mettre en place une stratégie globale pour ramasser les fonds nécessaires pour les projets approuvés et d'engager une campagne de collecte des fonds.

Le montant des demandes à la Caisse de solidarité était supérieur de 27.000 US $ aux fonds disponibles. Des efforts ayant été demandés aux Provinces qui sollicitaient de l'aide, un équilibre a pu être trouvé. Cette année, la solidarité s'élève à 522.090 $ US.

Les Provinciaux d'Europe donnèrent une information sur la constitution de l'Agence Solide, dont les statuts définitifs ont été approuvés à Valpré, le 15 mars 2002. Ses efforts devraient précisément soulager, à terme, la Caisse de solidarité.

Dans les différents pays où oeuvre l'Assomption, il est nécessaire de créer une structure juridique, s'inspirant des statuts "laïques" de Solide, pour servir de partenaire local à l'Agence, notamment pour la formation de partenaires locaux. Chaque Provincial devra nommer, pour le 15 juin 2002, un responsable-correspondant de l'Agence.

Autres travaux

Différents groupes, appelés "d'intérêt commun", se sont retrouvés pour permettre aux Provinciaux et aux Assistants généraux de se concerter sur divers sujets dont les conclusions éventuelles furent rapportées à l'ensemble des membres du Conseil de Congrégation.

- Un rapprochement entre les Provinces de France et des États-Unis concernant Bayard.
- La décision d'une visite commune des Provinces d'Afrique et de France, en Afrique de l'Ouest en janvier-février 2003, en vue d'une fondation.
- L'Assomption en Asie (Corée, Vietnam, Philippines, Inde).
- Les célébrations du Centenaire de la présence assomptionniste en Russie et la préparation d'un Colloque d'histoire à Rome.
- Diverses sessions : "Une spiritualité pour le XXIème siècle", "Autour d'Augustin".

Prochain Conseil de Congrégation

Il fut décidé enfin que le Conseil de Congrégation 2003 aurait lieu à Rome, du lundi 28 avril 2003 (soir) au vendredi 9 mai (midi). Compte-tenu de la grandeur de la Province d'Afrique et des enjeux pour l'avenir, le Conseil a décidé d'inviter au prochain Conseil de Congrégation un membre du Conseil provincial d'Afrique.

Discours de clôture
par le Père Richard Lamoureux

"La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun... C'est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous." (Actes 4, 32-33, mardi, 9 avril 2002, 2ème semaine de Pâques)

Chaque jour, au cours de ce Conseil, nous avons médité les lectures de ce livre, un livre souvent cité par saint Augustin, celui qui fonde sa pensée sur la communauté.

Dans les Actes des Apôtres, on parle d'une petite communauté, d'une communauté "pauvre" et "solidaire" (où tout était librement mis en commun), d'une communauté forte dans la prière, puissante dans le témoignage (grâce à l'unité et à la conviction de ses membres) et dans le ministère (car Jésus oeuvrait à travers eux).

Quand on a demandé au cardinal Ratzinger quel serait le visage de l'Église de demain, il s'est inspiré - je crois- de ce passage des Actes pour répondre (dans Voici quel est notre Dieu), se basant sur le chapitre 4 des Actes. Pour lui, l'Église de demain sera modeste, composée de petites communautés intimement liées entre elles, ferventes dans la prière, rayonnantes au service du monde.

Nous aussi, nous nous sommes posés la même question : quel est notre avenir ? Comme Augustin, comme Ratzinger, nous ferions bien de nous inspirer de ce même texte.

La pauvreté est le fondement d'une vie religieuse saine (voir Père Pedro Arrupe s.j.). L'avenir pour nous se trouve dans le sens de la pauvreté. Comme cette communauté primitive, nous avons senti la pauvreté à l"Quelle nous sommes appelés. Comme les premiers chrétiens, nous sommes pauvres, mais notre pauvreté n'est pas choisie. Elle nous est d'abord imposée. Nous sommes pauvres, à cause de la violence et des souffrances de chacun de nos pays et/ou de nos Églises. La pauvreté est présente dans chacune de nos Provinces, préoccupées par leur avenir.
Nous l'avons souligné à plusieurs reprises, la pauvreté est dans nos paroisses, dans les lacunes de notre formation.

Mais notre pauvreté n'est pas choisie, contrairement à celle des Actes. Ce qui importe, c'est la façon dont nous y répondrons : puisque notre pauvreté nous est imposée du dehors, le défi est de l'accepter comme une grâce. Défi pour les Provinces qui ont encore des ressources - de l'argent ou des vocations - car ces ressources peuvent inspirer un sentiment de sécurité et d'autosuffisance. Défi pour les Provinces qui n'ont pas de ressources : le manque d'argent ou de vocations peut inspirer un sentiment d'inutilité, de découragement.

Le défi pour nous est donc d'admettre notre pauvreté et d'essayer de travailler avec elle comme une grâce.

L'Assomption est appelée aujourd'hui à une nouvelle pauvreté évangélique, à une pauvreté dans un esprit augustinien : en vivant la communauté apostolique d'une façon radicale.

Plusieurs événements de ce Conseil nous orientent dans cette direction :

1) Le partage sur le texte du cardinal Martini. Nous avons d'abord vécu un exercice de dépouillement, dans un effort pour essayer de comprendre la pensée d'un autre, en allant au-delà de mes propres catégories de pensée et de mes analyses habituelles. C'était un exercice de lectio divina, une tentative de juger la réalité du point de vue de l'Évangile. Quel défi ! :

"La paix n'est pas seulement l'absence de conflit... La paix est le fruit d'alliances durables et sincères, à partir de l'Alliance que Dieu fait dans le Christ en pardonnant à l'homme, en le réhabilitant et en se donnant à lui comme partenaire d'amitié et de dialogue, en vue de l'unité de tous ceux qu'il aime. En vertu de cette unité et de cette alliance, chacun voit dans l'autre avant tout un être semblable à lui-même, comme lui aimé et pardonné et, s'il est chrétien, il lit sur son visage le reflet de la gloire du Christ et la splendeur de la Trinité. Il peut dire à son frère : tu es extrêmement important pour moi, ce qui est à moi est à toi. Je t'aime plus que moi-même, ce qui te regarde m'importe plus que ce qui me concerne. Et puisque ton bien m'importe souverainement, le bien de tous, le bien de l'humanité nouvelle m'importe : non plus seulement le bien de la famille, du clan, de la tribu, de la race, de l'ethnie, du mouvement, du parti, de la nation, mais le bien de toute l'humanité : c'est cela la paix."

C'est un appel à un travail de réconciliation et d'unité (à travers l'éducation... ), un art du dialogue à acquérir.

2) C'est dans ce contexte que nous avons reconsidéré notre Mission de l'Orient, une tradition riche, pour laquelle quelques-uns des nôtres ont donné leur vie pour la mission et ont été honoré par l'Église pour ce martyre. Y a-t-il une terre de mission plus difficile aujourd'hui ? Tout en reconnaissant nos grandes limites, j'aimerais que nous invitions nos frères de la Congrégation à cette mission d'unité et réconciliation. Pas seulement par une présence, mais pour une ambition bien plus grande : vivre l'Évangile (et les Actes) et proclamer la Bonne Nouvelle en l'incarnant dans notre vie, dans l'oecuménisme, à travers les contacts inter-religieux, par le service des pauvres. Il nous faut être ambitieux, même si nos projets immédiats ne peuvent être que très modestes. Ce qui importe, c'est que ces modestes projets soient clairement en lien avec une plus ambitieuse raison d'être d'ensemble, de travailler à la communion.

3) Une autre mission plus difficile peut-être : la nouvelle évangélisation dans des lieux comme les Pays-Bas et tout notre hémisphère Nord, dans des cultures déchristianisées. En Hollande, je ne vois pas comment elle pourrait se faire à moins de fonder une communauté internationale. D'autres communautés internationales seraient à fonder dans des pays du "Nord" comme aux États-Unis, où la prêtrise et la vie religieuse sont les moins appréciées parmi toutes les "options de carrière" possibles...

4) Nous avons commencé aussi une réflexion sur les priorités apostoliques pour la Congrégation selon le critère de la mission et pas seulement selon le critère d'un travail intéressant à poursuivre, dans les paroisses, l'éducation, les moyens de communication.

5) Nous avons aussi parlé de régionalisation, de continentalisation, de sens de Congrégation.

Comment dépasser les limites des Provinces actuelles ? L'Europe cherche en ce sens. Les communautés internationales sont aussi une piste comme le site Web.

6) La formation a besoin d'être revue, à tous les niveaux : pour nos jeunes, les religieux d'âge moyen, nos frères anciens.

7) La solidarité est une expression de notre communion, grâce à la Caisse de solidarité, au Fonds apostolique, à l'ONG. Ces moyens traduisent un vrai souci pour les confrères.
La pauvreté, oui, mais à travers une solidarité et une communion de plus en plus profonde.

8) Finalement, nous avons redécouvert la force d'une vision, celle de la communauté primitive, celle de la communauté de Grottaferrata, à l'exemple des moines de Saint Nil, qui poursuivent l'oecuménisme par la liturgie.
Revenons à la vision articulée dans le passage des Actes que j'ai cité au début : mettez toute chose en commun, car rien ne t'appartient en propre. La mission t'est donnée, y compris l'infécondité.

Nous avons introduit l'année qui vient, nous avons inauguré une année de réflexion, de prière, de célébration autour de la communauté apostolique que nous avons cherché à vivre.


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ALLOCUTION à sa Sainteté, Bartholomé Ier, Archevêque de Constantinople et Patriarche Œcuménique
jeudi, 4 avril 2002

Sainteté,

C'est un grand honneur de pouvoir vous saluer aujourd'hui au nom du Conseil général, de la Supérieure Générale des Oblates de l'Assomption, Sœur Claire Rabitz, de la Provinciale de France, Sr. Marie Aline, et de tous mes confrères ici présents et de toux ceux qu'ils représentent dans le monde entier. Nous vous sommes très reconnaissants de votre accueil aujourd'hui et de votre gentillesse dans le passé. Il y a cinq ans, vous avez bien voulu accueillir nos frères rassemblés à Istanbul pour une réunion d'oecuménistes assomptionnistes. Aujourd'hui vous continuez à montrer votre amabilité à notre égard. Je tiens à vous dire combien nos confrères et nos sœurs dans la communauté locale apprécient l'animation que vous donnez à cette Église, et vous savez déjà l'estime de notre confrère Mgr Louis-Armel Pelâtre à votre égard. Nous rendons grâce au Seigneur pour votre souci pastoral et votre amitié.

Nous sommes venus ici de plusieurs coins du monde. Les Supérieurs M"Jeurs de nos dix Provinces et Vice/Provinces se rassemblent une fois l'an pour réfléchir sur la vie de la Congrégation. Ils se sont décidés de commencer leur travail cette année dans cet endroit, le site d'une des premières fondations de notre famille religieuse. En venant à Istanbul c'est notre désir

- de vous dire notre attachement à l'Eglise du Christ dans ce lieu,
- de rappeler à nous-mêmes le dévouement de plusieurs assomptionnistes et sœurs Oblates de l'Assomption dans cette mission,
- d'appuyer nos communautés qui continuent toujours ce travail aujourd'hui et
- de redire notre désir de poursuivre notre travail au service de l'Evangile en cet endroit.

L'Eglise d'Istanbul portait un grand intérêt pour notre fondateur, le Père Emmanuel d'Alzon, qui s'y est rendu déjà en 1863, peu après la fondation de sa Congrégation religieuse. Il est venu encouragé par le Pape Pie IX, et un grand nombre de religieux l'ont suivi, passionnés pour le règne de Dieu et l'amour du peuple qu'ils ont trouvé sur place. Sainteté, je suis très heureux de pouvoir rappeler tant de frères assomptionnistes qui par leur soins pastoraux ont pu servir les chrétiens de ce lieu. Je me souviens aussi de ces confrères qui par leurs efforts scientifiques inlassables ont pu contribuer à une connaissance plus approfondie de la riche théologie et de la profonde piété de l'Eglise Orthodoxe et ont pu ainsi encourager et favoriser une rencontre de nos Eglises sur le terrain solide et fécond de la vérité.

Si nous sommes là aujourd'hui, c'est pour vous assurer de notre affection fraternelle et pour demander votre conseil sur l'avenir de notre présence en Turquie. Notre fondateur nous a engagés dans la grande cause de l'Unité de l'Eglise. Certes, les approches œcuméniques d'aujourd'hui ne sont pas celles du dix-neuvième siècle quand le P. d'Alzon s'est rendu à Kadiköy pour la première fois, mais nous lui devons beaucoup pour la base solide sur l"Quelle il a fondé son souci œcuménique. Il comporte quatre principes qui inspirent toujours notre travail dans ce domaine :

un amour profond de l'Église de Jésus Christ. C'est seulement en restant fidèle à la volonté de notre Seigneur Jésus Christ qu'on pourra réaliser l'unité pour l"Quelle Il a tant prié lors du dernier repas avec ses disciples ;

un amour de la vérité et une vénération, si j'ose dire, pour l'étude, en insistant surtout sur les Pères de l'Église, tant de l'Orient que de l'Occident. Une recherche rigoureuse de la vérité est exigeante, mais elle tend à nous rendre humble et nous purifie, nous permettant une base de compréhension commune ;

un amour de la liturgie, car elle "enseigne" d'une façon qui complète la recherche théologique formelle, et souvent elle la dépasse ;

une importance donnée à l'amitié. Nous ne la considérons peut-être pas assez comme un "moyen" œcuménique parmi les autres, mais c'était une dimension importante de la vie du P. d'Alzon. Il savait que le contact au niveau de l'amitié pouvait nous permettre une rencontre plus profonde à d'autres niveaux.

Même si l'œcuménisme d'aujourd'hui n'est pas celui du dix-neuvième siècle, ces quatre principes du P. d'Alzon restent un défi toujours actuel.

Il n'est pas nécessaire de répéter combien urgent est ce travail œcuménique de nos jours. Nous faisons nôtre le grand désir de l'Evêque de Rome que bientôt nos Eglises soient unes. Nous pleurons la souffrance du peuple de Dieu, divisé jusqu'à la violence pour des raisons matérielles, politiques, idéologiques, et religieuses. Nous regrettons profondément notre part dans cette violence et demandons pardons du péché de plusieurs siècles. Nous avons confiance que Dieu est plein d'une miséricorde qu'Il nous transmet si généreusement à travers le sang de Son Fils sur la croix.

Nous avons voulu vous retrouver pour vous assurer de notre respect profond et de nos prières fraternelles. Mais nous voulons aussi écouter tout conseil que vous pourriez nous donner pour notre travail ici dans ce pays et nous communiquer ce que vous espérez d'une communauté comme la nôtre.

Soyez assuré, Sainteté, de notre reconnaissance et de notre prière pour vous et pour votre peuple. De nouveau, je vous remercie de nous avoir permis à cette occasion de nous rencontrer et de votre accueil chaleureux.

Richard E. Lamoureux, a.a.,
Supérieur Général


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ACTES DU SUPERIEUR GENERAL EN SON CONSEIL

Nomination de Provinciaux :

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a sollicité

le 4 juin 2002, le Père Guy Leroy pour un premier mandat comme Provincial de Belgique-Sud. Ce dernier accepte la charge le jour-même, entrant en fonction le 12 juin 2002.

le 7 juin 2002, le Père Manuel Martínez Alaminos, comme Provincial d'Espagne, pour un troisième mandat. Ce dernier accepte la charge le jour-même.

le 8 juin 2002, le Père André Antoni, Provincial de France, pour un deuxième mandat. Ce dernier accepte la charge le 10 juin 2002.

le 7 juin 2002, le Père John Franck, Provincial d'Amérique du Nord, pour un troisième mandat. Ce dernier accepte la charge le jour-même.

le 9 septembre 2002, le Père José Geraldo da Cruz pour un second mandat comme Provincial du Brésil. Ayant accepté la charge, le nouveau mandat débutera le 1er novembre 2002.

le 24 décembre 2002, le Père Lambert Maurissen, Provincial de Belgique-Nord, pour un premier mandat.


Admission à la profession perpétuelle :

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a admis à la Profession Perpétuelle :

le 08.03.02, Fr. Sébastien Bangandu Mwanza (RDC Pr. d'Afrique)
le 08.03.02, Fr. Frédéric Kakule Kavunga (RDC Pr. d'Afrique)
le 08.03.02, Fr. Benjamin Kakule Kamwite (RDC Pr. d'Afrique)
le 11.03.02, Fr. Melchior Kakule Vanzwa (RDC Pr. d'Afrique)
le 11.03.02, Fr. J. Baptiste Kasereka Kayisirirya (RDC Pr. d'Afrique)
le 11.03.02, Fr. Jean René Kasereka Bayengo (RDC Pr. d'Afrique)
le 11.03.02, Fr. Mulumba Kambale Matsongani (RDC Pr. d'Afrique)
le 12.03.02, Fr. Anselme Paluku Mwenge (RDC Pr. d'Afrique)
le 12.03.02, Fr. Pedro Elías Pedraza Zorro (Vicariat de Colombie)
le 12.03.02, Fr. Pierre Claver Wendo Rumwagira (RDC Pr. d'Afrique)
le 10.06.02, Fr. Fidèle Razafitapiaka (Vice Pr. de Madagascar)
le 10.06.02, Fr. Lucien Robia (Vice Pr. de Madagascar)
le 11.06.02, Fr. Olivier Sikahwa Kamate (RDC Pr. d'Afrique)
le 11.06.02, Fr. Yves Kaghoma Sikiliza Nzuva (RDC Pr. d'Afrique)
le 10.09.02 Fr. Jean-Baptiste Kambale Migheri (Pr. d'Afrique, transféré à la Pr. Chili-Argentine)
le 12.09.02, Fr. Gaston Muhindo Kule (Pr. d'Afrique)
le 12.09.02, Fr.J-Marie Vianney Paluku Thaliwatheka (Pr. d'Afrique)
le 12.09.02, Fr. Christophe Yongesa Mbunge (Pr. d'Afrique)
le 11.12.02, Fr. Ignace Katembo Muvikwa (Pr. d'Afrique)
le 12.12.02, Fr. Robert Kambale Makasi (Pr. d'Afrique)

Appel au diaconat

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Diaconat:

le 04.03.02, Fr. Flavio Bustos Castillo (Mexique Amér. du Nord)
le 04.03.02, Fr. Iosif Gal (Roumanie Pr. de France)
le 08.06.02, Fr. Lucian Dînca (Roumanie Pr. de France)
le 08.06.02, Fr. Dominique Lang (France Pr. de France)
le 08.06.02, Fr. Edouard Chatov (Russie Pr. de France)
le 09.09.02, Fr. Anselme Kakule Wasukundi (Pr. d'Afrique)
le 09.09.02, Fr. André Katembo Mughunda (Pr. d'Afrique)
le 09.09.02, Fr. Pierre Landu Safari (Pr. d'Afrique)
le 10.09.02, Fr. Fabien Lejeusne (Pr. de France)
le 10.09.02, Fr. Sikirivwa Mawazo Kavula (Pr. d'Afrique)
le 05.12.02, Fr. Simon Kambula Sindirigha (Pr. d'Afrique)
le 05.12.02, Fr. Edgar Brice Rabarijaona (Vice Pr. de Madagascar)
le 09.12.02, Fr. Samuelson Ramanandraibe Mamitianana (V Pr. de Mad.)
le 09.12.02, Fr. Jean Honoré Randrianandrasana (V Pr. de Madagascar)
le 09.12.02, Fr. Lucien Robia (Vice Pr. de Madagascar)
le 11.12.02, Fr. Jean François Petit (Pr. de France)
le 24.12.02 Fr. Jean-Cley Rabarson (V-Pr. de Madagascar).

Appel au sacerdoce

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Sacerdoce :

le 28.02.02 Fr. Jerome Alan Lively (États Unis Pr. d'Amér. du Nord)
le 07.03.02, Fr. Jacques Kambere Kinyama (RDC Pr. d'Afrique)
le 07.03.02, Fr. Philippe Muhindo Ndungo (RDC Pr. d'Afrique)
le 11.06.02, Fr. Baudouin Kasereka Muhindo (RDC Pr. d'Afrique)
le 12.06.02, Fr. Apollinaire Vangahe Paluku (RDC Pr. d'Afrique)
le 12.06.02, Fr. Henri Vyambwera Kizito (RDC Pr. d'Afrique)
le 13.09.02, Fr. Jean Denis Randriantsoa (V/Pr. de Madagascar)
le 13.09.02, Fr.Charles Razafimanantsoa (V/Pr. de Madagascar)
le 03.12.02, Fr. Médard Kahindo Vyangavo (Pr. d'Afrique)
le 03.12.02, Fr. Wilfrid Kasereka Kibanda (Pr. d'Afrique)
le 03.12.02, Fr. Abdon Paluku Kitsetsere (Pr. d'Afrique)

Autres décisions

Nomination du Supérieur de la communauté de Rome

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a nommé le Père René Mihigo Marhegane Supérieur de la communauté locale de Rome, le 13 septembre 2002, pour un an.

Agrément du Supérieur du théologat de Kinshasa

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général agrée la nomination du Père Vincent Kambere Kaghaniryo comme Supérieur du théologat de Kinshasa (Province d'Afrique), le jeudi 12 décembre 2002.

Agrément du Supérieur du philosophat de Bulengera :

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général agrée la nomination du Père Victor Ndakasi Mathe comme Supérieur du philosophat de Bulengera (Province d'Afrique), le vendredi 13 décembre 2002.

Nomination du Supérieur de la CAFI

Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a nommé le Père José-Miguel Díaz Ayllon (Province d'Amérique du Nord-Mexique) Supérieur de la CAFI. Il sera assisté du Père René Mihigo Marhegane, Assistant général. Le Père Bernard Holzer participera au lancement de la CAFI.

Nomination des participants à la CAFI

Sur proposition des Provinciaux, les Frères suivants ont été nommés pour participer à la CAFI qui aura lieu à Nîmes (France), du 1er juillet au 31 août 2003:

- Frère Ionel Antoci (Roumanie)
- Frère Sébastien Antoni (France)
- Père Odon Armand (Madagascar)
- Frère Flavio Bustos Castillo (Mexique)
- Frère Edouard Chatov (Russie)
- Père Juan Carlos Cisterna (Chili)
- Frère Luiz Gonzaga da Silva (Brésil)
- Père Luiz Carlos de Oliveira (Brésil)
- Père Albert Emasintsoa (Madagascar)
- Père Jean-Bosco Kalekene Kambale (RD Congo)
- Père Vincent Kambere Kaghaniryo (RD Congo)
- Père Roger Kasereka Syayipuma (Tanzanie)
- Frère Dominique Lang (France)
- Père Jerome Lively (USA)
- Père Marcelo Enzo Marciel Muñoz (Chili)
- Père Claudio Molteni (Italie)
- Père Philippe Muhindo Ndungo (RD Congo)
- Frère Diego Martín Nace Kote (Argentine)
- Frère Pedro Pedraza (Colombie)
- Père Joseph Razanakoto (Madagascar)
- Père Juan Antonio Sánchez (Espagne)

Ont été nommés comme suppléants en cas d'empêchement des premiers nommés :

- Frère Iosif Balint (Roumanie)
- Père Daniel Bl"J (Roumanie)
- Père Francisco Camino (Espagne)
- Père Michaël Kakule Tsongo (RD Congo)
- Père Félix Kasereka Kisenge (RD Congo)
- Frère Christophe Husson (France)
- Frère Fabien Lejeusne (Belgique)


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LETTER # 5 OF THE SUPERIOR GENERAL

"Witnesses To Love"

Assumptionist Apostolic Community

Cette lettre est déjà présente sur ce site à la rubrique "Lettres des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque. Nous ne la reproduisons donc pas une deuxième fois ici.


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VISITATION LETTER OF THE NORTH AMERICAN PROVINCE

January 6 to February 1, 2002


Le texte de ce document n'est ici accessible que dans l'Intranet du site, donc sous mot de passe.


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SCHRIJVEN BIJ GELEGENHEID VAN HET CANONIEK BEZOEK AAN DE NEDERLANDSE PROVINCIE

Le texte de ce document n'est ici accessible que dans l'Intranet du site, donc sous mot de passe.


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CARTA DE VISITA - PROVÍNCIA do BRASIL

Visita Canônica, 16 de junho a 4 de julho de 2002

Le texte de ce document n'est ici accessible que dans l'Intranet du site, donc sous mot de passe.


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VISITATION LETTER for the ENGLISH REGION

Canonical Visitation
December 15 to 21, 2002

Le texte de ce document n'est ici accessible que dans l'Intranet du site, donc sous mot de passe.


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LETTRES ET MESSAGES

Lettre à tous les religieux sur la mission d'Orient

Lettre à tous les Augustins de l'Assomption
et à toutes les Oblates de l'Assomption à propos de...

L'Assomption en Turquie

Chers Frères et chères Soeurs,

Cette année, le Conseil de Congrégation a préparé ses travaux par un séjour de découverte, d'études, et de réflexion de quatre jours en Turquie, à Istanbul. Il a partagé la vie des communautés des Assomptionnistes et des Oblates présentes sur place pour la mission.


Une longue histoire

C'est après une rencontre avec le Pape Pie IX que le Père d'Alzon fonda en Orient: "Je bénis vos oeuvres d'Orient et d'Occident..." Ce fut le début d'une longue histoire aux multiples tourments qui connut aussi ses heures de gloire. Le 4 avril 2002, une autre rencontre, tout aussi forte, nous a marqués, celle du Patriarche de Constantinople, Bartholomeos Ier. À la question: "Que devons-nous faire ici ?", il répondit à deux reprises et vigoureusement: "Restez!"
L'Assomption a été envoyée par un Pape ; elle est aujourd'hui invitée à rester par le Patriarche orthodoxe de Constantinople. Beaucoup de chemin a été parcouru !

La Mission aujourd'hui

La Turquie d'aujourd'hui n'a plus grand chose en commun avec l'Empire ottoman. Le monde a changé ; l'Église aussi. Quelle serait aujourd'hui notre mission en Orient ?

La société turque est en pleine évolution. Les chrétiens sont devenus une toute petite minorité, divisés entre de multiples confessions et plongés au coeur d'un monde islamique partagé entre la tradition et la modernité.

Alors que nous avons pu reprendre pied en Russie, Roumanie et Bulgarie après les années noires du communisme, notre présence en Turquie s'est appauvrie avec la fermeture de la communauté d'Ankara. Il reste un travail immense à poursuivre pour la réconciliation des cultures, le dialogue oecuménique et inter-religieux. Les chrétiens ont à témoigner d'un Dieu d'Amour et de Paix.

L'Assomption, malgré ses limites et sa pauvreté, ressent plus que jamais la nécessité de travailler pour le Royaume en Turquie.

Le témoignage d'une communauté apostolique

La communauté apostolique est le creuset nécessaire de notre mission assomptionniste en Orient. La rencontre de l'Islam, le dialogue oecuménique, l'accueil des pèlerins, les études scientifiques demandent des hommes et des femmes qui vivent en communauté de frères et de soeurs pour témoigner du Royaume. De multiples chantiers sont à ouvrir avec d'autres Congrégations et avec des laïcs. L'Assomption a besoin d'hommes et de femmes qui s'engagent aujourd'hui.

Un nouvel élan

La Mission d'Orient suppose qu'elle soit notre responsabilité à tous. Pour penser - et s'engager - de façon neuve, nous avons besoin que chacun porte le souci comme le sien propre. Il en va aussi de notre fidélité au charisme de notre fondation. L'Assomption ne peut pas se penser sans l'Orient. Nous avons besoin de religieux prêts à se consacrer à cette aventure. Qui le fera ?

Le Conseil de Congrégation a décidé de demander à la Province de France en lien avec le Conseil général d'entamer une démarche pour étudier les moyens à mettre en œuvre pour renouveler notre engagement pour la Mission d'Orient et tout spécialement en Turquie.

En 1889, Mgr Boretti, Vicaire apostolique d'Istanbul, rédigeait un rapport où il parlait de notre action en Orient et il constatait que "l'esprit qui anime cette Congrégation est plus entreprenant que prudent..." Il s'agit aujourd'hui de renouveler l'audace qui fut celle de notre Fondateur et des pionniers de la Mission d'Orient.

P. Richard E. Lamoureux, a.a., Supérieur Général et
les membres du Conseil de Congrégation 2002

S. Claire Rabitz, o.a., Supérieure Générale
S. Marie Aline, o.a., Provinciale, France

9 Mai 2002 - Ascension du Seigneur


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To my "older" Assumptionist brothers

Dear brothers,

On Monday, May 20, we began Ordinary Time. As I read the passage from Ecclesiastes (chapter 2) for the Office of Readings, I said that today I would begin to write my letter to the senior religious. I'll explain in a minute why this passage so moved me.

Not too long ago, I wrote a letter to our "younger" brothers in the Congregation. When I sent it out, the Provincials wanted to know which religious should receive it: those only in temporary vows, novices also, young priests, up to how many years of priesthood? Now I'm writing to my Aolder" brothers. The question (Ato whom should it be sent?") may be even more difficult to answer for this letter.

My intention is simple: to be in closer contact with my brothers who have been obliged to curtail their activity because of age or ill-health. I know there are questions that you ask yourselves, and the answers are not always easy to find. I want you to know that I am at least aware of your questions and with you would like to find some adequate answers. Perhaps it's because I myself will pass an important milestone in September: I will turn 60 years old.

Our Chapters have tried to address these questions. One of the finest texts produced by the General Chapter of 1999 grappled with the issue. I recall the good work and considerable effort of Fr. Joseph Henri on this document in particular. The Chapter was aware of at least some of the challenges that we face as we grow older. I've become more aware of these as I've been doing canonical visitations in some of our older Provinces. I suffer with brothers who wonder if they have been of any help to anyone in their life and with those who because of the "graying" of their own Province fear that their religious family may not survive much longer in their part of the world. Sometimes, they are bored, feel useless or burdensome to others, anxious about their own health, out of touch with others in the Province or even with members of their family and therefore lonely.

By definition it is impossible to know the solitary suffering of another human being: he is and remains alone in his trial. Perhaps the best I can do is to stand by, physically, in silence and in respect. There are no words or gestures that will dissipate the solitude. The best we can say is that solitude creates a space that might dispose one to experience a presence of a different kind, one that likewise will not replace the solitude but might diminish the pain of loneliness.

In such moments I find that the Wisdom literature of the Old Testament is most helpful. A well-known Scripture scholar once said that the Wisdom books represent the minority position of the Hebrew writers. The m"Jority position can be simply articulated: obey Yahweh's commands and do good, and you will have many sons and large herds! The minority position (to be found in Old Testament writings like the book of Job, many of the Psalms, Proverbs, the Song of Songs, the Book of Wisdom, the Book of Sirach and Ecclesiastes) is likewise simply expressed: obey Yahweh's commands and do good, and you may still suffer!

This is what I found in that passage from Ecclesiastes (chapter 2), just a few weeks ago.

" 'Come, now, let me try you with pleasure and the enjoyment of good things.' But behold, this too was vanityY I thought of beguiling my senses with wineY and of taking up folly, until I should understand what is best for men to do under the heavens during the limited days of their lifeY The wise man has eyes in his head, but the fool walks in darkness. Yet I knew that one lot befalls both of them. So I said to myself, if the fool's lot is to befall me also, why then should I be wise? Where is the profit for me? And I concluded in my heart that this too is vanityY And I detested all the fruits of my labor under the sun, because I must leave them to a man who is to come after me. And who knows whether he will be a wise man or a fool? Yet he will have control over all the fruits of my wise labor under the sun. This also is vanity."

It reminded me of one of my favorite psalms (73), which I pray as part of Office of Readings every Monday:

How good God is to Israel,
to those who are pure of heart.
Yet my feet came close to stumbling...
for I was filled with envy of the proud
when I saw how the wicked prosper.

How useless to keep my heart pure
and wash my hands in innocence,
when I was stricken all day long...

And so when my heart grew embittered...,
I was stupid and did not understand,
no better than a beast in your sight.
Yet I was always in your presence;
you were holding me by my right hand...

What else have I in heaven but you?
Apart from you I want nothing on earth...
My body and my heart faint for joy;
God is my possession for ever...
To be near God is my happiness.

Maybe the best thing we can say about suffering and aging is that it can be the occasion to grow in genuine wisdom, the kind of wisdom with which these two passages from the Scriptures are imbued.

The significance of apostolic activity

In the passage from the book of Ecclesiastes, the author struggles with the meaning of his labors on earth. When we become older and are forced to reduce apostolic activity, we ask the same kind of question. Let me tell you about an experience that shed some light on this problem for me.

Not too far from where I was born (in Worcester) there is a Trappist monastery, which I came to know while I was a young student at Assumption. I often went for retreats and found myself attracted to that way of life, though Assumption drew me in a different direction as well. After a lengthy and difficult discernment, I eventually asked to spend a month in the monastery. One day I would shovel snow, the next I would wash floors, a third I would work in the library, and then I was assigned to kitchen duty. No job was more nor less important than another, no work was meant to have any particular significance. The one thing necessary was to seek the Lord in all things, and nothing, not even interesting or useful work, should distract you from that.

While my head told me that this is what the Christian life was all about, I knew that I could not be happy unless I gave myself and all of my energies to a work in the service of God's people. My Trappist friends would say: "But even that will pass! There is only one thing important and necessary." And of course I could not disagree, but I knew that God had "wired" me differently. He gave me this passion for active service because He also loves His people on earth (not just when they make it to heaven) and He needs people like me to communicate His love to others, here and now, very concretely.

That's how I came to understand that Assumption was my home. It too would tell me that there was only one thing truly necessary, but it would also encourage me to put my apostolic passion to the service of God's Kingdom.

So, who is right: the Trappists or the Assumptionists? That is not an easy question to answer, and it's not as simple as saying that both are right. As we grow older and are forced to surrender the activities that expressed the apostolic passion that God Himself put in our heart, we know with the Wisdom authors of the Bible and with the Trappists, that there is only one thing important: "Apart from you I want nothing on earth... My body and my heart faint for joy; God is my possession for ever... To be near God is my happiness." Our blessed brother martyrs in Bulgaria knew that and in a dramatic way surrendered their activity and their life. So now they continue to bear fruit for the universal Church.

But having said that, it remains true that God so much wants His people to be served that He saw fit to "wire" Assumptionists in such a way that our apostolic activity would accomplish this goal and bring us great joy at the same time. In so doing, however, God has also put us in a position where "letting go" of this activity will cause inevitable pain. Isn't it something like the pain that a husband must endure in "letting go" of a beloved wife when she dies? Should he have refused to marry in order to avoid such suffering? Should he revolt when the time comes for him to let go?

What does Jesus tell his disciples when they return from their successful mission? "Do not rejoice because the spirits are subject to you, but rejoice because your names are written in heaven." (Luke 10:20) Your names are written in heaven. You have spent yourselves for many years in order to communicate that good news to those around you. The "communicating" has brought you deep joy and borne great fruit. My prayer is that the message you have communicated will now bring to you genuine peace and lasting happiness.

The call that remains

This is not to say that your apostolate has come to an end, even though you have been forced to diminish your activity considerably. I was very struck by the Holy Father as he celebrated the Eucharist recently in Plovdiv. He ministered to us more through his weakness than by his energy. It is clear that his activities have been drastically cut back, but he continues to use each ounce of energy he has to minister in the Church. My guess is that even when he is unable to move one finger or take one step or utter one word, his heart and his mind will continue to strain and yearn and pray for the coming of the Kingdom. How many among you continue to edify your younger brothers with your passionate interest in their activity, with your suggestions, with your insights, with the fruits of your study and reflection and prayer! Yes, at times it is difficult for you to grasp new ways of thinking or new problems, and you may hesitate to express your thought. It's important to do so with gentleness and respect (as always), but please trust that the Spirit continues to work through you.

Our older brothers in North-Belgium reflected at length recently on the particular attitudes they wanted to encourage in order to continue witnessing to the good news:

-opening themselves to the grace of a new moment in their life;
-remembering that Abeing" is more important than Adoing";
-learning to appreciate and give thanks;
-putting things in perspective, being understanding;
-being attentive to beauty;
-seeing the meaning of suffering;
-opening oneself to God's unexpected ways;
-continuing to proclaim the Gospel, perhaps in more hidden ways;
-confronting death with faith.

They seem like good suggestions. And not just for older religious!

Conclusion

My only purpose in writing is to remind you that you are brothers among brothers. Your life and your work are woven into the rich and multicolored fabric of the Assumption. We are interdependent across countries, cultures, and continents. We are what we have become because of Fr. d'Alzon and so many brothers who preceded us. And what we have been and done will have consequences for a long time to come and that we can hardly measure. The mission continues. Praised be the Lord!

Fr. Richard E. Lamoureux, a.a.
Superior General

Feast of Corpus Christi B June 2, 2002


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To the Brothers and Sisters of the Family, and to friends of the Assumption

Here in Rome we are preparing to celebrate this year's commemoration of the death of Father d'Alzon. The past year has been rich in many graces for our family, not the least of which was the beatification in May of our three Bulgarian brother-martyrs. They have quickly become special patrons for different groups: for soccer players, for computer technicians, for young religious, for teachers, for ecumenists, etc. Already one miracle has been attributed to them (though not officially yet), and another remarkable favor granted as well.

Many asked: "And what about Father d'Alzon?" Father Bernard Holzer, Assistant General and Postulator for the cause, is investigating a number of miracles attributed to Fr. d'Alzon's intercession. It is a matter now of waiting and continuing to pray.

But the miracle I will pray for especially this year is the miracle of peace. Can human beings live in peace? You will forgive me for being just a bit skeptical. Everyone (and every country) has his own definition of peace, his own version of what's true and just. Father d'Alzon was involved in enough skirmishes during his lifetime to appreciate how difficult it was for men to come to agreement on matters of consequence. And still he remained an apostle of unity and reconciliation until the end; he continually urged his disciples to study in pursuit of the truth with all of their energy. He knew it would be hard: he often spoke of study as a mortification, as a penance, as a way of earning one's bread. He knew that study could lead to arrogance, a desire to dominate with one's way of thinking, a kind of ideological obstinacy. Instead he urged us to be humble as we encounter in our study the overwhelming mystery of God and His creation. Only love of what we study can sustain us in that arduous activity, and greater understanding will intensify our love for the object of our study.

Father d'Alzon also gave very precise suggestions for our study. Don't bother with a huge library: focus on what is essential. The Bible, the works of St. Augustine and St. Thomas, a good history of the Church, sound spiritual writers like Bonaventure, John of the Cross, and Francis de Sales, and contemporary authors who can help us understand the issues of the day. Other authors are good, but Fr. d'Alzon says that the authors he suggests are best able to form us in the spirit that is truly characteristic of the Assumption. (See Fr. d'Alzon's 4th Circular Letter, 1874)

Is it so strange to talk about the importance of study on Fr. d'Alzon's feast day? When we might be cynical about the possibility of a shared understanding of reality, when we might be satisfied to perpetuate opinion and prejudice, when we might easily turn to a show of power rather than dialogue in view of understanding and reconciliation, it may be timely to heed Father d'Alzon's admonition addressed to all of us in the Assumption family: Assumption will have seen its day if there comes a time when we no longer study.

Fraternal blessings and prayers to all of you.

Richard E. Lamoureux, a.a.
Superior General

November 20, 2002


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SESSIONS ET RENCONTRES

Rencontre des Directeurs des quatre Collèges de Belgique

Rome, 9-12 février 2002

À l'initiative du Supérieur Général, une rencontre des Directeurs des quatre Collèges assomptionnistes belges a été organisée à Rome, du 9 au 12 février 2002. Participèrent aussi à cette rencontre les deux Provinciaux belges, les Pères Arnold Castro et Jean-Marie Denis, l'Assistant général chargé de l'Europe, le Père Bernard Holzer, le Frère Jean-Michel Brochec (Province de France, ancien directeur), Soeur Thérèse Agnès de Balincourt et M. Robert Brun (Tutelle Assomption France) ainsi que le Père Jean-Paul Périer-Muzet.

Les objectifs de cette rencontre : une meilleure connaissance entre l'Assomption et les responsables laïcs des Collèges et l'élaboration d'un projet éducatif Assomption et d'un document de référence sur la collaboration religieux/laïcs en matière d'enseignement. Le travail entamé doit être repris au niveau des différents établissements et au niveau des deux Provinces belges.


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Session des Économes provinciaux et des Procureurs

Rome, 29 avril - 4 mai 2002

Cette session s'est réunie à Rome du 29 avril au 4 mai 2002.

Outre le partage d'expériences et la connaissance mutuelle, les participants ont abordé plusieurs questions techniques, certaines, à la demande du Conseil de Congrégation.

Ces questions gravitaient autour de trois thèmes : la solidarité inter-provinciale, et la façon de l'exercer ; l'information financière à fournir à l'intérieur des Provinces et de la Congrégation et l'auto-financement.

Solidarité inter-provinciale

La Caisse de Solidarité inter-provinciale existe depuis 1982. Au long des ans, le Conseil de Congrégation s'est donné des critères pour la présentation des demandes. Les participants à la session ont révisé la grille servant à présenter ces demandes. Cette Caisse de Solidarité devant disparaître en 2005, il convient donc d'en prévoir le remplacement (en utilisant le Fonds Apostolique, créé en 1993) et le mode de fonctionnement.

Information financière

La Règle prévoit que les Économes provinciaux doivent fournir une information au Conseil de Province, information qui est aussi envoyée à l'Économat général. Lors du Chapitre général, une information est donnée sur la situation financière de toute la Congrégation.

Le secret qui entourait autrefois les finances a fait progressivement place à une ouverture dans le but de responsabiliser l'ensemble des religieux. On parle maintenant de "transparence", à tous les niveaux. C'est dans cet esprit que les Économes ont affiné la grille qui a servi lors du Chapitre général de 1999. La difficulté la plus grande n'est pas de fournir des chiffres, mais bien de donner quelques clés pour les interpréter, car la situation socio-économique varie considérablement d'un pays à l'autre. La multiplicité des situations n'empêche pas d'imaginer une certaine uniformisation des plans comptables facilitant grandement l'échange d'informations. L'équipe économique de la Province de France s'est offerte pour travailler à l'élaboration d'un plan comptable commun à toute la Congrégation, après étude des plans comptables de chaque Province. Ce plan sera étudié à la rencontre des Économes provinciaux de 2004.

Auto-financement

L'Assomption a plus de projets et de besoins que de moyens. Pour une 2e année consécutive, le Conseil de Congrégation a dû réduire les demandes soumises à la Caisse de Solidarité, faute de recettes suffisantes. Il s'agissait de demandes liées à la formation des jeunes religieux de la Congrégation, les autres demandes ayant été éliminées. En outre, la Congrégation n'a pas suffisamment de ressources pour financer les Agestes prophétiques" retenus en l'an 2000. On peut même prévoir que les ressources des Provinces du Nord, qui alimentent la Caisse de Solidarité, vont aller diminuant, alors que la récession économique, qui a touché l'Amérique du Nord et l'Europe, a fragilisé davantage encore la situation financière des Provinces du Sud.

Cette situation pousse la Congrégation à un triple effort. Toutes les Provinces sont appelées d'abord à gérer leurs ressources avec une rigueur accrue (et qui sait, redécouvrir les joies d'une vie sobre). En second lieu, il faut trouver de nouvelles sources de financement par la mise en place de "Procures" ou de réseaux de bienfaiteurs dans toutes les Provinces. Enfin, apprendre à faire appel aux grands organismes européens, américains... La mise en place de l'ONG "Solide", à Bruxelles, sous la responsabilité des Provinciaux d'Europe, marque un premier pas en ce sens.


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Session internationale des Formateurs

Nairobi, 16-26 juillet 2002

Le 16 juillet 2002, la première session internationale des formateurs est lancée.

C'est la première fois, en effet, qu'une telle rencontre rassemble des formateurs à tous les niveaux de la formation et qu'y participent les Congrégations féminines de l'Assomption (quatre Oblates et deux Religieuses). Une quarantaine de formateurs de tous les continents (sauf l'Asie) ont convergé vers Nairobi.

Les objectifs de la session sont, d'abord, de permettre aux formateurs d'échanger à partir de la variété de leurs situations et de leurs expériences particulières mais également de relire et reformuler la Ratio Institutionis, comme l'avait demandé le Conseil général, d'approfondir enfin le charisme assomptionniste.

Plusieurs propositions ont été lancées :

- Constituer une Commission permanente pour la Formation dans la Congrégation.
- Incarner la Ratio dans chaque continent, dans chaque Province.
- Organiser d'autres rencontres internationales de Formateurs et/ou par continent.
- Définir une politique commune pour l'apprentissage des langues.
- Inviter les Provinces à constituer des communautés internationales.
- Réaliser une vidéo sur la formation.
- Pouvoir disposer d'un manuel d'histoire de la Congrégation

Parmi les propositions, notons la suggestion faite au Supérieur Général de constituer une Commission de rédaction de la nouvelle Ratio. Cette Commission devra soumettre son texte aux Provinciaux et aux formateurs de la Congrégation, pour qu'ils l'améliorent, la corrigent, clarifient le texte... En 2004, le Conseil de Congrégation prendra connaissance de la nouvelle rédaction de la Ratio et le Chapitre général de 2005 pourra le discuter et éventuellement l'approuver.


Un cahier, reprenant toutes les interventions et les travaux des commissions de la session, a été envoyé aux Provinciaux et aux Formateurs de la Congrégation.


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RIAD - Rencontre Internationale Assomptionniste pour le Dialogue Oecuménique et Inter-religieux

Lyon-Valpré, 23 août - 1er septembre 2002

Le première rencontre "nouvelle édition" de ce qui était la COIA, a eu lieu du vendredi 23 août au dimanche 1er septembre 2002, à Valpré (France). Son thème : "Vivre avec les autres religions". Parmi les critères de participation à cette rencontre : être impliqué sur le terrain dans le dialogue inter-religieux, pour un partage d'expériences en ce domaine ; être un "multiplicateur" (ou être chercheur en ce domaine) pour pouvoir répercuter les découvertes dans les Provinces.

Les participants assomptionnistes : les Pères Francisco Camino (Espagne), Frans Desmet (Corée), Xavier Jacob (Turquie), Gilles Blouin (Israël), Georges Tavard (États-Unis) et les Frères Jean-François Petit (France), François Xavier Nguyen (Vietnam) et Venceslas Gorokhov (Russie) ; sans oublier, parmi les organisateurs de la rencontre : les Pères Michel Kubler (France), Daniel Bl"J (Roumanie) et Julio Navarro (Chili) ainsi qu'Adrien Masson (Russie) pour le service des traductions.

Manifestement, cette première rencontre intercontinentale est une réussite (cf. Dossier d'AA-Informations n° 13). Un des nombreux points positifs est la qualité des intervenants et des échanges entre les Frères et les Soeurs des différentes Congrégations de l'Assomption. La rencontre a eu une bonne tenue intellectuelle tout en restant très accessible. Ce travail et ce cheminement communs dans le domaine du dialogue oecuménique et inter-religieux sont à poursuivre. Ils permettent un meilleur partage des expériences et un approfondissement des richesses de la famille assomptionniste.


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Rencontre des Conseils généraux de la Famille de l'Assomption

Bonnelles, 25-27 septembre 2002

Cette rencontre fraternelle, réunissant tous les deux ans, les membres des Conseils généraux de la famille de l'Assomption, a eu lieu du 25 au 27 septembre 2002, au monastère des Orantes, à Bonnelles (au sud de Paris).
Ce fut un moment de partage, de rencontre et de prière, en union avec toute la famille, organisé en trois grands moments :

* un temps de partage de nos joies ou de nos efforts, de nos souffrances et de nos défis.

Parmi les joies : les nouvelles fondations des Petites Soeurs de l'Assomption à Manille (Philippines) et à Kinshasa (RD Congo) ; les grands moments familiaux : la célébration du 150ème anniversaire de la Congrégation à Nîmes, le jour de Noël 2000, le Colloque d'histoire missionnaire de l'Assomption (Valpré/France), la rencontre latino-américaine des jeunes de l'Assomption (ELAJ), le Conseil de Congrégation des Oblates au Brésil, la session "Justice et Paix" organisée par les Petites Soeurs de l'Assomption à Barcelone, la béatification de nos frères Martyrs bulgares, la vie en Conseil international...

Parmi les souffrances et les défis : la restructuration de nos Congrégations, les nouvelles fondations et l'appel pour la mission lointaine, les situations de violence et de guerre, la fragilité des frères et des soeurs et le vieillissement, l'accompagnement et la formation des plus jeunes, la réflexion sur l'avenir de la vie consacrée au nord et son inculturation au sud, la définition de priorités apostoliques...

* un temps de partage sur la situation mondiale actuelle, à partir de la réflexion du Cardinal Martini : "Terrorisme, mesures de rétorsion, légitime défense, guerre et paix" (La Documentation catholique, du 3 février 2002) : En quoi la situation du monde nous affecte-t-elle comme personne ? À quoi engage-t-elle notre vie religieuse et notre charisme ?

* un temps d'évaluation de nos projets communs et de détermination de nouveaux projets :

- le projet de la RIAD (Rencontre Internationale pour le Dialogue oecuménique et Inter-religieux) continue. Un nouveau Bureau poursuivra une double mission : préparer une prochaine rencontre (tournée plus particulièrement sur l'oecuménisme) et veiller à la sensibilisation et l'animation des Congrégations de la famille de l'Assomption aux questions du dialogue oecuménique et inter-religieux.

- le Colloque d'histoire inter-Assomption sur les points névralgiques de l'histoire commune de la famille de l'Assomption, qui aura lieu à Paris du 6 au 10 janvier 2004 (nous y reviendrons).

- les cours de langues (anglais, espagnol, français), qui ont été un succès, ne seront pourtant pas renouvelés par manque de demandes.

Parmi les nouveaux projets : un site internet pour les cinq familles de l'Assomption et une rencontre des Provinciales et Provinciaux d'Europe et d'Amérique du Nord pour un partage et une réflexion et un partage sur les défis de la vie religieuse en Occident.


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PRODUCTIONS

- P. Manuel d'Alzon, La Eucaristía, traduction du P. Tomás Gonzáles, a.a., Rome, mai 2002, 162 pages.

- P. Touverenaud, Emanuel d'Alzon a serviço da Igreja, (Coleção Assunção), traduction du P. José Geraldo da Cruz, a.a., Editora Gávea, Rio de Janeiro 2002, 121 pages.

- H.-D. Galeran, Anécdotas del Padre d'Alzon, traduction du P. Tomás González, a.a., Rome, décembre 2002, 546 pages.

- E. d'Alzon, Directório dos Agostinianos da Assunção, (Coleção Assunção), Editora Gávea, Rio de Janeiro 2002, 119 pages.

- E. d'Alzon, Quatro Cartas ao Mestre de noviços, Instruções aos Capítulos de 1868 e 1873 e seis Circulares, traduction de José Geraldo da Cruz, a.a., et de Pedro Paulo Daniel dos Santos, Editora Gávea, Rio de Janeiro 2002, 125 pages.

- A. Cabré, Uma História amena de um homem sério, (Coleção Assunção), traduction du P. José Geraldo da Cruz, Editora Gávea, Rio de Janeiro 2002, 104 pages.

- L. Guissard, Os Assuncionistas de ontem até hoje, (Coleção Assunção), traduction de Lúcio José Gusman, Editora Gávea, Rio de Janeiro 2002, 221 pages.

- L. Guissard, The Assumptionists. From Past to Present, traductions des Pères Joseph Fredette, Aidan Furlong et John Franck, Bayard Publications 2002, 140 pages.

- Actes du Colloque "Mgr Petit, Assomptionniste, Fondateur des "Échos d'Orient", Archevêque latin d'Athènes (1868-1927)", Collection "Orientalia Christiana Analecta" (n° 266), édités par le APontificio Istituto Maggiore", Rome 2002, 229 pages.

- R. Fortin, Windows on Assumptionist History. Short Biographies of Assumptionnist Religious. 1850 - 2000, Bayard Publications 2002, 373 pages.

- G. Tavard, Emmanuel d'Alzon - Textes spirituels, Editions du Cerf, Paris 2003, 217 pages.


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NOS FRERES DEFUNTS

Père Raphaël STEYER (F), 85 ans 14.01.2002
Frère Roman BAN (F), 87 ans 25.01.2002
Père Jan BORGHUIS (NL), 70 ans 27.01.2002
Père Luis-Alfredo RODRIGUEZ (Ch.A), 84 ans 23.02.2002
Père Alype HURSTEL (F), 92 ans 01.03.2002
Père Nicolas ALBERT (B.S.), 66 ans 02.03.2002
Père Benoît BLEUNVEN (Br), 65 ans 06.03.2002
Père Yvon DUBOIS (A.N.), 75 ans 31.03.2002
Père Alphonse MUNSCH (F), 76 ans 06.04.2002
Père Théodard STEEGEN (B.N.), 82 ans 04.05.2002
Frère Edmond SAINT GELAIS (A.N.), 82 ans 22.05.2002
Père Wenceslau STOOP (Br), 78 ans 02.06.2002
Père Wilfried VAN DEN EEDE (B.N.), 83 ans 12.06.2002
Père Georges NEUSCH (F), 67 ans 26.06.2002
Frère Marie Gabriel RIBAN (F), 92 ans 28.06.2002
Frère Raymond LANG (F), 83 ans 01.07.2002
Père Jean Baptiste MEESSEN (B.S.), 77 ans 03.07.2002
Père Désiré DERAEDT (B.S.), 79 ans 05.07.2002
Père Aad SNIJDER (NL), 76 ans 05.07.2002
Père Léon PELLICIER (F), 85 ans 13.07.2002
Frère Clemens BUIJS (NL), 84 ans 28.08.2002
Père Daniel BOUCHEND'HOMME (F), 82 ans 19.09.2002
Père Apollinaire PALUKU VANGAHE (Af), 38 ans 01.10.2002
Père Joël LE BRAS (F), 88 ans 07.10.2002
Père Wim STARINK (NL), 88 ans 08.10.2002
Père Ernest FORTIN (A.N.), 78 ans 22.10.2002
Père Philippe LIESSENS (B.S.), 88 ans 11.12.2002
Père François RENOUF (F), 70 ans 11.12.2002
Père Henry CABON (F), 88 ans 11.12.2002


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STATISTIQUES DE L'INSTITUT




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