
DOCUMENTS ASSOMPTION nº 28 2003
Avant-propos
Le Conseil général a décidé d’imprimer “Documents Assomption” en utilisant la langue de rédaction ou de réception des textes publiés. Les traductions existantes sont signalées en notes et pourront être consultées sur le site internet de la Congrégation.
SOMMAIRE
Conseil de Congrégation 2003 :
Les Participants
Travaux du Conseil de Congrégation
Vers le Chapitre Général de 2005: diversité et unité
Rapport du Gouvernement Général
Rapport du Procureur Général - Année 2002
Actes du Saint-Siège
Actes du Supérieur Général en son Conseil
Letter # 6 : "Many Gifts, one body"
Letter # 7 : "Come see this man..."
Carte de Visite - Province de Madagascar
Visitation Letter - Haktari Community
Carta de Visita - Chile-Argentina
Carta de Visita - Ecuador – Riobamba
Carta de Visita - Colombia
Lettres et Messages :
Message du Saint-Père et lettre du Supérieur Général à l’occasion du 130ème anniversaire de Pelèrin Magazine et du 120ème anniversaire de La Croix
Lettre à la CAFI
Letter to Brothers and Sisters of our Mission in the Orient
Session des paroisses assomptionnistes
CAFI : Communauté Assomptionniste de Formation à l’Internationalité
Colloque d’histoire à Madagascar : “La mission au passé... au présent... au futur”
Université d’Été Assomptionniste
Première rencontre de la Commission des Provinciaux pour l’Asie
Colloque “Les Assomptionnistes et la Russie. 1903-2003"
Productions
Nos frères défunts
Statistiques de l'Institut
La chronique de ce Conseil de Congrégation s'inspire très largement du Fil rouge rédigé quasi quotidiennement par le Père Benoît Grière. Il était lu au début de chaque Eucharistie, chargeant ainsi la prière des travaux en cours. Le Conseil de Congrégation s'est ouvert officiellement le 2 mai 2003, mais il avait été préparé activement par trois jours de sessions sur le "leadership". La session a permis de découvrir ou de réapprendre qu'il fallait conjuguer le souci du présent et celui de l'avenir, favoriser la stabilité tout en promouvant le changement ; développer une vision et organiser les structures... Le véritable leader est celui qui renforce l'unité autour d'un objectif bien identifié. Le Conseil de Congrégation n'a-t-il pas, en définitive, le même objectif, ne contribue-t-il pas, comme le souhaitait le Père d'Alzon, à développer "un esprit plus énergiquement uni" à l'Assomption ?
Conseil général :
Richard Lamoureux, Supérieur Général
Julio Navarro, Vicaire général, Assistant et Procurateur
Marcel Poirier, Assistant et Économe général
René Mihigo, Assistant général
Bernard Holzer, Assistant, Secrétaire général et Postulateur
(Vice-) Provinciaux :
André Antoni, Provincial de France
Daniel Carton, Vice-Provincial de Madagascar
José Geraldo da Cruz, Provincial du Brésil
John Franck, Provincial d’Amérique du Nord
Miguel Fuentealba, Provincial de Chili-Argentine
Benoît Grière, Assistant du Provincial de France
Thierry Kambale Kahongya, Économe de la Province d’Afrique
Mart Lemmens, Provincial des Pays-Bas
Guy Leroy, Provincial de Belgique-Sud
Manuel Martínez Alaminos, Provincial d’Espagne
Lambert Maurissen, Provincial de Belgique-Nord
Jean-Marie Meso Paluku, Provincial d’Afrique
Pierre-Emmanuel Rospide, Assistant du Provincial de France
Travaux du Conseil de Congrégation
Quelle vie assomptionniste voulons-nous promouvoir ?
Le Père Richard Lamoureux, Supérieur Général, a présenté le panorama du travail qui attend les membres du Conseil au long des prochains jours. Il y a inévitablement le tableau de la réalité actuelle de la Congrégation mais aussi les défis auxquels l’Assomption est confrontée. Et ils sont nombreux: la ré-expression du charisme, l’Afrique, les finances, la pastorale des vocations... En toile de fond de toutes ces questions se dessine une préoccupation majeure: Quelles sont les structures dont nous avons besoin pour nous permettre d’avoir une vitalité apostolique renouvelée et un engagement personnel plus profond ? Nous devons apporter des éléments de réponse. Le Chapitre général de 1999 nous l’a dit: “La vie avant les mots!” Quelle vie assomptionniste voulons-nous promouvoir ?
En la fête des apôtres Philippe et Jacques, nous prions le Seigneur pour que l’Assomption soit toujours plus fidèle à le servir partout où il l’enverra.“Quand quelqu’un nous demande: « Pourquoi l’Assomption existe-telle ? », que pouvons-nous répondre ? Quelle est notre “raison d’être” ? Dans quelle direction sommes-nous poussés par notre zèle apostolique ?” (Rapport du Supérieur Général)
La mission en vue du Royaume
Samedi 3 mai, le Conseil de Congrégation a porté ses regards sur la vie de plusieurs réalités assomptionnistes. Il a commencé par regarder les Provinces, Région ou communauté que le Père Général a visitées: Madagascar, Corée, Brésil et Angleterre. Que de contrastes entre toutes ces réalités! Croissance rapide à Madagascar et au Brésil, très lent enracinement en Corée, vieillissement en Angleterre. En fait, la réalité est plus complexe qu’elle n’y paraît. L’arrivée de jeunes à Madagascar et au Brésil soulève bien des questions: Comment transmettre le charisme aux jeunes générations ? Comment avancer vers l’auto-financement ? L’Angleterre est passée du statut de Province à celui de Région, mais l’espoir demeure et l’Assomption anglaise se mobiliser autour d’un nouveau projet. Enfin, la Corée où l’Assomption cherche depuis onze ans à s’établir durablement renvoie chacun à sa responsabilité missionnaire...
“J’ai acquis la conviction au long mes visites aux Provinces, que l’un des problèmes majeurs que nous affrontons est de répondre de manière efficace et responsable aux défis actuels. Nous souffrons parfois de ce que j’ai souvent appelé “le mystère de la responsabilité disparue”. Comment se fait-il que nous, pour qui la responsabilité est essentielle, la laissions si souvent filer entre nos doigts ? Nos Chapitres, général et provincial, sont normalement des moments de vérité, où nous regardons avec honnêteté ce qui doit être fait et comment nous allons le faire. De grandes décisions y sont prises. Des textes formidables y sont écrits. Mais parfois, après avoir tout vu et analysé si clairement, nous comme “un homme qui observe sa physionomie dans un miroir. Il s’observe, part, et oublie comment il était” (Jacques 1, 23).” (Rapport du Supérieur Général)
Et c’est bien de mission que le Conseil parlera encore avec la prochaine Lettre du Général, la Lettre n/ 7: “La Mission en vue du Royaume”. Richard Lamoureux, comme l’an dernier déjà pour la Lettre n/ 5, nous a proposé la trame de ce qu’il veut communiquer à l’ensemble de la Congrégation. La présentation de la future Lettre a donné lieu à un véritable échange où chacun a pu dire ce qui lui tenait à coeur: une Assomption audacieuse qui croit à la pertinence de sa mission et qui ne refuse pas de nouveaux champs apostoliques, une Assomption fidèle au Père d’Alzon et signe du Royaume.
La journée s’est achevée par une présentation de notre agence de développement “Solide”. Au fait, le développement, n’est-il pas une de nos missions ? N’est-il pas une solidarité avec les plus pauvres ? Le développement n’est-il pas aussi l’autre nom de la paix comme le disait Paul VI ?
Dimanche, les membres du Conseil de Congrégation ont soufflé en priant dans les Catacombes de sainte Domitille et en visitant Ostie. Retrouver la foi intrépide des premiers chrétiens, c’est avancer avec courage aujourd’hui.
Vers un projet mobilisateur
En route pour le Chapitre général de 2005 ! C’est le mot d’ordre pour les quelques jours de travail qui restent. La réalité actuelle n’est pas oubliée, mais il est temps de passer à la vitesse supérieure pour être opérationnels... Mais quel(s) thème(s) le Chapitre général va-t-il aborder ? L’intuition est là et le Supérieur Général l’a clairement exprimé: l’Assomption doit se prononcer sur un projet mobilisateur. Avant de s’arrêter sur des adaptations nécessaires de nos structures de gouvernement, les Assomptionnistes doivent définir leur ambition commune. Un projet de Congrégation clair, lisible et recevable par tous et qui pourra se décliner aux niveaux provincial, régional et local. Un projet qui pourra être reçu par les laïcs en lien avec nous et qui leur permettra de s’engager à nos côtés. Un projet qui poussera à re-repenser notre fonctionnement de Congrégation pour mieux répondre à la mission de l’Église. Finalement, établir une projet de Congrégation n’est-ce pas le moyen le plus pertinent de ré-exprimer le charisme ?
“Le Conseil de Congrégation reconnaît la pertinence d’une participation de laïcs au prochain Chapitre général. La présence de laïcs sera importante pour permettre à l’Assomption d’analyser les signes des temps, d’identifier les défis que l’Église doit relever et les associer à notre mission. Pour cela, il est nécessaire de pouvoir compter sur la collaboration de laïcs suffisamment motivés et aptes à mettre en oeuvre les décisions du Chapitre général dans un esprit de coresponsabilité. Il est nécessaire aussi de préparer l’opinion publique assomptionniste à l’idée de la participation des laïcs au prochain Chapitre général. Le Conseil de Congrégation demande à chaque Province de commencer la réflexion sur la participation de laïcs à ses instances d’animation et/ou de gouvernement (Commissions, Conseil de province, Conseil de l’Économe provincial, participation au Chapitre général, etc.). Une présentation du dossier sera faite lors du Conseil de Congrégation de 2004.” (Décision du Conseil de Congrégation)
Mais qu’est-ce qu’un projet de Congrégation ? (essai de définition par le Conseil de Congrégation)
“Un projet de Congrégation comprend deux éléments:
Le projet de Congrégation présuppose l’expression par la Congrégation de sa vision d’ensemble. La vision est le rêve que nous avons pour l’avenir. Dans un contexte de foi, c’est le dessein que Dieu a confié à la Congrégation. Elle est ce qui inspire et mobilise même si le rêve ne pourrait jamais se réaliser dans la vie d’une personne. La mission ou les objectifs apostoliques principaux de la Congrégation sont la partie du rêve que nous pouvons nous attendre à réaliser. En préparant un projet de Congrégation nous ferons peutêtre bien de nous réapproprier la vision que le P. d’Alzon a formulée au début de son discours à la clôture du Chapitre de 1868. Dans ce discours, le P. d’Alzon a proposé à l’assemblée des capitulants un projet de Congrégation qui comportait :
- Une formulation de la vision de l’Assomption: “Notre vie spirituelle, notre substance religieuse, notre raison d’être comme Augustins de l’Assomption se trouvent dans notre devise: Adveniat regnum tuum… Vous connaîtrez (ainsi) sous son expression la plus abrégée l’esprit de l’Assomption.” (ES 130-131).
- Une formulation de la mission ou des principaux objectifs apostoliques, spirituels et théologiques de la Congrégation (ES 131-139).
- Une formulation des moyens les plus importants pour réaliser ces objectifs (ES 139-146).
Je prends un autre exemple, le projet provincial des Religieuses de l’Assomption aux Etats-Unis. Leur projet provincial annonce la mission suivante: “Nous nous engageons pour les cinq années qui viennent au service de l’Église, des jeunes et des immigrants et à la promotion de la non-violence et à l’intégrité de la création” Elles reprennent ensuite, dans leur projet, ces objectifs majeurs et dressent une liste de moyens pour les réaliser.
n.b. Le projet de notre Fondateur n’est pas tout simplement, ou même prioritairement, une description des activités dans lesquelles le Père d'Alzon ou ses confrères étaient engagés. Son projet a plutôt la fonction d’orienter la Congrégation pour l’avenir, proposant les objectifs à poursuivre et les moyens à employer avec les ressources qu’elle peut avoir à sa disposition. De même, notre projet de Congrégation ne doit pas être tout simplement une description de ce que nous faisons actuellement (ce qu’on peut appeler un “projet parapluie”). Partant de qui nous sommes (c’est-à-dire Assomptionnistes) et des besoins que nous discernons, nous devons rédiger un projet qui puisse nous orienter au moment de prendre des décisions pour l’avenir. Ceci ne nous empêche pas de respecter certains charismes particuliers de frères qui ne trouveraient pas facilement leur place dans un tel projet, mais il nous permet d’avancer ensemble comme une famille religieuse unifiée, et d’orienter les frères (c’est-à-dire leur confier une mission) pour y répondre et y affecter les ressources nécessaires.”
C’est alors le temps de l’éparpillement en Commissions ou groupes de travail où chacun contribue à la construction du projet. Pour cela, il faut relire le Chapitre de 1999 et faire le point du travail accompli et de ce qui reste à faire. Il faut aussi réfléchir à notre rôle d’éducateur, à notre implication dans le développement. Et le logo, direz-vous ? N’est-ce pas un moyen simple de symboliser ce qu’est l’Assomption sans trop de mots ?
La Mission d’Orient
L’an dernier, nous attendions avec impatience le décret de béatification de nos trois frères Martyrs. Le 26 mai, un grand nombre d’Assomptionnistes se retrouvaient à Plovdiv pour honorer Kamen, Pavel et Josaphat. Et juste avant le Conseil de Congrégation, nous étions allés à Istanbul pour découvrir un aspect de la Mission d’Orient.
Même si nous aimons l’histoire de l’Assomption, nous aimons aussi la réalité d’aujourd’hui. Nous ne sommes pas des nostalgiques d’un passé glorieux et nous ne nous résignons pas à tirer les rideaux sur notre mission, même si ces rideaux sont les “Rideaux rouges de Sofia”…Alors, nous avons reparlé de notre présence en Orient. Le panorama de la vie de nos communautés, où les frères travaillent au coude à coude avec les Soeurs Oblates, a fait découvrir aux membres du Conseil une vitalité parfois insoupçonnée. Parmi nos fragilités, il y a aussi des germes d’espoir. Il y a de la vie. De plus, la Congrégation se réapproprie progressivement son héritage oriental, mais elle doit s’engager plus activement pour le faire fructifier. Là aussi, il y a de l’espoir. Quelques religieux ont manifesté leur intérêt et leur volonté de contribuer au renouveau. Déjà un Père américain contribue au renforcement de la communauté d’Athènes. Ce nouvel intérêt est peut-être le fruit de l’intercession de nos trois frères Martyrs ?
Vers le Chapitre Général de 2005: diversité et unité
(cf. la Lettre n°6 du Supérieur Général “De nombreux dons et un seul corps”)
Après l’Orient, le Conseil s’est penché sur le prochain Chapitre général, celui de 2005. Il a commencé par faire le bilan de celui de 1999 et essayer de déterminer ce qu’il fallait faire en 2005. Une première ébauche a été proposée et a eu un bon accueil. Le thème n’est pas encore rigoureusement fixé, mais il pourrait s’articuler autour de la diversité et de l’unité. Il sera probablement question de vitalité et de communion. Comment poursuivre la mission de l’Assomption dans un monde si diversifié et si éclaté ? Comment avancer dans notre propre unité de Corps pour être de bons ouvriers du Royaume ? Les longs débats sur la “restructuration” ont pointé la nécessité que nous avons d’être plus que jamais unis. Trouver un projet de Congrégation suffisamment ambitieux pour dynamiser l’ensemble du corps. Trouver l’énergie pour mettre en oeuvre les décisions pour qu’elles ne restent pas lettre morte. Le vieil adage le dit : “l’union fait la force”. Nous avons besoin de forces, préparons l’union.
“Le Conseil général voudrait encore insister sur la question de la conscience de Congrégation parce qu’il considère qu’elle est importante pour la vie, le dynamisme et l’orientation future de notre famille religieuse. Ce ne sont pas les statistiques qui ont orienté la réflexion du Conseil. C’est plutôt la préoccupation de trouver les meilleurs moyens de répondre à des appels apostoliques nouveaux sans nous laisser paralyser, face à ces nouveaux défis, par des structures et des modèles de fonctionnement dépassés.” (Rapport du Supérieur Général)
Plusieurs décisions sont prises en ce sens.
“Le Conseil de Congrégation demande au Supérieur général de préparer avec les Provinces de Belgique-Sud, Belgique-Nord et des Pays-Bas une évolution de leurs statuts à soumettre au Chapitre général de 2005; de mettre en oeuvre les consultations nécessaires conformément à la Règle de Vie n / 80 pour favoriser cette évolution; de poursuivre avec les Provinciaux d’Europe la réflexion sur uns structure pour le continent européen.
Le Conseil de Congrégation demande aux Provinciaux d’Amérique du Nord, de Chili/Argentine et du Brésil ainsi qu’au Vicaire de Colombie de prévoir des rencontres pour réfléchir aux structures les mieux adaptées à la situation des Amériques, en vue d’une collaboration plus intense entre les religieux des différents pays.
Il demande au Provincial d’Afrique et au Vice-Provincial de Madagascar de prévoir des rencontres pour réfléchir aux structures les mieux adaptées à la situation de l’Assomption dans cette partie du monde, en vue d’une collaboration plus intense entre les religieux des différents pays.
Le Conseil demande que, dans toutes les discussions au niveau continental, on réfléchisse également aux implications des structures et collaborations régionales sur l’ensemble de la Congrégation, notamment sur la composition et les attributions du Conseil général et du Conseil de Congrégation.”“Compte-tenu du souhait des religieux en Corée pour une animation plus efficace et avec l’accord des Conseils de Province du Consortium pour la Corée (France, Espagne et Belgique-Sud), le Conseil de Congrégation donne son accord pour supprimer le Consortium et pour rattacher la communauté de Corée à la Province de France.”
“Le Conseil de Congrégation crée la Commission des Provinciaux pour l’Asie. Elle est composée des Provinciaux d’Amérique du Nord, de France, des Pays-Bas, du Vice-Provincial de Madagascar et de l’Assistant général chargé de l’Asie. Les objectifs de la Commission sont les suivants: percevoir les appels des Églises locales en Asie; définir les orientations de l’Assomption pour l’Asie: critères d’admission, formation, implantation et projets de communauté; organiser la communication (rencontres internationales, internet...) entre les religieux de l’Asie; veiller aux liens avec les autres familles de l’Assomption impliquées en Asie.”
“Le Conseil de Congrégation demande de mettre à l’ordre du jour du Conseil de Congrégation 2004 la suppression du Vicariat de Colombie. Pendant ce temps, le Provincial du Chili, avec ses Conseils et le Vicariat de Colombie, préparera les démarches pour rendre possible la mise en route immédiate de la nouvelle Région.”
Des moyens pour la mission
“On ne peut servir Dieu et Mamon”, dit Jésus ! Et pourtant, il faut bien aborder les questions temporelles à un moment donné. Le Père Marcel Poirier, avec sa pédagogie habituelle, nous a introduits dans les arcanes de la comptabilité. Variations du taux des changes, fluctuations des cours de la Bourse, augmentations des frais... de quoi avoir le tournis. Mais la clarté de 1'exposé nous a rassurés. Le temporel, c’est aussi le Fonds apostolique, la Caisse de Solidarité, les gestes prophétiques, ce sont les moyens dont nous disposons pour remplir notre mission apostolique. Nous sommes prudents dans la gestion de nos biens, mais notre vigilance doit s’accroître. Nous ne pouvons pas glisser dans le laxisme et il faut continuer de renforcer notre formation et toujours s interroger sur la pertinence de nos dépenses.
Une solidarité réelle
La solidarité entre les Provinces n’est pas un vain mot à l’Assomption. Les Provinces anciennes, pauvres en ressources humaines comme diraient les managers, sont plus à l'aise avec les ressources financières. C’est le cas de nos frères de Hollande, qui sans être riches, savent bien gérer ce qu ils ont pour le bien commun de la Congrégation. C’est juste après avoir parlé des questions temporelles que nous avons abordé 1'avenir de la Province des Pays-Bas. Comment ne pas être reconnaissant envers nos frères hollandais des antipodes, en Nouvelle-Zélande, qui acceptent généreusement de transmettre au Fonds apostolique une partie de leurs biens ? Alors quand nous parlons de l’évolution de 1'organisation de l'Assomption aux Pays-Bas, nous le faisons en sachant tout ce que nos frères hollandais continuent de faire pour le bien commun. “Tenons le cap”, tel est le mot d’ordre de la Province en ces temps de vieillissement et d’absence de vocations. Comment pouvons-nous aider nos frères à tenir le cap, à rester fidèles jusqu’au bout à leur engagement religieux, à leur mission assomptionniste ? C’est dans la mesure ou nous saurons nous montrer solidaires avec eux que nous serons de vrais fils d’Emmanuel d’Alzon. Tenir le cap, c’est aussi une obligation pour chacun de nous.
Internationalité et continentalité
Plutôt que de “fil rouge”, il faudrait mieux parler d’une pelote tant les sujets abordés hier étaient nombreux, variés, emmêlés...
L’Europe était au menu ! Nous avons retracé le travail des trois années de la Commission des Provinciaux d’Europe. Des progrès importants ont été réalisés dans la connaissance mutuelle et l’agence “Solide” est sans conteste un beau résultat de cette collaboration. Inévitablement, nous avons reparlé de la Hollande et des perspective de sa réorganisation. Nous savons qu’il faudra déboucher à des propositions concrètes pour 2005.
Avec ce cas de figure, nous avons pris conscience que chaque débat sur les structures devait se faire au niveau continental quelle que soit la réalité démographique des Provinces. L’Europe bien sûr, mais aussi les Amériques, l’Afrique et demain l’Asie... Pour ce vaste continent où l’Assomption n’a qu’une communauté de trois religieux, il a été décidé de créer une nouvelle Commission. Car si nous sommes uniquement en Corée, demain nous serons - si Dieu le veut - au Vietnam, aux Philippines et encore ailleurs..
Le fil rouge était bien emmêlé: Logo, abus sexuels, Mission d’Orient, finances, religieux africains en mission. La journée a été éprouvante. Heureusement, les débats n’ont pas été stériles. Il y a toujours la volonté de débattre, de trouver des idées et des propositions concrètes. Nul doue que l’Esprit est là pour nous aider à tout démêler et à y voir clair. Au fait, et si c’était lui, le véritable “fil rouge” !
Le temps “ordinaire” de la fidélité
Le 35ème Conseil de Congrégation s’achève. Nous retournons dans nos Provinces pour reprendre, comme l’on dit en liturgie, le “temps ordinaire”, le temps de la fidélité vécue au quotidien alors que la fête des retrouvailles va s’estomper progressivement. Que restera-t-il de nos deux semaines de travail ? Des textes! Et il y en a eu beaucoup à écrire, à corriger, à débattre et à voter. Nous avons navigué entre harcèlement et abus textuel... Heureusement, l’intervention de Jean-Paul Périer-Muzet a bien resitué l’intérêt de tous ces documents.
Des décisions à incarner
Une fois rentrés dans nos pays, notre travail n’est pas de trier, de classer et d’archiver tous les papiers que nous avons reçus. Cela sera à faire, mais dans un second temps. L’urgence est de faire passer tout cela dans la vie de nos communautés, de l’incarner au quotidien. Imaginons quelques historiens qui viendront consulter nos belles archives romaines en 2070. Ils trouveront sans difficultés l’épais compte-rendu du 35ème Conseil de Congrégation rédigé par Bernard. Et que feront-ils de tout cela ? Ils rechercheront si les décisions ont été suivies d’effets. Où en est la Colombie avec ses statuts? L’Europe assomptionniste s’est-elle construite ? La collaboration avec les laïcs est-elle effective ? La Mission d’Orient at- elle fait progresser l’unité de l’Église ? L’Asie est-elle un continent où l’Assomption est vigoureuse ?
Il nous faut rendre grâces pour tout le travail que nous avons accompli. Ce sont des frères qui se sont retrouvés et qui, en vérité, ont voulu faire grandir le Royaume. Nos échanges ont parfois été rudes mais sans jamais altérer notre communion. Je le disais, le vrai fil rouge est bien l’Esprit Saint. C’est Lui le lien de l’Unité par la Charité. C’est cet Esprit qui a poussé le Père d’Alzon à fonder l’Assomption, qui nous a poussés à entrer dans la Congrégation. C’est le même Esprit qui aujourd’hui nous pousse à la mission. En parlant d’Emmanuel d’Alzon, Hervé Stephan écrivait: “Sa passion pour la venue du Règne de Dieu, sa passion pour Jésus-Christ et pour tout ce que Jésus-Christ aime, il se sent poussé à les partager avec des frères”. Partageons cette passion d’Emmanuel d’Alzon. Voilà notre mission !
Rapport du Gouvernement Général
I. Introduction
a. Depuis le début de notre travail en commun en tant que Conseil général, en septembre 1999, nous avons été très conscients de notre responsabilité de promouvoir l’unité au sein de la Congrégation : entre les religieux mêmes, à l’intérieur des communautés et des Provinces, et entre les diverses régions de la Congrégation. Nous avons fait nôtre la préoccupation du P. d’Alzon, qu’il communiquait aux religieux à la fin du Chapitre de 1868 avec des paroles empruntées à St. Paul : « Appliquezvous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix ». (Éphésiens 4 :3)
b. Dès le premier Conseil de congrégation, tenu à Jérusalem l’année du Jubilé, l’objectif de fond de chaque Conseil a été celui de promouvoir ce sens de Congrégation, un sens d’appartenance à une famille internationale ; de collaborer les uns avec les autres dans notre travail pour la venue du Royaume ; d’être membres d’un seul corps qui dépasse les frontières nationales, culturelles et provinciales. La solidarité à tous les niveaux a été le but, conforme à notre Règle de Vie (nº 59) : « Les communautés locales à l’intérieur de la Province, et les communautés provinciales dans l’Institut, sont solidaires et coresponsables.»
c. Pour placer cette préoccupation dans un contexte plus large, je rappelle au début de ce rapport les paroles que le Pape Jean- Paul II a prononcées dans son discours au corps diplomatique, le 13 janvier 2003 à Rome : Dans un monde surabondamment informé mais qui paradoxalement communique si difficilement et où les conditions d’existence sont scandaleusement inégales, il est important de ne rien négliger afin que tous se sentent responsables de la croissance et du bonheur de tous. Il en va de notre avenir. (par. 3)
L’indépendance des États ne peut se concevoir désormais que dans l’interdépendance. (par. 6)
Les paroles du Pape nous rappellent peut-être celles du Cardinal Martini que nous avons lu ensemble l’an dernier :
La paix est le fruit d’alliances durables et sincères, à partir de l’Alliance que Dieu fait dans le Christ… En vertu de cette unité et de cette alliance, chacun voit avant tout dans l’autre un être semblable à lui-même, comme lui aimé et pardonné… Il peut dire à son frère : tu es extrêmement important pour moi, ce qui est à moi est à toi. Je t’aime plus que moi-même, ce qui te regarde m’importe plus que ce qui me concerne. Et puisque ton bien m’importe souverainement, le bien de tous, le bien de l’humanité nouvelle m’importe : non plus seulement le bien de la famille, du clan, de la tribu, de la race, de l’ethnie, du mouvement, du parti, de la nation, mais le bien de toute l’humanité : c’est cela la paix. (Cardinal Carlo Martini, Discours à l’occasion de la fête de saint Ambroise, 6 décembre 2001)
II. Notre monde en 2002-2003
Il convient de parler de la paix au début de ce rapport sur la vie de la Congrégation au cours de l’année passée. Quand, l’année dernière, je disais que presque partout dans le monde où l’Assomption se trouve, nos peuples sont en crise, je ne pouvais pas imaginer la crise grave devant laquelle nous sommes cette année. Nous vivons dans un monde troublé et souffrant. Peut-il y avoir rien de plus clair ? S’il y a un avantage à vivre en temps de crise, c’est que les besoins deviennent plus clairs, de même que l’urgence de faire certains choix.
La Paix… La Justice
Dans le monde d’aujourd’hui, la cause de la paix est une grande cause. Il ne peut pas y avoir de paix sans un respect absolu, et une action résolue, pour la justice. Comme le suggère le Cardinal Martini, il n’y a pas de paix s’il n’y a pas une solidarité authentique, c’est-à-dire une plus grande préoccupation des intérêts d’autrui que des miens. Le Pape Jean Paul II le disait clairement dans son message du Nouvel An :
La vérité constituera le fondement de la paix si tout homme prend conscience avec honnêteté que, en plus de ses droits, il a aussi des devoirs envers autrui. La justice édifiera la paix si chacun respecte concrètement les droits d'autrui et s'efforce d'accomplir pleinement ses devoirs envers les autres. L'amour sera ferment de paix si les personnes considèrent les besoins des autres comme leurs propres besoins et partagent avec les autres ce qu'elles possèdent, à commencer par les valeurs de l'esprit. (par. 3)Il est évident que l’on ne peut plus assurer la justice de certaines nations, en la niant à d’autres. Il faut la poursuivre pour toutes les nations et par toutes les nations ensemble. Il faut respecter et encourager les différences nationales et culturelles ; elles sont une manifestation de la riche diversité de la nature humaine. Mais elles ne peuvent pas servir de prétexte pour les divisions ou l’isolement. Toutes les nations doivent trouver les moyens de travailler ensemble pour le bien de tous (Voir paragraphes 5 et 6 du message du Pape.)
Le Dialogue
Dans ce même monde, la cause du dialogue est également une grande cause. Il ne peut pas y avoir de paix si nous n’avons pas la volonté d’entrer en dialogue avec notre voisin, surtout quand il y a des différences à régler. Il s’agit là d’une capacité qui distingue l’être humain des animaux. Nous devons, nous qui sommes dans la sphère religieuse, faire des efforts tout particuliers pour nous former dans ce domaine, car tant de monde ne partage pas notre langage ni nos convictions ! Nous avons du travail à faire si nous voulons établir une communication riche de sens avec les citoyens d’une société qui est devenue (ou est en train de devenir) de plus en plus séculière. Le respect envers ceux qui ne partagent pas notre foi exige cela de nous. Autrement nous serons relégués aux marges des sociétés dans lesquelles nous vivons. Dans un tel monde, l’étude, l’éducation, la presse, le journalisme et les moyens de communication de masse acquièrent une importance centrale.
L’Unité
Finalement, la cause de l’unité est une grande cause aujourd’hui. Depuis la constitution du Conseil OEcuménique des Églises et le travail du Concile Vatican II, l’oecuménisme a pris une importance considérable dans les églises chrétiennes, et de grands progrès ont été réalisés. Il reste beaucoup à faire, quoique peut-être sur des plans nouveaux. Les relations entre Catholiques et Orthodoxes - pendant longtemps une de nos grandes priorités apostoliques - traversent une période difficile. La réconciliation entre les communautés Orthodoxe et Catholique est une priorité majeure pour le Pape actuel et doit être également, une de nos principales préoccupations. Mais la cause de l’unité va plus loin, surtout quand nous voyons où en sont les relations entre Chrétiens et Musulmans. Même si nous étions incapables de faire une contribution importante dans ce domaine du dialogue inter-religieux, ce défi montre clairement combien nous devons prendre au sérieux la cause de l’unité aujourd'hui.
III. L’année passée en revue :
Dans ce contexte, nous avons essayé, en tant que Gouvernement général, d’accomplir les tâches qui relèvent de nous.
La Béatification
L’évènement principal dans notre famille religieuse depuis le dernier Conseil de congrégation a été, évidemment, la béatification de nos trois frères bulgares. Le P. Bernard, que nous devons spécialement remercier pour son zèle dans cette cause, peut témoigner du vif intérêt qui existe toujours à leur égard. Il y a même déjà des faveurs qui leur sont attribuées. Maintenant, il reste seulement à résoudre cette grave question canonique : faudra-il trois miracles ou est-ce qu’il en suffit d’un pour leur canonisation en groupe ? De mon point de vue, l’effet le plus important de cette béatification, même s’il est le moins mesurable, a été de nous aider à affermir notre conviction que chacun de nous est appelé à la sainteté. Cet appel ne doit plus nous intimider ou nous gêner. Trois de nos frères, pas très différents de toi ou de moi en beaucoup d’aspects, ont été capables de répondre à cet appel avec générosité et sans compromis. Par ailleurs, nous ne pouvons pas sous-estimer la portée ecclésiale et culturelle que cette béatification a eue, pour les relations à l’intérieur de l’Église Catholique et avec l’Église Orthodoxe en Bulgarie et du point de vue de la conscience nationale du peuple bulgare.
Les Visites canoniques
Cette année, nous avons beaucoup investi dans les Visites canoniques de quatre régions de la Congrégation. Le P. Julio et moi-même avons visité le Brésil aux mois de juin et juillet. Le P. René et moi avons visité Madagascar en octobre et novembre. Et j’ai visité l’Angleterre en décembre et la Corée en février. De notre point de vue, les visites ont été de bonnes expériences. Nous avons été partout très bien reçus, et le dialogue avec les religieux et avec ceux d’entre vous qui êtes responsables de ces régions a été franc, stimulant, constructif et fraternel. Vous pouvez lire et voir vousmêmes quelles analyses et quelles suggestions nous avons faites dans chaque cas. Nous avons toujours prêté une attention spéciale à certaines questions telles que la réflexion sur la mission particulière et le “projet” de chaque communauté/région, l’avenir de la vie religieuse, la formation et la pastorale des vocations. Ceux d’entre vous qui ont reçu ces visites n’ont pas partagé nécessairement tous les éléments de notre analyse, mais nous vous sommes reconnaissants d’avoir accueilli nos commentaires avec un esprit ouvert.
Notre intention a toujours été d’appuyer les efforts entrepris et les initiatives prises, de faire des propositions précises et concrètes, et d’assurer un suivi dans ces visites. Concernant ce dernier point, nous programmons maintenant, de façon plus systématique, une visite de l’Assistant responsable de la région, dans les six mois ou un an qui suivront la Visite canonique proprement dite. Pendant ces visites de suivi la question sera toujours la même : qu’a fait la Région/Vice/Province pour mettre en oeuvre les recommandations de la Visite canonique ?
Les décisions officielles
Depuis l’an dernier nous avons pris plusieurs décisions officielles. Le Père Manuel Martínez et le Père John Franck ont été reconduits comme Provinciaux de leurs Provinces respectives pour un troisième mandat. Le Père André Antoni et le Père José Geraldo ont été reconduits pour un deuxième terme dans leurs Provinces. Le Père Guy Leroy et le Père Lambert Maurissen ont été nommés pour un premier mandat dans leurs Provinces.
Nous voulons attirer votre attention sur certains aspects particuliers de quelques-unes de ces nominations.
Au Brésil, la consultation a été faite plusieurs mois avant que le deuxième terme du Père José Geraldo ne se termine, la Visite canonique devant avoir lieu avant cette date. Dans leurs réponses, un bon nombre de religieux ont suggéré que l’on prenne la décision seulement après la visite. La suggestion me paraissait judicieuse. Les religieux avaient clairement exprimé leurs opinions dans leurs réponses à la lettre de consultation, mais les conversations que j’ai pu avoir pendant la visite m’ont aidé à mieux comprendre les problèmes ainsi que les recommandations contenues dans les lettres.
Quant à la Belgique-Nord, seulement un pourcentage réduit de religieux a répondu au moment de la consultation. J’ai donc suggéré de remettre à plus tard la nomination du successeur du Père Arnold et je lui ai demandé d’organiser dans la Province une série d’assemblées pour y discuter de l’avenir de la Province et le profil que les responsables devraient avoir. Le Père Bernard a pu assister à ces réunions. J’ai la conviction qu’elles ont favorisé la démarche de discernement dans la Province et j’ai pu nommer le Père Lambert à son poste avec une grande confiance.
Pour l’Amérique du Nord, nous avons demandé que la Province étudie la possibilité de rendre officielle sa structure “régionale”. En effet, il s’agit dans la Province de trois cultures très différentes et de distances importantes entre les trois régions. Tout en voulant encourager un respect pour cette variété culturelle et ecclésiale, nous avons également voulu proposer une structure qui encourage la mise en commun de certains projets et priorités. Après réflexion, les religieux de la Province sont maintenant en train de mettre sur pied une structure qui pourrait nous donner des idées pour d’autres endroits de la Congrégation. Le Canada, les États Unis et le Mexique seront trois régions différentes avec leurs propres statuts et leur supérieur régional. Le Conseil provincial sera constitué des trois Supérieurs régionaux. La Province et les régions auront des statuts qui préciseront les responsabilités du Provincial et des Supérieurs régionaux. Les discussions au sein de la Province ont montré clairement que la nouvelle structure fait que les religieux pensent “en région”, mais qu’ils pensent également à la vie de l’ensemble de la Province, indépendamment de la région à laquelle ils appartiennent, et à des projets qui sont communs à la Province toute entière.
Dans les cas de l’Amérique du Nord et de l’Espagne, tout en respectant la sage disposition de notre Règle de Vie qu’un troisième terme ne peut être qu’exceptionnel, les consultations ont montré clairement qu’il nous fallait faire une exception à cette règle. Même si nous acceptons et souhaitons que le gouvernement Provincial soit renouvelé, il devient de plus en plus difficile de trouver des religieux capables d’assumer ces responsabilités.
La nomination des Supérieurs Majeurs a fait que le Conseil général a pris conscience d’une façon aigu de l’urgence, pour la Congrégation, de réfléchir sérieusement sur la question de la restructuration (un sujet inscrit dans l’ordre du jour de cette réunion). D’ici très peu de temps, je vais envoyer une lettre aux religieux de la Province des Pays-Bas. Là, le Père Mart arrive à la fin de son quatrième mandat de Provincial. Notre Règle indique qu’il ne faut nommer qu’exceptionnellement un Provincial pour un troisième mandat (RV n / 62), ne parlons pas d’un cinquième. J’ai besoin de vos conseils sur cette question, car je ne voudrais pas que nos frères des Pays-Bas aient l’impression que le Supérieur Général leur impose une norme arbitraire. La Province néerlandaise n’est qu’un exemple d’un phénomène auquel nous aurons à faire face ailleurs aussi. À moins que notre but soit tout simplement de mourir paisiblement, je pense que nous devons nous demander quelles structures de Congrégation vont nous aider à rester vivants du point de vue spirituel, créatifs et motivés dans l’apostolat.
Outre la nomination des Supérieurs Majeurs, nous avons étudié 12 dossiers de profession perpétuelle, 16 dossiers d’ordination de diacre et 11 d’ordination sacerdotale.
Sessions
La seule session importante organisée par le Conseil général cette année a été celle des formateurs, à Nairobi au mois de juin. Organisée plus particulièrement par le Père René et le Père Julio, cette session a été spécialement centrée sur la révision de la Ratio Institutionis qui sera éventuellement présentée au Chapitre général de 2005. Une réunion de suivi par une petite commission de rédaction eut lieu à Rome au mois de décembre 2002.
Le Père Julio a également représenté le Conseil général dans le groupe de préparation de la RIAD (rencontre sur le dialogue interreligieux) qui a eu lieu au mois d’août à Valpré. Le Père René et le Père Bernard ont travaillé avec le P. Miguel Díaz Ayllon pour préparer la CAFI, prévue pour juillet et août 2003. La seule autre réunion d’importance à laquelle le Conseil général a participé en bloc a été la rencontre internationale des Conseils généraux de la famille assomptionniste, tenue à Bonnelles au mois de septembre 2002.
Visites et activités diverses des Assistants
Les Assistants ont aussi fait différentes visites au cours de l’année. Ce qui suit vous donne une idée de leurs efforts pour se rendre présents dans les différentes régions de la Congrégation :
- juin-juillet – Marcel en Amérique du Nord (Assemblée de Province et Conseil de Province, en vue des structures)
-novembre – Richard en Grèce
-novembre – Julio en Espagne (suite de la Visite canonique)
-novembre – Bernard en Belgique-Sud pour l’Assemblée provinciale -décembre – Bernard et René en Afrique pour Assemblée et Conseil de Province
-décembre – Bernard aux Pays-Bas (suite à la Visite canonique)
-décembre – Bernard (Provinciaux d’Europe)
-janvier – Julio en Colombie (semaine de réflexion pour l’avenir de la région)
-janvier – Marcel en Amérique du Nord (Conseil de Province, suite à la Visite canonique)
-janvier/février –Bernard en Asie
-février – Marcel (rencontre des consulteurs en Belgique) Julio (en France) : visites des communautés surtout de formation, participation aux ConseilsParmi les autres activités de différents membres du Conseil, il y eut la continuation du travail sur l’accord avec les Focolari concernant Jérusalem (Marcel), le travail du Secrétariat général (Bernard), la mise en place de SOLIDE (Bernard), la participation dans plusieurs réunions de l’Union de Supérieurs Généraux (tous les membres du Conseil), et des activités diverses dans la communauté locale : comme Supérieur local (René), comme Économe local (Marcel), comme bibliothécaire (Julio), dans la gestion du personnel (Marcel, Bernard, René, Julio), et pour les permanences.
IV. Notre mission et nos priorités
En tant qu’équipe de gouvernement, nous avons estimé important de continuer d’approfondir notre vie comme communauté et de clarifier nos priorités dans l’animation de la Congrégation. Ces priorités n’ont pas beaucoup changé depuis nos premières réflexions en 1999, mais elles se sont « peaufinées » en quelque sorte. En ce moment nous pourrions articuler notre mission en ces termes :
Face à ce tournant crucial dans notre histoire, nous voulons aider nos confrères à redécouvrir leur raison d’être (leur mission, leur identité) comme Assomptionnistes pour le 21ème siècle
Pour accomplir cette mission, nous mettons en jeu les stratégies suivantes :
le travail sur le charisme
Lettres nº 4 et nº 5, et maintenant la Lettre n° 6
créer une commission de synthèse
animer des retraites sur les trois thèmes
faire paraître L’anthologie alzonienne
organiser une session sur Augustin
encourager l’utilisation des ressources produites par le Centre d’Alzon
promouvoir la cause du P. d’Alzonformation des « leaders » (provinciaux, formateurs, économes)
au Conseil de congrégation, prévoir une session de formation
continuer à former les nouveaux provinciaux poursuivre la préparation de la session de 2004 sur le leadership
donner suite à la session de Nairobi pour formateurs
en particulier, être plus présents sur le terrain, pour assurer le suivi des Visites canoniques
aider les provinciaux et les Provinces à préparer des projets de Province
aider les provinciaux à faire un discernement apostolique avec les religieux (les envoyer vraiment « en mission »)formation des religieux en général
compléter le travail sur la Ratio
insister pour que chaque Province ait un plan de formation ; les étudier en Conseil ; envoyer les réactions aux provinciaux
poursuivre la préparation de la CAFI 2003
pendant les Visites canoniques, se rencontrer avec les formateurs et avec les jeunes
encourager les rencontres continentales : CAFAL, Madagascar/ Afrique
organiser une session de 3ème âge
en particulier, exiger la préparation de formateursles laïcs
continuer à encourager les Provinciaux dans ce domaine
continuer de les rencontrer pendant les Visites canoniquesla révision des structures de la Congrégation
participer à la session de la USG le 23 novembre 2003 ; partager les résultats avec les Provinciaux
continuer la discussion avec les Provinciaux
parler avec les Supérieures Générales de la famillela communication
poursuivre les Visites canoniques dans le même style
continuer la publication de AA Info
améliorer le site web ; trouver quelqu’un pour s’en occuper
continuer à préparer des lettres du Général aux différentes « catégories » de religieux
V. Quelques défis que nous identifions à la fin de cette année
Au moment de préparer le Conseil de congrégation de cette année, nous avons bien tenu bien compte de quelques-uns des principaux défis auxquels, nous semble-t-il, doit faire face notre famille religieuse. Notre travail commun et la meilleure connaissance que nous avons maintenant des différentes régions de la Congrégation nous permettent d’identifier cinq défis principaux.
1) Notre sens de Mission
Vous m’avez déjà entendu parler de ce thème, et j’en parlerai encore avec divers accents au cours de ce Conseil de congrégation, avec des propositions précises. C’est une inquiétude qui nous vient du Chapitre de 1999 (quand il a décidé que nous aurions à ré-exprimer notre charisme), et qui a un effet direct sur l’orientation que notre Congrégation prendra à l’avenir. Quand quelqu’un nous demande « Pourquoi l’Assomption existe-t-elle ? », que pouvons-nous répondre ? Quelle est notre “raison d’être” ? Dans quelle direction sommes-nous poussés par notre zèle d’Assomptionnistes ? La Lettre nº 6, sur la mission pour le Royaume, traitera directement quelques-unes de ces questions.
2) Unité/sens de Congrégation
Au cours des trois Conseils de congrégation depuis le dernier Chapitre, le thème de notre conscience de Congrégation a été un point important. Nous l’avons travaillé de plusieurs façons :
Nous avons réfléchi ensemble sur les Cartes de Visite, ce qui a porté à la connaissance de tous les Provinciaux, la vie des différentes Provinces et des défis auxquels chacune doit faire face.
Nous avons réfléchi en petits groupes sur différents projets communs, ce qui a encouragé, et rendu plus facile, la collaboration inter-Provinciale.Ensemble nous avons étudié les missions qui sont importantes pour la Congrégation tout entière, telle la Mission de l’Est, ce qui nous a rendus plus conscients de ce fait : nous partageons une mission commune.
Le Conseil voudrait encore insister sur cette question de la conscience de Congrégation parce qu’il considère qu’elle est importante pour la vie, le dynamisme, et l’orientation future de notre famille religieuse. Au cours de nos réflexions au sein du Conseil sur l’orientation que la Congrégation pourrait se donner à l’avenir, nous avons senti de plus en plus le besoin de trouver des moyens de favoriser la collaboration inter- Provinciale et d’abaisser les barrières régionales qui pourraient bloquer les projets apostoliques. Rien que notre nombre réduit inviterait déjà à changer notre regard sur la Congrégation. De presque 2000 religieux en 1965 et de 931 en décembre 1998, nous sommes passés à 891 aujourd’hui, et notre moyenne d’âge a atteint 59 ans. Même dans la plus grande Province de la Congrégation, près des deux tiers des religieux ont plus de 70 ans. Penser que les Provinces peuvent fonctionner, avec efficacité, indépendamment les unes des autres nous paraît illusoire. Mais ce ne sont pas les statistiques qui ont orienté la réflexion du Conseil. C’est plutôt la préoccupation de trouver les meilleurs moyens de répondre à des appels apostoliques nouveaux sans nous laisser paralyser, face à ces nouveaux défis, par des structures et des modèles de fonctionnement dépassés.
Laissez-moi donner quelques exemples :
La Mission de l’Est est importante pour l’ensemble de la Congrégation. Puisqu’en ce moment, elle est de la responsabilité d’une seule Province, les autres pourraient croire qu’elles n’ont aucune responsabilité envers elle. Et cependant, quand l’an dernier, nous avons écrit aux Provinces à propos de la Mission de l’Est, trois religieux (un d’Amérique Latine et deux d’Europe) ont exprimé par écrit leur intérêt et leur disposition à répondre à l’appel de la Congrégation pour participer à cette mission.
Notre mission en Extrême-Orient promet beaucoup pour l’avenir. Actuellement un Consortium est responsable de la mission en Corée ; pendant ce Conseil de congrégation nous allons étudier une proposition pour que cette responsabilité soit transférée à une seule Province. Une Province a pris en charge la mission des Philippines, et une Province est responsable de la mission du Vietnam. Nos religieux en Nouvelle Zélande manifestent un grand intérêt à participer à cette initiative asiatique, mais pour le moment il est difficile de les intégrer d’une façon concrète et continue. Je sens que notre effort en faveur de la mission en Extrême-Orient ne pourra se poursuivre d’une façon intelligente, efficace et féconde qu’en dépassant nos frontières habituelles.
L’avenir de nos différents apostolats, surtout dans les petites Provinces, n’est pas prometteur à moins que nous trouvions des moyens de collaborer de façon plus efficace entre nous. Cela dit, je ne veux pas suggérer que cela soit simple. Il ne s’agit pas que les Provinces “riches” envoient tout simplement du personnel aux Provinces “pauvres” de façon à ce que les plus pauvres puissent maintenir leurs engagements actuels. Il s’agit plutôt de réfléchir ensemble sur la mission que nous voulons poursuivre en tant que Congrégation, et où nous voulons le faire ; et ensuite d’investir des ressources (matérielles et humaines) en tant que Congrégation, dans les lieux et les oeuvres que nous aurons choisies.
La Congrégation n’a pas hésité à venir en aide, avec un appui moral et financier, auprès de nos religieux en Afrique et Madagascar. La Province d’Afrique est entrain d’étudier la possibilité d’une fondation en Afrique de l’Ouest, et la Province de France appuie cette initiative d’une façon très concrète. Comment pouvons-nous, en tant que Congrégation, participer de façon active pour appuyer ces jeunes régions de la Congrégation dans leur désir d’aller au-delà de leurs frontières ? Comment les aider au niveau de la formation et les encourager dans leur désir de vivre l’internationalité chez eux, comme font un bon nombre d’autres Congrégations ?
On peut imaginer que le vicariat de la Colombie fasse éventuellement partie de la Province Chili/Argentine. Mais une conséquence malheureuse de cette solution pourrait être d’encourager les autres régions de l’Amérique latine de « rester chez eux », de n’assumer aucune responsabilité pour la Colombie. Cette solution aurait aussi l’inconvénient de créer une « super-Province » en Amérique Latine qui deviendra éventuellement très difficile à gérer.
Vous voyez que cette question est directement en rapport avec celle de la restructuration, avec la question de la nature et du rôle du Conseil de congrégation et du Conseil général (voir Règle de Vie, n/ 124-126) surtout vis-à-vis de leur capacité de prendre des décisions significatives, et avec celle de la mission et du projet de la Congrégation dans son ensemble. Ce sont là des questions que nous avons commencé à envisager, et sur lesquelles j’espère que nous pourrons continuer à réfléchir au cours de ce Conseil de congrégation. Ce sont évidemment des questions qui seront aussi traitées par le Chapitre général de 2005. Elles surgissent du fait de notre responsabilité commune pour la mission que nous partageons et de notre désir d’une plus étroite collaboration internationale (par delà la solidarité financière) et d’un élan missionnaire plus vif.
3) L’Afrique, un défi particulier
Dès le début de notre mandat comme Conseil, nous avons investi beaucoup de temps, d’effort et d’argent envers la Province d’Afrique. Elle fut une des premières où nous sommes allés en Visite canonique. Je l’ai, non seulement, visitée à trois ou quatre occasions, mais tous les Assistants ont passé un temps dans la Province et avec différents membres du gouvernement Provincial.
Cette année, un certain nombre de problèmes se sont présentés de façon plus claire et plus aiguë, concernant le gouvernement de la Province, la formation, les finances, les nominations des religieux à l’étranger, et le traitement d’un certain nombre de situations canoniques. Tout d’abord, nous avons essayé de répondre à certaines de ces questions en nous rendant dans la Province. Cette année, je suis arrivé à la conclusion que les problèmes étaient suffisamment importants pour demander au Provincial de venir à Rome afin de les traiter avec le Conseil. Malheureusement le P. Jean-Marie n’a pas réussi à obtenir un visa à temps. J’ai donc demandé au Père René et au Père Bernard d’aller à Butembo en fin décembre pour assister à l’Assemblée Provinciale et au Conseil de Province, et faire une partie du travail qu’on avait prévu de faire à Rome. Le Père Jean-Marie, son premier assistant et l’Économe Provincial sont maintenant ensemble ici, à Rome. Nous espérons poursuivre le travail qui a été commencé.
Il n’est pas opportun, ni nécessaire, d’étudier ces questions en Conseil de congrégation, mais je voulais vous informer des mesures que j’ai prises. La Province n’est pas facile à gouverner, pour de nombreuses raisons, mais à mon avis les enjeux sont importants. Le Conseil et moi-même sommes prêts à faire tout notre possible pour aider une Province qui a besoin, je crois, des conseils et de l’accompagnement de ceux qui ont une expérience qui serait précieuse pour elle.
4) La pastorale des vocations
Cette question, quoiqu’elle ne soit pas un sujet que nous ayons abordé fréquemment dans nos rencontres internationales récentes, a surgi de plus en plus souvent au cours des différentes Visites canoniques. La commission internationale pour la pastorale des vocations (pour l’Europe) a trouvé difficile d’accomplir son travail parce que la participation aux réunions a été très restreinte. Je sens que la pastorale des vocations est en crise, mais en fin de compte ce n’est peut être pas si négatif que cela. Nous devons peut-être nous poser quelques questions fondamentales. Par exemple, comment faut-il investir nos énergies si nous voulons attirer des jeunes à la vie religieuse ? Pourrons-nous les attirer à la vie religieuse Assomptionniste si nous ne sommes pas en contact avec des jeunes en grand nombre de façon habituelle et continue ? Notre vie commune et notre engagement dans la mission, quelle impression font-ils chez les jeunes qui nous regardent ? Est-ce que nous nous sentons bien à l’aise en “invitant” les jeunes, directement ou indirectement, à envisager la vie religieuse assomptionniste ?
De toutes ces questions, celle qui doit être étudiée sans plus tarder est, je crois, notre présence au milieu de ces jeunes. Cela résulte simplement du fait que dans de nombreuses régions nous ne sommes plus en contact régulier avec la jeunesse. Comment faire face à ce défi ?
5) Les finances à tous les niveaux
Le dernier point d’intérêt général porte sur les finances. Il vous est facile à tous de comprendre ce problème, puisque chacune de nos Vice/Provinces a été affectée par la réduction dramatique et continue des fonds disponibles pour la mission. Cette année l’Econome général a été particulièrement inquiet de la situation des finances de la Congrégation, et dans les Provinces et pour le Gouvernement général. Quel impact cette situation va-t-elle avoir sur notre façon de vivre et de travailler ? Quel impact vat- elle avoir sur les demandes que nous faisons à la Caisse de Solidarité, et à notre capacité de répondre à ces demandes ? Il est évident que la situation économique actuelle nous oblige à réfléchir sur notre emploi et notre gestion de nos biens matériels.
Au niveau Général nous avons essayé de fonctionner d’une façon modeste, et nous avons retarder certains projets à plusieurs reprises. (Vous en trouverez la liste dans le budget.) Plutôt que de remettre ces projets indéfiniment, nous demandons votre conseil pour savoir lesquels sont à réaliser et selon quel échéancier.
VI. Les principaux thèmes pour le Conseil de Congrégation de cette année
Ces questions, et d’autres, qui nous ont occupées cette année ont inspiré l’organisation de cette réunion du Conseil de Congrégation de 2003. Sans en exclure d’autres qui pourraient être proposés, nous avons retenu six points principaux à traiter ici.
1) Le Chapitre de 2005
Il n’est pas trop tôt pour commencer à préparer le Chapitre général de 2005. En fait, il y a des choses que ce Conseil de congrégation doit décider afin de commencer sérieusement à le préparer.
Ayant eu connaissance des points qui sont à l’ordre du jour cette année, vous pouvez déjà prévoir quelques-uns des thèmes principaux que le Chapitre aura à traiter. Vu ces sujets, et à la lumière de la demande du Chapitre de 1999 de re-exprimer notre charisme, je voudrais proposer que nous prenions comme premier objectif pour le Chapitre de 2005 l’élaboration d’un “projet de Congrégation”. Un tel projet devrait tenir compte du travail que nous sommes en train de faire sur le charisme, mais il l’intégrerait dans un contexte apostolique dynamique. Cela nous aiderait aussi à penser en tant que Congrégation. Si nous sommes capables d’atteindre cet objectif à la fin du Chapitre de 2005, le travail des Vice/Provinces sur leur propre projet s’en trouvera considérablement favorisé. La Lettre Nº 6 pourrait nous aider à lancer notre réflexion en vue de cet objectif.
Le Chapitre aura aussi à traiter directement la question de la Restructuration, celle de la révision de la Ratio institutionis, les questions financières, et d’autres. Il nous faut également prévoir comment organiser une participation significative des laïcs dans nos délibérations.
2) La Restructuration
Un bon nombre de Congrégations religieuses ont commencé il y a dix ans une réflexion systématique sur la restructuration. Pour nous, bien que n’ayant pas eu beaucoup de discussions formelles sur ce sujet, vous verrez qu’il n’est pas nouveau. Le plus important est de considérer notre travail sur ce thème comme une occasion de répondre à un appel à une vitalité apostolique renouvelée et à un engagement personnel plus profond à la vie religieuse assomptionniste et à la suite du Seigneur.
3) Formation
La session internationale de juillet dernier à Nairobi, a permis une révision complète de la Ratio Institutionis, à la lumière du Chapitre de 1999 et de l’expérience des participantsformateurs. Une commission de rédaction a préparé un document qui intègre les suggestions des formateurs au document de base et qui sera soumis aux capitulants en 2005. On a fait également des propositions sur la formation, dont la formation d’une commission internationale de formation. Nous avons à prendre des mesures en rapport avec cette demande.
4) Mission d’Orient
Ce sujet fait suite au travail que nous avons commencé l’an dernier à Constantinople et ici à Rome. Il devra se retrouver dans la réflexion à faire éventuellement sur le projet pour l’ensemble de la Congrégation. Mais dès maintenant nous pouvons faire quelques progrès dans ce domaine.
5) Les laïcs à l’Assomption
Les laïcs nous sont associés dans chacune des régions où nous nous trouvons. Mais cette association prend des configurations très diverses. Il fallait s’y attendre. Nous sommes en train d’apprendre à travers le partage de cette diversité d’expériences. Cette année, il va falloir prendre quelques décisions en vue de la participation de nos amis laïcs au Chapitre de 2005.
6) Finances
Au niveau mondial, les finances ne jouissent pas d’une bonne santé, et c’est dans ce contexte que les nôtres doivent être examinées. Le rapport de l’Econome Général nous permettra de bien saisir la santé économique de la Congrégation et nous fera quelques propositions pour l’année à venir. Le Conseil général a également étudier les demandes à la Caisse de Solidarité et vous propose quelques pistes pour y répondre.
Rapport du Procureur Général - Année 2002 (1)
1.- Sorties de la Congrégation
A) Sorties définitives
1.1. Laïcisation (religieux-prêtre qui quitte la vie religieuse et le sacerdoce) :
Bernard Joseph Durier Duchemin (Province du Chili-Argentine)
Décret du 21.2. Incardination définitive dans une diocèse (canon 693) : Personne
1.3. Sécularisation (Profès perpétuel non prêtre) (canon 691 et 692) :
Pedro Manuel Barragán Montes (Province d’Espagne)
Indult de sortie définitive, du 18 juin 2002
1.4. Sorties de Profès temporaires (canon 688 # 1 et 2) :
Fr. Paulo Alexandre De Pauda (Brésil)
Il quitte volontairement et ne renouvelle pas ses Voeux le 8 janvier 2002 (Premiers Voeux : le 18 janvier 1998).Fr. Ioan Antal (France, roumain)
Indult de sortie définitive accordée par le Supérieur Général le 7 mars 2002 (Premiers Voeux: le 21 septembre 1997)Fr. Luis Gómez Romero (Espagne) Il n’est pas accepté à renouveler ses Voeux (Premiers Voeux : le 16 septembre 2000).
Fr. Edgar Omar Parra Clavijo (Vicariat de Colombie)
Indult de sortie définitive accordée par le Supérieur Général le 27 septembre 2002 (Premiers Voeux : le 16 janvier 2000).Fr. Donat Alfred Asuku (Afrique, soudanais)
Il quitte la Congrégation en septembre 2002 Fr.Justin Kakule Kagheni (Afrique)
(Premiers Voeux : 27 août 1998)
B) Sorties temporaires
1.5. Exclaustration en vue de l’ incardination (canon 693) : aucun nouveau cas.
Cas en cours :
P. Hugo Naveas Santibáñez (Ch-A)
Indult du Saint Siège du 22 décembre 1998.P. Javier Eugenio Potes Morales (Vicariat, Colombien).
Indult du Saint-Siège du 15 mars 2000.
1.6. Exclaustration simple (demandée par un profès perpétuel, sans intention de quitter la Congrégation (canon 686 # 1) : Personne 2.
Dispenses (2)
2.1. Pour que le Fr. Stephen Goguen (A.N.), puisse être nommé Supérieur local. Dispense accordée par le Saint Siège le 19 décembre 2002.
2.2. Pour que le Fr. Flavio Bustos Castillo (A.N., mexicain), puisse être ordonné diacre avant le terme de l’interstice de six mois. Dispense accordée le 6 mai 2002.
Annexe: Pendant
l’année
2003
Fr. Anton Unguru (France,
roumain) Indult de sortie définitive
de l’Institut
accordé par
le Saint Siège
le 10 mars 2003.
P. Julio Navarro
Román,
a.a.
Procureur
Rome, le 13
mars 2003
Nomination épiscopale :
Le 5 juin 2003, L’Osservatore Romano annonce la nomination par le Saint-Père du Père José Geraldo da Cruz, évêque de Juazeiro (Brésil).
le Saint-Père a accepté la démission de Mgr Antonios VARTHALITIS, A.A., archevêque de Corfou, Zante et Céphalonie et Vicaire apostolique de Thessalonique, Grèce, agé de 79 ans (OR, 23 mars).
ACTES DU SUPERIEUR GENERAL EN SON CONSEIL
Admission à la Profession perpétuelle :
Avec l’accord de son Conseil, le Père Général a admis à la Profession perpétuelle:
le 12.03.03, Fr. Vincent Leclercq
(Pr. de France)
le 13.03.03,
Fr. Catalin Florea (Pr. de France/Roumanie)
le 05.06.03, Fr. François-Xavier
Nguyen Tien Dung (Pr. de
France/Vietnam)
le 06.06.03,
Fr. Désiré Thierry
Randrianarison (V/Pr. de Madagascar)
le 06.06.03, Fr. Arsène
Rakotoniaina (V/Pr. de Madagascar)
le 09.06.03, Fr. Bany Johson
Rodrigue Randrianiaina (V/Pr. de Madagascar)
le 10.06.03, Fr. Vincentiu
Simon (Pr. de France/Roumanie)
le 10.06.03, Fr. Nicolas Tarralle
(Pr. de France)
le 10.06.03,
Fr. Marius Maixent Ndremaso (V/Pr.
de Madagascar)
le 11.06.03,
Fr. Afonso Belicio Neto (Pr. du
Brésil)
le 12.09.03, Fr. Oswaldo Garcia
Sánchez
(Pr. d’Am.du
Nord: Mexique)
le 11.12.03,
Fr. Joseph Bahati Syalemene Vitsumbi
(Pr. d’Afrique)
le 11.12.03, Fr. Jorge Castro
(Pr. Chili-Argentine)
le 11.12.03,
Fr. Daniel Katembo Mutokambali
(Pr. d’Afrique)
le 12.12.03, Fr. Pierre Khue
Tran Van (Pr. de France)
le
12.12.03, Fr. Juan Carlos
Marzolla (Pr. Chili-Argentine)
le 12.12.03, Fr. Bolivar
Paluku Lukenzano (Pr. Chili-Argentine)
le 12.12.03, Fr. Mauricio
Riquelme (Pr. Chili-Argentine)
le 13.12.03, Fr. Honoré Siriwayo
Kambale (Pr. d’Afrique)
le 13.12.03, Fr. Pacifique
Bagalwa Murhurla (Pr. d’Afrique)
le 13.12.03, Fr. Faustin
Kakule Kanyirume (Pr. d’Afrique)
Appel au Diaconat :
Avec l’accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Diaconat:
le 07.03.03, Fr.
Sébastien
Antoni (Pr. de France)
le
13.03.03, Fr. Luiz Gonzaga
Da Silva (Pr. du Brésil)
le 03.06.03, Fr. Pedro
Elias Pedraza Zorro
(Vicariat de Colombie)
le 04.06.03, Fr.
Thibault Van Den Driessche
(Pr. de Belgique-Sud)
le 11.09.03,
Fr. Yves Meessen (Pr. de
Belgique-Sud).
le 06.12.03,
Fr. Sébastien
Bagandu Mwanza (Pr. d’Afrique)
le 06.12.03, Fr. Symphorien
Kambale Wavirire (Pr.
d’Afrique)
le 06.12.03, Fr. Jean
de Dieu Katembo
Kamundu (Pr. d’Afrique)
le 08.12.03, Fr. Ignace
Katembo Muvikwa (Pr.
d’Afrique)
le 08.12.03, Fr. Gaston
Muhindo Kule (Pr. d’Afrique)
le 09.12.03, Fr. Anselme
Paluku Mwenge (Pr.
d’Afrique)
le 09.12.03, Fr. Jean-Bosco
Paluku Syavuyirira
(Pr. d’Afrique)
le 10.12.03, Fr. Pierre-Claver
Wendo Rumwagira (Pr.
d’Afrique)
le 10.12.03, Fr. Melchior
Kakule Vanzwa (Pr.
d’Afrique)
le 10.12.03, Fr. Euloge
Kakule Kasereka (Pr.
d’Afrique)
Appel au Sacerdoce :
Avec l’accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Sacerdoce:
le 07.03.03,
Fr. Iosif Gal
(Pr.
de France/Roumanie)
le 10.03.03, Fr.
Fabien Lejeusne
(Pr. de France)
le 10.03.03, Fr.
Flavio Bustos
Castillo (Pr. d’Amérique
du Nord/Mexique)
le 11.03.03, Fr.
Lucian Dîncá (Pr.
de France/Roumanie)
le 02.06.03, Fr.
Edouard Chatov (Pr.
de France/Russie)
le 02.06.03, Fr.
Dominique Lang (Pr.
de France)
le 03.06.03,
Fr. Louis-Martin
Rakotoarilala (V/Pr.
de Madagascar)
le
04.06.03, Fr. Heriniaina
Eugène
Rakotoarisoa (V/Pr.
de Madagascar)
le 02.12.03, Fr.
Anselme Kakule
Wasukundi (Pr.
d’Afrique)
le 02.12.03, Fr.
Sikirivwa Mawaso
Kavula (Pr. d’Afrique)
le 02.12.03, Fr.
Jean-François
Petit (Pr. de
France)
le 04.12.03,
Fr. Jean Cley
Rabarson (V/Pr.
de Madagascar)
le 04.12.03, Fr.
Honoré Jean
Randrianandrasana
(V/Pr. de Madagascar)
le 04.12.03, Fr.
Simon Kambula Sindirigha
(Pr. d’Afrique)
le 06.12.03, Fr.
André Katembo
Mughunda (Pr.
d’Afrique)
Erection de noviciat et Agrément de Maître des Novices :
Avec l’accord de son Conseil, le Père Général a érigé le Noviciat de Fiskdale (USA) pour la Province d’Amérique du Nord, le 2 juin 2003.
Ce même jour, après consultation de son Conseil, il donne son agrément à la nomination du Père Roger Corriveau (Province d’Amérique du Nord) comme Maître des Novices pour la Province d’Amérique du Nord.
LETTER # 6 OF THE SUPERIOR GENERAL
"Many Gifts, One Body "
Preparing for the General Chapter of 2005
Cette lettre est déjà présente sur ce site à la rubrique "Lettres des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque. Nous ne la reproduisons donc pas une deuxième fois ici.
LETTER # 7 OF THE SUPERIOR GENERAL
"Come see this man... "
THE
MISSION for the KINGDOM
Cette lettre est déjà présente sur ce site à la rubrique "Lettres des Supérieurs Généraux" de la Bibliothèque. Nous ne la reproduisons donc pas une deuxième fois ici.
1er janvier 2003
Le texte de ce document
n'est ici accessible que dans l'Intranet du site, donc sous mot de passe.
Carte de Visite de la communauté de Kaktari
13-19 février 2003
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Carte de Visite de la Province de Chili - Argentine
26 septembre - 22 octobre 2003
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Carte de Visite de l'Equateur - Riobamaba
23 - 28 octobre 2003
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Carte de Visite de la Colombie
28 octobre - 5 novembre 2003
Le texte de ce document
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Message du Saint-Père et lettre du Supérieur Général à l’occasion du 130ème anniversaire de Pelèrin Magazine et du 120ème anniversaire de La Croix.
A cette occasion, le nonce apostolique en France, Mgr Fortunato Baldelli, a adressé à Bruno Frappat et René Poujol, au nom de Jean-Paul II, la lettre suivante :
« Messieurs, Vous avez informé le Saint-Père des 130e et 120e anniversaires des deux publications qui ont été à l’origine de la maison d’édition de la Bonne Presse, aujourd’hui Bayard Presse, l’hebdomadaire Le Pèlerin Magazine et le quotidien La Croix. Je suis chargé de vous exprimer les voeux que le Pape forme à l’intention de l’ensemble des membres de la congrégation de l’Assomption et du groupe Bayart Presse réunis à cette occasion. Il souhaite que vos publications puissent toujours davantage, dans la fidélité au message évangélique et en portant attention aux situations et aux appels de la société, avoir le souci de transmettre la vérité et de donner à leurs lecteurs les principes spirituels et moraux essentiels qui leur permettent de vivre leurs responsabilités humaines et chrétiennes dans le monde. En vous confiant à l’intercession de Notre- Dame-du-Rosaire, à qui cette année est consacrée, et de Saint François de Sales, patron des journalistes, le Saint-Père vous accorde, ainsi qu’au personnel de la maison d’édition et à tous les lecteurs, la bénédiction apostolique.
Fortunato BALDELLI,
Nonce apostolique de France
Lettre à la CAFI : le 5 juillet 2003
Chers confrères, participants à la CAFI de 2003,
Depuis les USA et quelques jours de vacances et de retraite, j’envoie un petit message fraternel et mes souhaits pour une expérience riche en fraternité et en découverte spirituelle, apostolique, et assomptionniste.
Je me souviens des “ débuts ” de la CAFI, un rêve fait lors du temps du P. Hervé Stephan. On sentait le besoin de renouer les liens de notre famille internationale, où depuis les années 60 on s’est “ réfugié ” chacun dans sa propre Province et sa propre expérience culturelle. Mais en même temps on se disait : apprendre des langues, dépasser sa culture, se rendre co-responsable de notre famille religieuse dans tous les autres pays, tout cela sera impossible. En effet, le défi était majeur ; c’est un chemin à poursuivre. Mais les enjeux sont importants : parler de paix entre nations et cultures n’a aucun sens si nous n’arrivons pas à vivre solidaires les uns des autres au niveau de notre petit monde assomptionniste.
Moi aussi je fais un rêve aujourd’hui : que tout assomptionniste se voie comme missionnaire, que chacun fasse l’effort de comprendre et de parler au moins une ou deux langues différentes de la sienne (n’oubliez pas que la culture et la communion passent par la communication, par la conversation), que naisse chez l’un ou l’autre d’entre vous un désir concret de partir “ à l’étranger ” (pays de l’Est européen, l’Asie, l’Afrique…, ou pour une mission nouvelle là où l’Assomption est menacée à cause d’une réduction dramatique d’effectifs).
Nous reparlerons de tout cela lors de ma visite vers la fin de votre expérience ensemble. Je la ferai avec enthousiasme. Comme jeunes profès et jeunes prêtres vous êtes à une étape importante de votre vie assomptionniste. Comme jeunes religieux vous portez l’avenir de la Congrégation entre vos mains. Et je vous connais tous déjà. Vous savez que je vous porte dans mon coeur d’une façon spéciale.
Et bon courage aux “ responsables ” plus aînés parmi vous. Au nom de votre communauté internationale et de tous vos confrères A.A., je vous remercie déjà d’avoir accepté cette responsabilité.
Que la chaleur ne soit pas trop grande. Que la joie la dépasse de loin.
Richard E. Lamoureux,
a.a.
Supérieur général
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Letter to Brothers and Sisters of our Mission in the Orient
Rome, May 10, 2003
** Cette lettre est également disponible en français, espagnol et néerlandais
Last year, after having visited the Assumptionist communities
of Istanbul, the Council of the Congregation reflected on the situation of
Assumption’s mission in the Orient. Shortly afterwards, you received,
like all Assumptionists and Oblates, a letter signed by Father Richard
Lamoureux and Sister Claire of the Cross, inviting our Congregations to
pursue Father Emmanuel d’Alzon’s dream and to provide themselves
with the means of so doing.
Today, we want to give you a new sign of our commitment to help you.
You are not forgotten!
The Beatification of our three Brothers, Kamen, Pavel, and Josaphat, contributed to the reappropriation of our Oriental inheritance. Thanks to this event, many Assumptionists have rediscovered not only Assumption’s history in the Orient, but also its actuality. A new interest in the Orient and in your mission was born, thanks to our Martyrs.
So, where are we now?
In Bulgaria, we have a community in Plovdiv [three religious] and four other isolated religious. A young lay volunteer shares our community life. Two religious go to visit our colleagues regularly to reinforce the community and provide various kinds of assistance. We are always supported by our Oblate Sisters. A Bishop in Macedonia has asked us to accommodate some of his seminarians.
In Russia, the community still consists of two religious. A young Vietnamese postulant lives with the community. The Oblates share in the animation of the parish and in a spiritual reception centre. In France, four young Russians are in formation. Edward Chatov, the first perpetually professed Russian, was ordained deacon in 2002 and will be ordained to the priesthood later this year.
In Romania, we have two communities. The Greco-Catholic community in Blaj has been reinforced by the arrival of a young religious of the latin rite, Ionel Antoci. The Margineni community is composed of three religious. Each of these communities offers hospitality to young people discerning their vocation. Eleven young Romanians are in formation in France and there are also three postulants. Very soon, a house for young orphan boys will be opened in Margineni. Collaboration with the Oblates continues.
In Jerusalem, our community numbers five religious. Another Brother works in the Ratisbonne Centre. After the departure of the Religious of the Assumption, the Oblates succeeded in replacing them with an international community.
In Turkey, there is a community with only two religious. We still hope for reinforcements. The presence of the Oblates is vital and remains a valued support.
In Greece, the death of Father Jean Gad hurt us deeply. Our two Greek Brothers have benefited by the arrival of an American religious, Father Theodore Fortier. There is still need of help with the Filipino and African Catholic communities.
The Provincials have made themselves spokesmen for your needs so that the mission will be able to continue and flourish. Orientations have been established and decisions taken. Some young, and some not so young, people have shown a desire to contribute to the renewal of the mission.
We are convinced that we must go still farther. We have taken a few steps; now we must take others. Through the Mission, we want to live and deepen the unity in linkage that we have with our brothers of the Orthodox Church, to be witnesses of apostolic religious life in an Orthodox environment, to be of service to the Catholic communities in an Orthodox, Moslem, and Jewish environment.
The members of the Council of the Congregation are committed to continuing their efforts to sensitize our Congregations to our Mission in the Orient. Continue with hope and confidence. The Church and Assumption need you. May Our Lady of Sorrows, patron of the Mission, support you.
Father Richard E. Lamoureux
Superior General
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Session des paroisses assomptionnistes
Les 28 et 29 janvier 2003, Madrid accueillait des Assomptionnistes responsables de pastorale paroissiale des Provinces européennes. La rencontre avait été souhaitée par les Provinciaux d’Europe. Elle a permis aux participants de partager leur expérience de vie en paroisse comme religieux assomptionnistes vivant en communauté et de définir les traits caractéristiques d’une “paroisse assomptionniste”.
CAFI : Communauté Assomptionniste de Formation à l’Internationalité
Du 1er juillet au 31 août 2003, vingt-quatre religieux se sont retrouvés à
Nîmes pour une expérience de communauté internationale.
Après un temps d’intégration, ils ont vécu une
expérience
de prière et
de travail en petites équipes apostoliques qui ont partagé la
vie des
différents secteurs du diocèse. Ils ont participé au
Pèlerinage
National à
Lourdes et célébré une journée Alzonienne avec
les fidèles de l’Église
locale. Un site internet permettait de suivre l’expérience au
quotidien.
(voir le Dossier d’ “AA-Informations” n / 17 - octobre
2003)
Colloque d’histoire à Madagascar : “La mission au passé... au présent... au futur”
“La mission au passé... au présent... au futur”, tel est l’intitulé du Colloque d’histoire organisé à Tuléar par la Vice-Province de Madagascar, à l’occasion des cinquante ans de présence de l’Assomption à Madagascar. Quatre jours de travail ont réuni du 1er au 5 août 2003, autour de trois intervenants, une cinquantaine de participants : prêtres diocésains, religieuses et religieux, et aussi les évêques de Mananjary, Mgr José Alfredo Caires de Nobrega, et de Tuléar, Mgr Fulgence Rabeony.
Université d’Été Assomptionniste
Pour sa sixième édition, l’Université d’Été de l’Assomption, tenue du 21 au 26 août 2003, à Valpré, près de Lyon, a introduit près de 400 participants aux spiritualités asiatiques. Des apports théoriques de haut niveau, des témoignages, des ateliers pratiques (méditations zen, yoga, art floral, calligraphie), des films, des concerts, de la danse, une messe en rite indien... autant de chemins pour entrer dans la connaissance et la compréhension de ces cultures et de ces spiritualités.
Première rencontre de la Commission des Provinciaux pour l’Asie
La Commission des Provinciaux pour l’Asie s’est réunie pour la première fois à Rome, les 22 et 23 novembre 2003. Elle était composée des Provinciaux d’Amérique du Nord, de France et des Pays-Bas ainsi que du Vice-Provincial de Madagascar et de l’Assistant général chargé de l’Asie. Son objectif était de réfléchir à l’avenir de l’Assomption en Asie.
Colloque “Les Assomptionnistes et la Russie. 1903-2003"
Le Colloque, organisé à Rome, du 20 au 22 novembre 2003, a permis
de mieux connaître l’histoire de l’Assomption en Russie
et de dégager
des pistes d’avenir.
Ce Colloque s’est tenu sur presque trois jours au centre Culturel Saint-
Louis de France. Une vingtaine de personnes ont apporté leur
contribution ou leur témoignage. Une trentaine de participants de
la famille assomptionniste (Assomptionnistes, Oblates, une laïque
assomptionniste) sont venus de Russie, de France, d’Italie, d’Angleterre,
d’Espagne, des Pays-Bas et des États-Unis. Les Pères
Robert Fortin et
Eugène Laplante, qui ont résidé à Moscou, étaient
des témoins vivants
d’une partie de l’histoire de l’Assomption en Russie. Au
cours des
journées, de nombreuses autres personnes se sont jointes au
congresssistes. Parmi elles, le cardinal Roger Etchegaray, les
Ambassadeurs de France, de Russie et de Bulgarie, et lors de la
réception offerte à l’Ambassade de France, le premier
Conseiller de
l’Ambassadeur des États-Unis.
Tome XIV des Lettres du Père d’Alzon
L’essentiel de ce tome XIV des Lettres du Père d’Alzon, réalisé par le Père Jean-Paul Périer-Muzet, Archiviste de la Congrégation, est le corps des 294 correspondances du Père d’Alzon, revues d’après les manuscrits autographes ou copies conservées dans les Archives. Des notes critiques de compréhension accompagnent chaque document pour le rendre accessible au lecteur contemporain.
Ce tome XIV des Lettres du Père d’Alzon (590 pages) contient un double Avant-propos, la fiche chronologique de seize années (entre 1832 et 1849, cette dernière comprise) et quatre index sans compter la table des Lettres (les correspondants, les noms des personnes, les noms des lieux, les citations bibliques), le tout composé à l’identique des treize volumes précédents, avec en outre le code informatique des documents pour une recherche aisée dans la banque de données (version autorisée et déposée au Centre d’Alzon de Bruxelles).
Tome XV des Lettres du Père d’Alzon
Le tome XV des Lettres du Père d’Alzon comprend 250 lettres ou pièces incomplètes ou inédites du Père d’Alzon, de 1850 à 1880, adressées à 56 personnes physiques ou morales différentes.
Comme le tome précédent (XIV), il offre un Index des Correspondants, un Index des noms propres de personnes, un Index des noms de lieux et un Index des citations bibliques.
Mais le lecteur curieux trouvera, en plus, des Index généraux, précieux pour une étude synthétique de toute la correspondance du Père d’Alzon, soit 18 tomes au total : Index général des Correspondants (56 pages), les références des citations bibliques (12 pages), un Index des noms bibliques, une table de référence aux auteurs cités (24 pages), un lexique d’expressions, de maximes, de coutumes et d’usages classés Documents Assomption 2003 178 alphabétiquement (36 pages) et la liste de tous les protagonistes de l’Assomption entre 1845 et 1880 (33 pages).
Manuel d’histoire de l’Assomption
Le but de ce manuel (185 pages), rédigé par le Père Jean-Paul Périer- Muzet, est de rendre service à la formation assomptionniste première, à la demande des formateurs. Huit chapitres introduisent progressivement à l’histoire générale de la Congrégation.
1. Panorama des familles de l’Assomption.
2. Évocation des figures fondatrices et historiques de l’Assomption.
3. Portrait des Supérieurs Généraux (photo et texte de
présentation).
4. Liste des Chapitres généraux, par mandat. Étude des
lieux, thèmes...
5. Liste des Conseils de Congrégation (organigramme de l’Assomption
aujourd’hui).
6. Évocation par tranche historique des mandats des Supérieurs
Généraux du vécu collectif de l’Assomption.
7. L’Assomption dans le régime de vie des Provinces.
8. Bibliographie commentée.
Chaque partie et sous-ensemble se terminent par un questionnaire d’exercices pratiques qui invitent à un travail de synthèse et de réflexion pour dépasser le seul niveau événementiel.
Le Père d’Alzon par lui-même - Anthologie Alzonienne
En avril 2003, Bayard Service Éditions fait paraître la sélection en version française de 50 textes (majoritairement des lettres) commentés du Père d’Alzon, sous le titre: “Le Père d’Alzon par lui-même”, avec pour sous-titre “Anthologie Alzonienne”. Chaque lettre est accompagnée de notes de lecture, d’une bibliographie et d’un questionnaire d’actualisation.
Une traduction de cet ouvrage, rédigé par le Père Jean-Paul Périer- Muzet, a été réalisée en anglais (Père Eugène Laplante), en espagnol (Père Tomás González), en néerlandais (Père Kees Krijnsen), en portugais-brésilien (Père José Geraldo da Cruz) et en vietnamien (Frère Paul Pham Van Hao).
Prier 15 jours avec le Père d’Alzon
En mars 2003, les éditions Nouvelle Cité ont fait paraître “Prier 15 jours avec le Père d’Alzon”, composé selon les règles de la collection d’une prière ouvrant le jour, un thème alzonien majeur offrant la méditation et la réflexion du jour, le tout se terminant par une prière tirée du Père d’Alzon. Voici les 15 titres développés, jour après jour, par le Père Jean-Paul Périer-Muzet :
1. La passion amoureuse du Christ en son Royaume (1er
jour).
2. Enfanter Jésus-Christ dans les âmes (2ème jour).
3. Vivre de la force de l’Esprit (3ème jour).
4. À l’école de saint Augustin (4ème jour).
5. Au
miroir de la prière apostolique (5ème jour).
6. Sous le manteau de Marie (6ème jour).
7. Sur les chemins de l’unité (7ème jour).
8. Chemin de foi, joie et croix (8ème jour).
9. La cause de l’Église, anticipation du Royaume de Dieu (9ème
jour).
10. Porter le Christ aux frontières (10ème jour).
11. Marcher avec son siècle (11ème jour).
12. Correspondance des coeurs en Dieu (12ème jour).
13. Partager la vie et la mission de l’Assomption (13ème jour).
14. Passer le relais (14ème jour).
15. À Dieu, lumière de vérité, source de vie, océan
d’amour (15ème jour).
Le livre, en version française, est diffusé en librairie.
Anécdotas del Padre d’Alzon
Sous la supervision du Père Julio Navarro et avec de nombreuses collaborations, grâce à la traduction du Père Tomás González (Vicariat de Colombie), la version espagnole du livre du chanoine Henri- Dieudonné Galeran “Croquis du Père d’Alzon” a vu le jour.
Collection sur les Ecrits du Fondateur et la spiritualité de l’Assomption en portugais
Au Brésil, publication en portugais d’une collection de livres sur les Écrits du Fondateur, sur sa vie, sur l’histoire et la spiritualité de l’Assomption. La Coleção Assunção, Escritos, publiée par la maison d’éditions Gávea, de Rio de Janeiro, a quatre séries :
La première série (rouge) est dédiée à l’histoire.
La deuxième série (bleue) contient les écrits du Père d'Alzon.
La troisième série (verte) recueillera des ouvrages de spiritualité assomptionniste.
La quatrième série (orange) est consacrée à des biographies d’Assomptionnistes. Le premier titre : Janelas na historia.
P. Manuel d’Alzon, un hombre para el reino
En Argentine, publication d’une biographie du Père d'Alzon, P. Manuel d’Alzon, un hombre para el reino, de 220 pages et avec des nombreuses illustrations. L’auteur est le Père franciscain Fray Contardo Miglioranza, auteur d’un grand nombre d’ouvrages d’hagiographie et de spiritualité. L’ouvrage est publié par Misiones Franciscanas Conventuales, de Buenos Aires.
Deux
siècles d’Assomption.
Le regard des historiens.
(Paris, 2000-2001, Université d’Été Assomptionniste,
août 2003, 237
pp.)
L’espace d’Alzon, animé, à Paris, par les religieux de la communauté de la rue François Ier a voulu, marquer, à sa façon, les 150 ans de la naissance de l’Assomption. Une dizaine d’historiens spécialistes de l’histoire religieuse ont été réunis pour se pencher sur cette histoire. Des origines nîmoises à aujourd’hui, ce travail scientifique, réalisé à partir des archives de la Congrégation, veut faire partager au plus grand nombre le goût et la foi en l’avenir qui caractérisent la famille de l’Assomption.
“Les rideaux rouges de Sofia. Trois simples prêtres
martyrs, fusillés, bienheureux.”
de Bernard Holzer (Éditions Bayard, 2003)
“En 1948, ils ne sont plus que vingt religieux assomptionnistes à exercer leur apostolat en Bulgarie, après que l’effroyable régime communiste local a expulsé tous les non bulgares. Tout est prêt, dès lors, pour la persécution d’une minorité catholique minuscule et néanmoins érigée au rang d’ennemi public n/ 1. Père Kamen, Père Josaphat, Père Pavel...
Trois noms seulement, pour leur communauté même. Que savait-elle
de
leur arrestation, de leur martyre, de leur procès atroce ? Et qui pouvait
soupçonner qu’ils avaient été exécutés,
le 11 novembre 1952 au motif
qu’ils étaient espions, comploteurs, et voulant préparer
une guerre
impérialiste contre l’URSS, la Bulgarie et les démocraties
populaires... à
eux trois ?
Pourtant, grâce à la mémoire de quelques-uns, cinquante
ans après
qu’ils furent fusillés, les trois Pères sont déclarés
martyrs de la foi et
béatifiés par le Pape Jean-Paul II. Au terme d’une longue
enquête et de
ce qu’il faut appeler un nouveau procès. Moins encore que lors
du
premier, ils n’étaient pas là pour se défendre.
Se défendre d’avoir péché
contre leur foi, se défendre même d’être peut-être
encore vivants... Les
rideaux rouges de Sofia relate cette quête minutieuse et haletante, au
cours de laquelle Bernard Holzer, postulateur, remonte le temps, fait
parler le silence, croise les souvenirs, cherche les preuves, dans une
Bulgarie libérée politiquement mais figée dans les vieux
réflexes.”
Pour la rédaction de ce livre, le Père Bernard Holzer s’est
fait aider par
un romancier, Jean-Baptiste Michel.
Exposition à Plovdiv (Bulgarie)
Du 11 novembre au 2 décembre 2002, dans les locaux de l’Alliance
française de Plovdiv, la Direction Générale des Archives
nationales
bulgares et les Assomptionnistes ont présenté une exposition “Les
Assomptionnistes et la Bulgarie (1862-2002)”, à l’occasion
du 140ème
anniversaire de l’activité assomptionniste parmi les Bulgares.
Cette
exposition présentait 185 photos, dont la plupart se trouvent dans les
Archives nationales bulgares à Sofia. Un catalogue officiel décrit
ces
photos et donne leurs références de classement.
Cette manifestation a été le prétexte de projections du
film Le Balkan
crucifié (réalisé par Claude Sauvageot et Marie-Ange Donzé),
d’une
présentation du tome II du Journal du Père Victorin Galabert
et d’une
conférence du Professeur Alain Fleury qui présentait son livre Un
collège français en Bulgarie (Collège Saint Augustin,
Plovdiv, 1884-
1948).
Emmanuel d’Alzon. La Foi
et le Royaume
par le Père Georges Tavard (Cerf, 2003, 179 pages)
En huit chapitres, le Père Georges Tavard présente la spiritualité du Père d’Alzon et de sa fondation, l’Assomption, les influences reçues, les écrits majeurs et les thèmes essentiels de cette spiritualité articulés autour du Royaume, de la Foi et de l’expérience vécue au cours d’une existence qui connut les lumières et les épreuves inhérentes à toute destinée humaine. Pour un regard croisé complémentaire, les données biographiques et historiques peuvent être comparées utilement à celles fournies par la Prosopographie alzonienne.
Vidéo “Chrétiens à Moscou”
(disponible en version française, anglaise et espagnole)
Copyright : KTO - Augustins de l’Assomption - Galaxie
(avec la participation du Centre National de la Cinématographie, Paris,
2003)
Depuis dix ans, la Russie connaît une liberté religieuse comme
elle n’en
a jamais connue. Ni du temps des tsars où l’orthodoxie était
religion
d’Etat encore moins sous le régime communiste qui, tout au long
des 70
années de son pouvoir, a voulu exterminer la foi millénaire d’un
peuple.
C’est dans ce contexte que les oppositions, plus sociologiques que
théologiques entre les orthodoxes et les catholiques très minoritaires,
resurgissent. A travers leur film qui les a conduits de Moscou à Rome,
Albéric de Palmaert et Jean-Luc Blanchet ont cherché à comprendre
ce
qui les opposait.
Depuis les paroissiens de base de Saint-Louis des Français à Moscou
jusqu’aux autorités du Vatican, depuis les simples croyants orthodoxes
jusqu’au Patriarche de toute la Russie, ils ont rencontré des
hommes
conscients de cette division et qui cherchent sincèrement, au fond de
leur coeur, à la combler, en espérant qu’un jour l’unité renaîtra.
Ce film a été réalisé à l’occasion
du centenaire de la présence
assomptionniste en Russie.
Père Albert de VEER (F), 92 ans 01/01/2003
Père Yves LAURENT (B.S.), 87 ans 17/01/2003
Père Marie-Robert PLANTIN (F), 81 ans 21/01/2003
Père André HERMAN (B.S.), 78 ans 23/01/2003
Père Marie-Eugène LOOS (F), 86 ans 12/02/2003
Père Michaël DJUDJAR (F), 82 ans 18/02/2003
Père Harrie BOUWMANS (NL), 67 ans 15/03/2003
Père Jean GAD (F), 65 ans 17/03/2003
Père Hubert PIRLOT (B.S.), 66 ans 28/03/2003
Père Michel DIVO (F), 76 ans 06/04/2003
Père Claude AMIET (F), 91 ans 14/04/2003
Père Frans HOUBEY (B5), 76 ans 05/05/2003
Père Camille MARSIN (F), 93 ans 16/05/2003
Père Bruno CHENU (F), 60 ans 23/05/2003
Père Cyriel LUBBERS (Nl), 83 ans 13/06/2003
Père Henri CARO (F), 61 ans 14/06/2003
Frère René GERBER (F), 92 ans 17/06/2003
Père Kees VEERMAN (Nl), 90 ans 03/08/2003
Père Casimir JOCHEMS (Nl), 87 ans 06/08/2003
Père Paul CURTET (F), 72 ans 10/08/2003
Frère Marie-Jean MOULIN (F), 88 ans 09/09/2003
Frère Victório ZACCHETT (Br), 92 ans 04/10/2003
Père Damiaan van DEIJNEN (Nl), 83 ans 17/10/2003
Père Romain DURAND (F), 92 ans 20/10/2003
Père Paul LE BASSE (F), 84 ans 09/11/2003
STATISTIQUES DE L'INSTITUT au 31 décembre 2002

