DOCUMENTS ASSOMPTION nº 31        2006

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Avant-propos

Le Conseil général a décidé d’imprimer “Documents Assomption” en utilisant la langue de rédaction ou de réception des textes publiés.
Les traductions existantes sont signalées en notes et pourront être consultées sur le site internet de la Congrégation.

 SOMMAIRE  

CONSEIL DE CONGREGATION 2006

ACTES DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL EN SON CONSEIL

CENTENAIRE de l’ÉVANGÉLISATION à Butembo-Beni

RENCONTRE DES CONSEILS GÉNÉRAUX DE LA FAMILLE DE L’ASSOMPTION

COMMISSION INTERNATIONAL LAÏCS-RELIGIEUX

I. Intervention du Supérieur Général
II. Premiers résultats
III. Communication aux (Vice)Provinciaux et aux Tandems

LETTRE ET MESSAGES

Collobaration Laïcs-Religieux - Création du Bureau Interntional
Création de la Commission Internationale pour la Formation
A los hermanos y amigos de la Asunción Argentina
A los hermanos de la Provincial de Brasil
Juventude Missionária a serviço do Evangelho
Celebración del 50 aniversario de la fundación del Colegio Emmanuel d'Alzon
A los religiosos asuncionistas, directivos y profesores, alumnos y padres de familia, personal administrativo y colaboradores del Instituto San Román.
Vœux de Noël

PRODUCTIONS

NOS FRÈRES DÉFUNTS

STATISTIQUES DE L'INSTITUT

CONSEIL DE CONGREGATION 2006

Helvoirt (Pays-Bas), 24 avril - 3 mai 2006

Les Participants :

Richard Edward Lamoureux,   Supérieur Général
Julio Navarro Román,   Vicaire Général
André Brombart,   Assistant général
Emmanuel Kahindo Kihugo,,   Assistant général
Jean-Daniel Gullung,   Econome général
Bernard Holzer,   Secrétaire général
     
Marcos Lúcio Bento de Souza,   Provincial du Brésil
Daniel Carton,   Vice-Provincial de Madagascar
Arnold Castro,   Provincial d’Europe du Nord
Jean-Marie Denis,,   Premier Assistant Europe du Nord
José-Alberto Domínguez,   Provincial d’Espagne
Benoît Grière,,   Provincial de France
Sylvain Gasser,,   Assistant du Provincial de France
Jean-Marie Meso Paluku,,   Provincial d’Afrique
Vincent Kambere Kaghaniryo,   Assistant du Provincial d’Afrique
Edgardo Muñoz,   Provincial de Chili-Argentine
Marcel Poirier   Provincial d’Amérique du Nord
Pierre-Emmanuel Rospide,   Assistant du Provincial de France

Invités :

Bernard Holzer, chargé de mission du Supérieur Général pour l'Asie.
Bernard Le Leannec, délégué du Provincial de France pour la mission d’Orient.
Jan Zuiker, Régional des Pays-Bas.

Interprète : Eugène de Zwart
Secrétariat technique : Tini van Haaren

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Fil Rouge:

lundi 24 avril 2006

Le « fil rouge » du Conseil de Congrégation 2006 ne débute pas à Helvoirt, riante petite bourgade du Brabant néerlandais, dans cette « nouvelle » Province d’Europe du Nord qui nous accueille cette an-née. Le fil rouge se rattache solidement à celui qui a traversé le Cha-pitre général qui s’est tenu à Rome il y aura bientôt un an. Le mo-ment de grâce pour la Congrégation qu’a été ce Chapitre est loin d’avoir produit tous ses fruits. Une année plus tard, où en sommes-nous dans la mise en route des appels du Chapitre et du projet de Congrégation qu’il a tracé ? Répondre à cette question et la prolon-ger dans l’action sera l’objectif essentiel de ce Conseil de Congréga-tion.

Le Conseil s’est ouvert ce lundi soir. Au menu: retrouvailles frater-nelles, accueil, informations pratiques, mise en route… Un premier temps de prière nous a rassemblés. Nous y avons entendu l’interpellation à « renaître d’en haut » que Jésus adresse à Nico-dème. Elle est aussi pour chacun de nous, pour nos communautés, nos Provinces, notre congrégation tout entière. Comment pourrions-nous vivre les orientations fondamentales – communion, annonce de la foi, solidarité avec les plus pauvres – qui ont été exprimées par le Chapitre, et que nous avons réécouté pendant la prière, sans nous ouvrir au Souffle de Dieu, qui fait toutes choses nouvelles ?

mardi 25 avril

Avant d’entrer dans l’examen de dossiers particuliers, le Conseil est invité à se réapproprier les grandes orientations du Chapitre général. Un travail de réflexion et de prière qui se fait notamment par une re-lecture de quelques pages de la Lettre n° 8 du Supérieur général. S’y trouvent rappelés les traits essentiels du charisme de l’Assomption tels que le Chapitre les a réexprimés.
La réflexion menée sur le charisme et sur la mission de l’Assomption n’est-elle pas, à sa manière, un essai de mieux définir notre « identité » de façon à pouvoir mieux la vivre et mieux la donner à « voir » ? Le rapport du Gouvernement général, que nous a présenté le P. Richard, et sur lequel nous avons pu partager en groupes, prend acte de cette évolution : après une longue réflexion sur le charisme, le Chapitre général a engagé l’Assomption dans sa mise en œuvre : la mission.

L’évêque de ‘s Hertogenbosch (Bois-le-Duc), le diocèse où nous sommes accueillis, est venu nous parler de la situation de l’Eglise aux Pays-Bas. Il la juge assez représentative – avec peut-être seule-ment une longueur d’‘avance’ – de celle de l’Europe en général :
sécularisation, crise spirituelle d’une partie du clergé, perte d’influence sur les choix éthiques et politiques, prise de distance des jeunes, etc. Pour Mgr Hurkmans, des signes d’espérance semblent cependant apparaître : mobilisation, limitée mais réelle, de petits groupes de jeunes ; intégration progressive des nouveaux mouve-ments ; effort de dialogue entre courants spirituels différents ; affir-mation plus claire d’une appartenance ecclésiale, d’une « identité » .

Une deuxième témoin de la vie de l’Eglise des Pays-Bas, Myrjam Brouwer, membre des Focolari et engagée dans la coordination pas-torale de la jeunesse « Officium Juventutis », a dressé pour nous un tableau de la réalité ecclésiale hollandaise nettement plus encoura-geant que celui que nous sommes habitués à entendre. Depuis les Journées Mondiales de la Jeunesse de Paris en 1997 et, dans un mouvement toujours croissant, des jeunes reviennent vers l’Eglise. En même temps, on assiste à une collaboration de plus en plus étroite entre tous les diocèses et tous les mouvements, dans l’unité et le respect des diversités, pour l’accompagnement des jeunes à travers des initiatives telles que des catéchèses, des pèlerinages aux divers JMJ, un site Internet (www.jongkatholiek.nl) qui abrite un forum très fréquenté, etc. Un appel à honorer davantage – et au-delà des limites de la Congrégation – le thème de notre Chapitre : Plusieurs dons en un seul corps… pour que le monde croie ?

mercredi 26 avril

Le fil rouge, aujourd’hui, a plus de 10.000 km de long. Il nous conduit à travers deux des priorités du Chapitre général : la Mission d’Orient et les fondations en Asie. Avec conviction, et même en-thousiasme, les « deux Bernard » – Le Léannec et Holzer –, invités au Conseil, ont présenté le champ de leur mission. Une conviction se fait jour : Mission d’Orient et mission en Asie concernent désormais l’Assomption tout entière. Deux Provinces y sont déjà impliquées fortement. Les autres, à des degrés divers, ont encore du chemin à faire. Tous, déjà, semblent prêts à « tirer le train » dans la même di-rection.

Les réflexions menées en Conseil nous révèlent forcément de réelles pauvretés dans notre congrégation, notamment en termes de « personnel », mais il nous a été rappelé, bien opportunément, que notre fondateur disposait de moins de moyens encore lorsqu’il a lan-cé ses religieux dans l’aventure de l’Orient. A nous d’être de vrais fils d’Emmanuel d’Alzon.

Ainsi, notre foi peut nous garder de tout pessimisme. Le témoignage et la réflexion de Michael Stoelinga, un jeune laïc responsable de la Communauté Emmanuel aux Pays-Bas, nous a montré que la vie est prête à surgir là où des croyants s’ouvrent à la grâce. Comme il nous l’a rappelé, les fleurs sont rares au désert, mais c’est là qu’elles sont les plus belles.

jeudi 27 avril

Parler de la pastorale des jeunes et des vocations, et parler de l’alliance entre religieux et laïcs à l’Assomption, comme nous l’avons fait aujourd’hui, c’est évoquer le visage et la vie d’hommes et de femmes bien concrets.

Au cours de la prière du matin, nous avons entendu les noms des jeunes qui sont actuellement dans nos noviciats, en Afrique, à Ma-dagascar, en France, au Chili, au Brésil, en Amérique du Nord. Ils sont plus de trente, et nous devons remercier le Seigneur pour ce don. Puis, au cours de la prière du soir, chacun a pu évoquer le nom d’un laïc ou d’une laïque de l’Assomption qui lui est proche. Là aus-si, que de motifs d’action de grâce!

Enfin, avant d’ouvrir la séance de travail, le P. Julio Navarro a rap-pelé pour nous le souvenir de nos deux frères argentins, Raul Eduar-do Rodriguez et Carlos Antonio Felipe di Pietro, tragiquement dispa-rus en Argentine le 4 juin 1976. A quelques jours du 30e anniver-saire de leur enlèvement, ils tournent nos regards vers l’Assomption du ciel, vers nos défunts, nos martyrs, nos saints, qu’ils soient ou non en attente de canonisation.

Une fois encore, nous voici donc appelés à la conversion. Et, comme nous l’a rappelé l’invité du jour, Mgr Van Luyn, évêque de Rotter-dam – il faisait allusion au voyage en bateau, sur le Rhin, qui a conduit les jeunes hollandais de Rotterdam à Cologne, pour les JMJ – la vie chrétienne consiste toujours à aller à contre-courant.

vendredi 28 avril

Réception et mise en œuvre du Chapitre général, tels sont les princi-paux objectifs de notre Conseil de Congrégation. Durant les jours écoulés, nous avons suivi un parcours d’information sur les priorités du Chapitre : la Mission d’Orient, les fondations en Asie, la pasto-rale des jeunes et des vocations, et l’alliance avec les laïcs.

Un travail en commissions et en groupes a permis d’aborder au-jourd’hui une deuxième étape, celle de la réflexion et de la confron-tation des idées. Dans une étape ultérieure, il nous faudra déboucher sur des orientations et des décisions concrètes.

Les échanges de vues sur la Mission d’Orient et les fondations en Asie sont aussi l’occasion d’aborder des questions plus transversales comme celle de nos structures de gouvernement, de leur fonction-nement, et de leur éventuelle adaptation à une réalité d’Eglise et de congrégation en pleine évolution.
L’invité du jour, Hans Kuijpers, protestant, responsable de la Willow Creek Association aux Pays-Bas, nous a interpellés. Pourquoi notre Eglise, pourquoi nos institutions, sinon pour « chercher et sauver ce qui était perdu » ? Notre premier souci, lorsque nous réfléchissons à notre organisation, devrait être de la rendre aussi apte que possible à rejoindre et à toucher ceux et celles qui sont loin de l’Eglise.

samedi 29 avril

Aujourd’hui, des nuages poussés par le vent d’ouest ont obscurci l’horizon de la campagne brabançonne et nous ont même gratifiés de quelques averses. Mais à la chapelle, où nous avons, comme chaque matin, célébré les saints mystères, ainsi que dans la salle de réunion, le climat est resté au beau fixe.

Avec la sérénité qui a, jusqu’à présent, présidé à ses débats, le Conseil a repris la réflexion. D’abord sur les moyens susceptibles de faire progresser l’alliance avec les laïcs, ensuite, sur différentes pis-tes d’animation à mettre en œuvre dans la congrégation, notamment sur le plan de la formation.

Un temps significatif a été consacré à l’étude d’un « cas », sélection-né parmi ceux qui étaient présentés par plusieurs membres du Conseil. Il s’agissait de confronter avis et réflexions susceptibles d’aider les responsables dans leur recherche d’une solution adaptée.

La journée du dimanche sera consacrée à une excursion, avec pas-sage par Boxtel et visite des installations du Plan Delta. Pour prépa-rer les esprits à la détente, durant la soirée, les nouveaux membres du Conseil ont été soumis aux traditionnelles épreuves d’initiation…

lundi 1er mai

Par une heureuse coïncidence de calendrier, c’est sous la tutelle de saint Joseph Travailleur que le Conseil a repris, d’une manière ap-profondie, la réflexion sur les questions économiques et les finances de la Congrégation.

Certains religieux semblent parfois effarouchés par les questions d’argent, leur préférant peut-être des considérations plus éthérées. Pourtant, de même qu’il faut un corps pour l’Esprit, il faut de l’argent pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée.

Les questions financières ne méritent-elles pas autant d’intérêt que la spiritualité ? Et de fait, les dossiers qui nous ont été présentés font percevoir les leviers concrets de la solidarité entre nos différentes Provinces et nos lieux d’apostolat et de mission. La constitution et la gestion d’un important Fonds de solidarité ne sont-elles pas la condi-tion de possibilité de la formation dans les jeunes Provinces, du lan-cement de nouvelles fondations, etc. ?

Bref, l’équilibre économique de notre Congrégation est un des fac-teurs importants qui rendent possible la mise en œuvre de ses orien-tations apostoliques et, en particulier, des priorités retenues par le Chapitre général. Notre action de grâce au Seigneur pour cette bonne santé financière peut aussi se décliner en remerciements à tous ceux qui en assurent, jour après jour, le gestion et la surveillance

mardi 2 mai

Le Conseil de Congrégation touche à sa fin. Les passages obligés que sont les décisions, recommandations et votes ont été franchis sans encombre. Il reste à confier le travail accompli à la bénédiction de Celui qui fait croître ce que le cultivateur a semé.

C’est en effet dans la prière que notre rassemblement va se terminer. Les vêpres de ce mardi ont été l’occasion de remettre au Seigneur les besoins liés aux grandes priorités et axes apostoliques de la Congré-gation : nouvelles fondations, Mission d’Orient, pastorale des voca-tions, formation, alliance avec les laïcs, éducation et médias, etc. Et l’eucharistie de clôture de demain matin sera action de grâce pour ce que Dieu permet à l’Assomption de vivre et de faire, malgré de bien réelles pauvretés.

Un temps d’évaluation a permis de redire le climat convivial et fra-ternel qui prévalut pendant le Conseil, l’excellente préparation et l’organisation efficace du travail, la prise de conscience plus forte de notre caractère international, la volonté nette d’honorer les attentes du Chapitre, etc.

Le P. Général a conclu cette relecture de nos travaux en soulignant que le Conseil a réussi à réaliser son objectif de reprise du Chapitre général, à travers des décisions concrètes, structurelles, économiques et apostoliques. Frappé par le calme et la sérénité qui ont marqué cette rencontre, le P. Richard a évoqué le mouvement presque im-perceptible d’un navire qui entreprend un virage. Tel est le tournant que l’Assomption est en train de vivre. Nous sommes un corps social en cours de transformation. Et nos insuffisances ne font pas obstacle à un grand dynamisme apostolique et missionnaire. Celui qui tient la barre du navire saura le conduire à bon port.

Mercredi 3 mai

A 9h, après un dernier petit déjeuner, les membres du Conseil de Congrégation se retrouvent à la chapelle pour une Eucharistie de clô-ture et d’envoi en la fête des Apôtres Philippe et Jacques.
S’appuyant sur les lectures du jour qui réactivent notre désir mis-sionnaire et sur l’encyclique du Pape Benoît XVI qui nous remet dans la dynamique de l’Amour de Dieu, le Père Général récapitule le travail de discernement et d’initiatives qui justifie notre « métier », dit-il, d’être des instruments au service du Royaume de Dieu.
Les textes, chants, psaumes et prières sont dans les différentes lan-gues qui sont les nôtres et l’action de grâces après la communion permet à chacun de rendre grâce à Dieu et à ses frères pour tout le chemin parcouru. Nos amis laïcs assomptionnistes et nos bienfaiteurs ne sont pas oubliés. Le Père Général remercie encore la Province et la Région qui nous ont accueillis (représentées à ses côtés par les concélèbrants, les PP CASTRO et ZUIKER), l’aumônier de la mai-son, le Père Léo van der KLAAUW, le Père Eugène de ZWART, traducteur, le Père Tini VAN HAAREN, au secrétariat technique et tous les autres membres du Conseil.
Juste avant la bénédiction et l’envoi, le Père Général déclare clos le XXXVIIIème Conseil de Congrégation et nous chantons le Magnifi-cat en Kiswahili.

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Rapport du Gouvernement Général

Il y a maintenant un an, nous commencions notre Chapitre Général à Rome, et pendant l’année écoulée nous avons pris le temps de réfléchir sur cette expérience et de commencer à en vivre. Il nous a paru obliga-toire que le Conseil de Congrégation de cette année soit spécialement centré sur la mise en application de ce chapitre.

La grâce du Chapitre Général
Depuis lors, et souvent avec le Conseil Général, j'ai eu l'occasion de pen-ser au Chapitre et à sa signification particulière pour la vie de notre Congrégation. Il y a quatre choses surtout qui s’imposent à ma considéra-tion comme étant importantes en ce moment.

Chacun de nous relit le Chapitre avec les lumières qui lui sont données. Les Chapitres ne comblent jamais la totalité de nos attentes, mais moi, je pense que les grâces inattendues de ce Chapitre ont été bien au-dessus des attentes que j’aurais pu avoir.

Ces grâces sont également autant d’invitations, de dons que nous som-mes appelés à utiliser pour le bien d’autrui. C'est pour cela qu’il nous a semblé bon d’orienter ce Conseil de Congrégation vers la mise en œuvre de ces grâces. L’ordre du jour a été structuré de façon à nous permettre de faire porter nos efforts sur cinq domaines principaux dans lesquels le Chapitre fit déjà un travail important. Cependant, pour ne pas trop nous arrêter sur les arbres, dans le Conseil, perdant de vue la forêt, permettez-moi de vous rappeler le contexte global dans lequel le Chapitre a situé ces points d’intérêt. Ce « contexte global » nous l’avons appelé le PRO-JET de la Congrégation.

Le Projet de la Congrégation
C'est la première fois qu'un Chapitre Général a si délibérément essayé de rédiger un projet de Congrégation. Vous connaissez un peu ma pensée sur ce point ; je vous renvoie à son expression la plus récente, dans la Lettre nº 8 ("À la rencontre de Dieu... et des hommes"). Je suis encore un peu étonné que nous ayons réussi à accomplir cette tâche, aussi impar-faite que nous puissions la juger. Et je suis toujours convaincu de l'im-portance de ce travail pour la vie de notre corps religieux. Rien ne sera plus utile pour renforcer l'unité, puisqu'il articule les convictions profon-des qui nous sont communes. Rien ne sera plus utile en vue d’éveiller notre ardeur pour le Royaume, puisqu'il articule les besoins profonds des gens de notre temps, ainsi que les intuitions fondamentales de notre fon-dateur et le charisme qu'il nous a donné.

L'efficacité du projet de la Congrégation dépendra en grande partie de l’usage que nous en ferons, nous qui occupons des postes de responsabilité. Je vous engage à y réfléchir sérieusement au niveaux Provincial et local. Par exemple, quel usage pouvez-vous faire des trois options fon-damentales (Actes nos 5-10) adoptées en Chapitre pour animer votre Pro-vince et vos communautés ? Imaginez-vous de pouvoir organiser une re-traite sur la base de ces options ? Quelles initiatives apostoliques pour-raient vous inspirer ces trois options ? Telles que nous les avons résu-mées dans la Lettre nº 8, je pense que ces trois options peuvent nous mo-tiver efficacement : nous voulons « être des hommes de foi et de com-munion et porter témoignage de cette foi en solidarité avec les pauvres ».

Notre Projet de Congrégation comprend également cinq axes apostoli-ques, tels que le Chapitre les a décrits (Actes nos 11-44). Ceux-ci sont d’un autre ordre que les trois options fondamentales. Je suis presque ten-té de dire qu’ils sont moins importants pour la simple raison qu’ils sont davantage conditionnés par les préoccupations de la Congrégation à ce moment précis (tandis que les trois options fondamentales sont plus « intemporelles ») et aussi parce qu’ils peuvent avoir plus ou moins d’importance selon l’endroit où vous vivez et travaillez. Ces cinq axes ont cependant leur importance. Le Chapitre a essayé d’y saisir cinq ma-nières dont ont pourrait exprimer nos trois options fondamentales au-jourd’hui. Les textes qui développent ces cinq axes devraient être d’une très grande utilité pour orienter, en assomptionniste, le travail qui se fait dans vos Provinces en ces domaines.

Enfin, le projet comprend trois priorités (actes nos 45-99). Celles-ci ont une importance très particulière. Bien que nos différentes Provinces soient engagées dans de nombreux efforts apostoliques très divers, nous sommes cependant appelés à diriger une bonne partie de nos énergies vers ces trois priorités. Dans certains endroits (je pense à des lieux tels que Plovdiv ou Moscou ou Saigon), la plupart des énergies d'une com-munauté pourraient être investies dans l’une ou l’autre des trois. Mais dans toutes les communautés, nous sommes appelés à avoir un souci spé-cial pour ces priorités... en raison de leur importance pour le monde d'au-jourd'hui et parce qu'elles constituent une si grande part de notre identité en tant que religieux assomptionnistes.

Notre mission comme Conseil Général
Le Conseil Général a réfléchi sur toutes ces questions dès le début de son travail, commencé il y a un an. (Pour être sûr de ne pas l’oublier, je dois dire ici qu'une des grâces du Chapitre Général a été de donner au Supé-rieur Général trois Assistants et deux Officiers Généraux d’un dévoue-ment, compétence et sérieux spirituel exceptionnels.) On trouvera le fruit de cette réflexion, en partie, dans la Lettre nº 8, où nous avons essayé de présenter les grandes lignes de notre programme d'animation pour la Congrégation, accompagnées des considérations qui nous ont amenés à adopter ce programme.

Notre tâche est de mettre en application le Chapitre Général, mais nous sommes une équipe, une communauté apostolique si vous voulez, com-posée de frères avec différentes expériences de vie et talents différents (ainsi qu'un certain nombre de limites). Alors, nous ferons un grand ef-fort pour rester fidèle au Chapitre Général, mais dans le style et de la manière particulière dont nous sommes capables.

Quel sont les grands besoins de la Congrégation en ce moment de son histoire ? Nous avons partagé une partie de notre réflexion dans la Lettre n° 8.

En réfléchissant au Chapitre, nous avons compris l'importance d'aider les frères à vivre dans des communautés qui soient vraiment des lieux de communion, de parler de la foi surtout en termes d'attachement profond à Jésus-Christ, et d’encourager une action apostolique qui soit avant tout un témoignage de cette foi en Jésus-Christ, particulièrement parmi les plus faibles autour de nous. Ensuite nous avons identifié les moyens spé-cifiques qui nous permettront d’affermir la vie de nos communautés apostoliques, tracer des programmes de formation qui avanceront ces va-leurs, encourager une mission en accord avec les décisions du Chapitre, et finalement qui nous aideront à approfondir nos liens avec les laïcs as-somptionnistes.

Un projet apostolique ou un programme d'animation au niveau Général sont utiles seulement dans la mesure où ils sont repris aux niveaux Pro-vincial et local. Je suis toujours frappé par la grande nécessité d’avoir de bons responsables à chaque niveau de la Congrégation. Quand je parle de bons responsables je pense surtout à l'aspect animation de leur travail. Aux niveaux Provincial et local, le défi consiste à ne jamais perdre de vue le lien entre les soucis particuliers de chaque jour (tels que des pro-jets administratifs, des activités apostoliques, des questions de personnel, des questions financières) et l’objectif global qui donne à tous ces soucis particuliers leur orientation et leur sens. Je crois bien comprendre à quel point il est difficile d'être des bons Supérieurs Provinciaux et locaux : il vous faut fixer un œil sur l'immédiat et l'autre sur ce qui est global. Vous devez être entièrement plongés dans l'immédiat, et vos frères doivent vous voir prendre ces choses bien au sérieux et les gérer correctement. Mais vous devez rappeler constamment à vos frères (et à vous-même aussi) le "rêve" que vous essayez de faire réalité par votre engagement dans tous ces soucis quotidiens. Il vous faut penser au "rêve" et vous de-vez en parler avec vos frères et à ceux avec qui vous entrez en contact. N’est-ce pas cela qui attirera les gens vers nos communautés ? Oui, c'est un défi difficile. Sans vouloir être trop spirituel à ce sujet, j’avoue que le mystère de l'Incarnation me semble être une bonne inspiration à cet égard.

Ce que nous avons fait depuis le Chapitre – la mission du Conseil gé-néral pour le mettre en œuvre
Le premier travail à faire après le Chapitre était de publier les Actes dans les quatre langues officielles de la Congrégation, ainsi que la Ratio Insti-tutionis adoptée au Chapitre. Grâce à l'efficacité de nos traducteurs et des Secrétaires Généraux sortant et entrant, tout le monde avait reçu les Ac-tes et la Ratio avant le mois de septembre. Peu après, le Père Julio, tra-vaillant avec le Secrétaire et le personnel de la Maison Généralice, pu-bliait une version actualisée de nos Règles de Capitulaires, dans les qua-tre langues officielles également.

Avec ces documents à sa disposition (et même avant leur publication), le Conseil Général, comme nouvelle équipe administrative, se mit au travail avec l’idée d’agir comme communauté autant que possible. Nous avons décidé que les Assistants et les Officiers Généraux se réuniront toujours ensemble comme Conseil Général, même si seulement les Assistants ont le droit de vote. (Bien entendu, la Règle prévoit que l’Économe Général en a le droit pour les matières financières.) Le Conseil s’est réuni au mois de juin afin de prendre les décisions les plus pressantes, telles que la no-mination de trois Provinciaux. En septembre, nous avons passé trois se-maines complètes ensemble pour faire une première planification à long terme pour toute la durée de ce mandat, une tâche poursuivie dans notre réunion de décembre. Vous avez eu connaissance de ce travail à travers mes lettres SM nº2 et SM nº4 ; et nous avons essayé d’en communiquer la substance aux religieux et aux laïcs dans la Lettre nº 8 ("À la rencontre de Dieu...et des hommes"). Et nous espérons en partager une partie, en détail, au cours de ce Conseil de Congrégation. Notre plan peut paraître excessivement ambitieux, mais il faut tenir compte que c’est un plan d’application pour six années complètes et que des éléments devront iné-vitablement être modifiés quand cela deviendra nécessaire en raison de nos propres limitations et de celles que la réalité imposera.

Voulant avoir une présence dans les Provinces aussi suivie que possible, nous avons programmé un certain nombre de visites et avons voulu être présents à la plupart des Chapitres Provinciaux d'application.

Je mentionne, parmi mes voyages ceux que voici :

Le Père Julio a aussi visité plusieurs communautés et Provinces :

Le Père André Brombart a rendu visite

Le Père Emmanuel Kahindo Kihugho a fait les visites que voici :

Le Père Jean-Daniel Gullung a fait les visites suivantes :

D’autres projets encore nous ont tenus occupés. J’ai rédigé et publié la Lettre nº 8 et animé une session avec les sœurs de la Famille. Les membres du Conseil ont investi un temps et énergie considérables dans l’étude des langues (André, Lucas, et Jean-Daniel de l’italien ; Julio de l’anglais; Emmanuel de l’espagnol). Le Père Julio a animé une session pour les novices à Pomaire (sur le charisme) et une autre pour les laïcs de l’Assomption à Valpré (24-26 février 2006). Le Père André a animé plu-sieurs retraites et sessions (par exemple, pour la communauté de Flo-rence, 21 octobre 2005). Et nous avons tous pris part à différents projets relevant des tâches ordinaires du Conseil Général. En particulier, nous avons organisé ensemble, et mené, une session pour les trois nouveaux Provinciaux au mois de décembre 2005, à Rome.

Je ne vais pas passer en revue tous les différents dossiers étudiés en Conseil Général. Nous avons nommé quatre Provinciaux et examiné très attentivement 32 dossiers de profession perpétuelle, 24 dossiers de dia-conat et 13 de prêtrise. Vous avez pu suivre d’assez près nos activités à travers les différents numéros de SM.

Tout ce travail nous a menés, tout naturellement, à suggérer qu’au Conseil de Congrégation de cette année nous concentrions nos efforts sur la mise en œuvre du Chapitre Général. A l'invitation chaleureuse de nos confrères des Pays-Bas, nous avons choisi de nous réunir dans cette ré-gion, afin de nous rendre plus proches d'eux à ce tournant de leur histoire et de mieux connaître le travail de l'Église dans cette partie de l'Europe. Nous aurons l'occasion de nous renseigner sur certaines initiatives des jeunes dans l'Église, des nouveaux mouvements, des chrétiens protes-tants, et des évêques eux-mêmes. Pendant le Conseil, nous allons travail-ler sur cinq thèmes principaux : La Mission d'Orient, les nouvelles fonda-tions en Asie, la Pastorale des Vocations, l'Alliance laïcs-religieux, et la Formation dans la Congrégation à tous les niveaux. Le Conseil Général espère que ce Conseil de Congrégation orientera l'animation de la Congrégation pour les années à venir jusqu'à notre prochain Chapitre Général en 2011. Et nous pensons que ce Conseil peut aussi être une bonne occasion pour nous permettre un moment de formation perma-nente pour tous ceux d’entre nous qui y participons.

Nous pensons déjà à l’année prochaine. À Rome, peut-être. Et comme thème nous aimerions proposer un travail particulier sur un de nos cinq axes apostoliques : « Justice et paix – pour un monde plus juste ». Mais à nous de décider. Pour le moment, mettons-nous au travail, avec la confiance que l’Esprit nous accompagne toujours.

P. Richard E. Lamoureux, a.a.,
Supérieur général
15 mars 2006

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Rapport du Procureur Général

Année 2005

Le rapport « officiel » du Procureur consiste en une liste un peu austère et, pour l’essentiel, assez triste puisqu’elle relate essentiellement les sorties de la Congrégation. Ce document, arrêté au 31 décembre 2005, est remis par ailleurs aux membres du Conseil de Congrégation. Je voudrais y ajouter quelques mots.

Comme nouveau Procureur, j’ai dû, et je dois encore, me former et me mettre au courant. Je tiens à dire merci au Père Julio Navarro, mon pré-décesseur dans cette fonction, qui m’initie patiemment aux arcanes du métier. C’est d’ailleurs lui qui a traité une bonne partie des dossiers de l’année 2005. Une de mes premières démarches a été de prendre contact avec quelques responsables de la Congrégation pour les religieux (CIVCSVA). Là encore, c’est le Père Julio qui a fait les présentations.

Pour le reste, j’évoque ici quelques dossiers traités depuis mon entrée en fonction et qui ne figurent pas dans le rapport officiel :

P. André Brombart, a.a.,
Procureur général

Annexe

1.- Sorties de la Congrégation

A) Sorties définitives

1.1. Laïcisation (religieux-prêtre ou diacre qui quitte la vie religieuse et le ministère) : aucun.

1.2. Incardination définitive dans un diocèse (canon 693) :

P. Javier Eugenio POTES MORALES (Vicariat de Colombie).
Indult du Saint-Siège du 15 mars 2000. Incardination dans le diocèse de New-York au terme de cinq années d’incardination à l’essai.

1.3. Sécularisation (Profès perpétuel non prêtre) (canon 691 et 692) :

Fr. Peter OUMA (Province d'Afrique, Kenya)
Indult de sortie définitive accordé le 11 avril 2005

Fr. Jean-Raymond RAKOTONIRINA (Vice-Province de Madagascar)
Indult de sortie définitive accordé le 11 avril 2005

Fr. Fidèle RAZAFITAPIAKA (Vice-Province de Madagascar)
Indult de sortie définitive accordé le 3 juin 2005

Fr. James CONLON (Province de France, Région d’Angleterre)
Indult de sortie définitive accordé le 5 octobre 2005

1.4. Sorties de Profès temporaires (canon 688 # 1 et 2) :

Fr. Luis Fernando VARGAS MORA (Vicariat de Colombie). Sorti le 13 mars 2005 : indult du Supérieur Général (Premiers vœux le 13 janvier 2002)

Fr. Frédéric KABWANA MUVUNGA (Province d’Afrique).
Sorti le 25 août 2005 : non renouvellement des vœux (Premiers vœux le 25 août 2004)

Fr. Jean-Eric MBALA MUTELESI (Province d’Afrique). Sorti le 25 août 2005 : non renouvellement des vœux ? (Premiers vœux le 25 août 2004)

Fr. Urbain-Judicaël MVOUAMA (Province d’Afrique). Sorti le 25 août 2005 : non renouvellement des vœux ? (Premiers vœux le 25 août 2004)

Fr. Léon-Exaucé MASWA LUKUSA (Province d’Afrique). Sorti le 1er septembre 2005 : motif non précisé (Premiers vœux le 16 septembre 2003)

Fr. Jacques KAMBALE MABANZO (Province d’Afrique).
Sorti le 17 septembre 2005 : non renouvellement des vœux ? (Premiers vœux le 17 septembre 2002)

Fr. Jean-Marc HERREMAN (Province de France).
Sorti le 22 septembre 2005 : non renouvellement des vœux. (Premiers vœux le 22 septembre 2001)

Fr. Christian Fulgence MIHARINIAINA (Vice-Province de Madagascar). Sorti le 29 septembre 2005 : non admis au re-nouvellement des vœux (Premiers vœux le 29 septembre 2002)

Fr. Georges VELOSOA (Vice-Province de Madagascar). Sorti le 29 septembre 2005 : non renouvellement des vœux ? (Pre-miers vœux le 29 septembre 2000)

Fr. Gerardo Antonio MARTINEZ ZAPA (Vicariat de Colombie). Sorti le 1er octobre 2005 sur décision propre (Pre-miers vœux le 5 janvier 2003)

1.5. Renvoi de la Congrégation :

P. David M. GALLO (Province d’Amérique du Nord)
Renvoi ipso facto pour abandon notoire de la foi catholique (Lettre de l’intéressé du 18 octobre 2005). En attente de l’attestation du Supérieur provincial et de confirmation par le Saint-Siège.

B) Sorties temporaires

1.6. Exclaustration en vue de l’incardination (canon 693) :

P. Daniel BLAJ (Province de France, roumain)
Indult du Saint-Siège du 18 juin 2003.

1.7. Exclaustration simple demandée par un profès perpétuel, sans intention de quitter la Congrégation (canon 686 § 1) : aucun.

2. Dispenses

Demande que le Fr. Marco Aurélio FLORENTINO GONÇALVES (Province du Brésil) puisse être ordonné diacre avant le terme de l’interstice de six mois. (Dispense de facto, absence de réponse de la Congrégation : l’introduction de la demande a coïncidé avec le décès du Pape Jean-Paul II)

Demande que le Fr. Vincent LECLERCQ (Province de France) puisse être ordonné prêtre avant le terme de l’interstice de six mois. (Dispense accordée le 31 mai 2005).

P. André Brombart, a.a.
Procureur Général
Rome, le 31 décembre 2005

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Rapport du Secrétaire Général

Le Secrétaire général précédent, Bernard Holzer, fort de son expérience, a demandé au Chapitre général que le Secrétaire général ne soit pas en même temps assistant. Car le même homme ne peut tout faire et beaucoup de travail reste inachevé.

Pour une première année, septembre 2005-septembre 2006, mon travail consiste donc à trier, classer, ranger et essayer d'entreprendre ou d'achever ce qui restait à faire : Documents-Assomption, Nécrologe, Règles Capitulaires, Actes des colloques depuis 2000 à publier et envoyer....et de m'ini-tier aux tâches du secrétariat général. Je suis aidé dans la responsabilité par Loredana Giannetti (qui pour des raisons personnelles sera absente de juillet 2006 jusqu’à février 2007) et Marine Guillard, à mi-temps, qui assure relecture, index et quelques traductions. Il est à noter que le secrétariat général est sollicité pour plusieurs tâches qui ne relèvent pas directement de sa responsabilité. Il y aurait une réorganisation à faire.

Les travaux habituels sont : AAInfo quatre fois par an, les 2 répartitions (l'ordinaire et celle d'Amérique latine), le nécrologion, les Documents-Assomption, les Documents-Assomption Nécrologes, les Actes des Colloques, les Comptes-rendus des Conseils Généraux et de Congrégation...etc. Nous sommes en train de préparer de nouveaux formulaires pour la pré-sentation à la première profession, à la profession perpétuelle, au diaco-nat, et au sacerdoce, pour les accorder avec la nouvelle Ratio. Je préparerai quelques directives pour aider les responsables (Provinciaux, Supérieurs, formateurs) à bien préparer ces dossiers.

Je m’occupe également des traductions de documents. Que les traducteurs soient félicités et remerciés. Mais les problèmes ne sont pas tous résolus. D'autres traductions de livres et revues sont en cours dans les Provinces et sont encouragées. Elles sont budgétées à l'économat général.

Le site-web de la Congrégation (assumptio.org) a été complètement refait. La responsabilité technique est portée par M. Tomasz Jaster, assistant de l’économe provincial à Brighton (USA). La responsabilité éditoriale est portée par le Supérieur général et moi-même. Pour le Web et la communication en général il y aurait beaucoup à dire. Peut-être pourrait-on travailler la question au cours du Conseil de Congrégation ?

Enfin, avant de prévoir une session internationale d'archivistes et de secrétaires provinciaux, il a paru utile de les contacter pour connaître leurs besoins, leurs problèmes et leurs souhaits.

P. Lucas Chuffart, a.a.,
Secrétaire général

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Rapport de l’Archiviste

Durant la période du Chapitre général de 2005 (mai), j’ai mis à profit la relative tranquillité qu’il assurait à l’archiviste pour confectionner le livre ‘Le P. d’Alzon au jour le jour’ (recherche de citations ciblées pour tous les jours de l’année), recueil qui m’avait été demandé par le Conseil Général pour mettre à la portée des laïcs la spiritualité du P. d’Alzon et de l’Assomption par de courts extraits de sa pensée et de ses écrits. Le livre a pu sortir pour l’anniversaire de la mort du P. d’Alzon (21 novembre 2005) et être présenté à Paris lors de la cérémonie liturgique.

Durant l’été, l’archiviste a répondu à la demande de l’ex-secrétaire géné-ral, Bernard Holzer : confectionner un Index onomastique pour chacun des volumes des Actes à paraître : ‘Les Origines des Familles de l’Assomption’ (Colloque Paris, série Rencontres Assomptionnistes) et ‘L’Aventure missionnaire de l’Assomption’ (Colloque Valpré, série identique). Les deux Index ont été réalisés, demandant chacun 15 jours de travail pour recherches supplémentaires d’identification des lieux et des personnes. A ce jour (15 mars 2006), seuls les Actes du Colloque de Paris ont parus, les seconds sont sous presse.

Le dernier trimestre 2005 (septembre-décembre) a été consacré à l’inventoriage et à la classification de tous les dossiers des religieux sortis de la Congrégation (des origines à 2005), avec report dans le fichier analytique mécanique. De même que pour les religieux défunts, mais dans un classement à part, les ACR contiennent donc aujourd’hui tous les dossiers retrouvés des ex-AA, par ordre alphabétique, dans des boîtes d’archives modulables et où l’on pourra intégrer ceux postérieurs à 2005. En principe, ces documents ne sont pas communicables à l’extérieur pour raison de confidentialité et de respect des personnes dont la mémoire n’est pas éteinte. Une liste informatique en a été dressée qui, elle, peut être envoyée à tous les archivistes des provinces A.A. pour faciliter leur propre classement, s’ils en font la demande à l’archiviste à Rome.

Au mois de janvier 2006, l’Archiviste général a répondu à la demande des Oblates de Corée : leur assurer une session sur l’histoire et la spiri-tualité des familles de l’Assomption et leur prêcher une retraite d’une semaine complète. Au retour de son voyage à Gwangju, l’archiviste a mis par écrit un petit historique de la présence assomptionniste en Corée, sans oublier la part conjointe des Oblates (cf document joint).

En février 2006, les Frères Vietnamiens de la Province de France ont te-nu leur assemblée annuelle à Valpré lors de la fête du Têt. A leur demande, l’archiviste leur a préparé une intervention écrite à partir de la question qu’ils lui avaient posée sous la forme ‘Pourquoi Dieu veut-il l’Assomption au Vietnam aujourd’hui ?’. Le texte écrit a été communiqué aux Frères, l’archiviste n’ayant pas eu le temps de faire une présentation orale complète de sa préparation. Ce texte est également joint pour information. De même un petit historique de la venue de Frères Vietnamiens à l’Assomption a été composé à cette occasion. Le Frère Pierre Khue a bien voulu le relire et le corriger.

Depuis janvier 2006, le bâtiment des archives à Rome fait lui-même l’objet d’une importante restauration (mise hors d’eau, nouvelles condui-tes, transformation des cellules, création d’une salle Centre d’Alzon), ce qui a rendu nécessaire la fermeture provisoire des archives et le transfert de l’archiviste dans l’autre bâtiment où il ne dispose donc plus de son ou-til de travail. Les religieux comprendront que pour la durée des travaux, le service des archives soit momentanément suspendu.

P. Jean-Paul PÉRIER-MUZET, a.a.,
Archiviste de la Congrégation

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DÉCISIONS

MISSION d’ORIENT

1) Commission d’aide au gouvernement
Mission : stimuler ou renforcer une conscience de Congrégation par rapport à la Mission d’Orient et formuler des propositions vi-sant à contribuer au développement de la Mission ; feraient partie de sa mission : l’information sur le passé et le présent de la Mis-sion, un suivi des actions prises en application des demandes du Chapitre général, l’évaluation des besoins en personnel de la Mission d’Orient et la formulation de propositions pour y faire face, des propositions de financement
Composition : un membre de la Curie généralice, le Provincial de France (ou un Assistant), le délégué du Provincial de France pour l’Orient, un représentant de deux autres Provinces (Europe du Nord, Chili-Argentine)

2) Communauté à Bucarest
Le Conseil de Congrégation soutient la constitution d’une com-munauté internationale à Bucarest, dans laquelle des religieux de différentes Provinces pourraient être nommés. Cette internatio-nalisation devra se mettre en œuvre dans les autres communautés de la Mission d’Orient.

3) Stages de formation
Deux stages internationaux pour faire découvrir aux AA le bien-fondé historique et actuel de notre présence en Orient, pour faire naître, si possible, des vocations à des religieux disponibles ou susceptibles de l’être dans un avenir proche pour renforcer la Mission d’Orient ; pour former des religieux qui de retour dans leurs Provinces pourraient animer la Province dans la spiritualité ou la tradition orientale ; pour vivre une expérience internatio-nale en Orient

4) Plaquette sur la Mission d’Orient
Le Conseil de Congrégation encourage le Conseil général pour faire réaliser une plaquette sur la Mission d’Orient telle qu’elle a été présentée.
5) Site internet pour la Mission d’Orient (dit «de Plovdiv»)
Le Conseil de Congrégation soutient le développement du site in-ternet pour la Mission d’Orient.

FONDATIONS EN ASIE

1) Commission d’aide au gouvernement
Mission : forger une vision commune sur ce continent d’avenir ; faciliter la coordination entre les différentes initiatives prises en Asie ; étudier dans le concret les questions concernant ces fonda-tions (caractère international/interasiatique, lieu d’implantation, projet et mission, préparation des personnes, composition des communautés, financement, conscientisation des provinces et des communautés)
Fonctionnement : elle est un lieu de réflexion et de proposition, d’initiative et de stimulation pour le gouvernement ; elle n’est pas un lieu de décision ; elle se réunit au moins une fois par an
Composition : le Provincial de France, le Provincial d’Amérique du Nord, un représentant par pays d’implantation nommé par le Provincial concerné, l’Assistant général chargé de l’Asie (qui en assure la présidence), le chargé de mission pour l’Asie nommé par le Supérieur général

2) Caisse de solidarité pour les fondations en Asie
Toutes les Provinces sont sollicitées pour assurer la couverture du budget de fonctionnement des fondations par la Caisse de so-lidarité Asie. (voir note supplémentaire pour investissement im-mobilier)

PASTORALE des VOCATIONS

1) Rappel aux Provinces
-d’accompagner les éveilleurs de vocations et de dynamiser la Commission de pastorale des jeunes
-d’inviter chaque Provincial à travailler avec les familles de l’Assomption, avec l’Eglise locale, avec les laïcs

2) Information
-que nos moyens de communication, notamment AAInfo et le site-web de la Congrégation, contiennent une rubrique réservée à la pastorale des jeunes et des vocations
-qu’un numéro hors série de l’Assomption et ses œuvres soit pu-blié en plusieurs langues pour donner une image actuelle interna-tionale de l’Assomption

3) Une communauté internationale
Le Conseil de Congrégation encourage et soutient le Provincial de l’Europe du Nord à poursuivre l’étude de la création d’une communauté internationale dans sa Province. Celle-ci se ferait avec le soutien de toute la Congrégation.

4) Volontariat international
Le Conseil de Congrégation décide la création d’un groupe de travail qui mettrait des outils à la disposition des Provinces pour une meilleure connaissance des objectifs et modalités du volonta-riat et qui aiderait à coordonner les différentes initiatives à l’Assomption.

ALLIANCE LAÏCS/RELIGIEUX

1) Commission internationale
Le Conseil de Congrégation crée la Commission internationale laïcs/religieux demandée par le Chapitre général (n° 111 et 104). Cette Commission sera composée de 5 laïcs et de deux religieux représentant les différentes « composantes culturelles » de la Congrégations (Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe).
Mission : assurer l’animation, la mise-en-œuvre et la continuité des actions proposées par le Chapitre général à propos de l’Alliance laïcs/religieux ; assurer une diffusion permanente de l’information et des expériences significatives dans ce domaine ; mieux faire connaître aux laïcs la spiritualité de l’Assomption et les charismes augustinien et alzonien ; favoriser la proximité en-tre les communautés et les associations de laïcs pour des mis-sions assumées ensemble avec les religieux

2) Rappel aux Provinces
-qu’elles ont la responsabilité première pour animer, dynamiser et développer au niveau local et national cette alliance
-de la demande du Chapitre (n) 110) de désigner dans chaque Province ou pays, selon les lieux, un « tandem » laïcs/religieux (qui sera la « courroie de transmission » entre la Commission in-ternationale et les différents groupes de laïcs et les communautés des religieux dans les Provinces.

FORMATION

1) Visites canoniques :
l’ordre des visites et leur but.

2) Formation des formateurs :
a. Commission internationale de formateurs :
Le Conseil de Congrégation recommande au Conseil général la création d’une commission internationale pour la formation. Elle sera constituée par un petit groupe de formateurs sensibles aux différentes cultures dans la Congrégation. Son but sera surtout opérationnel : proposer des initiatives et des projets à différents niveaux et organiser les sessions internationales ou continentales, à la demande ou après consultation des Provinciaux intéressés.
b. Sessions internationales pour formateurs
Une ou deux sessions internationales de formation des forma-teurs pourraient être envisagées par le Conseil général, dans le but de l’appropriation de la nouvelle Ratio et pour l’étude des su-jets bien précis, tels que des critères pour des cas particuliers, l’étape du noviciat, l’accompagnement des diacres et nouveaux prêtres, etc.

3) Formation permanente
Elle est d’abord la responsabilité des différentes Provinces. Le Conseil général essaiera de mettre en place une équipe d’animation de sessions de formation permanente, qui mettra au point un programme-type pouvant être proposé aux Provinces et donné à différents niveaux. Le Conseil organisera également une « session » internationale, en tirant profit de l’expérience des Congrégations féminines de la famille.

4) Groupe de travail sur l’éducation
Pour produire un projet de texte sur les principes pédagogiques à l’Assomption.

5) Groupe de travail sur les médias
Pour réfléchir d’une façon permanente sur notre travail en ce domaine.

6) Groupe de travail sur la paroisse assomptionniste
Pour produire un projet de texte sur la paroisse assomptionniste.

7) Groupe de travail sur le charisme
Un groupe inter-Assomption, de religieux et religieuses, qui se réunira de temps en temps pour partager leur réflexion et leurs projets d’animation et de formation autour du charisme.

8) Fiches d’animation
Poursuivre la préparation (par Vincent Leclerc et Miguel Diaz) et la publication de huit fiches d’animation autour des thèmes prin-cipaux du Chapitre général.

FINANCES

1) Approbation du Budget 2006
2) Décisions sur le fonctionnement du Fonds de Solidarité
3) Approbation des demandes du Fonds pour 2006 : 638.543 $US
4) Création d’un Comité économique (Chapitre général, n° 152)
5) Décisions sur le fonctionnement et l’approvisionnement de la Caisse de Solidarité Asie (avec une décision en faveur d’un investissement immobilier)
6) Décisions pour l’affection d’une somme pour aménagements à la Maison généralice (Maison des Archives, chapelle)
7) Décision en vue de nouvelles sources de financement

AUTRES DOSSIERS :

- l’approbation du LOGO pour la Congrégation
- Le Projet de la Famille Assomption à Kinshasa

PROCHAIN RENDEZ-VOUS DU CONSEIL DE CONGRÉGATION
Mai 2007 à Rome, 16 avril 18h au 25 avril 18h.

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Prière d’intercession pour les nouvelles fondations.

Messe du 25 Avril 2006.

Jésus ressuscité dit aux onze apôtres : «Allez jusqu’aux extrémités de la terre.»

Dès l’origine de sa vocation, en 1835, le Père Emmanuel d’Alzon voulait «pénétrer le monde d’une idée chrétienne». Plus tard son amour de l’Église le pousse à encourager ses religieux à avoir «un coeur aussi grand que cet océan qu’est l’Église» (ES 665).
Donne nous Seigneur un coeur grand et large. (on répète)

Voir grand et large : cela fait partie de l’héritage d’un fils du Père d’Alzon. Dès le début l’Assomption a été fidèle à cet appel en partant en Australie et en Orient. Elle voulait répondre aux grandes causes du monde et de l’Église en implantant dans d’autres contrées son charisme, qui est un don de l’Esprit pour toute l’Église. Aujourd’hui, les appels ne diminuent pas et notre ambition missionnaire reste la même : «Rassem-bler tous les hommes dans le peuple de Dieu» (RV 13)
Aide-nous Seigneur, à rassembler tous les hommes. (on répète)

Souvent l’Esprit nous précède Des jeunes, originaires de pays où nous ne sommes pas implantés, sont venus nous rejoindre. Leur présence dans nos communautés renforce notre volonté missionnaire et nous appelle à fonder là où nous n’avions pas prévu d’aller, comme en Asie et en Afri-que de l’Ouest. Grâce à eux nous découvrons des cultures à évangéliser, où le charisme de l’Assomption pourrait se développer et s’enrichir par l’apport de sensibilités qui n’existent pas encore dans la Congrégation
Ranime en nous Seigneur le zèle apostolique (on répète)

Les nouvelles fondations élargissent nos coeurs et nous rappellent d’une façon toujours actuelle ce que nous voulons être des hommes de commu-nion, solidaires des plus pauvres, qui annoncent Jésus-Christ.
Pour annoncer l’Evangile, rends-nous solidaires des pauvres. (on répète)

Plus que jamais l’appel missionnaire nous confirme que la réponse ne sera possible que par une collaboration interprovinciale en lien avec la Famille de l’Assomption : religieuses et laïcs.
Donne-nous Seigneur la volonté de travailler ensemble à l’avènement du Royaume. (on répète)

La mission est un don de l’Esprit. Ce don fait de chaque religieux un fondateur
Seigneur, répands ton Esprit sur nous et sur tous nos frères (on répète)

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ACTES DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL EN SON CONSEIL

Nomination du Provincial d’Afrique
Le 15 mai 2006, avec l'accord de son Conseil, le Père Général a nommé le P. Vincent KAMBERE KAGHANIRYO Supérieur Provincial d'Afrique pour un premier mandat de 3 ans à partir du 15 juin 2006.

Nomination du Provincial du Brésil
Le 10 septembre 2006, avec l'accord de son Conseil, le Père Général a nommé le P. Marcos Lúcio BENTO DE SOUZA Supérieur Provincial du Brésil pour un deuxième.

Agrément de la nomination Maîtres des Novices
- le 6 décembre 2005, avec l'accord de son Conseil, le Père Général a confirmé la nomination du Père Claude MARÉCHAL comme Maître des novices du Noviciat de Juvisy (France).
- le 16 mars 2006, avec l'accord de son Conseil, le Père Général a confirmé la nomination du Père Roland GUILMAIN comme Maître des novices du Noviciat de Fiskdale (USA).

Agrément du Responsable de la Formation
- Le 13 mars 2006, à la demande du Père Provincial de la Province de Chili-Argentine-Colombie, selon l'ordonnance 121b. du Chapitre général 2005, RV 87a et Ratio 25, le Père Général en son Conseil agrée la nomination du Père Aldo GAJARDO en qualité de responsable de la formation.
- Le 13 mars 2006, à la demande du Père Provincial de la Province de Chili-Argentine-Colombie, selon l'ordonnance 121b. du Chapitre général 2005, RV 87a et Ratio 25, le Père Général en son Conseil agrée la nomination du Père Tomás GONZALEZ en qualité de responsable de la formation.

Nomination du "Chargé de mission pour l’Asie"
Au Conseil de Congrégation 2006 à Helvoirt, le 1er mai 2006, le Père Gé-néral a nommé le Père Bernard Holzer « chargé de mission » pour l’Asie, résident aux Philippines.

Appel au Sacerdoce
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Sacerdoce

en mars
Marco Aurélio FLORENTINO GONÇALVES (Brésil)
Fréderic KAKULE KAVUNGA (Congo)
Jean-René KASEREKA BAYENGO (Congo)
Pierre TRAN VAN KHUE (Vietnam)

en juin
Faustin KAKULE KANYIRUME (Afrique)
Nicolas TARRALLE (France)
Chrysanthe Hajanirina RAZAFIMAHARAVO (Madagascar)
Marius Maixent NDREMASO (Madagascar)

en septembre
Remacle KAMBALE KAMAVU (RDC)
Mulumba kambale MATSONGANI (RDC)

en décembre
Joseph BAHATI SYALEMENE (RDC)
Roger KAMBALE KAGHUSA (RDC)
J.-Paul KAMBALE MUTHEKERWA (RDC)
Jacques MUHINDO KANZALYA (RDC)
Rigobert PALUKU KIPANDAULI (RDC)
Gersain de Jesús SINISTERRA AGUDELO (Colombie)
Jean-Marie VIHAMBA WAYIVUTA (RDC)

Appel au Diaconat
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a appelé au Diaconat

en mars
André Luiz ARIMATHÉA (Brésil)
Callistus BAHATI MAKOI (Tanzanie)
Afonso BELICIO NETO (Brésil)
Marcos Antônio DIAS (Brésil)
Jobson FERREIRA BELINATO (Brésil)
Catalin FLOREA (Roumanie)
Viatcheslav GOROKHOV (Russie)
Mwirawivu KAKULE FATAKI (Congo)
Jean-Bosco KAKULE KITAMBALA (Congo)
Pierre KASEREKA KISANGANI (Congo)
Justin KASEREKA MWENDAKULALA (Congo)
Carlos Humberto MIRA RESTREPO (Colombie)
Johannes PALUKU KABEBA (Congo)
Iulian PRAJESCU (Roumanie)
Jean Noel RANDRIATSIFERANA (Madagascar)

en juin
François KAMBALE NZANZU (Afrique)
Rodrigue RANDRIANIAINA (Madagascar)
Paul NGUYEN VAN DONG (France)
Paul NGUYEN VAN DUONG (France)
Pierre TRAN VAN HUYEN (France)
Angello RANDRIANARISON (Madagascar)
Ben'Aimé RAZAFIMAHAVELO (Madagascar)
Jean-Baptiste KAMBALE MIGHERI (Afrique)
Pierrot VELONKENDRY (Madascar)
Bolivar PALUKU LUKENZANO (Afrique)

en septembre
Simon NJUGUNA WAWERU (Kénya)
Roger NGOLOMA SYAMINYA (RDC)

en décembre
Joseph BAIK HO (Corée)
Ovidiu ROBU (Roumanie)
Honoré SIRIWAYO KAMBALE (RDC)
Baudouin NGOA-YA-TSHIHEMBA (RDC)

Admission à la Profession perpétuelle
Avec l'accord de son Conseil, le Père Général a admis à la Profession perpétuelle

en mars
Joseph BAIK HÔ (Corée)
Juan Carlos GIRALDO OSORIO (Colombie)
Zacharie KAHINDO WASUKUNDI (Congo)
Achille KAMBALE KAHASA (Congo)
Lwanga KAMBALA KALOLERYA (Congo)
Charles KASEREKA MUVUNGA (Congo)
Thaddeus PALUKU MASIMENGO (Congo)
Pierre TRAN VAN HUYEN (Vietnam)

en juin
Roger RANDRIARINALA (Madagascar)
François Marie LE VAN KHAI (France)
Jean-Pierre KAKULE KALENGEHYA (Afrique)
Adalbert KATUMEMBE NGWALI (Afrique)
Gilbert Romain BOTRALAHY (Madagascar)

en septembre
Arnold KATUNGO LUKOMBOLA (RDC)
Claude KAKULE SIRIWAYO (RDC)

en décembre
Gervais KAKULE MULIMU (RDC)

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CENTENAIRE de l’ÉVANGÉLISATIONà Butembo-Beni

24 septembre 2006 – Saint Gustave, Beni-Paida

Tous les mercredis matin à Rome, le Pape Benoît XVI se retrouve avec plus de 20.000 personnes à la place S. Pierre. Il prie avec eux pendant quelques moments, ensemble ils écoutent un passage de l’Evangile et, de-puis le mois de mars, le Pape parle à la foule de la mission des Apôtres, appelés et envoyés par le Seigneur. Dans ses discours, le Pape raconte l’histoire de chaque apôtre, en commençant par Pierre, à qui il a consacré trois audiences. Une idée revient régulièrement dans ces récits sur les apôtres : tous étaient des hommes très simples, des pêcheurs pour la plu-part, pas toujours brillants, avec leurs limites et leurs péchés. Ce qui m’étonne toujours c’est que Jésus a voulu partager sa mission et cons-truire le Royaume avec une telle équipe !

Ici, nous ne sommes pas à la place S. Pierre, mais devant l’église Saint Gustave, de Beni, rassemblés pour célébrer un siècle d’évangélisation. En relisant cette histoire et en faisant mémoire de ses acteurs, on est sur-tout frappé par leur caractère très humain. En même temps, nous affir-mons avec foi que dans tout cela Dieu a été vraiment à l’œuvre. Nous lui rendons grâce pour la lumière et les bienfaits qu’il a voulu accorder à son peuple et à ce diocèse. Nous le remercions pour sa grande miséri-corde. Et nous lui rendons grâce pour l’appel qu’il nous adresse encore maintenant à nous tous.

Nous lui rendons grâces pour sa lumière et ses bienfaits… En réflé-chissant à l’apport des Assomptionnistes et de beaucoup d’autres pendant ces années,
· Je pense en particulier à tous ces frères et ces sœurs d’autres pays qui se sont dévoués pendant tant d’années au service de ce peu-ple. Depuis 1929, le dévouement de près de cent cinquante mis-sionnaires assomptionnistes de Belgique, de France, des Pays-Bas, d’Irlande, du Luxembourg, d’Angleterre, d’Italie et des Etats-Unis, a largement contribué à construire ce diocèse floris-sant que nous connaissons aujourd’hui.

Oui, nous rendons grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits. Il a été généreux à notre égard.

Mais nous le remercions également pour sa miséricorde envers nous. Nous faisons bien de lui demander pardon et de nous réjouir face à sa tendresse à notre égard. Tout n’a pas été parfait pendant ces longues années.

Cela ne doit pas nous surprendre. Au contraire, il doit être l’occasion de nous émerveiller du fait que le Seigneur peut faire de grandes choses avec des moyens très imparfaits, et qu’il a toujours été disposé à manifester sa miséricorde et son pardon. Pour cette grande miséricorde, nous voulons aussi lui rendre grâce.

Enfin, nous rendons grâce au Seigneur pour sa fidélité, pour l’appel qu’il nous adresse encore maintenant à nous tous. Après un siècle d’évangélisation, nous pourrions imaginer que presque tout le travail a été fait. Et il est vrai que le diocèse a été admirablement construit et est fon-dé sur une base solide. Mais pour le diocèse comme pour les Assomp-tionnistes, le Seigneur nous invite toujours d’aller au large. Qu’est-ce que cela pourrait vouloir dire à nous tous, et en particulier à nous reli-gieux Assomptionnistes ?

En 1997, en assumant la responsabilité des communautés au Kenya et en Tanzanie, la Province du Zaïre est devenue la Province d’Afrique. Même si, déjà après la visite canonique de l’Assistant Général en 1965, une dis-tinction très claire s’est énoncée entre la Congrégation et le diocèse, ce n’est que progressivement que l’Assomption s’est rendue compte qu’elle était appelée à une mission au-delà des frontières du diocèse de Butembo-Beni. Aujourd’hui, les religieux de la Province se trouvent à l’œuvre ou aux études dans presque toutes les Provinces de la Congrégation, et un de ses membres fait partie du gouvernement général depuis 1999. Cet élar-gissement de perspective n’a pas signifié un abandon de l’Eglise locale. Au contraire. De fait, plus de cent religieux Assomptionnistes sont en-core présents dans le diocèse. Il a été inspiré d’une part par un respect pour la vocation, les prérogatives et les responsabilités propres au clergé diocésain, et d’autre part par une conscience plus grande du rôle impor-tant que les religieux de la Province pouvaient jouer dans l’ensemble du pays, du continent, et de la Congrégation. Plutôt que d’abandonner le diocèse, la Province veut lui offrir un type de service pastoral que l’Eglise locale ne serait pas en mesure de rendre elle-même et lui apporter ce que seule une Congrégation religieuse internationale peut donner à une Eglise locale. A cet égard, même s’il n’y a que quelques Assomptionnistes étrangers toujours au travail dans la Province, ne pourrait-on pas envisa-ger la possibilité d’une nouvelle présence assomptionniste internationale dans l’avenir ?
Permettez-moi de faire encore des rêves. J’aimerais par exemple…

…encourager les religieux de la Province à approfondir et vivre encore davantage leur charisme assomptionniste, pour pouvoir partager ce don avec l’Eglise locale et avec les laïcs qu’ils cô-toient, de façon à permettre à ce charisme de façonner leur ma-nière de vivre et de travailler, que ce soit dans la paroisse, à l’école, à l’université, à l’hôpital ou dans une maison d’édition ;
…encourager et appuyer des jeunes d’autres régions du pays qui se sentent appelés à l’Assomption et de cette façon rendre la Pro-vince encore plus diverse qu’elle ne l’est aujourd’hui ;
…solliciter des religieux d’autres Provinces pour passer du temps au travail ou à l’étude dans cette Province d’Afrique, bien sûr pas dans la même perspective que celle des anciens missionnaires, mais pour collaborer et se laisser transformer par une Eglise qui peut beaucoup donner à des religieux d’autres coins du monde ;
…donner la priorité à des œuvres assomptionnistes dans ce dio-cèse et ailleurs qui sont un apport réel à l’Eglise locale, des œu-vres inspirées par notre charisme et qui répondent à des réels be-soins de l’Eglise locale ;
…et enfin, promouvoir la collaboration des religieux de cette Province dans d’autres Provinces de la Congrégation. A cet égard, je fais un rêve semblable pour votre diocèse : que cette Eglise locale n’aie jamais peur de poursuivre son engagement en faveur de l’Eglise universelle et d’être attentive au rôle qu’elle pourrait y jouer en faveur de la justice et de la paix.

L’évangélisation commencée il y a un siècle a donné beaucoup de fruits pour le Royaume de Dieu. En particulier, elle a permis la construction d’une Eglise locale florissante et elle a donné naissance à une Province assomptionniste jeune et vigoureuse. Pour tout cela, merci, Seigneur. Nous te prions maintenant de nous permettre de répondre à ces dons, car tout don est en même temps un appel.

Je conclus en faisant appel, comme je l’ai fait au début, à une pensée du Saint Père :

…Marc nous dit dans son Evangile : « Jésus institua douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher… » (Marc 3,14) Pour être ses compagnons…et pour les envoyer prêcher—voilà deux choses qui vont ensemble et ensemble sont au cœur d’une vocation… Celui qui est son compagnon, lui seul arrive à le connaître et à l’annoncer en vérité. Et celui qui a été son compa-gnon ne peut pas cacher ce qu’il a découvert ; au contraire, il doit le communiquer. » Benoît XVI, 11 septembre 2006, aux sémina-ristes et religieux, dans la Basilique de Sainte Anne, Altötting, Allemagne

Ma prière pour ce diocèse et pour mes confrères est très simple : soyez toujours attentifs à cet appel à être ses « compagnons » et ensuite à aller à la rencontre de son peuple. Si nous sommes fidèles à cet appel, le diocèse rendra service pour encore une très longue période, et les Assomptionnis-tes continueront à grandir ici et dans le monde entier.

Richard E. Lamoureux, a.a.,
Supérieur général
Le 24 septembre 2006

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RENCONTRE DES CONSEILS GÉNÉRAUX DE LA FAMILLE DE L’ASSOMPTION

Rome, 28-30 septembre 2006

Participants

Oblates de l’Assomption (O.A.)

Soeur Claire RABITZ
Soeur Rosaria AN
Soeur Bernadetta ZEDIU
Soeur Irene MUPITANZILA
Sœur Françoise BICHUNCHUMA

Orantes de l’Assomption (Or.A.)

Soeur Yolande de CHAMPAGNY (Absente)
Soeur Catherine VAUCELLE
Soeur Edwige MWAHULWA SIHERYA
Soeur Agnès Juliette MAKELELE MWENGESYALI

Petites Soeurs de l’Assomption (P.S.A)

Soeur Mercedes MARTÍNEZ
Soeur Lucie LICHERI
Soeur Micaela DE WILDE
Soeur Irene BAILEY
Soeur Marie France BOULEAU

Religieuses de l’Assomption (R.A.)

Soeur Diana WAUTERS
Soeur Brigitte COULON
Soeur Katrin Marie GORIS
Soeur Maria Emmanuel MELOCOTÓN (Absente)
Soeur Martine TAPSOBA

Augustins de l’Assomption (A.A.)

Père Richard LAMOUREUX
Père Julio NAVARRO
Père André BROMBART
Père Emmanuel KAHINDO KIHUGHO
Père Jean-Daniel GULLUNG
Père Lucas CHUFFART

Fil Rouge

Jeudi 28 septembre

« Vanité des vanités, tout est vanité ! » nous lançait l’Ecclésiaste à la messe qui ouvrait notre journée de travail… Voilà une invitation claire à aborder notre session avec modestie et humilité, mais pas, pour autant, sans dynamisme ni enthousiasme.

Très vite, avec la présentation des personnes, une réunion des Conseils généraux des Congrégations de l’Assomption devenait une rencontre de sœurs et de frères, qui ont chacune et chacun leur visage et leur « histoire sainte ».

Le partage sur le fonctionnement de chacun de nos Conseils ouvre, à son tour, une perspective plus intérieure sur le vécu collectif de nos congréga-tions. Au-delà de méthodes de travail, s’expriment des joies et des espé-rances, en particulier là où la vie surgit avec l’imprévu de l’Esprit.

Se font jour aussi des difficultés, et même des souffrances. Partagées avec pudeur et discrétion, mais avec assez de vérité pour que nul ne demeure insensible, ces souffrances suscitent en tous un élan de prière, mais aussi un questionnement : comment la solidarité peut-elle se manifester concrè-tement, dans la Famille Assomption, pour aider à surmonter les pauvretés ou les fragilités des uns et des autres ? Ouverture, disponibilité, encoura-gement à oser demander, voilà peut-être quelques attitudes à la portée de tous.

Cinq Chapitres généraux des Congrégations de la Famille, ce sont cinq portes d’entrées différentes – et marquées par le charisme propre de cha-cune – cinq portes d’entrée dans un même chantier, celui du Royaume de Dieu, avec une même passion pour Dieu et pour l’homme. Des conver-gences et même des similitudes se laissent percevoir : internationalité, re-lation avec les laïcs, souci d’adapter les structures à des réalités nouvelles, actualisation et « incarnation » du charisme, etc.

Au terme de cette première journée, une conviction se dessine : la Famille est bien vivante, et elle est belle !

Vendredi 29 septembre

Michel, Gabriel et Raphaël – le « Conseil général » des Anges – veillaient sur notre rencontre de ce jour. Au programme : évaluer les initiatives et réalisations communes des années écoulées, et mettre en chantier, si pos-sible, des actions communes pour demain.

S’il est une conviction qui ressort des travaux de cette journée, c’est la prise de conscience renforcée de la réalité de la Famille Assomption et de la fécondité d’une collaboration entre ses différentes branches.

Plusieurs initiatives nées de cette collaboration ont ainsi été évoquées et évaluées : RIAD, Congrès inter-Assomption sur la vie religieuse en Eu-rope et en Amérique du Nord, Session Justice et Paix et intégrité de la Création, etc. Outre la grande richesse du contenu de chacune de ces ren-contres, leur effet dynamique sur le développement de la coopération en-tre nos congrégations a été notable et unanimement apprécié.

Il faut donc poursuivre dans cette direction, et « faire des choses ensemble ». Mais selon quelles modalités ? Car si les désirs sont immenses (Thérèse de Lisieux n’osait-elle pas même parler de « désirs infinis » ?) les moyens sont bien limités ! Des réalités pleines de vie n’en sont pas moins fragiles, et, en bien des lieux, les ressources – humaines en particulier – sont très limitées. De plus, la « réception » de cette réalité nouvelle de la « famille Assomption » n’est pas nécessairement toujours acquise sur le terrain, au-près des religieuses et religieux « de la base ».
Alors, plusieurs pistes sont évoquées. Des collaborations entamées seront poursuivies, et de nouveaux projets pourront voir le jour. Mais tout cela en sachant qu’il y a encore du chemin à faire avant que la « famille As-somption » arrive à maturité. Qu’à cela ne tienne : la volonté d’y parvenir est ferme ; la grâce de Dieu fera le reste.

Samedi 30 septembre

Voici déjà le temps de la célébration et de la fête. Hier soir, nous avons fêté les Sœurs de Sainte Jeanne d’Arc avant leur retour au pays. Un office de vêpres émouvant et un buffet, auquel avaient été conviées les commu-nautés de la Famille présentes à Rome, étaient l’occasion de remercier Sr Marie-Jeanne, Sr Marguerite et Sr Antonine pour vingt années de pré-sence fraternelle et d’inestimables services dans la maison généralice de Rome.

Ce matin, nous avons eu la grâce de prier et de célébrer l’eucharistie à la Basilique Saint-Pierre, non loin de l’autel ad caput. Et c’est encore la prière, ce soir, qui conclut nos travaux. Nos travaux mais pas nos échan-ges fraternels, qui se poursuivront en dégustant un gelato dont l’Italie a le secret.

Entre-temps, nous aurons réfléchi à des projets à réaliser ensemble, pesé les voies et les moyens pour les réaliser, discerné et décidé. Pour l’essentiel, nous avons choisi de mener à bien des collaborations déjà en-tamées et de continuer à approfondir notre réalité comme Famille. Et comme nous prenons la mesure de nos limites, il a été beaucoup question de « petits groupes » et de « fonctionnements modestes »… Mais, à l’Assomption, n’avons-nous pas l’habitude de faire beaucoup avec peu de moyens ?

Chacun, enfin, aura eu l’occasion d’évaluer notre rencontre et de formuler des suggestions pour la prochaine.

Alors, rendez-vous à Auteuil, les 25, 26 et 27 septembre 2008.

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COMMISSION INTERNATIONAL LAÏCS-RELIGIEUX

9-10 Septembre 2006 – Rome

I. Intervention du Supérieur Général

Quelles sont mes attentes ?
Je me rappelle une de mes premières initiatives comme Supérieur Géné-ral : créer une communauté laïcs-religieux virtuelle (« on-line »). Mal-heureusement, elle échoua ! Mais au moins cela m'a appris que, dans ce domaine des rapports entre les laïcs et les religieux, il faut être patient. Il faut du temps pour qu’une conviction de ce genre passe du niveau des idées au niveau du langage et puis surtout de la pratique.

Cette idée d’une relation étroite entre laïcs assomptionnistes et religieux existe depuis longtemps, dès la fondation de la Congrégation. J'ose même dire que notre fondateur en avait peut-être une vision plus radicale que nous n’en avons eue pendant notre histoire plutôt cléricale. Depuis Vati-can II il se peut que nous ayons réussi à redécouvrir une partie de cette vision radicale.

Pour parler seulement des sept dernières années, que je connais bien, je puis dire que cela a été une priorité du Conseil Général dès le début. En-suite, au Conseil de Congrégation de 2001, nous avons lancé l'idée de la participation des laïcs au Chapitre de 2005. Elle ne fut pas accueillie avec enthousiasme par tout le monde, mais finalement ils ont été d’accord, et nous avons poussé chaque Province à :

a) faire l’état des lieux dans le domaine ;
b) faire un projet de formation pour laïcs ;
c) proposer une formule d’engagement ;
d) penser à la structure pour ceux qui s’engagent ;
e) réfléchir à leur participation à nos structures.

Bien qu'il y ait eu une certaine opposition, j'ai vu que, moins d’un an après, le P. André Antoni (Provincial de France) annonçait la création d'une sixième branche de l’Assomption en France (la branche des laïcs).

Les réunions successives du Conseil de Congrégation ont progressive-ment sensibilisé les divers Provinciaux, car nous pensions, dans le Conseil, qu'il était important de commencer là. Et je crois que nous avons fait du progrès. Un Provincial a dit au début (en 2003) : « Ce n'est pas une de nos priorités. » Après le chapitre général celui-la même disait fi-nalement : « Maintenant je suis convaincu! »

Vous comprenez donc pourquoi je suis plein d’enthousiasme au sujet de cette rencontre
Je suis enthousiaste en raison de…

1) ce que vous faites : travailler au développement de la Congré-gation dans son ensemble;
2) la façon dont vous le faites : au niveau international et de fa-çon structurée.

Concernant le premier point : travailler au développement de la Congré-gation dans son ensemble. Il est clair que nous ne pouvons pas parler seu-lement de religieux Assomptionnistes ; nous devons parler de membres religieux et laïcs de la Congrégation. Nous ne pouvons pas parler de simple collaboration (les laïcs aidant, travaillant avec ceux qui dirigent tout). Et ici je ne parle pas simplement de structure ou de pouvoir. Je parle d’une vocation partagée, des hommes et des femmes laïcs qui, par leur expérience ou leur contact avec les religieux et dans leur travail, sentent une affinité avec l'esprit de l’Assomption qui est importante pour eux au point qu'ils commencent à la considérer comme une grâce spéciale, comme une vocation même. Nous, les religieux, ne pouvons pas ignorer cet appel personnel.

Mais ce n'est pas seulement une question de vocation personnelle. C'est également une question de fidélité à notre propre vocation assomptionniste : le P. d'Alzon l’a voulu ainsi depuis le début. Ne pas encourager cette vision plus large de l’Assomption serait une infidélité à notre vocation.
Et finalement c'est une question de fidélité à une vision d'Église que nous avons développée surtout depuis Vatican II, une vision qui insiste pour le rôle et le don de chaque membre de l'Église (voir I Corinthiens 12), une vision qui est peut-être davantage claire chez les Protestants et en particu-lier dans les communautés évangéliques.

Concernant le deuxième point, je suis enthousiaste au sujet de cette rencontre de par la façon dont vous faites ce travail : au niveau international et de façon structurée.

Vous faites votre travail au niveau international :
Je comprends l'importance de respecter les niveaux provincial et national, mais il peut arriver qu’on y insiste de trop. Nous ne pouvons pas laisser cette priorité aux sensibilités ou aux cultures locales, qui peuvent être ou-vertes à cette idée, ou ne pas l’être. Les cultures, régions, Provinces qui ne sont pas convaincues ont besoin d'être persuadées par le reste de la Congrégation. Les cultures ou régions qui ont une plus grande expérience doivent aider le reste d’entre nous.

C’est pourquoi ce niveau international est indispensable. L’internationalité est quelque chose dont on doit reconnaître la valeur. Elle touche directement à la question de la paix et de l'harmonie entre les nations, les églises et les cultures. Nous devons nous sentir concernés par elle, parce que nous devons humaniser l’inévitable mouvement du monde vers la mondialisation.

Depuis le Conseil de Congrégation de Jérusalem en l’an 2000, j'ai insisté sur le sens d'appartenance à un corps ; après les événements du 11 sep-tembre 2001, j'ai répété sans cesse ce que le Cardinal Martini disait dans sa réflexion sur les événements de New York:

La paix est le fruit d’alliances durables et sincères (alliances dura-bles et pas seulement liberté durable), à partir de l’Alliance que Dieu fait dans le Christ en pardonnant à l’homme, en le réhabilitant et en se donnant à lui comme partenaire d’amitié et de dialogue, en vue de l’unité de tous ceux qu’il aime. En vertu de cette unité et de cette alliance, chacun voit dans l’autre avant tout un être semblable à lui-même, comme lui aimé et pardonné et, s’il est chrétien, il lit sur son visage le reflet de la gloire du Christ et la splendeur de la Trinité. Il peut dire à son frère : tu es extrêmement important pour moi, ce qui est à moi est à toi. Je t’aime plus que moi-même, ce qui te regarde m’importe plus que ce qui me concerne. Et puisque ton bien m’importe souverainement, le bien de tous, le bien de l’humanité nouvelle m’importe : non plus seulement le bien de la famille, du clan, de la tribu, de la race, de l’ethnie, du mouvement, du parti, de la nation, mais le bien de toute l’humanité : c’est cela la paix.

Je suis d’avis que les cultures nationales sont un trésor... ; je pense que la conscience continentale est utile et profitable... ; mais je crois aussi qu'il y a quelque chose dans notre nature humaine qui nous relie ensemble en une profonde unité en tant qu'êtres humains, et cela aussi nous devons le nourrir.

Ainsi, nous parlons de l'internationalité, mais je pense qu’il nous reste beaucoup de chemin à faire. Elle existe dans les différentes régions où nous sommes (la plupart de nos Provinces accueillent des religieux d'au-tres Provinces), mais elle doit également exister entre les 27 régions de la Congrégation et même au point que l’on accepte de sortir hors de ses pro-pres frontières culturelles.

En conséquence, il nous faut des organisations supra-nationales et supra-continentales : des Nations Unies, des gouvernements Généraux, des commissions laïcs-religieux internationales. C’est instances sont néces-saires à la santé et au bien-être d’un organisme international.

Enfin, il y a des raisons pratiques pour lesquelles cette commission au ni-veau international est indispensable. Un corps international fournira du stimulus en partageant des expériences et en faisant des propositions. Il constitue une autre voix que les laïcs et les religieux pourraient écouter plus volontiers.

Vous faites votre travail dans un contexte international, mais aussi dans le contexte d'une structure bien définie. Je crois à l’importance des structu-res, même si nous insistons sur le fait qu'elles doivent être légères et vivifiantes ; c'est notre nature humaine (corporelle). Nous avons besoin d’un gouvernement, et nous avons besoin de "commissions" qui "portent" cer-taines valeurs, pour garantir que celles-ci soient respectées et puissent avoir l'impact qu'elles méritent à travers le temps.

ET nous avons découvert en Conseil Général qu'il n'est pas raisonnable que nous tout seuls portions cette responsabilité. La structure du Conseil Général n'est pas suffisante : nous n'en avons pas le temps et nous ne sommes que la moitié de la réalité, la moitié religieuse. Je crois que cette structure, le comité laïcs-religieux, répondra mieux à nos besoins.

Concrètement, mes attentes pour votre travail sont bien simples. J'espère que...

- nous pourrons, sans plus tarder, commencer à produire des instruments de formation pour les laïcs ;
- nous pourrons trouver des moyens d'assurer une communication régulière et permanente non pas simplement entre les laïcs, mais entre laïcs et religieux ;
- nous pourrons trouver des moyens pour encourager des contacts/visites/ collaborations internationales.

Vous direz que les instruments de formation doivent être adaptés aux sen-sibilités locales et culturelles ; que la communication sera très difficile à cause des obstacles culturels, et linguistiques également ; que les contacts/visites/collaborations internationales sont tellement compliquées et si coûteux !

Et vous avez raison. Mais nous ne pouvons pas perdre de vue le fait que l’Assomption est une réalité enracinée dans 27 cultures différentes au moins. Sa vocation, quelle que soit la forme inculturée au niveau local, doit avoir sa source dans cette réalité commune, et doit y retourner fré-quemment pour ne pas qu'elle devienne quelque chose autre que l’Assomption.

Et, ce qui est encore plus important, c'est une question d’ampleur de vue. Ou bien nous décidons de nous limiter à nos propres sensibilités locales et culturelles, ou bien nous nous ouvrons au monde que d'Alzon a envisagé :

« Des sentiments étroits, personnels, mesquins devant une œuvre si grande, je dis que c’est abominable…, passez-moi le mot; et encore plus, si vous considérez…l’appel à faire le quatrième vœu d’étendre le règne de Jésus-Christ dans les âmes… Prenez un cœur grand comme l’Eglise, cet océan immense où Dieu a mis tous ses trésors. » (ES 665, adresse aux Religieuses de l’Assomption, 1870)

Si pareille vision est importante pour nous, alors nous trouverons les moyens.
Encore une fois, merci d'avoir accepté ce travail supplémentaire. Je sais que vous le faites par amour de l’Assomption, mais je sais aussi combien occupés vous êtes tous. Il va falloir trouver les moyens pour éviter que le travail ne soit pas trop exigeant pour les membres de ce groupe.

Richard E. Lamoureux, a.a., Supérieur Général
9 septembre 2006

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II. Premiers résultats

Pour suivre l’exemple du Père d’Alzon, il nous appartient de faire beau-coup avec peu. Mais il nous appartient aussi d’être réalistes et de ne pas oublier les vertus du festina lente.

1. La communication

Il importe de nous organiser d’une manière souple et efficace afin de pou-voir diffuser d’une façon systématique toutes les informations et les initia-tives indispensables à notre projet d’alliance.

A cet égard, l’idée principale est de faire connaître à chacun les meilleu-res idées et réalisations des autres, afin de créer progressivement une ému-lation de toute la congrégation.

1.1. Les tandems
Il nous semble que la désignation effective des différents tandems consti-tue un préalable indispensable. Ils représentent en effet un élément essen-tiel pour le développement effectif du projet. Sans l’aide des tandems, la Commission estime qu’elle sera rapidement confrontée à ses propres limi-tes.
Il est donc fait appel à chacun des membres de la Commission et aux membres du Conseil général pour qu’ils encouragent toutes les provinces à désigner rapidement ces tandems, afin qu’un contact puisse être établi avec eux et que les décisions et les propositions qui ont été arrêtées soient utilement diffusées et partagées.

1.2. Un schéma d’organisation

1.3. Repenser le site web de la Congrégation
Il semble que la structure de la home-page et des pages subséquentes avec les menus déroulants pourrait être améliorée et rendue plus conviviale, notamment pour donner un accès plus direct au menu concernant les laïcs, assurer une meilleure stabilité du lien entre les langues et les documents disponibles et développer les liens effectifs avec les sites des autres pro-vinces ou autres associations assomptionnistes.
Joe prendra rapidement des contacts aux Etats-Unis (notamment avec Tomasz Jaster) pour voir ce qu’il est possible de faire sur la base de cer-tains commentaires techniques livrés par Pierre.

2. L’animation

2.1. A très court terme
Il est proposé de rédiger un document de synthèse des premiers travaux de la Commission pour l’ensemble des tandems et des provinces (draft éla-boré par Julio et Pierre).
Ce document devrait comprendre un éditorial qui rappelle les décisions du Chapitre concernant l’alliance et la signification de celle-ci, ainsi que les différentes propositions et idées dégagées actuellement par la Com-mission. Ce document comprendra aussi une description du profil attendu des membres des tandems (quelles sont leurs qualités personnelles et leurs compétences, qu’attend-on d’eux).
Il est proposé que les tandems puissent faire partie (institutionnellement ?) des conseils provinciaux afin d’être en prise directe avec ce qui se vit et se décide dans chaque province. Ainsi, les tandems pourront avoir une connaissance approfondie des réalités et des difficultés locales, ce qui leur permettra notamment d’apporter une réelle plus-value aux travaux de la Commission internationale et de devenir progressivement un véritable ac-teur reconnu dans l’action de chaque province.

2.2. A moyen terme
Il est proposé que les provinces puissent organiser des retraites annuelles ou des temps particuliers de formation avec et pour les laïcs. Les commu-nautés locales sont invitées à développer des temps de prière et de convi-vialité, ainsi que des célébrations liturgiques. Lorsque des membres du Conseil général sont en visite, les provinces sont encouragées à organiser des réunion avec eux et les laïcs intéressés.
Enfin, la Commission se propose de réfléchir à des formules d’échanges d’étudiants en provenance de différents pays, qui pourraient passer une année en France ou aux Etats-Unis où existent déjà certaines structures d’accueil.

2.3. A long terme
La Commission envisage de participer à un événement fédérateur qui pourrait être le pèlerinage 2008 à Lourdes. A cette occasion, une espèce de Chapitre des laïcs et des religieux engagés dans l’Alliance (en particu-lier ceux de la Commission et des tandems) serait organisé. Noël se pro-pose de prendre en charge les développements de ce projet.

3. La formation

3.1. La Commission rappelle les recommandations du Chapitre général qui incite les provinces à mettre en place une formation spécifique aux laïcs et adaptée à la spiritualité et aux charismes augustiniens et alzoniens. Cette formation pourrait s’organiser dans les provinces sur la base d’une réflexion définie en commun au niveau international. Par ailleurs, il conviendra d’accorder une grande attention à la formation des personnes qui participeront aux tandems.

3.2. La Commission est consciente de la difficulté de ce travail, dans la mesure où la formation et les attentes dans les provinces sont très diffé-rentes. Elle se propose cependant d’élaborer une documentation suscepti-ble de répondre aux besoins et aux demandes de chacun (soit par conti-nent ou par langue), tout en garantissant le développement d’un esprit as-somptionniste commun. Concrètement, elle se propose de rédiger des fi-ches ou d’autres documents accessibles et conviviaux, présentant certains thèmes liés au charisme de l’Assomption et à la spiritualité augustinienne et alzonienne. Noël et Julio prendront en charge ce projet.

3.3. Une solution pourrait consister à former dans un premier temps des laïcs et des religieux compétents qui répercuteraient au sein de leur pro-vince ce qu’ils ont appris. Toutefois, certaines expériences semblent dé-montrer qu’il n’est pas simple de persuader directement des laïcs, ni même des religieux, à s’engager dans ce type de formation.

3.4. La Commission va rapidement demander aux différentes provinces de lui envoyer les programmes de formation qu’elles auraient déjà déve-loppées ou mis en œuvre afin de les faire connaître aux autres provinces.

4. La mission

La Commission est consciente du souhait exprimé par le Chapitre général de voir l’alliance laïcs-religieux déboucher également sur un nouvel esprit de mission. Celui-ci pourrait notamment prendre la forme d’un partenariat dans la réalisation de projets dans le tiers-monde. Il n’en reste pas moins que la Commission considère qu’il s’agit d’un projet à long terme, qu’elle n’entend certes pas perdre de vue, mais qu’elle estime ne pouvoir mettre en œuvre que lorsque les objectifs de communication, d’animation et de formation auront été rencontrés.

Pierre Rion
Rome, le 11 septembre 2006

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III. Communication aux (Vice)Provinciaux et aux Tandems
L’alliance laïcs-religieux est en marche

« Les laïcs et les religieux assomptionnistes souhaitent faire alliance afin que soit vécu pleinement le charisme de l’Assomption. De part et d’autre, ce partenariat exige une conversion. Les laïcs auront à exprimer ce cha-risme à leur façon » (Chapitre général 2005, n° 102).

L’idée d’une relation étroite entre laïcs et religieux assomptionnistes existe depuis la fondation de la Congrégation. Si elle fut redécouverte il y a déjà plusieurs années, le dernier Chapitre général a décidé de lui donner un souffle nouveau puisqu’il l’a retenue comme l’une de ses priorités. Pa-reille décision constitue sans doute une des suites logiques à la présence durant la première semaine de ce Chapitre de 15 laïcs originaires de toutes les Provinces.

Depuis lors, plusieurs initiatives concrètes ont été prises et une Commis-sion internationale laïcs-religieux vient d’être instituée. Animée par par Julio Navarro, a.a. (Vicaire général) et Pierre Rion (Belgique), elle est composée de Jimena García (Chili), de Marie-Pierre Girard (France), de Noël Le Bousse, a.a. (France) et de Joseph Pagano (USA). Un laïc en provenance d’Afrique doit encore la rejoindre. Représentative de tous les horizons de l’Assomption, cette Commission a été chargée d’assurer une information adéquate de toute la Congrégation à propos de l’alliance, mais aussi de développer des projets d’animation, de mieux faire connaî-tre aux laïcs la spiritualité et les charismes alzoniens, et d’encourager l’organisation de missions entre laïcs et religieux.

La Commission s’est réunie pour la première fois à Rome les 8 et 9 sep-tembre derniers. Elle a proposé une série projets concrets (synthétisés ci-après sous quatre rubriques) qui ont été acceptés par le Conseil général. Ceux-ci vous sont communiqués afin de susciter des initiatives et des ré-actions dans chaque province. L’alliance laïcs-religieux voulue par le Chapitre général ne sera en effet possible qu’avec le soutien actif de tous les membres de la famille assomptionniste.

L’alliance est un projet ambitieux qui provoquera sans doute des inquié-tudes. Il convient dès lors de rappeler les convictions du Chapitre. Chacun possède un chemin qui ne peut être le même pour tous. Parmi les laïcs proches de l'Assomption certains veulent vivre à la suite du Christ à tra-vers le message du Père d’Alzon, en partageant sa spiritualité et son cha-risme; d’autres souhaitent aussi aller jusqu'à un engagement dont le contenu et les modalités restent à préciser. Nous sommes différents, mais Celui qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare et c’est Lui qui nous invite à faire alliance pour que tous ensemble nous soyons les artisans de la venue du Royaume.

1. Le cadre institutionnel

Les Provinces sont invitées à désigner leur tandem laïc-religieux (décision du Conseil de Congrégation de 2006) et à communiquer leurs noms et coordonnées aux responsables de la Commission internationale. De cette manière, un contact régulier pourra être établi avec eux afin que les pro-positions et les initiatives prises par les uns et les autres soient utilement diffusées et partagées.

A toutes fins utiles, il est recommandé que les membres des tandems dis-posent d’un minimum de temps libre disponible pour le projet de l’alliance. Par ailleurs, chargé d’animer et d’organiser différents groupes, il est nécessaire qu’ils possèdent une bonne expérience et connaissance en la matière.

Les Provinces sont également invitées à ce que les tandems puissent parti-ciper aux Conseils provinciaux. Informés directement de ce qui se vit et se décide dans chaque Province, les tandems pourront ainsi avoir une connaissance approfondie des réalités et des difficultés locales, ce qui leur permettra notamment d’apporter une réelle plus-value aux travaux de la Commission internationale et de devenir progressivement un véritable ac-teur reconnu dans l’action de chaque Province.

2. La communication

Il convient de diffuser régulièrement toutes les informations et les initiati-ves indispensables au projet d’alliance. A cet égard, l’idée principale est de faire connaître à chacun les meilleures idées et réalisations des autres, afin de créer progressivement une émulation dans toute la Congrégation. En conséquence, les tandems sont invités à faire connaître régulièrement, via les membres de la Commission responsables, leurs projets et leurs ré-alisations.

Un premier schéma d’organisation de la communication entre les tandems et la Commission internationale (comment assurer que l’information est bien diffusée) a été fixé. Les anglophones communiquent avec Joe Paga-no, les hispanophones avec Jimena García, les francophones avec Marie-Pierre Girard, les lusitophones avec Julio Navarro et les néerlandophones avec Pierre Rion. Chacun des membres de la Commission veillera à filtrer puis à structurer les informations utiles pour l’ensemble de la Congréga-tion. Ces informations seront centralisées par Julio Navarro et Pierre Rion qui décideront quels sont les textes/documents qui devront être traduits pour être renvoyés à l’ensemble des tandems/Provinces ou diffusés sur le site web de la Congrégation.

A la lumière des premiers résultats, ce schéma pourra être adapté et d’autres moyens de communication pourront être développés.

3. L’animation

Il est proposé que les Provinces puissent organiser des retraites annuelles ou des temps particuliers de formation avec et pour les laïcs. Les commu-nautés locales sont invitées à développer des temps de prière et de convi-vialité, ainsi que des célébrations liturgiques. Lorsque des membres du Conseil général sont en visite, les Provinces sont encouragées à organiser des réunions avec eux et les laïcs intéressés.

En outre, la Commission se propose de réfléchir à des formules d’échanges d’étudiants en provenance de différents pays, qui pourraient passer une année en France ou aux Etats-Unis où existent déjà certaines structures d’accueil.

A long terme, La Commission envisage enfin de profiter d’un grand évé-nement fédérateur pour réunir tous les tandems et tous les membres de l’Assomption participant à l’alliance. A cet égard, le Pèlerinage en août 2008 à Lourdes semble offrir une opportunité particulièrement intéres-sante.

4. La formation

Il convient d’abord de rappeler les recommandations du Chapitre général qui incite les Provinces à mettre en place une formation spécifique aux laïcs et adaptée à la spiritualité et aux charismes augustiniens et alzoniens. Cette formation pourrait s’organiser dans les Provinces sur la base d’une réflexion définie en commun au niveau international. Par ailleurs, il conviendra d’accorder une grande attention à la formation des personnes qui participeront aux tandems.

La Commission est consciente de la difficulté de ce travail, dans la me-sure où la formation et les attentes dans les Provinces sont très différentes. Elle se propose cependant d’élaborer une documentation susceptible de répondre aux besoins et aux demandes de chacun (soit par continent ou par langue), tout en garantissant le développement d’un esprit assomp-tionniste commun. Concrètement, elle envisage de rédiger des fiches ou d’autres documents accessibles et conviviaux, présentant certains thèmes liés au charisme de l’Assomption et à la spiritualité augustinienne et alzo-nienne.

5. La mission

Le Chapitre général avait souhaité que l’alliance laïcs-religieux puisse également susciter un nouvel esprit de mission. Celui-ci pourrait prendre, par exemple, la forme d’un partenariat dans la réalisation de projets dans le tiers-monde. La Commission considère cependant qu’il s’agit d’un pro-jet à long terme qui nécessite que soient d’abord rencontrés les objectifs de communication, d’animation et de formation.

Pierre Rion,
pour la Commission internationale laïcs-religieux
Sinsin, Belgique, le 4 octobre 2006.

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LETTRE ET MESSAGES

Collobaration Laïcs-Religieux - Création du Bureau Interntional

Jimena García (Chili)
Marie-Pierre Girard (France)
Noël Lebousse, a.a. (France)
Julio Navarro, a.a. (Rome)
Joseph Pagano (USA)
Pierre Rion (Belgique)
Un laïc ou laïque d’Afrique (encore à designer)

Comme vous le savez déjà, le Conseil Général a décidé de créer un Bu-reau international pour mettre en œuvre les décisions prises par le dernier Chapitre Général en matière de collaboration entre laïcs et religieux. J’apprends avec le plus grand plaisir que vous acceptez de faire partie de ce Bureau. En conséquence, je vous prie de considérer cette note comme une nomination officielle, en même temps qu’une expression de gratitude pour votre généreuse disponibilité.

Je vous envoie ci-joint une copie du texte qui sera présenté aux Supé-rieurs Majeurs sous peu, lors de leur rencontre annuelle (cette année, en fin avril dans les Pays-Bas). Ce texte a été élaboré par le Père Julio et Pierre Rion (Belgique), un des laïcs qui prirent part au Chapitre Général. Il ébauche les responsabilités spécifiques du Bureau, dont vous serez membre, ainsi que les rapports de ce Bureau avec la Commission Interna-tionale que va créer le prochain Conseil de Congrégation.

Je sais que Pierre et Julio souhaitent organiser le plus tôt possible une première réunion du Bureau. Attendez-vous donc à ce qu’ils vous contac-tent d’ici peu.

Merci encore de votre bonne disposition à apporter votre aide à cette im-portante orientation du Chapitre. Votre compétence et votre amour de l’Assomption me donnent confiance que vos travaux porteront des fruits abondants. Comptez sur mon aide et tout mon soutien.

Richard E. Lamoureux
Supérieur Général
24/03/2006

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Création de la Commission Internationale pour la Formation

Aux Pères Aldo Gajardo (Chile), Dominique Greiner (France), Ephrem Kapitula (R D. Congo) et Julio Navarro (Rome).

Je vous envoie ce mot pour donner suite à la recommandation du Conseil de Congrégation de 2006, qui demande au Supérieur général en son Conseil de créer une Commission internationale pour la formation. Après discussion en Conseil, j'ai décidé de vous demander de faire partie de cette Commission. Merci déjà d'avoir accepté cette nouvelle responsabilité.

Sens de la Commission

Mission de la Commission

1. Faire des propositions pour mettre en oeuvre la Ratio dans les différents domaines de la formation: formation initiale, formation doctrinale, forma-tion spirituelle, formation au charisme, formation apostolique, formation permanente, formation des formateurs.
2. Assurer l'accompagnement et la formation des formateurs (sessions conti-nentales et inter-continentales, etc.).
3. Trouver les moyens pour encourager le partage d'expériences dans le do-maine de la formation et la communication entre formateurs.
4. Prévoir la production d'outils pédagogiques qui seraient une aide aux for-mateurs et aux jeunes en formation (par exemple, un manuel pour l'ac-compagnement, des aides pour approfondir la connaissance de soi, quel-ques directives pour la formation théologique assomptionniste, etc.).

Richard E. Lamoureux, a.a.,
Supérieur général Rome,
le 9 octobre 2006

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A los hermanos y amigos de la Asunción Argentina

Queridos hermanos y amigos:

Hace treinta años, nuestros Hermanos Raúl y Carlos Antonio fueron sacados a la fuerza de su comunidad y nunca más los volvimos a ver, pero nunca han estado ausentes en la memoria y en el corazón de sus Hermanos asuncionistas y de sus familias.
Condenamos la violencia y la injusticia de su detención y posterior muerte. Ningún motivo humano o cristiano podrá nunca justificar estos actos.

La Asunción ha sido bendecida con el testimonio de nuestros tres hermanos búlgaros beatificados como mártires por el Papa Juan Pablo II. Sabemos que la muerte del justo, cualquiera sea la violencia o la insensatez, siempre produce frutos para el Reino. Durante sus vidas, Raúl y Carlos Antonio manifestaron un amor apasionado hacia su pueblo y un profundo anhelo de llevar siempre más íntimamente en su oración su amor al Salvador. Su testimonio y su sacrifico último enriquece nuestras vidas y nutre nuestra esperanza.

Hablo en nombre de todos los Asuncionistas repartidos a través del mundo para dar gracias a Dios por el regalo de estos dos hermanos nuestros y para asegurarles a sus hermanos religiosos, a sus familiares y amigos en Argentina de nuestro leal afecto y oraciones.

En el Señor resucitado,

Richard E. Lamoureux, a.a.,
Superior General
Roma, 4 de junio de 2006

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A los hermanos de la Provincial de Brasil

Queridos hermanos,

Esta semana he preguntado al Padre Marcos si estaría dispuesto a continuar como Provincial por un segundo mandato. Una vez más ha aceptado prestar este servicio a la Provincia. En nombre de ustedes y en el mío propio, quisiera darle las gracias por su generosidad al asumir esta responsabilidad. Sabemos que al aceptar este cargo Marquinhos renuncia a algunos de sus proyectos personales; pero pienso que comprende la importancia de este servicio a la Provincia y que ha valorado el apoyo que ustedes le han otorgado.

Es importante decir que ese apoyo es muy considerable. Una gran mayoría de ustedes ha pedido que Marquinhos siga siendo Provincial. Aducen el buen trabajo que ha hecho hasta ahora, la experiencia que ha adquirido, la buena relación que mantiene con todos los religiosos de la Provincia de cualquier categoría a la que pertenezcan, su capacidad de escucha, su sencillez, su entrega y su fidelidad al proyecto que la Provincia se ha dado.

En sus respuestas a la carta de consulta, ustedes mencionan algunas de las urgencias que tiene la Provincia en este momento: en los campos de la pastoral de las vocaciones y de la. formación, de la autofinanciación, y en la reflexión y planificación en torno a la misión. Expresan satisfacción por la juventud y vitalidad de su Provincia, por las buenas relaciones que reinan entre todos los hermanos sin distinción de edad o cultura, y porque contemplan un futuro que parece prometedor. Pero no se puede dar nada por seguro, y ustedes insisten en que es importante seguir haciendo una buena planificación y administración. Insisten igualmente en la necesidad de que haya aún más comunicación en el seno de la Provincia: más visitas del Provincial, comunicación periódica de las deliberaciones del Consejo Provincial y del Consejo de Provincia, información continuada sobre el trabajo en las diferentes Comisiones. A mí siempre me impresiona el deseo que manifiestan los religiosos de tener un Provincial que les estimule recordándoles frecuentemente la alta vocación que han recibido para el servicio del Reino y dedicando tiempo simplemente a estar con ellos, escuchándoles hablar de sus preocupaciones, rezando con ellos e incluso participando en sus fiestas alguna vez. Todo eso parece gratuito, pero yo creo que es muy importante, en realidad, y pertenece a la esencia de lo que significa ser hermanos en comunidad.

He evocado nuevamente el significado de nuestra vocación escuchando al Papa Benedicto hablar a los religiosos en Altötting (Alemania). Citó el Evangelio de Marcos (3:14): "Jesús instituyó a doce para que estuvieran con él y para enviarlos". Estar con él y ser enviados. Ser discípulos y ser apóstoles. Profundicen en su relación con Jesucristo y propaguen la buena nueva del Reino alrededor de ustedes. Que los tres años que ahora se abren ante ustedes sean otra oportunidad más para ahondar en su vocación de Asuncionistas, de discípulos de Jesucristo y apóstoles del Reino.

Marquinhos puede contar con el apoyo y las oraciones de todos ustedes; de eso estoy seguro. Y, por supuesto, puede contar con las mías también.

Fraternalmente,

Richard E. Lamoureux, a.a.,
Superior General
15 de septiembre de 2006

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Juventude Missionária a serviço do Evangelho

Queridos amigos:

Jesús se dio cuenta de que Andrés y Juan le observaban de lejos, por eso les preguntó: "¿Qué buscan?". Sorprendidos y tal vez un poco avergonzados de que se fijara en ellos, le respondieron con otra pregunta: "Maestro, ¿dónde vives?" (Juan 1, 38).

"¿Qué buscan?". Jesús se dio cuenta de que los dos jóvenes tenían curiosidad por saber quien era él, y su pregunta seguramente les hizo detenerse y reflexionar: "Sí, ¿qué buscamos?. ¿Qué es lo que realmente queremos?". La pregunta de ellos fue en realidad una respuesta a la pregunta de Jesús. "Buscamos un hogar. Buscamos un lugar donde podamos estar como en nuestra propia casa. Buscamos un lugar que nos haga felices, donde podamos encontrar verdadero amor y afecto". ¿No es esto lo que realmente estamos buscando?

Jesús los invitó a su casa; pasaron a ser sus amigos. Y luego los envió para que invitaran a otros a que vinieran con ellos a su casa. Como dice Marcos en su Evangelio: "Jesús escogió a doce, para que estuvieran con él y para enviarlos a predicar" (3, 14).

Le agradezco a mi hermano, el Padre Marco Aurélio, por haberme informado de este encuentro de ustedes: "Juventude Missionária a serviço do Evangeho". Espero que sea ocasión para que vivan la experiencia del hogar que Dios les ha preparado y para que salgan de este encuentro con el deseo ardiente de contar a otros esta buena noticia.

Pueden estar seguros de que rezaré por cada uno de ustedes y por el éxito de este encuentro.

P. Richard E. Lamoureux, a.a.,
Superior General de los Asunciomstas
Roma, 11 de octubre de ?006.

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Celebración del 50 aniversario de la fundación del Colegio Emmanuel d'Alzon

Es una gran alegría para mí dirigirles este saludo con ocasión de la celebración del 50 aniversario de la fundación del Colegio Emmanuel d'Alzon. Y tienen poderosas razones para celebrar este acontecimiento. Son ya muchos años los que lleva esta comunidad educativa al servicio de la Iglesia y del pueblo colombiano. Sus profesores y todo su personal son reputados por su excelente preparación y gran dedicación a la educación de los jóvenes, y sus alumnos se han distinguido no sólo como buenos padres de familia, sino también como líderes en la sociedad, como laicos comprometidos en la Iglesia, como artistas, como profesionales. Por tantos motivos, pues, bien podemos agradecer juntos a Dios estos largos y fructíferos años.

Sería también mi gran deseo que esta celebración constituya para ustedes una ocasión oportuna para reforzar su compromiso con los ideales educativos que les animan y con el carácter específicamente asuncionista de su misión.

Ustedes saben que la educación fue una de las grandes prioridades del Padre Emmanuel d'Alzon a lo largo de toda su vida. Pensaba que éste era uno de los caminos más eficaces para ayudar a los y las jóvenes a descubrir y comprender su verdadera vocación de hijos de Dios y corresponsables, junto con El, en la construcción de nuestro mundo y de la sociedad en que nos toca vivir.

El ideal educativo del Padre d'Alzon se inspiró en el espíritu y el pensamiento de San Agustín, caracterizados muy especialmente por su incesante búsqueda de la verdad, por su generoso servicio a la Iglesia como obispo y por su inmenso amor de la vida fraterna. De San Agustín y del Padre d'Alzon los educadores asuncionistas han aprendido el valor del trabajo académico exigente y de gran calidad, la importancia que en la formación tienen la amistad y un espíritu de familia entre todos los miembros de la comunidad educativa, así como la generosa atención hacia la gente, especialmente los pobres que nos rodean.
Una comunidad educativa asuncionista es un ámbito realmente humano, donde se valora mucho el respeto mutuo, el diálogo y la comunicación con miras a alcanzar la verdad, e incluso el papel que juega la belleza en la formación de la persona. Es un ámbito profundamente humano porque se inspira muy fundamentalmente en la contemplación del rostro humano de Dios, Jesucristo. Como dice el propio Padre d'Alzon, el anhelo de un profesor asuncionista es que Jesucristo tome forma en el corazón y el alma de cada alumno que viene a la Asunción para ser educado.

Es un ideal muy elevado, pero durante todos estos años ustedes han demostrado que lo persiguen con tenacidad. Le pido al Señor que bendiga su constante dedicación a esta gran causa de la educación, que les conceda éxito en sus esfuerzos y profunda alegría en su servicio a los jóvenes. Aunque no me es posible estar con ustedes en esta celebración, pueden estar seguros de que los acompaño con mi afecto y mi oración.

Afectuosamente en la Asunción,

Richard E. Lamoureux, a.a.
Superior General
Roma, 11 de octubre de 2006.

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A los religiosos asuncionistas, directivos y profesores, alumnos y padres de familia, personal administrativo y colaboradores del Instituto San Román.

El Padre Nelson Egaña me ha comunicado que en esta fecha del 10 de noviembre ustedes estarán celebrando los 90 años de este prestigioso Instituto San Román, del que todos nos sentimos orgullosos. Con gran alegría me uno a ustedes en esta celebración. Es motivo de acción de gracias al Señor y también de renovado compromiso.

Acción de gracias, porque son ya muchos años los que lleva esta comunidad educativa al servicio de la Iglesia y de la juventud en la Argentina. Sus profesores y todo su personal son reconocidos por su excelente preparación y gran dedicación a la educación de los jóvenes, y sus alumnos se han distinguido en diversos ámbitos profesionales, en la vida pública y social y también como laicos comprometidos en la Iglesia. Seguramente que son muchos los motivos, los acontecimientos y los frutos por los que tenemos que agradecer hoy a Dios al conmemorar estos 90 años de vida y de historia, de esfuerzos y de generosidad, de creatividad y de esperanzas siempre renovadas.

Esta celebración constituye al mismo tiempo, para todos ustedes, profesores y alumnos, directivos y padres de familia, una ocasión oportuna para reforzar su compromiso con los ideales educativos que les animan y que hacen parte del carisma de la familia asuncionista.

Ustedes saben que la educación fue una. de las grandes prioridades del Padre Manuel d'Alzon, nuestro Fundador, a lo largo de toda su vida. Pensaba que éste era uno de los caminos más eficaces para ayudar a los y las jóvenes a descubrir y comprender su verdadera vocación de hijos de Dios y de corresponsables, junto con Dios, en la construcción de nuestro mundo y de la sociedad en que nos toca vivir.

El ideal educativo del Padre Manuel d'Alzon se inspiró en el espíritu y el pensamiento de San Agustín, caracterizados muy especialmente por su incesante búsqueda de la verdad, por su generoso servicio a la Iglesia como obispo y por su inmenso amor de la vida fraterna. De San Agustín y del Padre d'Alzon los educadores asuncionistas han aprendido el valor del trabajo académico exigente y de gran calidad, la importancia que en la formación tienen la amistad y un espíritu de familia entre todos los miembros de la comunidad educativa, así corno la generosa atención hacia la gente, especialmente los pobres que nos rodean.

Una comunidad educativa asuncionista es un ámbito realmente humano, donde se valora mucho el respeto mutuo, el diálogo y la comunicación con miras a alcanzar la verdad, e incluso el papel que juega la belleza en la formación de la persona. Es un ámbito profundamente humano porque se inspira muy fundamentalmente en la contemplación del rostro humano de Dios, Jesucristo. Como dice el propio Padre d'Alzon, el anhelo de un profesor asuncionista es que Jesucristo tome forma en el corazón y en el alma de cada alumno que viene a la Asunción para ser educado.

Así lo entendió también el Padre Román Heitmann, fundador de este Instituto, y todos los religiosos asuncionistas y colaboradores laicos que después de él y a lo largo de estos 90 años han tratado de encarnar este ideario en el corazón de los jóvenes.

Es un ideal muy elevado, pero durante todos estos años ustedes han demostrado que lo persiguen con tenacidad. Le pido al Señor que bendiga su constante dedicación a esta gran causa de la educación, que les conceda éxito en sus esfuerzos y profunda alegría en su servicio a los jóvenes. Aunque no me es posible estar con ustedes en esta celebración, pueden estar seguros de que los acompaño con mi afecto y mi oración.

Afectuosamente en la Asunción,

Richard E. Lamoureux, a.a.
Superior General
Roma, 10 de noviembre de 2006.

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Vœux de Noël

Dieu s’est fait homme en Jésus Christ…et dans le frère et la sœur à mes côtés.

Chers frères et sœurs, chers amis,

Il existe cinquante lettres du Père d’Alzon, rédigées pendant sa vie la veille de Noël. J’ai pris beaucoup de plaisir à les relire pour me préparer à célébrer la fête cette année. Cela m’amusait de voir un thème qui re-vient assez souvent dans ces lettres : « J’ai là sur mon bureau quelque 80 ou 100 lettres… Ayez pitié de moi. » (voir les lettres du 24 décembre en 1867 et 1876) Je comprends trop bien le problème, mais malgré le travail qui s’empile sur mon bureau, je voulais communiquer avec vous au mo-ment où nous nous préparons pour cette célébration.

Dans sa lettre de 1876 à un de ses confrères, François Picard, le P. d’Alzon a bien exprimé, selon moi, le sens de l’Incarnation : « Il y a au-jourd’hui 42 ans que Notre-Seigneur me fit une grande grâce, en me don-nant de comprendre qu’il faut faire tout pour lui et rien pour les autres. Aujourd’hui, il m’en a fait une autre, c’est de me faire comprendre qu’il faut faire tout pour les autres comme lui. »

Dieu s’est fait homme en Jésus Christ…et dans le frère et la sœur à mes côtés.

Je vous souhaite une heureuse et sereine fête de Noël, à vous, à vos com-munautés, et aux membres de vos familles.

P. Richard Lamoureux, a.a
Supérieur général
25 décembre 2006

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PRODUCTIONS

Le Père d’Alzon au jour le jour, Rome 2006, par le Père Jean-Paul Pé-rier-Muzet, a.a. (archivesACR@yahoo.fr)
Prévu initialement pour les « laïcs amis et proches de l’Assomption », cette sélection quotidienne de textes alzoniens réunis en 780 pages est aussi prisée par les religieux et religieuses et utilisée tant à la chapelle que pour la méditation personnelle.

Le n°. 30 de “DOCUMENTS ASSOMPTION” année 2005, 194 pa-ges, est paru.
Il a été distribué dans les Provinces. En demander au Secrétariat gé-néral (assunzione@mclink.it) si nécessaire.

Il Padre Emanuele d’Alzon sul filo dei giorni dal Padre Jean-Paul Périer-Muzet
Pour les amoureux de la langue de Dante, le livre Le Père d’Alzon, au jour le jour traduit en italien par Sandro Laini. A demander au P. Giuliano Riccadonna : giulianoric@assumptio.org
@ Giulianoric@assumptio.org.

Les Assomptionnistes en Afrique, 1926-2006, 150 pages, 200 photos, édition néerlandaise et française.
A commander à l’auteur, Kees Scheffers, Graaf Adolstraat 29, 5616 BT Eind- hoven, Pays-Bas @ c.scheffers@chello.nl en précisant l’édition. Participation aux frais : 25,55 euros (frais de transport compris).

La traduction d’une partie des Actes du Colloque Les Origines de la Famille de l’Assomption 2004 en espagnol, Los Orígenes de la Familia de la Asunción, Fundatores y Fundadoras, Fundaciones, Intuiciones, Relaciones y Desavenencias, 60 pages d’après l’édition par Bernard Holzer, a.a. (@ : cristinamaria_ra@yahoo.es)

In Lubianka’s shadow, The memoirs of a catholic priest in Stalin’s Moscow, 1934-1945, Léopold L. S. Braun, aa, édité par Gary Hamburg, University of Notre Dame Press, 2006, 352 p.

“La mémoire du Père Braun est un document remarquable, un témoignage fascinant de foi et de courage personnel. En même temps ces souvenirs représentent une fenêtre unique pour voir la vie en Russie durant les temps les plus difficiles du pays – la terreur stali-nienne et la Grande Guerre Patriotique. “ d’après Richard G. Rob-bins, Professor of History, University of New Mexico.
Le Père Marie-Léopold Braun (1903-1964) était Assomptionniste américain. Ce livre est conseillé pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire moderne de la Russie et à la survie de la foi religieuse sous la persécution politique communiste.

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NOS FRÈRES DÉFUNTS

P. TOUGAS Roger (AN), 72 ans 19/08/2005

1 P. REUL Cyrille (BN), 89 ans 06/01/2006
2 P. GARBAR Etienne (BS), 74 ans 31/01/2006
3 P. VAN DOORSLAER Ildefons (BN), 90 ans 21/02/2006
4 P. STRATIEV Méthode (F), 90 ans 12/05/2006
5 P. YVEN Hervé (F), 82 ans 13/05/2006
6 P. RIVOALEN Etienne (F), 77 ans 30/05/2006
7 P. KOTTE Winand (Nl), 84 ans 11/06/2006
8 P. HASCOËT Corentin (F), 82 ans 03/08/2006
9 Fr. VERHEYEN Hendrik (BN), 84 ans 06/08/2006
10 Fr. RUBINA Carlos-José (Ch-Arg.), 85 ans 29/08/2006
11 P. SLOOT van der Wim (Nl), 75 ans 07/09/2006
12 P. VOLLERING Lau (Nl), 76 ans 26/09/2006
13 P. VAN GAAL Evariste (BN), 87 ans 03/10/2006
14 P. CHAMPION Marc (BS), 89 ans 21/10/2006
15 P. LEJEUNE Maurice (BS), 75 ans 26/10/2006
16 P. HENDRIKX Manuel (BN), 83 ans 29/10/2006
17 P. HECKEL Albert (F), 82 ans 04/12/2006
18 P. SLEUTJES Felix (Nl), 80 ans 07/12/2006
19 P. BOISVERT Gregory (USA), 83 ans 16/12/2006

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