Les assomptionnistes d'hier à aujourd'hui

Introduction

 

Le jour de Noël 1850, le P. Emmanuel d'Alzon prononçait ses vœux de religion, avec quatre de ses amis, dans la chapelle du collège de l'Assomption à Nîmes (Gard). Le noviciat avait été inauguré dès 1845. Une nouvelle congrégation était fondée: les Augustins de l'Assomption, aussi nommés religieux de l'Assomption, et qu'on appelle communément assomptionnistes.

Diverses initiatives ont été retenues pour la célébration du 150e anniversaire en l'an 2000. Parmi elles, une "histoire brève" de la Congrégation, des origines à nos jours. Les supérieurs ont demandé au signataire de ces lignes d'entreprendre ce travail. Ils ont souhaité un ouvrage qui ne soit pas décourageant par le nombre de pages. On admettra que cette condition, au demeurant fort légitime, présente des difficultés, s'agissant de l'histoire d'un siècle et demi ayant connu, dans un contexte français et international où les événements n'ont pas manqué, une grande multiplicité d'activités apostoliques exercées dans des pays nombreux, et une non moins grande mobilité des communautés religieuses.

L'auteur a renoncé à écrire une chronique asservie à l'ordre chronologique et au désordre des noms, des faits, des changements. La chronologie détaillée aurait, à elle seule, pris trop de place.

Le lecteur verra - et, j'espère, acceptera - la méthode et le plan qui ont été ici adoptés. Ils reposent sur deux principes: dégager l'essentiel de ce qui donne à la Congrégation son caractère historique particulier, en lien avec le "charisme fondateur"; et mettre en lumière les grands engagements apostoliques (les "œuvres") de l'Assomption, l'un après l'autre, en en retraçant l'histoire. Ce plan a, au moins, le mérite de la clarté.

L'auteur n'est pas historien de profession. Il s'agissait de rassembler, d'organiser, d'éclairer autant que possible une vie, celle d'un groupe appelé Congrégation, et de ce groupe particulier: l'Assomption. Pour le passé lointain, beaucoup de documents existent, et des travaux d'historiens reconnus, dont je me suis inspiré; pour la période plus contemporaine, j'ai pu utiliser des textes ainsi que des témoignages de religieux personnellement engagés dans telle ou telle œuvre, et je me suis permis de faire appel à ma mémoire, qui est celle d'un ancien, depuis longtemps intéressé par la vie intérieure de sa famille spirituelle.

Je remercie les témoins; je remercie, ne pouvant citer tout le monde, le P. Jean-Paul Périer-Muzet, archiviste de la Congrégation, à Rome, qui m'a fourni des renseignements rapides et précis; et le P. Noël Bugnard, archiviste de la province de France, à Paris, qui m'a fait bénéficier de ses propres connaissances et d'une abondante documentation.

Il a été convenu que ce petit livre serait écrit d'abord et avant tout à l'intention de personnes de l'extérieur, ne connaissant pas, ou connaissant très peu, l'Assomption; à l'intention de jeunes venant vers nous d'une manière ou d'une autre, en recherche de leur voie ou déjà motivés par une vocation; de laïcs qui sont nos amis, qui partagent des responsabilités apostoliques avec nous et qui veulent en savoir un peu plus, sur le mode de l'abrégé.

On voudra bien comprendre, je n'en doute pas, le ton parfois personnel de ce survol. Il a paru qu'un livre de cette sorte n'excluait pas la présence visible de son auteur, et que le nombre des années vécues à l'Assomption autorisait un certain droit d'intervention en même temps qu'une certaine mise à distance. Ce n'est qu'une façon d'exprimer l'attachement et la reconnaissance d'un homme qui est assomptionniste et qui sait tout ce qu'il doit à la famille des fils d'Emmanuel d'Alzon et des disciples de saint Augustin.

Lucien Guissard
janvier 1999.

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 Page réalisée par D. Remiot

à partir du livre "Les Assomptionnistes d'hier à aujourd'hui" publié en 2000 par
Lucien Guissard, aa