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Les
assomptionnistes d'hier à aujourd'hui
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Plusieurs congrégations composent la "grande Assomption": familles dans la famille comme nous prenons l'habitude de dénommer l'Assomption. Voici brièvement, par ordre chronologique de fondation, les noms et les caractéristiques essentielles de chacune d'entre elles:
Les Religieuses de l'Assomption (RA) ont été fondées à Paris, en 1839, par l'abbé Théodore Combalot, ami de la famille d'Alzon, et par la bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus (Anne Eugénie Milleret de Brou, 1797-1873). Le P. d'Alzon fut le directeur spirituel de la Fondatrice, et c'est à lui que les religieuses font appel après la rupture avec l'abbé Combalot. "Adorer et éduquer" sont leurs deux mots d'ordre.
Les Oblates missionnaires de l'Assomption (OA), fondées à Nîmes, en 1865, par le P. d'Alzon et Mère Emmanuelle-Marie de la Compassion (Marie Correnson, 1842-1900). Fondées pour seconder les assomptionnistes en Bulgarie; le P. d'Alzon leur ouvre ensuite des champs d'apostolat nouveaux. La collaboration entre elles et les religieux est une constante de notre histoire commune. Avec le temps, elles ont su se donner une juste autonomie et sauvegarder la même proximité fraternelle avec la branche masculine. Le but est missionnaire, cuménique, caritatif.
Les Petites Surs de l'Assomption (PSA), fondées à Paris, en 1865, par le P. Étienne Pernet, un des premiers compagnons du P. d'Alzon, et Mère Marie de Jésus (Antoinette Fage, 1825-1883), pour l'apostolat social auprès des milieux défavorisés.
Les Orantes de l'Assomption (ORA), fondées à Paris, en 1896, par le P. François Picard et Mère Isabelle de Gethsémani (Isabelle de Clermont-Tonnerre, 1849-1921). C'est la branche contemplative, en esprit missionnaire.
Les Surs de Jeanne d'Arc (SIA), fondées en 1914, aux États-Unis, par le P. Marie-Clément Staub (1876-1936) pour le service du clergé et de la pastorale paroissiale.
Les Frères de l'Assomption, congrégation de frères, fondée en 1951, à Béni (ex-Zaïre), par Mgr Henri Piérard, pour le service de la Mission, spécialement par le travail. Mgr Piérard, soucieux de promouvoir un clergé africain, a voulu aussi que des Congolais soient appelés à la vie religieuse, et il a fondé, dans le même but, une deuxième congrégation, féminine celle-là:
Les Petites Surs de la Présentation de Notre-Dame, fondées en 1952, à Béni, pour l'apostolat auprès des femmes et des familles et pour l'aide aux milieux populaires.
Le P. Jean-Paul Périer-Muzet a fort bien étudié, à la suite d'un autre de nos archivistes, le P. Pierre Touveneraud, l'histoire et la spiritualité des diverses branches de l'Assomption. Tout en reconnaissant que les sources d'inspiration commune sont parfois malaisées à discerner avec clarté, il a identifié un "noyau central des traits communs", "le fonds commun d'Assomption". Il a relevé des traits évidents: la parenté des Règles de vie; la place centrale du Christ; l'amour de l'Église, au service de l'évangélisation et de la personne humaine; les grandes causes de Dieu et de l'homme; l'engagement missionnaire; la note mariale; l'inspiration augustinienne; l'insistance sur certaines qualités humaines (franchise, simplicité, cordialité); les trois éléments fondamentaux: prière, communauté, mission; enfin, la collaboration avec les laïcs.