Editorial.
Augustin tel qu’en lui-même !


Des vies d’Augustin, il en existe de toutes les tailles. Depuis que notre revue en a présenté un inventaire (I. A. n° 18, juillet 1997), d’autres sont venues s’aligner sur les rayons des bibliothèques. Celle de Serge Lancel, Saint Augustin (Fayard,1999) compte à ce jour parmi les plus prestigieuses. Il devenait urgent pour notre revue de se mettre sur les rangs. Grâce à Goulven Madec, c’est chose faite, et bien faite.


Dans le présent numéro des Itinéraires Augustiniens, on ne trouvera pas les rubriques habituelles. Il ne porte qu’une seule signature, celle de Goulven Madec, bien connu de nos lecteurs. Il compte parmi les meilleurs spécialistes d’Augustin. Nous lui avons laissé le champ libre. Il n’y a pas à le regretter. Dans les pages qui suivent, Augustin se révèle plus vivant que jamais. Sa vie et ses activités s’y trouvent regroupées sous quatre rubriques.


  1. Les imprévus d’une vie. Sous les habits inattendus dont l’histoire l’a affublé, Augustin est parfois méconnaissable. Il convenait de nous en dessiner le « vrai » portrait, en évoquant sa vie mouvementée, de sa naissance à Thagaste en 354 à sa conversion et à sa venue à Hippone, ville dont il sera l’évêque jusqu’à sa mort, en 430.

  2. Le service de l’Eglise. Évêque, Augustin fut d’abord pasteur d’âme, soucieux d’instruire et de nourir de la Parole de Dieu cette population dont il était responsable. Son action s’étendait bien au-delà des limites de son diocèse. C’est à lui qu’on fait appel dès qu’un débat sème le trouble dans l’Eglise. Dans cet épiscopat d’Afrique du Nord, pauvre en hommes cultivés, il était la tête pensante. Il en sera le « théologien de service »

  3. Une œuvre immense. Sans se livrer à une analyse intégrale de l’œuvre, Goulven Madec fournit ici des clefs de lecture précieuses pour aborder certaines d’entre elles, dont les plus célèbres : les Confessions et la Trinité. On y découvre l’intelligence pénétrante d’Augustin, la profondeur de sa foi, un cœur passionné de Dieu et des hommes.

  4. Les enjeux des controverses. Dans les débats d’idées et de société de son temps — ils sont nombreux et toujours renaissants — Augustin se révèle un adversaire redoutable, mais surtout un homme viscéralement attaché au Christ et à l’Eglise. Son but n’est jamais de vaincre, mais toujours de favoriser en chacun une vie chrétienne sans faux-semblant, tout simplement.

Goulven Madec écrit en conclusion : « Donnez-vous la peine de lire…» Vous verrez très vite qu’il se lit sans peine.

Marcel NEUSCH
Augustin de l’Assomption

 Page réalisée par D. Remiot
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