Au retour de son premier voyage en Amérique, le P. Gervais se réjouit de l'institution de la Fête du Christ-Roi, et encourage au travail. La circulaire insiste ensuite sur la vie commune et les observances.
... Le Règne de Notre-Seigneur, inscrit dans notre devise et en tête de nos Constitutions, résume tout le programme de notre vie religieuse et apostolique. Voici donc la pensée du P. d'Alzon, magnifiquement approuvée jusqu'en son expression favorite. Mais ce programme ainsi consacré nous fait l'obligation d'être pour Jésus-Christ, Roi éternel des siècles, des ministres fidèles, des apôtres infatigables, toujours prêts à proclamer ses droits, à exiger que sa place lui soit rendue dans notre société empoisonnée par la neutralité et le laïcisme.
Nous gémissons sur notre petit nombre en présence de tant d'uvres, et nous attendons partout de nouveaux ouvriers. Mais nous devons tout d'abord demander aux ouvriers présents de porter généreusement le poids du jour. En général, les religieux se donnent très consciencieusement à leurs emplois, mais on trouve parfois, d'une maison à l'autre, une grande différence de travail effectif, et souvent ce sont les moins occupés qui se plaignent d'être surchargés. Le P. d'Alzon et le P. Picard demandaient volontiers qu'on travaillât comme quatre. Je voudrais bien que chacun travaillât au moins comme un. Je ne puis concevoir l'existence d'un religieux à demi désuvré, et il s'en trouve parfois. Ils ignorent à 8 heures ce qu'ils vont faire de leur matinée ; ils perdent leur première heure à lire ou à commenter les journaux, cherchent ensuite à quoi se fixer, et, finalement, laissent leur journée se perdre ainsi dans le vide
... J'estime que si un religieux valide prétend gagner sa vie, ou du moins ne pas la perdre en partie, il doit fournir au minimum de sept à huit heures d'occupation effective et, au besoin, contrôlable. C'est ce que le monde impose à tous ceux qui doivent vivre de leur travail...
... Le travail, on l'a cent fois répété, est notre première mortification. La pauvreté l'exige d'une façon rigoureuse si nous ne voulons pas être de simples parasites pour notre Congrégation et pour nos bienfaiteurs...
G.
QUENARD
(Rome, le 15 février 1926) - Circulaire 9