Le Concile et sa mise en œuvre, le pontificat de Paul VI (1ère partie:1963-1969): * Giovanni Battista Montini naquit le 26 sept. 1897 à Concesio, près de Brescia dans une famille d’avocats et de journalistes. Prêtre en 1920, entré à l’école de la diplomatie vaticane (1921), puis à la secrétairerie d’Etat (1924-1954), archevêque de Milan (1954-1963), promu cardinal dès 1958 par Jean XXIII, il fut élu pape sous le nom de Paul VI le 21 juin 1963. * Homme très intelligent, très cultivé, polyglotte, soucieux de beauté et de finesse, prudent et hésitant, bourreau de travail, grand voyageur, il se donna pour première tâche la poursuite du Concile avec une conception renouvelée de l’Eglise, plus conforme aux aspirations du monde moderne. Il dut souvent lutter pour appliquer les décisions conciliaires: réforme de la Curie pour une plus grande décentralisation, accentuation de la collégialité, mise en place des conférences épiscopales, création de Synodes, relations renouvelées avec de très nombreux états, série de gestes œcuméniques marquants, politique diplomatique audacieuse avec Mgr Casaroli, affirmation d’une conception missionnaire de la papauté itinérante (voyages)... Il voulut allier une double fidélité à la Tradition et aux appels du monde moderne, au point de paraître écartelé. Evolution de la congrégation de 1952 à 1969: * Cette période, très contrastée, qui court de
1952 à 1969, soit dix-huit ans, porte en elle, antérieurement
au Concile et pendant sa tenue, des éléments difficiles à rassembler
ou à synthétiser dans une même direction: . Au 31 décembre 1952, la Congrégation compte d’après
la Répartition missionnaire: 1778 religieux dont 1191 prêtres,
plus 98 novices, toutes ces personnes réparties en 24 pays et
environ 169 communautés (par ordre décroissant: France
64, Belgique 19, Congo belge 13, Hollande 10, Brésil 10, Angleterre
9, Chili 8, Tunisie 5, Espagne 4, Argentine 4, USA 4, Italie 3, Colombie
3, Israël 2, Algérie 2, Turquie 2, Canada 2, Liban 1, Nouvelle
Zélande 1, Mexique 1, Grèce 1 mais en 4 lieux, Yougoslavie
1, sans compter quelques situations d’exception: ex. Moscou, ex.
les rattachés, ex. des religieux dispersés en pastorale
et en mission mais se regroupant à l’occasion, les 19 religieux
bulgares et les 14 roumains en diaspora etc...).
Ce phénomène est général est pour l’ensemble des Congrégations religieuses tant masculines que féminines dont les origines se situent dans les démocraties européennes occidentales, leurs différents rameaux hors-Europe souvent minoritaires n’étant pas à même de compenser le déficit vocationnel. Au sujet des implantations, des fondations et des événements significatifs: Magré la progressive raréfaction de jeunes énergies, l’Assomption de cette période va continuer avec courage son labeur apostolique, en cherchant aussi à répondre à des appels nouveaux de l’Eglise et de la mission. Nous notons ici simplement quelques traits saillants de cette étape: * En mai 1952, au 22ème chapitre général, la Curie est recomposée pour former un ensemble plus homogène au départ, mais où se multiplient rapidement des changements; entourent le P. Wilfrid Dufault, le P. Marie-Germain Filliol, ex-provincial de Lyon, premier assistant (50 ans) qui démissionne très vite pour être remplacé par le P. Lefèbre Bornand (63 ans), le P. Aubain Colette, belge (64 ans), secrétaire et postulateur, choisi comme vicaire général, le P. Florentin Kernoa, 3ème assistant (54 ans), démissionnaire en 1954, remplacé par le P. Saint-Martin (71 ans), P. Domitien Meuwissen, 4ème assistant (52 ans), secrétaire en 1955, le P. Rémi Kokel (66 ans) procureur et le P. Eudes Hanhart (53 ans), économe général qui reste ainsi le benjamin de l’équipe. Cette recomposition du gouvernement général impose par contre-coup de nouvelles équipes provinciales: Bruno Linder à Lyon, Stéphane Lowet en Belgique, Henri Moquin en Amérique du Nord, Louis-Henri Bélard à Paris, Austin Treamer en Angleterre, Denis Geoffroy à Bordeaux et Wiro Van den Dungen en Hollande. * Les préoccupations ne vont pas manquer pendant ces années pré-conciliaires. Il s’agit d’assurer le développement des dernières fondations lointaines: à Cali en Colombie (P. Muermans à la fin 1946), Mexico (P. Cassien Dubost en 1947), Charfé au Liban (séminaire patriarcal syrien confié aux PP. Hollandais en 1950), Nouvelle-Zélande (PP. Hollandais: 1952). Il y eut même tentative d’une implantation au Costa Rica, de courte durée, à Agua Caliente en 1962). A Paris-Sèvres, l’expérience nouvelle de la mission Saint-Etienne, baptisée ‘La Cloche, est une implantation en monde ouvrier, commencée en1946, approuvée par le cardinal Suhard, mais elle ne connut pas les foudres réservés aux expériences des prêtres-ouvriers après 1953, et elle se maintint dans ce lieu jusqu’en 1964, date du transfert à Paris, rue Bouret.
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