La figure des premiers religieux de l’Assomption:
Ces premiers compagnons de vie et d’épreuve du P. d’Alzon
méritent de partager avec lui le titre de membres co-fondateurs
de l’Assomption. Nous ne pouvons détailler longuement leur
biographie, mais ils ont droit à cette forme de reconnaissance.
Sans pouvoir les citer tous longuement, retenons:
* Henri Brun (1821-1895):
originaire de Langogne, prêtre en 1845, profès en 1850,
premier assistant de la congrégation, chef de l’institution
scolaire de Nîmes dès 1850, volontaire pour l’Australie
(1861) et la fondation de New York (1891).
* Victor Cardenne (1821-1851):
natif de Fontainebleau, présenté au P. d’Alzon
par Marie-Eugénie de Jésus, religieux en 1850, pédagogue
entraînant, mort prématurément le 14 déc.
1851. Son compagnon et ami, J. Monnier, publia en 1854 Un maître
chrétien pour honorer sa mémoire. Premier mort de la
congrégation.
* Etienne Pernet (1824-1899):
originaire de Vellexon, présenté à l’Assomption
par Marie-Eugénie de Jésus, religieux en 1850, professeur
14 ans dans les collèges de Nîmes et de Clichy, il se
révèle
surtout à Paris où il fonde avec Antoinette Fage les
P.S.A en 1865. Vénérable en 1983.
* Hippolyte Saugrain
(1822-1905):
originaire d’Ecquetot en Normandie, présenté au P.
d’Alzon par Marie-Eugénie de Jésus, profès
en 1850, professeur à Nîmes, maître des novices au
Vigan (1864), assistant général, véritable co-fondateur
des Oblates, premier économe général de la congrégation.
Ce sont les “cinq historiques” premiers profès avec
le P. d’Alzon, dans la nuit de Noël 1850.
** François Picard (1831-1903):
biographie développée dans le chapitre consacré aux
supérieurs généraux.
** Charles Laurent (1821-1895):
natif de Uzès (Gard), prêtre nimois en 1845, profès
le 25 mars 1852, fondateur du collège de Paris, puis de Clichy,
homme fin et lettré, enseignant type, tout dévoué au
collège de Nîmes. Décédé à Paris.
**
Paul-Elphège Tissot (1801-1895):
lyonnais, prêtre en 1825, enseignant à la pension Vermot
en 1842, aumônier des religieuses de l’Assomption à Paris
en 1850, religieux profès à partir du 25 mars 1852, volontaire
pour la mission lointaine (Australie), décédé au
noviciat de Livry en 1895.
** Victorin Galabert (1830-1885):
natif de Montbazin (Hérault), lauréat de 3 doctorats,
polyglotte, profès en 1856, le véritable fondateur de
la mission d’Orient
le 20 déc. 1862 en ouvrant une école à Philippopoli
le 3 janvier 1864, vicaire général de Mgr Popoff, traducteur
au concile du Vatican pour plusieurs évêques orientaux.
Mort à Nîmes prématurément.
** Edmond O’Donnell
(1796-1869):
irlandais d’origine, américain par naturalisation, prêtre,
religieux en 1854, pionnier du renouveau thomiste dans les pays de
langue anglaise. Décédé à Paris. Inhumé à Passy.
**
Vincent de Paul Bailly (1832-1912):
nom et visage connus à l’Assomption, le véritable
créateur de la Bonne Presse.
** Emmanuel Bailly (1842-1917):
3ème supérieur général de l’Assomption.
** Eugène Germer-Durand (1845-1917):
nîmois, 5ème enfant du couple enseignant à l’Assomption
de Nîmes, religieux en 1865, éminent archéologue
en Palestine et enseignant à Notre-Dame de France à Jérusalem.
*** D’autres noms de religieux rentrés plus tard à l’Assomption
sont à relever: Alexis Dumazer (1844-1894), Vincent Chaine (1836-1910),
Jules Boulet (1818-1879), français, profès en 1852, décédé et
inhumé à Clairmarais. Louis Prouvèze (1814-1884),
français, profès en 1854, décédé et
inhumé à Alès. Victor Bourrely (1814-1881) né à Saint
Laurent de Carnols (Gard), profès perp. à Mireman en 1855,
décédé à Paris, inhumé à Montparnasse.
Benjamin Bonnefoy (1832-1868): né à St Jean de Belleville,
profès à Mireman en 1856, décédé et
inhumé à Andrinople. Premier mort de la congrégation
en Orient.
Jacques Chilier (1839-1896), nimois, profès à Clichy, devenu
prêtre aa de rite slave en 1883; envoyé à Constantinople
le 29 oct. 1863 avec Augustin Gallois; décédé à Paris
en 1896. On peut retrouver tous ces noms, classés alphabétiquement,
dans les 5 tomes des Notices Biographiques, Rome, 1999-2001, si l’on
souhaite plus de détails personnels. Tel est bien le visage de
cette première Assomption, du temps de la fondation.