Préface

Depuis longtemps, le besoin d’un petit Manuel de l’Histoire de l’Assomption se fait sentir pour les premiers pas de la formation des jeunes religieux comme une initiation progressive à leur propre découverte du milieu de vie où ils veulent s’engager. Certes, tous les éléments en sont plus ou moins connus ici et là, mais souvent dispersés au gré de publications de bulletins et d’informations au cours des quelque 150 années du parcours historique de la Congrégation. Les bibliothèques des communautés locales ne disposant pas toujours des collections qui ont jalonné le cours de cette histoire, les formateurs en viennent parfois à recourir sur place, dans les noviciats notamment, à des bribes écrites plus ou moins harmonisées qui peuvent donner à leur enseignement comme à leur auditoire l’impression d’un tissu rapiécé. On ne s’étonnera pas de la part donnée ici à une forme d’histoire plutôt institutionnelle, le maître des novices local ayant l’opportunité de développer ailleurs une théologie mystique ou spirituelle de l’Assomption.

C’est pour remédier à cet obstacle qu’il a paru bon à la Communauté généralice de Rome, suite aux requêtes de Conseils de Congrégation, de demander à l’Archiviste actuel de développer, sous la forme d’un récit plus construit et unifié autour de quelques chapitres, les linéaments essentiels qui ont fixé les traits principaux de la Congrégation des Augustins de l’Assomption.

Sans prétention ni fausse modestie, il s’est adonné à ce travail, en utilisant d’ailleurs les notes qu’il avait lui-même accumulées lors de ses années passées au noviciat de Sceaux, entre 1989 et 1997, souvent d’ailleurs photocopiées à l’intention des maîtres de novices de l’époque. On n’y cherchera donc pas, et l’on n’y trouvera forcément pas, les caractères d’une publication de type universitaire ou scientifique, selon les règles formelles d’écoles qui offrent garantie ou intérêt dans leur ordre. Le point de vue qui prime ici est celui d’une connaissance plutôt interne de l’histoire de la Congrégation, à travers des personnes, des événements, des références écrites ou des situations qui ne sont vraiment parlantes que pour le public visé. Sans prescrire une diffusion restreinte de type confidentiel,l’auteur a d’abord l’intention d’offrir un parcours balisé et structuré de l’ensemble de cette réalité particulière que forme sa famille religieuse, des origines à nos jours. Il invite les formateurs à laisser libre cours à leur désir d’approfondir et à leur volonté d’actualiser au plus près cette connaissance vivante du passé et du présent de la Congrégation, pour susciter chez les plus jeunes le sens d’une appartenance qui lie les générations les unes aux autres sans nostalgie ni mimétisme certes, sans amnésie ni reniement non plus.

Aucun vêtement même ajusté ne peut convenir de manière parfaite à toutes les tailles et à toutes les carrures. L’Assomption, réalité internationale, forme une palette de couleurs et de formes qui épousent aujourd’hui les variétés de la planète, sans doute plus fortement encore à l’avenir. Aussi convient-il d’adjoindre pour chaque réalité continentale ou nationale des données spécifiques qui ne peuvent toutes trouver place ici. Il appartient aux maîtres des novices de veiller à cet aspect, tout à la fois significatif et particulier, pour donner de l’Assomption ce visage un et multiple qui peut la faire reconnaître dans son originalité commune et dans sa spécificité locale.

Un questionnaire, en fin de chapitre, peut rendre le service d’un travail personnalisé. Par expérience, nous savons combien la requête d’investissement pour toute recherche même limitée permet à chacun de s’impliquer activement dans l’appropriation de ce qu’il reçoit par l’oreille et la prise de notes. Sans transformer l’acte de connaissance au noviciat en un devoir scolaire, il nous a paru judicieux de proposer librement quelques pistes concrètes de recherche pour permettre à cet enseignement de garder une saveur vivante et prospective.


© mars 2003.

NB. Le texte de présentation est écrit en caractères 12, police monaco. Les notes de bas de page sont en caractères 10, police helvética; la bibliographie souvent en caractères plus petits encore, 9. Les Notices biographiques, conformément à l’édition des volumes du même nom, sont écrites en caractères 12, 10 ou 9 selon la place disponible, police New York.Ces différences soulignent le caractère composite des genres, en espérant qu’elles ne nuiront pas trop à la lecture. La pagination est parfois manuscrite en raison de la variété des logiciels utilisés. Un manuel peut supporter, avons-nous estimé,une typographie plus artisanal.

 

 

 

 

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 Page réalisée par D. Remiot