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Semaine de prière pour l'unité des chrétiens : avec le pasteur Eber à Strasbourg

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Le lundi 22 janvier, la communauté de Strasbourg-Orangerie a invité le pasteur luthérien Philippe Eber pour une soirée d’échanges dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Semaine de prière pour l'unité des chrétiens : avec le pasteur Eber à Strasbourg

Philippe Eber, pasteur luthérien

Des Cévennes à Strasbourg

Philippe Eber est natif des Cévennes ; là-même où est né en 1810, Emmanuel d’Alzon, notre vénérable fondateur. Pure coïncidence ou plus ? Tout est grâce ! Après ses études secondaires, Philippe étudie la théologie à Strasbourg où il s’inscrit aux cours de liturgie en faculté catholique, même s'il est luthérien. Il a même étudié dans un séminaire orthodoxe, mais est toujours resté luthérien.

Après son ordination comme pasteur luthérien, il a assuré la pastorale de santé à l’hôpital dans les années où le SIDA faisait ravage en France.

L'unité dans la diversité

Membre de l’association « plateforme de solidarité », il a collaboré pendant neuf ans avec les prêtres catholiques. Ensemble, ils priaient les laudes, déjeunaient et travaillaient dans le quartier Neudorf en périphérie de Strasbourg.
Curé de l’église protestante Saint-Pierre-le-Jeune depuis 2012, il s’attèle à la célébration, la pastorale, l’accueil des nombreux visiteurs, et à la restauration de l’église héritée depuis le Moyen-Âge. C’est à travers des questions-réponses que nous avons passé cette soirée avec lui.

Qui est Luther pour vous, personnellement ?

Pour moi, c’est un personnage historique, un prophète qui dit des choses extraordinaires et parfois des choses difficiles à entendre. Ce que je retiens de positif et qui m’influence surtout, c’est qu’il réussit à traduire la théologie en termes simples. En écoutant le pape François, je trouve que lui aussi sait traduire la théologie en mots simples. Ce n’est pas un nouveau Luther mais il sait parler à la majorité des gens. Son commentaire sur la nouvelle traduction du Notre Père est remarquable à ce propos. Je l’ai lu d’un trait et je l’ai trouvé simple et profond. Aussi, Luther est un augustinien fidèle. Il répète Augustin mot à mot. Il le traduit en mots très simples et en allemand.

Quel est le sens de la communauté chez vous ?

La communauté tient une place importante. Elle est une priorité sans laquelle on ne peut vivre sans communauté. Quand accueille quelqu’un qui vient par exemple de chez les catholiques, j’exige toujours que la personne n’ait rien contre les catholiques. C’est la même communion. Quand on est contre quelqu’un on perd son temps ; on dépense de l’énergie pour dire ce qu’on n’est pas au lieu de dire ce que l’on est.