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La Vierge

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On entend dire parfois que les congrégations fondées par le P. d’Alzon ne sont pas des « congrégations mariales ». Il faudrait sans doute s’expliquer sur les sous-entendus de cette affirmation et les justifier.

Sous la protection de Marie

Le Père Emmanuel d’Alzon a voulu explicitement placer ses congrégations sous la tutelle de Notre-Dame.

« L’esprit
de l’Assomption
se résume
dans ces quelques
mots : l’amour
de Notre-Seigneur,
de la Vierge, sa mère
et de l’Église,
son épouse. »
E. d’Alzon, Écrits spirituels.

Le P. Emmanuel d’Alzon a recueilli dans une formule assez percutante l’esprit qu’il entendait imprimer à sa congrégation. On pourrait l’énoncer de la façon suivante : travailler à l’avènement du Règne, en aimant le Christ et ce qu’il a aimé le plus, Marie, sa mère et l’Église, son épouse.

« L’esprit de l’Assomption se résume dans ces quelques mots : l’amour de Notre-Seigneur, de la Vierge, sa mère et de l’Église, son épouse. » (« Directoire », in Écrits spirituels, p. 20.) Dans nos familles religieuses, nous avons été fortementmarqués du sceau de ce « triple amour ».

Le P. Emmanuel d’Alzon a voulu explicitement placer sa congrégation sous la tutelle deNotre-Dame de l’Assomption, en nous donnant « Les Constitutions desAugustins de l’Assomption ».

Beaucoup de ses oeuvres naissantes s’épanouissent sous la protection de Marie: le collège de l’Assomption àNîmes, berceau de la congrégation, l’association Notre- Dame-de-Salut, le premier noviciat des Oblates de l’Assomption au Vigan, Notre- Dame de Bulgarie, le premier alumnat Notre-Dame des Châteaux, source de nombreuses vocations.

Le P. Emmanuel d’Alzon s’est réjoui de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, par le pape Pie IX, en 1854. Il espérait secrètement, mais sans impatience intempestive, celle du mystère de l’Assomption.

Lui-même fréquentait assidûment, avec les élèves, les professeurs, les confrères, les lieux de pèlerinage de son diocèse et des environs : Notre-Dame de Rochefort, Notre-Damede- Grâce, Notre-Dame de Bonheur à l’Espérou. Il aimait s’arrêter à Notre-Dame des Victoires, à Paris, Notre-Dame de Fourvière, Notre-Dame de la Garde. Ne se rendra-t-il pas, sans précipiter les événements, à La Salette, puis à Lourdes, dix ans après les apparitions ?

Dans tous ces lieux et dans la contemplation des divers mystères de Marie, le P. Emmanuel d’Alzon retrouve la Vierge des évangiles, docile à la Parole, disponible au projet de Dieu sur l’humanité, présente, discrète, aux tournants cruciaux de la vie de son Fils, debout au pied de la Croix, assidue à la prière, au milieu des disciples, dans l’attente de l’Esprit. « Pour connaître la Sainte Vierge, l’évangile suffit. » Ceci nous convient parfaitement.

Les rares échos qui nous sont parvenus de la prière de Marie dans les évangiles sont humble acquiescement, louange émerveillée, confiance absolue. Le P. d’Alzon s’en est largement imprégné. Ils pourraient féconder, sans la moindre réticence de notre part, notre propre élan de la prière des serviteurs du Royaume.