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  • Ordinations sacerdotales à Paris et à Sokodé le samedi 24 juin

    Le Père Benoît Gschwind, Provincial d’Europe des assomptionnistes, leurs communautés et leurs familles ont la joie de vous faire part de l’ordination presbytérale des frères Florentin HALANDUT et Viktors JERMAKOVICS à Paris, le samedi 24 juin à 9h30 en la cathédrale Notre Dame ; et des frères Georges HOUSSOU et Lucas SEZOUHLON à Sokodé (Togo), le samedi 24 juin à 8h30 en la paroisse Christ Lumière du monde.

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Notre devise

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Adveniat Regnum Tuum - Que Ton Règne Vienne
ART - Adveniat Regnum Tuum

Que ton règne vienne ! Cette demande, ce cri, cette espérance sont ceux de tout chrétien qui prie le Père. Il y a ici une simplicité relative d'une devise qui n'est pas "propriété" de l'Assomption mais en laquelle tout chrétien peut se reconnaître. Cela traduit bien l'ambition de l'Assomption: être au cœur de l'Eglise et du monde.

Notre fondateur, Emmanuel d'Alzon, résumait ainsi son intuition: "notre vie spirituelle, notre substance religieuse, notre raison d'être comme Augustin de l'Assomption, se trouve dans notre devise Adveniat Regnum Tuum: avènement du Règne de Dieu en nous et autour de nous".

 

Bruno Chenu était assomptionniste et théologien. Il a su placer son fondateur et sa devise «Vienne Ton Règne ! » sous la lumière de la théologie contemporaine. Ainsi, il a invité le religieux apostolique, passionné du Règne de Dieu à être aussi un veilleur en attente du Règne, et un jardinier du Règne.

Passionné du Règne de Dieu

Pour le P. d’Alzon, le Règne de Dieu en nous d’abord et autour de nous, c’est le double versant de la sanctification personnelle et de l’évangélisation universelle. Mais la théologie contemporaine élabore une théologie du Règne de Dieu plus immédiatement biblique et incontestablement prophétique.

Prophète du Règne de Dieu

 

Dans le Premier Testament, le prophète est d’abord concentré sur le présent. Il évalue l’actualité en renvoyant au passé de l’Alliance et en annonçant l’avenir qui peut être radieux ou calamiteux selon la fidélité du Peuple de Dieu. La vie religieuse apostolique, au contraire, part de l’avenir et de l’avenir ultime. C’est ce qu’on appelle la dimension « eschatologique » de la vie religieuse. Le religieux fait mémoire de la fin. Il vit à partir de l’espérance. Il ne peut se satisfaire du « déjà-là du Règne de Dieu ». Il désire ardemment le temps de l’accomplissement et de la transfiguration du monde.

Veilleur, en attente du Règne

Dès lors, le religieux se met en position de veille, dans l’attente de Celui qui vient. Sa patrie est la Jérusalem céleste. « Notre cité se trouve dans les cieux » dit-il avec l’apôtre Paul (Philippiens 3,20). Et les voeux de la vie religieuse se comprennent d’abord dans cette perspective. Par leur vie et leurs paroles, ils sont une invitation et parfois une provocation pour tous à servir le Seigneur avec une pureté totale et gratuite, en fidélité avec le pacte d’amour. Ils remettent en valeur et en mémoire le projet originel de Dieu (obscurci par le péché), et ils sont le signe de l’impatience avec laquelle toute l’humanité attend la pleine révélation de la gloire du Fils (cf Rm 8, 19-21). Par rapport aux laïcs, les religieux attestent davantage la dimension « à-venir » du Règne de Dieu. Ils précipitent l’à-venir dans l’actualité. Ils « présentifient » le Règne futur. Il n’y a rien de plus urgent que de « chercher le Royaume de Dieu et sa justice » (Mt 6,33). Au fond, des hommes et des femmes ont été saisis par la beauté de Dieu. Ils ont donc pensé qu’ils n’avaient pas trop de toute leur vie pour chanter cette beauté dans l’action et/ou la contemplation, la parole et/ou le silence, la solitude et/ou la vie fraternelle. La dimension contemplative n’est donc pas réservée à ceux que l’on appelle « moines ». Elle appartient à l’essence de la vie religieuse apostolique.

Jardinier du Royaume

Mais, tourner ses regards vers le terme n’est pas se mettre en congé de l’histoire. Le temps présent est celui de l’Incarnation de l’ultime. Car l’attente est active. C’est pourquoi, il est tellement donné au Royaume que le religieux veut en détecter et en faire grandir la semence dans la vie actuelle par le travail et la mission. Il est jardinier du Royaume. Son coeur s’élargit aux vastes espaces de l’action de Dieu dans l’histoire. L’espérance, tirant l’homme en avant de lui-même, a toujours un impact important sur le quotidien, alors que les hommes peinent à se donner un avenir de paix et de solidarité. Notre Occident a bien besoin d'une thérapie de l’espérance pour trouver un sens à son existence.