Albert GAYE – 1928-1983

Adieu, Albert.
«’Adieu’ pour les gens du Sud- Ouest dont Albert Gaye est originaire, c’est
tout le
contraire d’un éloignement définitif. Tout simplement un
‘au-revoir’… C’est ainsi que le comprennent les innombrables amis
d’Albert, bouleversés par sa brutale disparition. Tous les membres de
Bayard-Presse ont assurément appris le malaise cardiaque dont il a été
victime à Lourdes pendant le pèlerinage du Pape, au moment où il vendait La
Croix dans la rue. Deux jours après, il décédait à Pau malgré une longue
intervention chirurgicale. On me permettra de parler d’Albert sur un ton
personnel. Je l’avais rencontré pour la première fois, voici bien longtemps
(2)… ».
« Albert, tu étais notre Père. Mais surtout notre frère, homme de paix,
homme d’unité, homme de bon sens et homme de contact. Tu nous laisses
orphelins, mais ton témoignage de simplicité, de vérité et d’homme de Dieu,
nous le garderons longtemps vivant en nous. Que le Seigneur te bénisse et
t’accueille dans son Royaume
(1)

Albert GAYE

1928-1983

Religieux de la Province de France.

Curriculum vitae.

Né le 21 février 1928 à Sère Lanso, près de Lourdes (Hautes-Pyrénées), Albert Gaye entre à l’alumnat de Cahuzac (Gimont, Gers) en septembre 1938, passe un an à Saint-Maur (Maine-et-Loire) du fait de la guerre, revient à Cahuzac jusqu’en 1942 et fait ses humanités à Cavalerie (Dordogne), de 1942 à 1946. Le 27 octobre 1946, il prend l’habit à Pont-l’Abbé-d’Arnoult (Charente-Maritime) où il prononce ses premiers vœux le 28 octobre 1947. Après sa philosophie à Layrac où il est profès perpétuel le 28 octobre 1950, il est surveillant au collège Jeanne-d’Arc à Tarbes et, son père décédé, il fait un an de théologie au grand séminaire de cette ville. Il retourne à Layrac en 1951 et y est ordonné prêtre le 12 juin 1954. D’abord professeur à Tarbes (1954-1957), puis à Saint-Caprais à Agen, enfin à l’alumnat de Saint-Maur (1960-1965), il devient ‘délégué aux vocations’ à Cahuzac jusqu’en 1970, à Tarbes l’année suivante. Après une année de formation à l’I.E.R.P. de l’Institut catholique de Toulouse, il est nommé au secteur pastoral de Gimont-Aubiet où il allie la pastorale à la diffusion de la presse. À partir de 1975, tout en restant à Gimont, il travaille à plein temps pour la Bayard-Presse, sillonne la région Midi-Pyrénées en tous sens et participe fréquemment au lancement des moyens de communication dans d’autres régions (1). Ce travail, il le fait avec une conscience professionnelle et un dévouement de tous les instants (2). A l’automne 1982 le P. Albert accepte la responsabilité de supérieur de la communauté de Gimont. Tout en y étant très peu, il y est toujours présent par le contact permanent qu’il sait garder et par sa présence régulière en chaque fin de semaine (1). C’est en accomplissant sa mission de diffuseur de Bayard-Presse à Lourdes, que le P. Albert est subitement terrassé par un infarctus,

le jour même de l’arrivée du pape Jean-Paul II dans la cité mariale, le dimanche 14 août 1983. Soigné à l’hôpital de Pau, il y meurt le 16 août. Ses obsèques sont célébrées à l’église Saint- Martin de Gespe à Tarbes le jeudi 18 août, suivies de l’inhumation dans le caveau de famille au cimetière Nord. On note la participation de nombreux Assomptionnistes, de prêtres du Gers et des Hautes-Pyrénées, des fidèles de Tarbes et de Gimont. Le P. François Morvan préside la célébration. Mgr Donze, évêque de Tarbes et Lourdes dit très délicatement sa reconnaissance au défunt et à la Congrégation. Le Frère Gandon assure la direction des chants et de la chorale.

Gimont en deuil.

Nous voici tous consternés, ne comprenant pas, ou comprenant mal que cela puisse arriver. Peut-être sommes-nous plus surpris que ne l’a été Albert lui-même. En effet, hier matin, dans son bureau, j’ai trouvé ses papiers et ses affaires bien rangées, comme seul il sait si bien faire. Et j’ai trouvé ce billet: ‘En cas de besoin, renseignements personnels’. Il y avait dans ce pli son curriculum vitae, ses papiers et quelques phrases et pensées collectées au cours de ses lectures. ‘Une grossesse de Dieu menée à son terme: voici la sainteté, de Madeleine Delbrêl; le serai riche au dernier jour, de Jacques Maritain; ‘Ma solitude, je la peuple de la présence de Dieu et de ceux que j’aime en Lui, de Madeleine Delbrêl. Oui, Albert, tu pressentais probablement que le Seigneur te ferait signe. Tu ne savais ni où ni comment. Mais tu étais prêt. Tu tétais préparé à ce voyage, à ce départ, ces dernières semaines, par la retraite sacerdotale et par ton pèlerinage à pied à Notre-Dame de Lourdes. Voici que le Seigneur t’a fait la grâce de t’appeler à Lourdes, à quelques pas de ton lieu de naissance, à Lourdes, la veille de l’Assomption… (1). (1) D’après le P. Xavier Le Du dans Echo de nos vallées. (2) D’après le P. François Morvan dans Brèves (revue interne de Bayard-Presse, 1983 n° 70).

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (II) 1981-1983, p. 98-99. Assomption-France, Nécrologie n° 1 année 1983, p. 19-20. Notices Biographiques