Albert Van Doorslaer – 1916-2006


<p><b>Ses jeunes années.</b></p>


<p></p>


µ<p>Albert Van Doorslaer est né à Malderen le 2 mai 1916. Il fit ses humanités : la grammaire à l’alumnat de Zepperen &nbsp;(1928-1932) et le cycle supérieur à Kapelle-op-den-Bos &nbsp;(1932-1934). Il se décide alors d’entrer au noviciat des pères assomptionnistes à Taintegnies où il prononça ses premiers vœux sous le nom de Ildefons le 01/10/’35. Il poursuivit alors le cycle habituel de philosophie à St. Gérard &nbsp;(1935-’37) et de théologie : de &nbsp;1938 – 1940 à Leuven et de &nbsp;1940 – 1942 à St.-Gérard, où il fut ordonné prêtre le 22/02/1942 par Mgr. Charue, évêque de Namur.</p>

<p></p>


<p><b>Sa vie apostolique.</b></p>


<p></p>


<p>Immédiatement après sa prêtrise il est nommé professeur dans notre maison de formation à St.-Gérard, de&nbsp; 1942 à 1944. De &nbsp;1944 à 1955 le père Provincial lui demande de relancer l’édition de l’hebdomadaire paroissial « Het Kruis. » Onze ans plus tard il se met au service des malades pendant quarante ans.</p>

<p></p>


<p><b>Rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Het Kruis. »</b></p>


<p></p>

<p>Après la libération de la 2ème guerre mondiale il commence à œuvrer à l’édition de l’hebdomadaire paroissial « Het Kruis. » (La Croix de Belgique néerlandophone.) », érigé en 1935 par les pères assomptionnistes, mais supprimé par les Allemands pendant l’occupation de notre pays. Pendant dix années il est directeur de service, cherche des journalistes et des collaborateurs, visite des centaines de curés de paroisses pour recruter des abonnements. Grâce à son travail hardi et laborieux « Het Kruis », parti de zéro en 1944 a été tiré en &nbsp;1955 à 70.000 exemplaires. En assomptionniste convaincu, il considère la presse écrite comme mass media efficace à propager la foi auprès du peuple flamand. Ayant peu de moyens financiers, il assume en même temps le poste de rédacteur en chef et le rôle de propagandiste.</p>

<p></p>


<p><b>Aumônier de clinique.</b></p>


<p></p>


<p>En 1955 il est nommé aumônier de l’hôpital Dr. Derscheid à Waterloo, dans le Brabant-Wallon et fonctionne en même temps à Braine l’Alleud comme professeur de religion dans une école de l’enseignement libre de l’Etat pour des enfants de parents pour la plupart indifférents, non-religieux ou non -catholiques .

A l’hôpital il visitait tous les malades de toutes confessions. Il était estimé par tous les patients, car il possédait le charisme de la parole, de la causerie agréable et humoristique. Il était aussi aimé et estimé par le personnel soignant et par le médecin en chef de la clinique.</p>

<p></p>


<p><b>Sa personnalité.</b></p>


<p></p>


<p>Le père Ildefons a vécu comme tout bon religieux d’une profonde foi. L’Assomption lui a confié la grande responsabilité de reprendre, après guerre, l’édition et le lancement d’un hebdomadaire a.a.. : « Het Kruis. ». Sans être professionnel ce « self-made man » a réussi brillamment son projet grâce à sa confiance en Dieu et son travail ardent. C’est une des raisons pour laquelle il ne s’est jamais vanté de son formidable succès. C’était un homme pieux et d’une simplicité exemplaire. Il s’intéressait à toutes les œuvres de l’Assomption. Il a voulu avant tout, comme le prescrit notre Règle de Vie, suivre le Christ dans la foi, l’espérance et la charité et par amour du Christ travailler à l’avènement du Règne de Dieu par n’importe quels moyens Et comme religieux, vivre une vie faite de franchise, de cordialité et de simplicité.</p>

<p></p>

<p>Une autre caractéristique du Père Ildefons c’est qu’il restait très attaché à sa famille nombreuse. Il aimait le pays du Brabant et bien qu’il travaillait de bon cœur dans le pays Wallon et que la langue française ne lui posait aucun problème, il s’est toujours comporté comme Flamand, fier de sa culture spécifique. Sportif et homme du peuple il était bon archer et membre de l’association des tireurs à l’arc de Malderen, (son village natal). Il participait régulièrement aux concours de tir à l’arc et il était très fier d’avoir gagné beaucoup de premiers prix ce qui lui a rapporté une décoration Royale. Il appréciait les bonnes choses de la vie : une bonne pinte de bière, un gros cigare, une bonne table. Mais il savait aussi se contenter de peu !</p>

<p></p>


<p></b>Ses dernières années.</b></p>


<p><p>


<p>Il ne s’est jamais plaint. Toujours de bonne humeur, il acceptait de bon cœur de vieillir mais cela lui a coûté de devoir rejoindre une maison de soins. En effet le dépérissement s’annonçait assez rapidement et sa santé l’obligeait en 1997 de rejoindre Erps-Kwerps où il a encore vécu pendant neuf ans pendant que son état de santé se dégradait. </p>

<p></p>

<p>Aux jours de fête il se réjouissait de pouvoir rejoindre la communauté de Leuven, pour assister à la concélébration de la messe communautaire en faisant des mouvements de bras au rythme des chants et ensuite d’être assis à une bonne table bien garnie, bien qu’il ne pouvait manger qu’à petites bouchées.</p>

<p></p>

Les dernières années de sa vie terrestre furent un supplice Etait-il conscient du fait qu’il demandait souvent la grâce de pouvoir mourir ? Dieu le sait. Il restait néanmoins toujours aimable envers ses frères assomptionnistes, qui lui rendaient visite régulièrement, envers les infirmiers et le personnel soignant.</p>

<p></p>


<p><b>Son départ</b></p>


<p></p>

<p>Sa prière de rejoindre le Seigneur fut exhaussée. Il est décédé le 21/02/06 à Erps-Kwerps. Vendredi, le 24 février, la veille de son enterrement, la communauté de Leuven a concélébré une messe pour le défunt dans la chapelle de la maison de repos en présence de sa famille proche et des sœurs et infirmiers de l’établissement. Le lendemain, le 25/02/2006 les funérailles ont eu lieu dans l’église paroissiale de Malderen (son village natal) C’était sa volonté d’être inhumé au cimetière de Malderen, à côté de son frère, le p. Honoré Van Doorslaer a.a. et dans la terre où reposent ses parents. Que Dieu ait son âme ! </p>

<p></p>

<br clean= "all>|


Bibliographies