Anselmus Winder – 1932-2007

Jeunesse et Formation

Adrianus Gerardus Winder, prénom usuel Ad, naît le 15 janvier 1932 dans une famille très chrétienne, à Beverwijk, près de Haarlem, en Hollande septentrionale. Son père s’appelle Cornelis Winder et sa mère Catharina Elisabeth Groot. Il a plusieurs frères et sœurs. Un frère plus jeune, Cor, devient aussi Assomptionniste et l’a suivi comme missionnaire au Brésil. Cela explique la présence de Cor quand le père Anselmus meurt en 2007.

Le lendemain de sa naissance Ad reçoit le baptême et il est confirmé en 1943. A l’âge de 14 ans, en 1946, Ad est admis à l’école apostolique Ste Thérèse des pères Assomptionnistes à Boxtel. Il termine ses humanités avec succès et passant l’examen d’État il obtient le diplôme official.

Le 24 septembre 1952 il prend l’habit assomptionniste à Halsteren et choisit comme nom religieux Anselmus. Un an plus tard, le 25 septembre, il prononce ses premiers vœux et part ensuite pour Bergeijk où dans notre “Augustinianum” il fait 3 ans de philosophie et 4 ans de théologie. Il y prononce ses vœux perpétuels le 25.9.1956 et y est ordonné prêtre le 13 décembre 1959 par Monseigneur Bekkers, coadjuteur de l’évêque de Bois-le-Duc. Ad termine ses études en 1960.


Missionnaire au Brésil

Le père Anselmus est incommodé par l’eczéma qui cause des démangeaisons, défigure le visage et enlaidit le corps. Le médecin lui conseille d’émigrer dans un pays chaud, avec une bonne chance de guérison. Il part pour un pays chaud parce qu’il est envoyé comme missionnaire au Brésil. Ainsi son rêve se réalise mais la guérison n’est jamais venue. Avec ses confrères Lau Vollering et Edward Geldtmeijer il prend l’avion le 4 novembre 1960.

D’habitude un nouveau venu doit faire une année pastorale à Saõ Paulo pour se familiariser avec les coutumes du pays mais Ad, malade, n’y reste que quelques mois. Au début de 1961 il est nommé économe et vicaire à Fernandopolis.


Presque 45 ans à Pinhal.

En 1962 le premier bâtiment du petit séminaire à Espirito Santo do Pinhal est achevé. L’année scolaire débute avec 24 étudiants et on demande au père Anselmo d’enseigner les mathématiques et l’éducation physique. L’année suivante il est nommé 2ème conseiller de la communauté. Il prend aussi soin des malades. Il est directeur du séminaire de 1972 à 1988.

Il reste à Pinhal jusqu’à sa mort.

Le séminaire n’a pas donné le résultat qu’on en attendait et la clôture s’impose. C’était inévitable, mais Anselmo qui y a mis tant d’énergie, en souffre.

Anselmo est un enseignant doué qui explique clairement et avec patience. Mais il est aussi sévère et consciencieux de son savoir. Cela crée distance et intimide même certains étudiants.

Les footballeurs usent beaucoup de ballons. Anselmo s’en rend compte et il apprend à les fabriquer lui-même et leur qualité est telle que les gens viennent les acheter.

Après la clôture du séminaire il travaille pendant quelques années bénévolement chez des handicapés. Ensuite il prend sur lui les soins spirituels de la communauté de base São Pedro et aussi d’une maison de repos. Il s’y fait beaucoup d’amis.

Il forme un groupe d’enfants de chœur et d’acolytes et stimule l’instruction religieuse. Il s’occupe aussi des victimes de l’alcoolisme, les amène chez le médecin ou au centre d’accueil Casa Agua Viva. Il aide les familles qui ont des enfants à problèmes.


Les dernières années.

En 1993 Anselmo fait savoir qu’il reste membre de la province néerlandaise mais qu’il veut être transféré à la province brésilienne.

Les dernières années de sa vie sont difficiles. Il a des problèmes avec ses yeux à tel point qu’à la fin il ne voit que d’un œil. Il attrape une thrombose et doit prendre des diluants. Il y a aussi des problèmes aux voies urinaires.

Tout cela cause des changements psychiques : il devient irritable et parfois déraisonnable envers ses confrères. Pendant ses vacances aux Pays-Bas en 2002 la question se pose s’il peut regagner sa communauté au Brésil. Il y retourne mais son état de santé ne s’améliore pas, au contraire, les médecins découvrent qu’il est atteint d’un cancer pulmonaire. Il perd courage et ne cherche que la tranquillité et la paix. Il refuse toute chimiothérapie et dit quelques jours avant la fête de Noël : “je tarde à voir la maison du Seigneur”.

On le conduit à l’hôpital au début du nouvel an et il y meurt après 53 ans de vie religieuse, 47 ans de prêtrise, 3 jours avant son 75ème anniversaire, pendant la nuit du 12 janvier 2007, en présence de son frère Cor et de son grand ami et ancien élève Luiz Carlos Pizzi.

Le même jour, dans l’après-midi, son frère Cor, entouré de 6 concélébrants, célèbre les obsèques.


Caractère.

Pendant ses études déjà Ad Winder était connu comme un jeune homme retiré, peu communicatif, se tenant sur la réserve, mais ayant du respect pour les autres, régulier et digne de confiance. Ses talents se manifestent surtout dans l’enseignement, dans l’éducation et la formation. Prêcher, donner des conférences ou des retraites, l’apostolat dans les paroisses, n’étaient pas son fort. Il est presque toujours à la maison ; en communauté il est silencieux bien qu’il n’eût pas sa langue dans sa poche et qu’il eût de l’esprit. Il avait une bonne mémoire. Il est exigeant, consciencieux et conséquent, certainement de bonnes qualités mais qui peuvent causer des frictions dans une communauté.si la patience fait défaut.

Il porte ses maux physiques sans se plaindre en s’abandonnant à Dieu et il se détend en écoutant de la musique classique, en jouant aux échecs ou en fabriquant des statuettes pour la crèche de Noël.

Bibliographies