Augustin (Pierre) BILLART – 1856-1929

Communauté d’Hitchin en
1929.

Le Collège Saint-Michel est dirigé par le P. Louis Deydier. La communauté
religieuse est formée de 13 religieux dont 9 prêtres, 3 convers et 1
étudiant:
Louis Deydier, supérieur. Bonaventure Blanc, sous- prieur, professeur de
latin. OctavienCaron, économe et professeur de grec.
Wilfrid Manser, professeur de français.
Evariste Buyters, curé.
James Witworth, professeur de maths et de chimie.
Aidan Kenny, professeur d’anglais, 2ème assistant. Terence O’Pacanaim,
professeur de religion, d’anglais, d’espagnol et de chant.
Andrew Beck, professeur de maths.
Hugh Horditt, professeur 1
Form.
Frédéric Robinson, surveillant, organiste et sacristain.
Clement Fort, frère jardinier et chargé de la basse-cour. Augustin Billart,
malade, invalide. Le collège emploie 3 auxiliaires laïcs et compte 75
élèves dont 55 internes et 20 externes.

Rapport du 5 juillet 1929.

Religieux français de la Province de Paris.

Un religieux à exhumer.

Pierre est né à Cœurs dans la Nièvre le 17 mai 1856. Il est entré sous le nom de Frère Augustin comme religieux convers, à une date inconnue et dans des circonstances qui échappent à nos sources, dans la Congrégation des Religieux de Saint-Edme, province anglaise. Ceux-ci ont demandé en 1925 leur admission dans la famille assomptionniste par l’intermédiaire du P. Aymard Faugère, alors Provincial Assomptionniste de Paris. Il s’ensuit que nous ne possédons que peu de documents sur la vie de ce religieux. On sait seulement que la profession perpétuelle du Frère Augustin s’est faite le 6 août 1926 à Hitchin en Angleterre. C’est là qu’il est décédé le 23 septembre 1929, à l’âge de 73 ans, et qu’il est inhumé. Nous transcrivons le seul élément biographique des sources biographiques en notre possession sur ce religieux, paru dans la Lettre à la Dispersion: « Une dépêche a annoncé le 23 septembre la mort, au collège Saint -Michel de Hitchin, du Fr. Augustin Billart, convers, à l’âge de soixante-treize ans. En attendant le récit de ses derniers moments, nous le recommandons aux prières de toute la famille ». Nous avons beau fouiller les pages de la collection en question, l’attente n’a pas eu de suite…

Informations sur la Congrégation des Religieux de Saint-Edme.

A défaut de renseignements sur le religieux en question, il est utile de mieux connaître cette page ancienne de l’Assomption: « Les Religieux de St-Edme sont les mêmes que les Religieux de Pontigny (Yonne), fondés par le P. Jean-Baptiste Muard dans le diocèse de Sens en 1843 sous le nom d’Oblats du Sacré-Cœur de jésus et du Cœur Immaculé de Marie, dits Missionnaires de St-Edme.

Le Père Muard fonda un peu plus tard, sur les conseils du Curé d’Ars, les Bénédictins de la Pierre-QuiVire. L’institut religieux de St-Edme, approuvé ‘ad tempus’ en mai 1911 en même temps que leurs Constitutions, tint un chapitre général en 1924 sous la présidence d’un visiteur, Dom Maur Etcheverry. Il y fut question de dissoudre la Congrégation, faute de recrutement. Les religieux étaient autorisés à chercher une solution conforme à leurs désirs et à leurs intérêts. A cette époque, la congrégation de St-Edme était constituée de trois groupes: un en France, un aux U.S.A. et un troisième en Angleterre. Ceux de France décidèrent de mourir doucement de leur mort, ceux d’Amérique, établis dans le diocèse de Burlington (Vermont) décidèrent de se séculariser en s’agrégeant au clergé local et une partie des religieux d’Angleterre entrèrent en tractations avec les Assomptionnistes pour garder leur identité religieuse, avec l’assentiment de leur Supérieur Général, le P. Viannès, résidant à Laval. Cette branche dite ‘anglaise’ comptait en 1924 quelque 20 religieux dont 7 prêtres (3 anglais, 4 français), 9 scolastiques et 4 convers. Les tractations eurent lieu en 1924-1925 et aboutirent à la solution suivante: l’admission dans la famille assomptionniste des PP. John Aithili, Louis- Marie Cheray, des Frères profès Joseph-G. Moiloy, George A. Beck, Arthur Horwood, Florimond Vanholme et des FF. Augustin Billart et Bernard Ilsley, la reprise par l’Assomption du collège Saint-Michel d’Hitchin et de la paroisse, dettes comprises. Ce collège avait été fondé en novembre 1903 sous la forme d’une école apostolique qui se transforma en un véritable collège florissant jusque pendant la première guerre mondiale. Elèves et constructions mobilisent toutes les énergies, mais la crise financière consécutive à l’après-guerre provoqua toutes les difficultés. Le cardinal Bourne encouragea alors les religieux à trouver cette solution plus radicale d’une fusion ou absorption avec un autre institut religieux, acceptant les personnes, les biens et les dettes. Par la suite, d’autres difficultés surgirent dont la défection du P. Atthill, parti ‘à la cloche de bois’, mais une généreuse donatrice anglaise sauva le collège hypothéqué d’une liquidation pénible. Il se releva tant du point du nombre des élèves que du niveau des études.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Lettre à la Dispersion 1929, n° 321, p. 247. Natice biographique par le P. Marie-Alexis Gaudrefroy. Rapports trimestriels sur Hitchin (1928-1929). Tractations avec les Religieux de Saint-Edme (Archives de Rame).