BERNARDIN LE GOFF – 1921-2001

Joachim naquit le 9 août 1921 à Brandérion, commune de Hénnebont, dans le Morbihan, non loin du sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray. Études primaires dans sa commune et en 1933, il est orienté vers Saint-Maur(Maine-et-Loire) pour les années de « grammaire » et en 1937, on le retrouve à Cavalerie-Prigonrieux pour les années de « rhétorique ».

En 1940, il choisit le noviciat assomptionniste et se retrouve à Pont- L’abbé d’Arnoult. Il prend l’habit le 15 octobre 1940 et choisit le nom de Bernardin. En 1941, le 16 octobre, il fait sa première profession et rejoint Lormoy (Essonne) pour les études de philosophie, jusqu’en 1943.

À cette époque, il est mobilisé dans le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire), par l’administration allemande. Il sera libéré en 1944. Il rejoint alors Lormoy pour les études de théologie, études qu’il terminera au scolasticat de Layrac, où il sera ordonné prêtre le 21 février 1948.

Le 8 novembre 1946, à Layrac, il prononcera ses voeux perpétuels. Sa première lettre d’obédience le dirigera vers l’alumnat de Notre-Dame de Cahuzac-Gimont (dans le Gers), où il enseignera durant quatre ans, de 1949 à 1952.

Le 19 septembre 1952, répondant généreusement à la demande de son Provincial, il part pour le Brésil, où dans divers lieux et fonctions il exercera son ministère sacerdotal durant 45 ans ! À Eugénopolis d’abord, en qualité de professeur, durant dix ans, et à Governador-Portela (alumnat d’humanités) durant 3 ans (1962-1965).

Après une année de formation en spiritualité et en psychologie, à Paris(1966-1967), il est maître des novices. Le voici curé d’Eugénopolis et supérieur de la communauté, de 1967 à 1971.

En 1971, il est nommé à Macaé, comme supérieur et curé de la paroisse. Et ce, pendant 22 ans ! (1971-1993). En plus, il sera conseiller du Régional au Brésil durant trois ans (1990-1993).

Il revient alors à Eugénopolis, comme curé et supérieur de la communautéet après un séjour de deux ans à Rio (1995-1997), il rejoint la communauté du Prieuré de Layrac. Il avait besoin de repos et d’un bon bilan de santé. Il récupéra des forces, certes, mais sans jamais pouvoir être actif, à son grand regret. « Par contre, dira le Père François Rumeau, sa sérénité, son esprit fraternel, son témoignage de piété ne cessèrent de nous édifier. Il ne manquait jamais de faire un temps d’adoration avant le petit-déjeuner et après le repas du soir« .

Layrac venait de fêter les nouveaux octogénaires, dont le Père Bernardin,et le poète de service, le Père Émile Silvestre, évoqua sa figure dans un sonnet : « Et le troisième de nous, canne à la main, front songeur, déambule du pas d’un gentleman farmer ».

Peu de jours avant sa mort, il bénéficie d’une grande joie ! la participa- tion, parmi les malades, au Pèlerinage National à Lourdes, pour le 15 août.

Il s’éteignit le 31 août, après quelques jours à l’hôpital de Rangueil (Toulouse), où il avait été transporté en urgence.

Aux obsèques du Père Bernardin, le 3 septembre 2001, beaucoup de monde : parents, amis, religieux venus de Pont-l’Abbé, Bordeaux, Gimont, Rio-de-Janeiro (le Père Joseph Morice), de Vincennes (le Père François Morvan, délégué du Père Provincial), de Rome (le Père Julio Navarro, vicaire général et Chilien).

Le Père Julio préside et prononce l’homélie, ayant bien connu le Père Bernardin quand il était au Brésil ! « Il a su prendre des responsabilités au service de ses frères ; Supérieur de différentes communautés, conseiller régional et Supérieur Régional du Brésil et même, il fut nommé maître des novices en 1967. Je suis sûr qu’il assumait ces charges avec une grande volonté de servir ses frères… Je crois qu’il était aussi un bon frère breton, qui savait tenir bon quand il le fallait, solide comme le granit de sa région« .Le Père repose au caveau de l’Assomption, dans le cimetière de Layrac.

Bibliographies