Claude Guenneau – 1917-2000

Le Père Claude Guenneautc « Le Père Claude Guenneau » (1917-2000) – France


Vincent naît le 26 avril 1917 à Guengat (Finistère). Il sera baptisé le lendemain. Il a cinq frères et sœurs. À 12 ans, les études primaires achevées, il demande à rentrer à l’alumnat de Grammaire, à St Maur (Maine-et-Loire). Il y restera 3 ans et en 1932, il rejoint l’alumnat d’humanités à Melle (Deux-Sèvres).
En 1934, Vincent opte pour la vie religieuse assomptionniste et entre ainsi au noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult en Charente-Maritime.
Il prend le nom de Claude et il prononce ses premiers vœux le 10 octobre 1935. À Layrac (Lot-et-Garonne) pour une année, il prépare le baccalauréat avant de rejoindre le scolasticat de philosophie de Scy-Chazelles (Moselle). Des différents rapports pour les professions, on retiendra quelques traits : “docile, nature très sensible, ardent, généreux”. “Veut donner beaucoup. Il faut le prendre par la confiance”. “Le Frère Claude, sous des apparences rudes, a un tempérament sensible”.
De 1938 à 1940, il est “sous les drapeaux”, service militaire, puis guerre. Il parlait très peu de cette période mais on devine qu’il a accompli des exploits.
Théologie au scolasticat de Lormoy (Essonne), de 1940 à 1944
Il sera ordonné prêtre le 12 juin 1943. Première obédience : curé de Layrac. De février 1944 jusqu’à septembre 1949, il exerce là son ministère avec “un zèle apostolique intense, beaucoup de dynamisme et bien des réalisations”, dira un de ses frères.
D’ailleurs, dans l’eucharistie du départ vers le ciel, plusieurs témoignages élogieux seront l’écho de ces premières années de ministère paroissial. Bien des responsabilités pastorales lui seront confiées par la suite : La Rochelle, Tasdon et La Rochelle-La Genette (1952-1962). En 1954, l’évêque de Charente-Maritime supplie le Provincial de permettre au Père Claude de diriger, un temps du moins, l’A. C. O : “un auxiliaire tout à fait sûr et déjà éprouvé. Le Père Claude, par ailleurs, nous rend sans cesse d’éminents services”.
En septembre 1961, il est nommé deuxième assistant provincial. Supérieur et curé à Bordeaux-Caudéran en 1962, il poursuit sa charge d’assistant et de 1964 à 1969, on le retrouve supérieur de la maison provinciale et premier assistant.
Un séjour à Melle, comme supérieur et curé, de 1969 à 1976
Puis retour à la Genette (La Rochelle) pour 4 ans. Retour à Bordeaux-Lacanau comme supérieur, de 1980 à 1982.
À cette date, il suit le Provincial à Pessac (petite communauté aux apostolats variés). Il rend de grands services dans la communauté (on aime bien déguster sa cuisine !), et il est aumônier du Secours Catholique de Bordeaux. En 1984, il souhaite “dételer” comme il disait, et vient à Colombes (région parisienne).
Là, il travaille à NDS, essayant de “mettre une âme à ce monstre sacré”. Beaucoup de croisières comme aumônier, et cela ne lui déplaisait nullement ! “Je n’ai jamais eu une si grande paroisse”. En effet, en ces temps-là, les croisières “Notre Temps” emportaient près de cinq cents personnes en Méditerranée et ailleurs. Mais il y a un temps pour tout et le Père Claude savait se donner des échéances… et s’y tenir !
En 1990, à 73 ans, il accepte gentiment, pour sept ans, l’économat de la communauté de François Ier, n’ayant pas peur de mettre la main à la pâte, dans bien des domaines.
L’échéance 1997 arrive (80 ans comme prévu !)
Affligé de plusieurs problèmes de santé, il rejoint la communauté de Pont-l’Abbé d’Arnoult, là où il a fait son noviciat, il y a 63 ans. “Maintenant, écrit-il, j’ai le temps de penser à ma vie… J’ai fait beaucoup de choses, j’ai aimé autant que possible tous ceux que j’ai rencontrés. Il y en a sûrement que j’ai mal aimés ou aimés de travers. Dieu seul le sait”. Il écrira, dans un assez volumineux cahier ses “mémoires”.
En avril 2000, il faut qu’il soit dans une maison médicalisée : Layrac, où il reçoit soins appropriés, présence continue, compétence et dévouement des religieuses et du personnel soignant. C’est en fauteuil roulant qu’il parcourt le parc. Des amis de Layrac, des frères de la communauté lui rendent le service de l’accompagner. Beaucoup de visites, coups de téléphone, courrier.
Le Père Claude expirera en clinique à Agen, le 12 août 2000. À Lourdes, pendant ce temps, on célébrait le 150e anniversaire de la fondation, durant le Pèlerinage National.
Le Père Emmanuel Rospide fera l’homélie et dira, en particulier, une phrase qui le caractérise bien : “Ce qui m’a frappé chez Claude, c’est la multitude de ses amitiés toutes de transparence, la fidélité inébranlable pour ceux avec qui il avait vécu une page d’histoire, son goût pour les bonnes choses, son appétit pour les terroirs et sa gourmandise était louange de la création… Seigneur, c’est cet homme-là que tu as choisi et appelé”.
Le 16 août, entouré de nombreux frères, amis, parents, paroissiens de tous les lieux où il fut curé, la célébration était présidée par Mgr Jean-Charles Descubes, Évêque d’Agen. (Au temps de son adolescence, il avait connu le Père Claude à La Rochelle et avait été marqué par son zèle apostolique). Le Père André Antoni, Provincial, était présent.
Le Père Claude repose au cimetière de Layrac, auprès de ses frères.


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Vincent naît le 26 avril 1917 à Guengat (Finistère). Il sera baptisé le lendemain. Il a cinq frères et sœurs. À 12 ans, les études primaires achevées, il demande à rentrer à l’alumnat de Grammaire, à St Maur (Maine-et-Loire). Il y restera 3 ans et en 1932, il rejoint l’alumnat d’humanités à Melle (Deux-Sèvres).
En 1934, Vincent opte pour la vie religieuse assomptionniste et entre ainsi au noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult en Charente-Maritime.
Il prend le nom de Claude et il prononce ses premiers vœux le 10 octobre 1935. À Layrac (Lot-et-Garonne) pour une année, il prépare le baccalauréat avant de rejoindre le scolasticat de philosophie de Scy-Chazelles (Moselle). Des différents rapports pour les professions, on retiendra quelques traits : “docile, nature très sensible, ardent, généreux”. “Veut donner beaucoup. Il faut le prendre par la confiance”. “Le Frère Claude, sous des apparences rudes, a un tempérament sensible”.
De 1938 à 1940, il est “sous les drapeaux”, service militaire, puis guerre. Il parlait très peu de cette période mais on devine qu’il a accompli des exploits.
Théologie au scolasticat de Lormoy (Essonne), de 1940 à 1944
Il sera ordonné prêtre le 12 juin 1943. Première obédience : curé de Layrac. De février 1944 jusqu’à septembre 1949, il exerce là son ministère avec “un zèle apostolique intense, beaucoup de dynamisme et bien des réalisations”, dira un de ses frères.
D’ailleurs, dans l’eucharistie du départ vers le ciel, plusieurs témoignages élogieux seront l’écho de ces premières années de ministère paroissial. Bien des responsabilités pastorales lui seront confiées par la suite : La Rochelle, Tasdon et La Rochelle-La Genette (1952-1962). En 1954, l’évêque de Charente-Maritime supplie le Provincial de permettre au Père Claude de diriger, un temps du moins, l’A. C. O : “un auxiliaire tout à fait sûr et déjà éprouvé. Le Père Claude, par ailleurs, nous rend sans cesse d’éminents services”.
En septembre 1961, il est nommé deuxième assistant provincial. Supérieur et curé à Bordeaux-Caudéran en 1962, il poursuit sa charge d’assistant et de 1964 à 1969, on le retrouve supérieur de la maison provinciale et premier assistant.
Un séjour à Melle, comme supérieur et curé, de 1969 à 1976
Puis retour à la Genette (La Rochelle) pour 4 ans. Retour à Bordeaux-Lacanau comme supérieur, de 1980 à 1982.
À cette date, il suit le Provincial à Pessac (petite communauté aux apostolats variés). Il rend de grands services dans la communauté (on aime bien déguster sa cuisine !), et il est aumônier du Secours Catholique de Bordeaux. En 1984, il souhaite “dételer” comme il disait, et vient à Colombes (région parisienne).
Là, il travaille à NDS, essayant de “mettre une âme à ce monstre sacré”. Beaucoup de croisières comme aumônier, et cela ne lui déplaisait nullement ! “Je n’ai jamais eu une si grande paroisse”. En effet, en ces temps-là, les croisières “Notre Temps” emportaient près de cinq cents personnes en Méditerranée et ailleurs. Mais il y a un temps pour tout et le Père Claude savait se donner des échéances… et s’y tenir !
En 1990, à 73 ans, il accepte gentiment, pour sept ans, l’économat de la communauté de François Ier, n’ayant pas peur de mettre la main à la pâte, dans bien des domaines.
L’échéance 1997 arrive (80 ans comme prévu !)
Affligé de plusieurs problèmes de santé, il rejoint la communauté de Pont-l’Abbé d’Arnoult, là où il a fait son noviciat, il y a 63 ans. “Maintenant, écrit-il, j’ai le temps de penser à ma vie… J’ai fait beaucoup de choses, j’ai aimé autant que possible tous ceux que j’ai rencontrés. Il y en a sûrement que j’ai mal aimés ou aimés de travers. Dieu seul le sait”. Il écrira, dans un assez volumineux cahier ses “mémoires”.
En avril 2000, il faut qu’il soit dans une maison médicalisée : Layrac, où il reçoit soins appropriés, présence continue, compétence et dévouement des religieuses et du personnel soignant. C’est en fauteuil roulant qu’il parcourt le parc. Des amis de Layrac, des frères de la communauté lui rendent le service de l’accompagner. Beaucoup de visites, coups de téléphone, courrier.
Le Père Claude expirera en clinique à Agen, le 12 août 2000. À Lourdes, pendant ce temps, on célébrait le 150e anniversaire de la fondation, durant le Pèlerinage National.
Le Père Emmanuel Rospide fera l’homélie et dira, en particulier, une phrase qui le caractérise bien : “Ce qui m’a frappé chez Claude, c’est la multitude de ses amitiés toutes de transparence, la fidélité inébranlable pour ceux avec qui il avait vécu une page d’histoire, son goût pour les bonnes choses, son appétit pour les terroirs et sa gourmandise était louange de la création… Seigneur, c’est cet homme-là que tu as choisi et appelé”.
Le 16 août, entouré de nombreux frères, amis, parents, paroissiens de tous les lieux où il fut curé, la célébration était présidée par Mgr Jean-Charles Descubes, Évêque d’Agen. (Au temps de son adolescence, il avait connu le Père Claude à La Rochelle et avait été marqué par son zèle apostolique). Le Père André Antoni, Provincial, était présent.
Le Père Claude repose au cimetière de Layrac, auprès de ses frères.


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Vincent naît le 26 avril 1917 à Guengat (Finistère). Il sera baptisé le lendemain. Il a cinq frères et sœurs. À 12 ans, les études primaires achevées, il demande à rentrer à l’alumnat de Grammaire, à St Maur (Maine-et-Loire). Il y restera 3 ans et en 1932, il rejoint l’alumnat d’humanités à Melle (Deux-Sèvres).
En 1934, Vincent opte pour la vie religieuse assomptionniste et entre ainsi au noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult en Charente-Maritime.
Il prend le nom de Claude et il prononce ses premiers vœux le 10 octobre 1935. À Layrac (Lot-et-Garonne) pour une année, il prépare le baccalauréat avant de rejoindre le scolasticat de philosophie de Scy-Chazelles (Moselle). Des différents rapports pour les professions, on retiendra quelques traits : “docile, nature très sensible, ardent, généreux”. “Veut donner beaucoup. Il faut le prendre par la confiance”. “Le Frère Claude, sous des apparences rudes, a un tempérament sensible”.
De 1938 à 1940, il est “sous les drapeaux”, service militaire, puis guerre. Il parlait très peu de cette période mais on devine qu’il a accompli des exploits.
Théologie au scolasticat de Lormoy (Essonne), de 1940 à 1944
Il sera ordonné prêtre le 12 juin 1943. Première obédience : curé de Layrac. De février 1944 jusqu’à septembre 1949, il exerce là son ministère avec “un zèle apostolique intense, beaucoup de dynamisme et bien des réalisations”, dira un de ses frères.
D’ailleurs, dans l’eucharistie du départ vers le ciel, plusieurs témoignages élogieux seront l’écho de ces premières années de ministère paroissial. Bien des responsabilités pastorales lui seront confiées par la suite : La Rochelle, Tasdon et La Rochelle-La Genette (1952-1962). En 1954, l’évêque de Charente-Maritime supplie le Provincial de permettre au Père Claude de diriger, un temps du moins, l’A. C. O : “un auxiliaire tout à fait sûr et déjà éprouvé. Le Père Claude, par ailleurs, nous rend sans cesse d’éminents services”.
En septembre 1961, il est nommé deuxième assistant provincial. Supérieur et curé à Bordeaux-Caudéran en 1962, il poursuit sa charge d’assistant et de 1964 à 1969, on le retrouve supérieur de la maison provinciale et premier assistant.
Un séjour à Melle, comme supérieur et curé, de 1969 à 1976
Puis retour à la Genette (La Rochelle) pour 4 ans. Retour à Bordeaux-Lacanau comme supérieur, de 1980 à 1982.
À cette date, il suit le Provincial à Pessac (petite communauté aux apostolats variés). Il rend de grands services dans la communauté (on aime bien déguster sa cuisine !), et il est aumônier du Secours Catholique de Bordeaux. En 1984, il souhaite “dételer” comme il disait, et vient à Colombes (région parisienne).
Là, il travaille à NDS, essayant de “mettre une âme à ce monstre sacré”. Beaucoup de croisières comme aumônier, et cela ne lui déplaisait nullement ! “Je n’ai jamais eu une si grande paroisse”. En effet, en ces temps-là, les croisières “Notre Temps” emportaient près de cinq cents personnes en Méditerranée et ailleurs. Mais il y a un temps pour tout et le Père Claude savait se donner des échéances… et s’y tenir !
En 1990, à 73 ans, il accepte gentiment, pour sept ans, l’économat de la communauté de François Ier, n’ayant pas peur de mettre la main à la pâte, dans bien des domaines.
L’échéance 1997 arrive (80 ans comme prévu !)
Affligé de plusieurs problèmes de santé, il rejoint la communauté de Pont-l’Abbé d’Arnoult, là où il a fait son noviciat, il y a 63 ans. “Maintenant, écrit-il, j’ai le temps de penser à ma vie… J’ai fait beaucoup de choses, j’ai aimé autant que possible tous ceux que j’ai rencontrés. Il y en a sûrement que j’ai mal aimés ou aimés de travers. Dieu seul le sait”. Il écrira, dans un assez volumineux cahier ses “mémoires”.
En avril 2000, il faut qu’il soit dans une maison médicalisée : Layrac, où il reçoit soins appropriés, présence continue, compétence et dévouement des religieuses et du personnel soignant. C’est en fauteuil roulant qu’il parcourt le parc. Des amis de Layrac, des frères de la communauté lui rendent le service de l’accompagner. Beaucoup de visites, coups de téléphone, courrier.
Le Père Claude expirera en clinique à Agen, le 12 août 2000. À Lourdes, pendant ce temps, on célébrait le 150e anniversaire de la fondation, durant le Pèlerinage National.
Le Père Emmanuel Rospide fera l’homélie et dira, en particulier, une phrase qui le caractérise bien : “Ce qui m’a frappé chez Claude, c’est la multitude de ses amitiés toutes de transparence, la fidélité inébranlable pour ceux avec qui il avait vécu une page d’histoire, son goût pour les bonnes choses, son appétit pour les terroirs et sa gourmandise était louange de la création… Seigneur, c’est cet homme-là que tu as choisi et appelé”.
Le 16 août, entouré de nombreux frères, amis, parents, paroissiens de tous les lieux où il fut curé, la célébration était présidée par Mgr Jean-Charles Descubes, Évêque d’Agen. (Au temps de son adolescence, il avait connu le Père Claude à La Rochelle et avait été marqué par son zèle apostolique). Le Père André Antoni, Provincial, était présent.
Le Père Claude repose au cimetière de Layrac, auprès de ses frères.


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Bibliographies