Cyprien DUPOUX – 1879-1943

Communauté du Séminaire du
Jura (Nozeroy) 1943.
P. Gausbert Broha, supérieur, P. Vital Chaffart,
P. Alix Gruffat, économe, P. Marie-Charles Brochier, P. Marie-Adelphe Hay,
P. Gabriel Appell, P. Christo Duelibi,
P. Marie-Bruno Curot, F. Marie-Léon Tyrode, F. Cyprien Dupoux,
F. Constantin Jélescov, F. Siméon Ionov,

F. novice convers: Théophane
Mollier.

La communauté se compose de 12 religieux et d’un novice convers, de 23
élèves pensionnaires. L’Assomption a pris possession des lieux, ancien
séminaire, le 15
octobre 1931. Le 25 septembre 1941, le noviciat a dû quitter Nozeroy pour
laisser la place à un alumnat provisoire. Le noviciat de la Province de
Lyon revient à
Nozeroy le 19 août 1947, dans des murs rajeunis et embellis. D’octobre 1931
à septembre
1941, 228 novices ont franchi les portes du noviciat.

Echos du Séminaire des
Missions, passim.

Cyprien DUPOUX

1879-1943

Religieux de la Province de Lyon.

Une vocation tardive.

Cyprien Dupoux est né le 23 septembre 1879 à Saint- Maurice de Pionsat (Puy-de-Dôme) au diocèse de Clermont-Ferrand. Nous ne possédons pas de renseignements sur la période de sa vie antérieure à son entrée à l’Assomption, sinon le fait qu’il a été mobilisé pendant la grande guerre de 1914-1918 et qu’il en est revenu avec une surdité prononcée. Le 21 juillet 1927, le P. Savinien Dewaele l’accueille à Taintegnies et lui donne l’habit religieux, après un temps de postulat partagé entre Lyon et Taintegnies (1926-1927). L’appréciation portée après une année est très favorable: « Le Frère Cyprien, à 49 ans, désire prononcer ses premiers vœux. Je suis personnellement très satisfait de la façon dont il a passé son noviciat. Il est déjà un religieux sérieux, d’une piété solide, sans ostentation. Il aime le travail et sait se servir de ses dix doigts au jardin comme à la ferme et même dans le bâtiment. C’est l’homme de confiance du noviciat, faisant la poste et aidant de ses conseils et plus encore de ses exemples les jeunes postulants convers ». Admis à la première profession, le Frère Cyprien s’engage pour une année le 3 juillet 1928. Sa profession perpétuelle est datée du 3 juillet 1931, à Lyon où le Frère réside et travaille depuis 1928. En 1936, il passe à Nozeroy (Jura) qui est noviciat jusqu’à la guerre, puis provisoirement alumnat (1941-1947). En 1943, les communications ne sont pas faciles, le papier est rare et l’on comprend que la mort du Frère Cyprien comme celle d’autres religieux à la même époque, ne fasse pas l’objet d’une notice biographique. C’est une petite note du P. Gervais Quenard qui annonce le décès de ce religieux, à 64 ans, le 1er février 1943 à Nozeroy ‘où des générations de novices ont pu apprécier son dévouement et son savoir-faire.

Prions Dieu pour ces bons ouvriers qu’un auteur appelle les contemplatifs du travail et que nous aimons très particulièrement chez nous’ ».

L’annonce du décès du Frère Cyprien par le P. Gausbert Broha et les circonstances de la sépulture.

Le P. Gausbert Broha, alors supérieur du petit alumnat de Nozeroy, écrit au P. Gervais Quenard, le 6 février 1943, donnant quelques détails sur les circonstances:

« La mort du Fr. Cyprien n’a pas dû vous surprendre, pas plus qu’elle ne nous a surpris. Depuis la fin de novembre [1942], époque où il s’était alité pour ne plus se relever, le bon Frère, malgré tous les soins dont il était entouré et par notre dévoué Docteur et par les admirables Sœurs de l’hôpital qui venaient plusieurs fois le jour faire les piqûres et même un certain temps passer la nuit, s’affaiblissait à vue d’œil. Son cœur est usé, disait le médecin. Pendant ces deux mois, il a beaucoup souffert et s’il se plaignait parfois, il ne murmurait jamais. Il avait d’ailleurs la consolation de communier tous les matins, même la veille de sa mort où il reçut la communion en viatique pour la 3ème fois. Il avait reçu l’Extrême-Onction et renouvelé ses vœux en décembre. La souffrance aura achevé de purifier son âme. C’était un bon frère convers, tout dévoué aux intérêts de la maison excellent jardinier qu’il sera bien difficile de remplacer. M. Primot, économe du grand séminaire et propriétaire du séminaire de Nozeroy, avait proposé, il y a quelques mois, par l’iïntermédiaire du Doyen de nous vendre ce cimetière avec le caveau qui s’y trouve. J’en avais écrit un moi au P. Rémi [Kokei], sans recevoir de réponse. La mort du Frère Cyprien étant survenue, la question se posait si, pour éviter des formalités subséquentes, il ne serait pas préférable de déposer dès maintenant le corps dans le caveau. M. le Doyen consulté, a répondu affirmativement, disant que le cimetière nous serait cédé pour une somme minime. Nous avons donc présumé votre consentement. Le caveau a été ouvert et le cercueil du Frère y a été déposé, à côté de 7 vieux cercueils contenant les restes d’un ancien Supérieur, M. Cornu, de professeurs, de Sœurs et d’élèves. Aujourd’hui M. le Doyen vient me dire que M. Primot nous cédera le cimetière pour 100 frs! J’iai trouver le notaire pour voir si cette somme est suffisante aux yeux du fisc ».

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Dossier personnel. Nouvelles de la Famille occupée, 26 février 1943, p. 2. Lettre du P. Gausbert Broha au P. Gervais Quenard, Nozeroy, 6 février 1943. Notices Biographiques