Dieudonné Mulrirrwa Nzamatc – 1961-2000

Le Père Dieudonné Mulirirwa Nzamatc « Le Père Dieudonné Mulirirwa Nzama » (1961-2000) – Afrique



Dieudonné Mulirirwa Nzama est né le 21 août 1951 à Vyaseke au diocèse de Butembo-Béni, Congo RDC, dans une famille de 6 enfants.
Il fait ses études primaires à Bikara-Luango, ses études secondaires à Lubango, puis au petit séminaire diocésain de Musienene. Il remplit d’abord une tâche de surveillance au collège de Kambali (1982) avant d’être admis au noviciat assomptionniste de Butembo, maison Charles Lwanga (1983-1984). Il y prononce ses premiers vœux le 16 septembre 1984, renouvelés ensuite durant cinq ans. Il fait profession perpétuelle à Kinshasa, le 23 août 1990, où il a entrepris sa formation théologique. En mars 1992, il reçoit le lectorat et l’acolytat. A l’issue de l’année 1991-1992, ayant achevé le cycle complet de sa formation théologique au sein du théologat Eugène de Mazenod à Kinshasa, il se prépare aux différentes étapes en vue de l’ordination sacerdotale, notamment le stage diaconal en paroisse à Luofu et Mbau. Diacre
le 25 février 1993 à Butembo, il y est ordonné prêtre le 28 octobre suivant par Mgr Emmanuel Kataliko.
Sa vie terrestre s’achève trop tôt à l’hôpital de Kyondo dans la nuit du 9 au 10 janvier 2000.
Mot d’adieu à un confrère mort à 39 ans
“Seigneur, donne à chacun sa propre mort, donne à chacun la mort née de sa propre vie, où il connut le bonheur et la misère” d’après Rainer-Maria Rilke.
Père Mulirirwa Nzama Dieudonné, notre frère bien-aimé, ton heure a sonné! Tu nous précèdes sur cette route vers l’Eternel.
Pour ce que tu nous as donné d’apprécier, nous garderons de toi ton sourire, ta simplicité, ton optimisme, ton oubli de toi-même pour les autres.
Tu nous laisses, dans ta fleur d’âge. A 39 ans, c’est trop tôt, dirions-nous, avec nos calculs humains. Tu laisses également notre Province d’Afrique dans sa fleur d’âge. Tu connais les nombreux projets apostoliques auxquels nous suffisons à peine. Tu en es témoin: u2018La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux (Mt 9, 37). Ta main nous était donc encore très précieuse. Mais Dieu en a décidé autrement. Que sa volonté soit faite.
Nous sommes sûrs: tu nous es désormais plus précieux encore. Avec tous les pionniers qui ont balisé la route pour cette mission. Avec nos Frères du pays, Père Jérôme Masumbuko (5 février 1981), Frère Jean-Claude Abel Muhungu (18 février 1993) et frère Edmond Masumbuko Saliboko (14 avril 1994). Tu rejoins, là où tu vas, une communauté priante pour notre mission. Merci pour cette communion de prière.
Que te dire en ce moment de larmes aux cœurs? Nous voudrions rendre grâce pour la force et l’œuvre de l’Esprit dans ta vie. Pour ce que cet Esprit de Dieu a pu réaliser par toi, malgré les limites inhérentes à la condition humaine. C’est toujours pour nous tous le mystère de la puissance de Dieu qui se réalise en dépit et à travers notre faiblesse humaine (2 Co 12, 9). Nous sommes sûrs de l’amour et de la miséricorde de Dieu sur toi. Ce qui est plus grand que notre cœur.
Saint Paul nous le dit, pour nous éveiller et nous rassurer: u2018Car nous le savons, si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, se détruit, nous avons un édifice, œuvre de Dieu, une demeure éternelle dans les cieux, qui n’est pas faite de main d’homme. Et nous gémissons, dans le désir ardent de revêtir, par-dessus l’autre, notre habitation céleste, pourvu que nous soyons trouvés vêtus et non pas nus’ (2 Co 5, 1-5).
Dans l’attente de notre jour, Frère bien-aimé, toi qui contemples désormais la lumière, aide-nous par tes prières, à u2018revêtir le Christ’ (Ga 3, 27, Rm 13, 14). Que Dieu, le Père de Jésus et notre Père, t’accueille dans sa demeure éternelle!
Soutenus par notre foi et notre espérance en la Résurrection, nous te disons à présent: adieu, Père Dieudonné Mulirirwa Nzama”.
Texte du P. Jean-Chrysostome Kanyororo, Provincial d’Afrique, mardi 11 janvier 2000, à Mahamba.
Le P. Dieudonné Mulirirwa Nzama est décédé dans la nuit du 9 au 10 janvier 2000 à l’hôpital de Kyondo, des suites de sa maladie. Il est enterré le 11 janvier à Mahamba (Butembo, Institut technique), dans la nouvelle concession des Assomptionnistes.
Il est donc plus cohérent et plus juste de mentionner sa date de décès au 10 janvier sur le N

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