Edmond Saint-Gelais – 1919-2002

Lors des funérailles du Frère, au début de la célébration, le Père Christian Blanc, Supérieur régional, qui les présidait, a rappelé, et un peu révélé, ce qu’avait été la vie du Frère Edmond et esquissé son portrait spirituel. C’est cet hommage qui es ici reproduit.

En terminant, il nous livre son secret: « Je suis d’un tempérament nerveux et sanguin quoique assez tranquille et aimant la solitude, avec, je crois, un peu de psychologie innée, naturelle. Assez, disons, pour respecter les autres en évitant de me placer sur leur chemin… »

Ne le voyez-vous pas sourire en nous disant cela et en répétant ce qu’il disait de temps en temps: « Je suis prêt pour aller chez le Bon Dieu. »

Merci frère Edmond! Nous rendons grâce maintenant pour ta vie.


En terminant, il nous livre son secret: « Je suis d’un tempérament nerveux et sanguin quoique assez tranquille et aimant la solitude, avec, je crois, un peu de psychologie innée, naturelle. Assez, disons, pour respecter les autres en évitant de me placer sur leur chemin… »

Ne le voyez-vous pas sourire en nous disant cela et en répétant ce qu’il disait de temps en temps: « Je suis prêt pour aller chez le Bon Dieu. »

Merci frère Edmond! Nous rendons grâce maintenant pour ta vie.


Ainsi s’est achevé à Québec, au milieu de frères à qui il a offert sa simplicité sereine et qu’il a appris à aimer, le parcours du petit garçon de Laterrière, né le 2 août 1919 dans une famille de douze enfants, domiciliée dans le rang de l’Eglise. Il en était parti à vingt et un ans pour se donner à Dieu.

L’Assomption l’a accueilli et le remet aujourd’hui à la miséricorde du Père.

Il y a un an, il résumait ainsi son sentiment au terme de sa vie et malgré le souffle court qui l’obligeait à user de la nitro: « Je ne suis pas mécontent de mon sort, ni de ce que j’ai vécue. Grâce à Dieu, ma vie a été très belle, et je m’étonne encore de voir par où je suis passé. Mes jours et mes an nées se sont déroulés dans des conditions réellement très diverses et très mouvementées. Je me rappelle une réflexion intérieure que je me faisais un soir sur un trottoir de NY: ‘Ed, petit fermier de Laterrière, te rends-tu compte que tu vis dans la grande ville de NY parmi cette forêt de gratte-ciel? C’est incroyable!’ »

En terminant, il nous livre son secret: « Je suis d’un tempérament nerveux et sanguin quoique assez tranquille et aimant la solitude, avec, je crois, un peu de psychologie innée, naturelle. Assez, disons, pour respecter les autres en évitant de me placer sur leur chemin… »

Ne le voyez-vous pas sourire en nous disant cela et en répétant ce qu’il disait de temps en temps: « Je suis prêt pour aller chez le Bon Dieu. »

Merci frère Edmond! Nous rendons grâce maintenant pour ta vie.


Préposé à l’entretien de la maison, il s’occupe surtout des pauvres à qui la communauté offrait de quoi manger et de quoi s’habiller. ‘Tu ne peux pas savoir l’émotion que me procure encore ce séjour que j’ai fait là-bas’. Ces pauvres, le Frère Edmond les visitait jusqu’en prison où ils se retrouvaient parfois. ‘ Ce n’est pas me vanter, mais leur ultime recours s’appelait alors Brother Edmond’, joie que celle de la charité faisant de nous les amis de Dieu et des autres. Frère Edmond a maintenant 73 ans. Des ennuis de santé plus ou moins graves se succèdent, surtout cardiaques, depuis un premier infarctus en 1968, l’année où son frère René, assomptionniste est décédé à 47 ans d’une congestion cérébrale, jusqu’au dernier infarctus fatal à la fin février 2002, en passant par quatre pontages en 1986, un œdème pulmonaire en mai 2000 et une hospitalisation pour angine de poitrine en avril 2001. En 1995, le Frère Edmond retrouve le Québec, une transplantation difficile sur un sol natal devenu étranger… +.

« J’étais habitué à ces hispanophones que me vouaient si spontanément leur amitiés ». « Leur souvenir au long de ces années ne m’a jamais quitté et je me rappelle encore aujourd’hui ces êtres chaleureux et si proches ».

Ainsi s’est achevé à Québec, au milieu de frères à qui il a offert sa simplicité sereine et qu’il a appris à aimer, le parcours du petit garçon de Laterrière, né le 2 août 1919 dans une famille de douze enfants, domiciliée dans le rang de l’Eglise. Il en était parti à vingt et un ans pour se donner à Dieu.

L’Assomption l’a accueilli et le remet aujourd’hui à la miséricorde du Père.

Il y a un an, il résumait ainsi son sentiment au terme de sa vie et malgré le souffle court qui l’obligeait à user de la nitro: « Je ne suis pas mécontent de mon sort, ni de ce que j’ai vécue. Grâce à Dieu, ma vie a été très belle, et je m’étonne encore de voir par où je suis passé. Mes jours et mes an nées se sont déroulés dans des conditions réellement très diverses et très mouvementées. Je me rappelle une réflexion intérieure que je me faisais un soir sur un trottoir de NY: ‘Ed, petit fermier de Laterrière, te rends-tu compte que tu vis dans la grande ville de NY parmi cette forêt de gratte-ciel? C’est incroyable!’ »

En terminant, il nous livre son secret: « Je suis d’un tempérament nerveux et sanguin quoique assez tranquille et aimant la solitude, avec, je crois, un peu de psychologie innée, naturelle. Assez, disons, pour respecter les autres en évitant de me placer sur leur chemin… »

Ne le voyez-vous pas sourire en nous disant cela et en répétant ce qu’il disait de temps en temps: « Je suis prêt pour aller chez le Bon Dieu. »

Merci frère Edmond! Nous rendons grâce maintenant pour ta vie.


Portrait spirituel.

* Nous ne verrons plus le Frère Edmond nous accueillir simplement, le sourire aux lèvres et avec les mots du cœur. Nous ne l’entendrons plus pendant la prière égrener nos noms pour demander un beau voyage pour l’un, prompt rétablissement pour l’autre, vacances reposantes pour un autre encore. Nous ne l’apercevrons plus à l’autel faisant fonction de sacristain ou au terme de l’adoration déposer le Saint-Sacrement. Nous ne le verrons plus, nous ne l’entendrons plus, à pas menus, ralentis par le manque de souffle, mais il sera encore là. Le Frère Edmond était revenu à Québec le 30 mai 1995. Il en était parti le 18 septembre 1943. Pendant 52 ans, le petit garçon de Laterrière a découvert le monde. A Worcester aux U.S.A. d’abord, affecté à la ferme, il fait le métier de ses jeunes années. ‘Avec mon expérience acquise, je fus envoyé pour prendre soin de la ferme, composée de 20 vaches laitières, de quelques génisses en élevage et de 600 pour les pondeuses’, période heureuse et sans histoire.

Puis arrive la grande nouvelle en octobre 1948, une nomination qui le comble de joie. Il découvre alors le Mexique et surtout les mexicains : gens chaleureux dans tous les domaines, ‘il faut dire qu’un étranger était vite entouré par les gens et recevait des marques de respect dont l’habitude du baiser sur la main’. Il découvre aussi les tracasseries administratives. Tous les six mois pendant sept ans, ne devait-il pas repasser la frontière pour ensuite revenir après une nuit prendre un nouveau visa de six mois obtenu grâce au billet vert qu’il glissait dans la main du contrôleur ? Il découvre surtout la dureté des commencements. Il fallait organiser la paroisse et bâtir l’église. ‘J’avais ma cabane près de l’entrée de la chapelle’. Cette cabane avait déjà servi de poulailler. Comme plancher, de la terre battue. Mais à 29 ans, lui qui voulait se donner au Seigneur depuis son enfance, il est comblé. Ce bonheur ne se démentira pas jusqu’à une nouvelle nomination pour Worcester de nouveau en 1951. Une seule remarque : ‘ce n’est pas le Mexique !’. Le Mexique et les mexicains me manquaient, où j’avais passé de si belles années, en dépit de la pauvreté du début et malgré les nombreux jours d’un dur labeur’. Heureusement, le Mexique ne sera pas loin puisqu’en janvier 1955 il arrive à New York : ‘Je fus comblé de joie’. Il participe à la réhabilitation et à l’installation de la maison provinciale. Une maison pleine de vie. A un ami connu là-bas, il redit les plaisirs de la vie communautaire avec ses amitiés, ses facéties, ses cocasseries. Il rappelle comment le maître de chant qui possédait mal la musique, voulait absolument qu’un ‘mi’ soit un ‘la’: du vrai bonheur, au point qu’il énumère tous les religieux et laïcs qui vivaient ensemble. Ce bonheur augmente encore quand, en septembre 1983, il vient renforcer la communauté qui anime la paroisse de Notre-Dame de la Guadeloupe, toujours à New York, au milieu des sud-américains retrouvés.

Préposé à l’entretien de la maison, il s’occupe surtout des pauvres à qui la communauté offrait de quoi manger et de quoi s’habiller. ‘Tu ne peux pas savoir l’émotion que me procure encore ce séjour que j’ai fait là-bas’. Ces pauvres, le Frère Edmond les visitait jusqu’en prison où ils se retrouvaient parfois. ‘ Ce n’est pas me vanter, mais leur ultime recours s’appelait alors Brother Edmond’, joie que celle de la charité faisant de nous les amis de Dieu et des autres. Frère Edmond a maintenant 73 ans. Des ennuis de santé plus ou moins graves se succèdent, surtout cardiaques, depuis un premier infarctus en 1968, l’année où son frère René, assomptionniste est décédé à 47 ans d’une congestion cérébrale, jusqu’au dernier infarctus fatal à la fin février 2002, en passant par quatre pontages en 1986, un œdème pulmonaire en mai 2000 et une hospitalisation pour angine de poitrine en avril 2001. En 1995, le Frère Edmond retrouve le Québec, une transplantation difficile sur un sol natal devenu étranger… +.

« J’étais habitué à ces hispanophones que me vouaient si spontanément leur amitiés ». « Leur souvenir au long de ces années ne m’a jamais quitté et je me rappelle encore aujourd’hui ces êtres chaleureux et si proches ».

Ainsi s’est achevé à Québec, au milieu de frères à qui il a offert sa simplicité sereine et qu’il a appris à aimer, le parcours du petit garçon de Laterrière, né le 2 août 1919 dans une famille de douze enfants, domiciliée dans le rang de l’Eglise. Il en était parti à vingt et un ans pour se donner à Dieu.

L’Assomption l’a accueilli et le remet aujourd’hui à la miséricorde du Père.

Il y a un an, il résumait ainsi son sentiment au terme de sa vie et malgré le souffle court qui l’obligeait à user de la nitro: « Je ne suis pas mécontent de mon sort, ni de ce que j’ai vécue. Grâce à Dieu, ma vie a été très belle, et je m’étonne encore de voir par où je suis passé. Mes jours et mes an nées se sont déroulés dans des conditions réellement très diverses et très mouvementées. Je me rappelle une réflexion intérieure que je me faisais un soir sur un trottoir de NY: ‘Ed, petit fermier de Laterrière, te rends-tu compte que tu vis dans la grande ville de NY parmi cette forêt de gratte-ciel? C’est incroyable!’ »

En terminant, il nous livre son secret: « Je suis d’un tempérament nerveux et sanguin quoique assez tranquille et aimant la solitude, avec, je crois, un peu de psychologie innée, naturelle. Assez, disons, pour respecter les autres en évitant de me placer sur leur chemin… »

Ne le voyez-vous pas sourire en nous disant cela et en répétant ce qu’il disait de temps en temps: « Je suis prêt pour aller chez le Bon Dieu. »

Merci frère Edmond! Nous rendons grâce maintenant pour ta vie.


Portrait spirituel.

* Nous ne verrons plus le Frère Edmond nous accueillir simplement, le sourire aux lèvres et avec les mots du cœur. Nous ne l’entendrons plus pendant la prière égrener nos noms pour demander un beau voyage pour l’un, prompt rétablissement pour l’autre, vacances reposantes pour un autre encore. Nous ne l’apercevrons plus à l’autel faisant fonction de sacristain ou au terme de l’adoration déposer le Saint-Sacrement. Nous ne le verrons plus, nous ne l’entendrons plus, à pas menus, ralentis par le manque de souffle, mais il sera encore là. Le Frère Edmond était revenu à Québec le 30 mai 1995. Il en était parti le 18 septembre 1943. Pendant 52 ans, le petit garçon de Laterrière a découvert le monde. A Worcester aux U.S.A. d’abord, affecté à la ferme, il fait le métier de ses jeunes années. ‘Avec mon expérience acquise, je fus envoyé pour prendre soin de la ferme, composée de 20 vaches laitières, de quelques génisses en élevage et de 600 pour les pondeuses’, période heureuse et sans histoire.

Puis arrive la grande nouvelle en octobre 1948, une nomination qui le comble de joie. Il découvre alors le Mexique et surtout les mexicains : gens chaleureux dans tous les domaines, ‘il faut dire qu’un étranger était vite entouré par les gens et recevait des marques de respect dont l’habitude du baiser sur la main’. Il découvre aussi les tracasseries administratives. Tous les six mois pendant sept ans, ne devait-il pas repasser la frontière pour ensuite revenir après une nuit prendre un nouveau visa de six mois obtenu grâce au billet vert qu’il glissait dans la main du contrôleur ? Il découvre surtout la dureté des commencements. Il fallait organiser la paroisse et bâtir l’église. ‘J’avais ma cabane près de l’entrée de la chapelle’. Cette cabane avait déjà servi de poulailler. Comme plancher, de la terre battue. Mais à 29 ans, lui qui voulait se donner au Seigneur depuis son enfance, il est comblé. Ce bonheur ne se démentira pas jusqu’à une nouvelle nomination pour Worcester de nouveau en 1951. Une seule remarque : ‘ce n’est pas le Mexique !’. Le Mexique et les mexicains me manquaient, où j’avais passé de si belles années, en dépit de la pauvreté du début et malgré les nombreux jours d’un dur labeur’. Heureusement, le Mexique ne sera pas loin puisqu’en janvier 1955 il arrive à New York : ‘Je fus comblé de joie’. Il participe à la réhabilitation et à l’installation de la maison provinciale. Une maison pleine de vie. A un ami connu là-bas, il redit les plaisirs de la vie communautaire avec ses amitiés, ses facéties, ses cocasseries. Il rappelle comment le maître de chant qui possédait mal la musique, voulait absolument qu’un ‘mi’ soit un ‘la’: du vrai bonheur, au point qu’il énumère tous les religieux et laïcs qui vivaient ensemble. Ce bonheur augmente encore quand, en septembre 1983, il vient renforcer la communauté qui anime la paroisse de Notre-Dame de la Guadeloupe, toujours à New York, au milieu des sud-américains retrouvés.

Préposé à l’entretien de la maison, il s’occupe surtout des pauvres à qui la communauté offrait de quoi manger et de quoi s’habiller. ‘Tu ne peux pas savoir l’émotion que me procure encore ce séjour que j’ai fait là-bas’. Ces pauvres, le Frère Edmond les visitait jusqu’en prison où ils se retrouvaient parfois. ‘ Ce n’est pas me vanter, mais leur ultime recours s’appelait alors Brother Edmond’, joie que celle de la charité faisant de nous les amis de Dieu et des autres. Frère Edmond a maintenant 73 ans. Des ennuis de santé plus ou moins graves se succèdent, surtout cardiaques, depuis un premier infarctus en 1968, l’année où son frère René, assomptionniste est décédé à 47 ans d’une congestion cérébrale, jusqu’au dernier infarctus fatal à la fin février 2002, en passant par quatre pontages en 1986, un œdème pulmonaire en mai 2000 et une hospitalisation pour angine de poitrine en avril 2001. En 1995, le Frère Edmond retrouve le Québec, une transplantation difficile sur un sol natal devenu étranger… +.

« J’étais habitué à ces hispanophones que me vouaient si spontanément leur amitiés ». « Leur souvenir au long de ces années ne m’a jamais quitté et je me rappelle encore aujourd’hui ces êtres chaleureux et si proches ».

Ainsi s’est achevé à Québec, au milieu de frères à qui il a offert sa simplicité sereine et qu’il a appris à aimer, le parcours du petit garçon de Laterrière, né le 2 août 1919 dans une famille de douze enfants, domiciliée dans le rang de l’Eglise. Il en était parti à vingt et un ans pour se donner à Dieu.

L’Assomption l’a accueilli et le remet aujourd’hui à la miséricorde du Père.

Il y a un an, il résumait ainsi son sentiment au terme de sa vie et malgré le souffle court qui l’obligeait à user de la nitro: « Je ne suis pas mécontent de mon sort, ni de ce que j’ai vécue. Grâce à Dieu, ma vie a été très belle, et je m’étonne encore de voir par où je suis passé. Mes jours et mes an nées se sont déroulés dans des conditions réellement très diverses et très mouvementées. Je me rappelle une réflexion intérieure que je me faisais un soir sur un trottoir de NY: ‘Ed, petit fermier de Laterrière, te rends-tu compte que tu vis dans la grande ville de NY parmi cette forêt de gratte-ciel? C’est incroyable!’ »

En terminant, il nous livre son secret: « Je suis d’un tempérament nerveux et sanguin quoique assez tranquille et aimant la solitude, avec, je crois, un peu de psychologie innée, naturelle. Assez, disons, pour respecter les autres en évitant de me placer sur leur chemin… »

Ne le voyez-vous pas sourire en nous disant cela et en répétant ce qu’il disait de temps en temps: « Je suis prêt pour aller chez le Bon Dieu. »

Merci frère Edmond! Nous rendons grâce maintenant pour ta vie.


Bibliographies