Edward (Théo-C.-M.) VAN MONTFOORT – 1922-1997

Tilburg, 1992.

l’école apostolique de Boxtel où il étudie de 1935 à 1941. Le
21 septembre 1941, sur place, sous le nom de Frère Edward il prend l’habit
religieux. C’est à Moergestel qu’il prononce ses premiers vœux le 22
septembre 1942. En 1945 il prononce ses vœux perpétuels à Bergeyk où,
de 1942 à 1949, il fait ses études philosophiques et théologiques.
Il est ordonné prêtre le 3 mai 1949. Il est alors envoyé à Rome pour se
spécialiser dans les sciences religieuses orientales à l’Institut
Pontifical jusqu’en 1952. En 1965 il défend sa thèse: Les Eglises et le
Conseil OEcuménique des Eglises de
1948àl954. Mais déjà entre-temps a commencé sa vie active que l’on peut
diviser en trois périodes:
Nimègue, de 1952 à 1967. l’enracinement oecuménique.
Après ses études à Rome, le Père Edward est nommé à
Nimègue. Il devient membre de la rédaction de la revue
‘L’Orient Chrétien et la Réconciliation’, plus tard rebaptisé simplement
‘L’Orient Chrétien’. A partir de 1956, il en devient le rédacteur
en chef. Cette même année, il est également promu directeur de
l’institut Byzantin. Il remplit cette double fonction jusqu’au ler
janvier 1967, tout en accomplissant diverses charges apostoliques
secondaires. Il est le Supérieur de la communauté de la Maison d’Alzon à
Nimègue de 1955 à 1964. En 1958, il devient le deuxième assistant de la
Province des Pays-Bas. Petit à petit, il s’intéresse vivement au
christianisme d’Orient. Le 28 août, il est autorisé à célébrer
l’Eucharistie selon le rite byzantin, il use de ce droit avec une grande
régularité jusqu’à sa mort. En
1967, il est nommé Supérieur Provincial. Boxtel, le Provincialat de 1967 à
1979.
Du ler juin 1967 jusqu’au 31 mai 1979, il est le premier
Responsable de la Province, en un temps où cela n’est pas facile. L’Eglise
est en ébullition et l’Assomption avec elle. Il lui apparaît clairement que
l’Assomption aux Pays-Bas entre dans une phase de déclin. Le noviciat de
Steenbergen, le scolasticat de Bergeyk et la maison des missions à Boxtel
sont contraints de fermer leurs portes. Le P. Edward est un administrateur
capable, ayant le sens des réalités, objectif dans le domaine des
faits, mais non pas impassible pour diriger avec son conseil
l’Assomption néerlandaise. Il est difficile d’évaluer son influence
sur la famille entière de l’Assomption, mais sur le plan international,
«Aujourd’hui dimanche, il fait beau et j’ai fait une longue promenade. Cela
m’a donné le courage de rédiger ma 20ème lettre depuis ce matin. Mais
qu’est-ce que cela à côté du courrier d’un supérieur général? Je ne me
rappelle pas vous avoir dit déjà que j’ai pris la décision de continuer
encore mon travail de vicaire épiscopal. L’évêque dont j’ai le même âge, me
l’a demandé et il a osé me poser la question parce que ma santé psychique
et physique lui paraît bonne! Dieu et l’Assomption m’ont fait du bien! J’ai
passé
mes vacances en Provence. Pour la première fois de ma vie j’ai
pu me rendre sur le tombeau du P. d’Alzon et de Mère Correnson. Il a fallu
50 ans de vie religieuse pour y parvenir!
Je ne sais quand nous nous reverrons; je comptais sur la réunion annuelle
du Comité catholique pour la collaboration culturelle (Conseil Pontifical
pour l’Unité des Chrétiens), mais elle ne se tient pas à Rome en 1993, mais
à Regensburg en Allemagne. Je vous remercie encore de votre lettre de
félicitations pour mes 50 ans de vie religieuse et des prières qui
l’accompagnent ». Fraternellement
Edward Van Montfoort.

Religieux de la Province des Pays-Bas, Provincial de 1967 à 1979. Une formation à l’œcuménisme. Né le 4 juillet 1922 à Zevenbergen dans la province de Hollande, Theodorus Cornelis Maria Van Montfoort est baptisé le jour même. Après ses études primaires, il entre à Page :233/233 on demande souvent ses avis et on l’écoute attentivement. Ses nombreuses fonctions dans l’Eglise des Pays-Bas et au-delà indiquent qu’il est grandement estimé et que l’on sait faire appel à ses compétences. il préside de nombreuses années la Fondation néerlandaise des Religieux-Prêtres, la Commission administrative épiscopale et l’Apostolat pour les Eglises d’Orient dont il reste le président jusqu’à quelques mois avant sa mort. Pendant toute cette période, il voyage beaucoup et développe un grand savoir en se tenant soigneusement informé de tout et organisant en conséquence son emploi du temps journalier. jamais il ne donne l’impression d’être pressé ou mal préparé. Ses douze années d’adnùnistration et de direction prennent fin le 31 mai 1979, au terme de mandats renouvelés. Dans l’administration diocésaine à l’évêché de Bois-le-Duc, de 1979 à 1997. Le ler octobre 1979, le Père Edward est nommé vicaire épiscopal par Mgr J. Bluyssen pour la région Sud du diocèse de Bois-le-Duc, et plus tard, pour le secteur Sud-Est. De ses débuts dans cette nouvelle charge, il dira seulement.« je devais aller vers des gens que je n’avais jamais rencontrés, à des endroits où je n’étais jamais allé, par des routes que je ne connaissais pas ». Le P. Edward habite alors dans la communauté de Tilburg et a son bureau à Eindhoven. Il visite beaucoup de gens et il contribue à résoudre bien des problèmes sans escamoter les difficultés. Lors de l’arrivée de l’évêque J. Der Schure, il est confirmé dans son mandat de vicaire épiscopal. Après la suppression de la communauté de Tilburg, il devient membre de la communauté de Boxtel-Parkweg le 23 décembre 1993. Il aime beaucoup s’y retrouver. Courageusement il se met en route. C’est un bon confrère. Ses fonctions sont allées croissant, mais ses talents d’organisation se sont développées et pour lui rien n’est jamais de trop. Lorsque son évêque doit donner sa démission atteint par la limite d’âge, le P. Edward sait que lui-aussi doit remettre sa charge de vicaire épiscopal. Il se fait un gros souci de n’avoir plus rien à faire et se préoccupe déjà de s’orienter vers la charge de pasteur dans une petite paroisse des environs. Il souhaite rester à Boxtel en communauté. On n’a pas de crainte pour lui de le voir désœuvré, sachant qu’il a une liste impressionnante de fonctions secondaires. Son âge lui importe peu. Il se sent en bonne santé et il apprécie cette chance avec reconnaissance. Aussi est-on étonné lorsque, présent le soir des 40 ans de sacerdoce du P. J. Stroombergen, à son départ il déclare à ses confrères qu’il ne se sent pas très bien. Il préfère ne pas conduire lui-même son véhicule. Arrivé chez lui, il doit prendre contact avec un médecin s’il ne se sent pas mieux. Mais quand le médecin contacté arrive, il est déjà trop tard. Une ambulance l’emporte rapidement, les essais de réanimation sont vains. On lui donne en toute hâte le sacrement de l’Extrême-Onction. C’est au soir du dimanche 23 novembre 1997. Les religieux des Pays-Bas se sentent un peu orphelins. Le jeudi soir suivant un service solennel est célébré dans l’église paroissiale de Boxtel. Le vendredi ont lieu les obsèques dans la cathédrale de Bois-le-Duc. L’évêque préside l’office, le P. Mart Lemmens prononce l’homélie. Beaucoup de personnes tiennent à accompagner le corps du P. Edward à sa dernière demeure, dans le cimetière des religieux à Boxtel. Page :234/234

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (VII) 1996-1997, p. 107-110. De Schakel, anuar 1998, p. 42-54. Lettre du P. Edward Van Montfoort au P. Claude Maréchal, Tilburg, 3 octobre 1992. Dans les ACR, du P. Edward Van Montfoort, volumineuse correspondance (19481992), nombreux articles sur l’apostolat oriental de la Congrégation, sur 1’mcuménisme, les rencontres oecuméniques internationales, les décrets du concile de Vatican II, les études byzantines et oecuméniques du Centre de Nimègue, rapports sur Nimègue (1955-1962), rapports provinciaux, visites canoniques, lettres aux religieux de Hollande, circulaires, interventions aux réunion de l’U.S.G.avec la Congrégation romaine des Religieux, réponses aux questionnaires, brochures sur le problème de l’Union des Eglises et le Concile oecuménique Vatican II, thèse sur les Eglises orthodoxes et le Conseil OEcuménique des Eglises de 1948 à 1954 (Rome, 1965).