Engelmundus (Cornelis) VEERMAN – 1913-1986

Apostolat de la province des
Pays-Bas, 1972.
La Province des Pays-Bas est une Province missionnaire. Elle s’est engagée
pour l’Assomption au Brésil dès 1935, au Congo- Zaïre dès 1929, au Liban en
1950, en Nouvelle-Zélande en
1952. La Procure de Boxtel travaille pour les missions, et l’on sait que
l’Assomption néerlandaise joue également un rôle national sur le plan
missionnaire. En ce qui concerne le ministère pastoral, la province des
Pays-Bas a choisi de s’engager dans une pastorale spécialisée, dans des
entreprises industrielles, choisissant de préférence des groupes de
paroisses ou de
secteurs qui permettent d’œuvrer en équipe et de vivre les exigences de la
vie commune
(ex. Bois-leDuc, Moensdrecht, Nimègue). Hors des frontières nationales, les
religieux néerlandais ont trouvé de l’activité missionnaire sur un plan
pastoral: en Allemagne et
en France. Enfin la Province des Pays-Bas s’est intéressée depuis la
seconde guerre mondiale sur un plan plus intellectuel à la vie des Eglises
orientales qu’elle
aide également sous l’aspect caritatif: le groupe de Nimègue publie depuis
1948 la revue Het ChristelUk Oosten.

Religieux de la Province des Pays-Bas. Formation. Cornelis Veerman, dit par la suite Kees, voit le jour à Volendam, aux Pays-Bas, dans le diocèse de Haarlem, le 1er janvier 1913. Après le temps de l’école primaire à Volendam, il gagne l’école apostolique Sainte-Thérèse de Boxtel où il est scolarisé de 1926 à 1932. Il entre au noviciat de la Province de Belgique-Hollande, Taintegnies, le 2 octobre 1932 et il y prend le nom de Frère Engelmundus (1) qu’il va garder de longues années avant de reprendre son prénom de baptême Cornelis, sous la forme de Kees. Il prononce ses premiers voeux le 3 octobre 1933. Le P. Romanus Declercq, son maître des novices, note à son sujet: « Le Frère Engeimundus est un excellent sujet à tous points de vue. Il fera d’excellentes études. Il est pieux, dévoué, bon compagnon. Une certaine timidité l’empêche d’avoir toujours pour autrui l’action qu’il pourrait et devrait avoir. Il me semble sensible, passionné dans la discussion, peut-être un peu gauche dans son extérieur ». Suivent deux années de philosophie à Saint-Gérard en Belgique (19331935), une année de professorat à Zepperen (1935-1936), puis les quatre années de théologie à Louvain (1936-1940). Le 3 octobre 1936, il est admis à la profession perpétuelle, émise à Louvain. Le P. Aubain Colette, supérieur local, remarque « qu’il n’a rien observé qui puisse constituer un empêchement à l’avancement de ce religieux. C’est un religieux avant tout dévoué, obéissant, sans difficulté, montrant de bonnes dispositions et bien à l’aise avec ses confrères. C’est un religieux étudiant d’élite. Il a un jugement personnel. Il a demandé de pouvoir aller en mission, mais ce serait un futur excellent professeur ». Le 11 février 1940, le Frère Engelmundus est ordonné prêtre à Louvain. Page :269/269 Ministères. Pendant six ans, le P. Engelmundus est professeur de philosophie au scolasticat de Bergeyk. De 1946 à 1949, il se rend à l’Université de Nimègue pour accomplir des études supérieures au cours desquelles il publie une traduction en néerlandais du livre du Père François-Joseph Thonnard ‘Histoire de la Philosophie’. Il s’adonne ensuite au ministère paroissial (2): deux ans comme prêtre-auxiliaire à Angeren, avant de gagner la France où, de 1951 à 1986, il est curé de la paroisse de Thonnance-lès-Joinville, dans le diocèse de Langres et le département de la Haute-Marne. Il est proposé en 1952 à la charge de supérieur de la communauté du groupe paroissial de Thonnance-Fronville: « Religieux bon, sensible, parfois un peu indolent, le Père Engeimundus a toutes les qualités requises pour prendre en main la direction des religieux. La vie de paroisse en France lui convient parfaitement et il exerce une bonne influence sur ses deux compagnons ». Souffrant de troubles cardiaques intermittents, le P. Engelmunudus devenu le P. Kees songe à regagner les Pays-Bas lorsque, terrassé par une crise, il doit être transporté d’urgence à l’hôpital de Chaumont où il meurt le dixième jour après son entrée, le 21 octobre 1986. Ses obsèques sont célébrées dans son église de Thonnance. Elles sont suivies de l’inhumation de ses restes au cimetière du même lieu. Un service solennel a lieu également dans son pays natal de Volendam. (1) Sans doute un composé des termes ange et monde. Il existe un missionnaire aux PaysBas de la fin du Vilème siècle que l’on trouve aussi sous le nom de Englemond, d’origine frisonne, mais né en Angleterre. Moine, il vint évangéliser les Frisons. Fêté le 21 juin. (2) Ce sont peut-être les circonstances et le désir personnel du P. Engelmundus qui pourraient expliquer ce changement d’orientation. Il a déjà fait part, durant ses années d’études, de son intention d’aller travailler en mission. Les effectifs de la province de Hollande à cette époque sont suffisamment étoffés et dynamiques: non seulement les postes d’enseignement dans les maisons de formation internes sont pourvus, mais en plus les évêques du pays dont les séminaires regorgent également de candidats, ne facilitent pas l’attribution de charges pastorales au clergé régulier. C’est une des raisons structurelles de l’expansion missionnaire de la Province dite de Hollande à cette époque. Page :270/270

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (111) 1984-1986, p. 137-138. De Schakel, 1986. Du P. Engelmundus Veerman, dans les ACR, rapports sur Thonnance-lès-joinville (1952-1958), correspondances (1949-1965). Présentation synthétique de l’apostolat de la Province des Pays-Bas en 1972 par le P. Seraphinus Tillemans (1972).