Fabiaan (Jozef-Maria-Albert) VAN GAAL – 191-1978

L’enseignement en Belgique.
« La Constitution belge de
1831 consacre le principe de la liberté d’enseignement, article 17. Deux
grands réseaux d’écoles se sont développés dans le pays, celui des écoles
officielles et celui des écoles catholiques (68,4% en 1965). Il leur
advient
parfois de se déclarer la guerre comme après 1879 et avant
1958, puis, à bout de patience et d’arguments, de consentir à faire la
paix. La Belgique vit depuis 1958 sous le régime du Pacte scolaire, conclu
par les grands partis nationaux et sanctionné par la loi du 29 mai
1959. Cette convention s’est donné comme but de contribuer à
l’accroissement du bien être culturel et matériel cru pays en lui apportant
une extension de l’instruction et de la paix scolaire. La loi de 1959
garantit aux écoles la liberté dans l’organisation de l’enseignement,
programmes, méthodes, horaires, et aux parents la liberté du choix de
l’école pour leurs enfants ainsi
que du cours de religion ou de morale dans l’école officielle qui se veut
neutre. L’Etat s’est engagé à verser, sous certaines conditions, des
subventions à l’enseignement libre, traitements, subventions de
fonctionnement et d’équipement ». D’après Père G.C.

Religieux de la Province de Belgique-Nord. Profil d’un religieux enseignant. Jozef-Maria-Albert Van Gaal est né le 4 juillet 1919 à Anvers, en Belgique. Il fait ses études secondaires dans les alumnats de Zepperen (1931-1935) et de Kapelle-op-den-Bos (1935-1937). Le 26 septembre 1937, il prend l’habit religieux au noviciat de Taintegnies, sous le nom de Frère Fabiaan. Le 27 septembre 1938, il prononce ses premiers vœux. Le P. Domitien Meuwissen, son maître des novices, le présente ainsi: « Malgré les influences de sa famille et d’un prêtre ami qui ont tout fait pour le persuader d’aller au séminaire, le Frère Fabiaan est resté ferme dans sa démarche en faveur de l’Assomption. C’est un homme sérieux, appliqué, affable, plutôt réservé envers ses supérieurs. Il a rempli ici le rôle de sacristain, tâche dont il s’est acquitté avec beaucoup de goût et de propreté. Il est vrai qu’il me faisait meilleure impression dans la première moitié de son noviciat, mais néanmoins il est resté un bon novice». Le Frère Fabiaan est envoyé au scolasticat de Saint-Gérard pour ses études de philosophie et, à cause des événements, il y reste pendant toute la durée de la guerre (1938-1944). Il y prononce ses vœux perpétuels le 27 septembre 1941 et il est ordonné prêtre à Namur, le 18 décembre 1943. Toute sa vie ministérielle est consacrée à la jeunesse. De 1944 à 1948, il est professeur à l’alumnat de Zepperen; de 1948 à 1950 il enseigne à Bure où il prend également en charge l’aumônerie des détenus de Saint-Hubert. De 1950 à 1977, il est professeur à l’alumnat de Kapelle-op-den-Bos, tout en assumant un service paroissial comme vicaire dominical à Ramsdonk. Son équilibre, ses qualités d’homme et de religieux-prêtre lui acquièrent la déférente sympathie de la jeunesse. Espiègle et fin psychologue, il crée autour de lui un certain mystère qui lui procure de l’autorité auprès de ses élèves. Page :203/203 C’est un intellectuel qui aime la lecture et le silence de sa chambre. En 1963, il est présenté comme conseiller de communauté avec cette appréciation: « Nous savons que le Père Fabiaan a déjà devant lui une longue expérience. Il saura freiner un peu ceux qui veulent tout renouveler. Sans être ennemi du progrès, nous le croyons capable d’exercer une bonne influence sur les jeunes, étant dans l’équipe le représentant de la tradition. Très fraternel dans la relation, il sait reconnaître que tout le monde ne peut partager ses opinions. C’est un religieux peu expansif qui donne à ses confrères le modèle de la régularité et d’une piété solide». Sans jamais se plaindre, il accepte sa frêle constitution physique. Pendant deux mois, il supporte héroïquement sa maladie incurable, le cancer du poumon. Il meurt à l’hôpital de Duffel, le 13 mars 1978. Il n’a que 59 ans. Il est inhumé, le 18 mars suivant, au cimetière de Kapelle-op-den-Bos. Quelques notes sur le collège flamand de Kapelle-op-den-Bos. Le cadet des alumnats belges est celui de Kapelle-op-den-Bos, fondé seulement en 1929. il devient vite l’enfant le plus dru de la famille, ayant grandi en plein terreau flamand. Pendant une quinzaine d’années, il accueille des vocations tardives en plus des jeunes élèves venant de Zepperen y terminer leurs humanités. Ayant adopté le statut d’école apostolique en 1932, puis modernisé ses locaux, il compte déjà 140 élèves au commencement de la deuxième guerre mondiale. Coup de barre décisif en 1954. par décision du cardinal Van Roey, archevêque de Malines, Kapelle accède au rang de collège et débute avec 14 élèves. Mais ils sont déjà 70 l’année suivante et la progression se maintient. A partir de 1957, les constructions les plus modernes poussent comme champignons, à faire croire qu’on se trouve en Amérique: 16 classes, salle d’étude, salle de récréation, couvent des religieux et internat complet pour les élèves, trois réfectoires, 3 dortoirs, 100 chambres d’étudiants. Puis de nouveau en 1961, sont ajoutées 9 classes ainsi que des salles de chimie et de physique. Enfin en 1965, le collège Sainte-Thérèse de Kapelle inaugure sa splendide chapelle. Sous la houlette de son supérieur, le P. Bertrand Joris, l’esprit du P. d’Alzon est bien vivant au pays de Malines. Il y forme une jeunesse nombreuse et dynamique comme on le voit par le simple relevé des effectifs du collège pour l’année scolaire 1966-1967: 581 élèves. D’après le P. Ghislain Cravatte, Belgique-Sud Assomption, 1967, n°22. Page :204/204

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (I) 1975-1980, p. 56-57. Onder-Ons, 1978. Informations sur le système scolaire belge d’après le P. Ghislain Cravatte, Belgique-Sud Assomption, 1967, no 22. [Le pays compte en 1967 quelque 308 établis- sements libres d’enseignement moyen pour garçons dont les 4 collèges dirigés par les Assomptionnistes: Bure, Gosselies, Kapelle-op-den-Bos et Zepperen].