Floribert COLLAS – 1917-1994

Aomptionniste?

L’usage qui fait la règle en ce domaine -veut deux ‘n’ à passionnistes et à
Résurrectionnistes, Assornptioniste est l’usage adopté au début, notamment
par le P. d’Alzon et le P. Quenard, ‘Ou’est-ce qu’un Assomptioniste?
(1942). De même on dit en italien
‘Assunzionista’, en anglais
‘Assumptionist’, en espagnol
‘Asuncionista’, en néerlandais Assumptionist. Dans un dictionnaire de rimes
de 1751, il n’y a aucun mot en ‘onniste’, mais toujours un seul ‘n’.
D’ailleurs les mots en ‘onniste’ ou ‘oniste’ sont de création récente. On
n’en trouvera pas un seul dans le Dictionnaire de Trévoux du XVIII ème
siècle et dans le Dictionnaire de l’académie de la même époque (1740).

Le français dont la rigueur logique toute cartésienne ne contredit pas la
variété libertine, a installé dans l’usage la règle du redoublement. Le
Littré veut bien introduire cette nouvelle famille, mais pour la qualifier
‘d’espèce de Jésuites des campagnes’, le L arousse aussi mais pour annoncer
qu’elle est dissoute en 1900 et Rome attend 1983 pour vouloir bien
reconnaître ‘les Augustins de l’Assomption’. Grammaticus Historicus

Religieux de la Province de Belgique-Nord.

Jeunesse et formation.

Floribert Collas est né à Maastricht (Oud- Vroenhoven) en Hollande le 16 novembre 1917. Les études primaires terminées, il se rend à Boxtel pour y faire ses humanités de 1930 à 1936. Sa famille profondément chrétienne forme le terroir fertile de sa vocation sacerdotale. Il se rend donc à Taintegnies le 26 septembre 1936, y fait son noviciat et prononce ses premiers vœux le 27 septembre 1938. Il fait deux années de philosophie et une année de théologie à Saint- Gérard, puis il se rend à Leuven où il continue sa deuxième année de théologie. Il retourne à Saint-Gérard et y achève ses études de théologie. Le 26 septembre 1942 il prononce ses vœux perpétuels à Saint-Gérard. Les ordres majeurs, sous diaconat et diaconat, lui ont été conférés à Saint-Gérard. Il est ordonné prêtre à Namur le 12 décembre 1943.

Vie apostolique.

De 1944 à 1945, le P. Floribert est nommé professeur de néerlandais à Bure. En 1943, il est professeur à Zepperen, il y reste jusqu’en 1953. De là il est envoyé au scolasticat de Halle pour un an. En 1954 il devient aumônier des sœurs Ursulines à Melsbroek. En 1936 il s’installe à Erquelinnes comme aumônier et comme professeur de religion chez les Frères des Ecoles Chrétiennes. Après onze ans, nous sommes en 1975, il devient aumônier des frères de Scheppers à Wetteren et enseigne la religion dans leur école technique. Le 27 août 1980, étant à la retraite, il rejoint la communauté de Zepperen. Sa réintégration dans une communauté faisant problème il a quand même passé une quarantaine d’années hors d’un cadre communautaire il devient vicaire de la paroisse de Kortenbos. Puis il va habiter un appartement dans la ville de Sint-Truiden.

Assomptioniste C’est là qu’il meurt le 10 juillet 1994, à l’âge de 77 ans. Il est inhumé au cimetière de Zepperen.

Le P. Floribert possède beaucoup de talents. Il est bon orateur et peut enthousiasmer la jeunesse. Il est l’auteur de quelques contes fameux. Il possède comme violon d’Ingres, la peinture et, en amateur, comme il aime la nature, il s’est aventuré à exécuter des peintures de paysages.

Une situation limite, celle du religieux ‘isolé ou .rattaché’.

Il peut arriver que, pour des raisons personnelles, un membre d’une Congrégation religieuse soit autorisé à vivre à l’écart du cadre normal de la vie religieuse communautaire. Le Code de droit canonique en exercice, publié en 1983, livre Il, canon 665, spécifie cette situation dans des conditions très strictes: « Les religieux habiteront leur propre maison religieuse en gardant la vie commune et ils ne la quitteront qu’avec la permission de leur Supérieur. Cependant, s’il s’agit d’une absence prolongée de la maison, le Supérieur majeur, avec le consentement de son conseil et pour une juste cause, peut donner à un membre la permission de séjourner en dehors d’une maison de l’Institut, mais pas plus d’un an sauf pour des soins de santé, pour raison d’études ou d’apostolat à exercer au nom de l’Institut ». Concrètement, dans la vie propre de chaque Institut, il existe au niveau des Provinces et des Régions des ‘permissions de miséricorde’ de longue durée pendant laquelle un membre peut conserver le lien juridique de rattachement à sa Congrégation, moyennant un minimum de signes de communion et de participation: visites, correspondances, chapitre local, rendements de comptes personnels, contribution aux versements de solidarité… La Règle de Vie de la Congrégation des Augustins de l’Assomption, promulguée le 21 novembre 1984, se contente de reprendre cette disposition générale, chapitre VI, article 68. Pour étudier des dispositions plus précises à l’égard de personnes et de situations, il faut alors recourir aux règles capitulaires générales, mais surtout provinciales: ex. Règles Capitulaires de 196 4, IV, n° 139 et 140.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (VI), 1994-1995, p. 40-41. Onder-Ons, 1994.