Franciscus-Fredericus (Frans) HEIJNIS – 1919-1995

L’Augustinianum de Bergeijk,
1942.
« Décisions concernant les études théologiques:
1 / Sont considérées comme matières principales, le
dogme, l’exégèse, la morale et l’histoire de l’Eglise. Les
autres matières sont des matières secondaires: liturgie, droit canon,
pastorale et sociologie.
2/ Pour les matières principales, la note moyenne générale à obtenir aux
examens durant l’année scolaire est 12.

En cas d’examen insuffisant pour une matière principale, on passera un
nouvel examen sur cette matière. Si cet examen ne réussit pas, on
s’orientera sur les notes obtenues durant toute l’année scolaire pour les
sabbatines, faites sur la matière non réussie à l’examen.

Si l’examen de deux matières principales est insuffisant, on considérera
l’année scolaire comme non valable.

Sur les matières secondaires, la note moyenne générale à obtenir aux
examens durant l’année sera 10. En cas d’examens insuffisants pour ces
matières, on passera un nouvel examen jusqu’à ce que le professeur puisse
donner une note suffisante ».

Religieux de la Province des Pays-Bas.

Formation.

Frans Heijnis est né le 6 novembre 1919 à Alkmaar, au diocèse de Haarlem, aux Pays-Bas. Il commence ses études à l’école paroissiale des Frères, St Adelbert, puis à Willibrod et Saint-Joseph. Il fait ses études secondaires à l’alumnat de Boxtel (1935- 1940). Il choisit la vie religieuse à l’Assomption, entre au noviciat à Bergeijk, le 22 septembre 1940 et prononce ses premiers v?ux, le 23 septembre 1941 à Boxtel. Ses supérieurs le décrivent comme un religieux «idéaliste, nerveux, aimable, poli, un peu hésitant. Il sait cependant faire preuve d’énergie. Accidentellement, il s’est coupé un bout de doigt au majeur de la main droite. Ses relations avec ses confrères sont empreintes d’affabilité. Le Frère Frans dit son attrait pour la presses et les publications». Le Frère Frans entreprend ses études philosophiques (1941-1944) et théologiques à l’Augustinianum de Bergeijk. Il est ordonné prêtre le 18 avril 1948.

Un apostolat d’aumônerie scolaire.

Le P. Frans est envoyé pour une année à Sart-les- Moines (Belgique) comme professeur de néerlandais. Aux Pays-Bas, il prépare son baccalauréat tout en étant préfet d’études-adjoint. En 1951, il se rend à l’Université Catholique de Nimègue pour obtenir un grade en Lettres et y exerce l’aumônerie d’un centre de formation pour l’aide à domicile. En 1959, il assure l’aumônerie au collège ‘Hertog Jan’ à Valkenswaard. De 1963 à 1966, il est acteur du programme ‘Le Phare’ à la radiodiffusion catholique. De 1969 à 1979, il est aumônier dans un établissement scolaire à Eindhoven.

Personnalité.

Comme jeune prêtre déjà, le P. Frans s’est voué corps et âme,

et avec beaucoup d’enthousiasme, à l’éducation de la jeunesse. Il continue toute sa vie ce travail avec la même ardeur. Il possède le don de la parole et annonce la Bonne Nouvelle dans un programme hebdomadaire à la radio. La crainte de décevoir lui ronge parfois le c?ur et lui procure du stress. Il ne mène pas une vie facile. C’est un homme fort occupé, mais à cause de sa bonté innée, il veut satisfaire à toutes les demandes. Brûlé par la flamme de son propre dévouement, il se fatigue souvent, une fatigue qui l’épuise et le conduit parfois à la déprime. Il désire être plus libre, avoir de l’espace pour vivre… mais une fois à la retraite, il se trouve souvent dans un isolement angoissant.

La croix de la maladie.

A partir de 1982, le P. Frans doit se faire soigner au centre Rivo Torto à Alverna. De 1987 à 1994, il bénéficie des soins et du dévouement de la famille Resink-Lucassen, ses amis. Il cherche tendresse et compréhension auprès d’amis, mais ayant peur de s’y perdre, il se tient à distance et devient un homme renfermé. Par surcroît, une maladie des cordes vocales l’empêche de parler pendant un bon bout de temps. Ses écrits témoignent que sa foi lui donne le courage de vivre sa vie dans l’isolement complet. Après une longue maladie, il quitte ce monde, à 76 ans, d’une façon assez inattendue, étant assis dans un fauteuil, fumant une cigarette, le 6 janvier 1995. Ses obsèques ont lieu à la chapelle de Molenweide, la maison de repos pour religieux âgés où il a vécu la dernière année de sa vie. Son corps est inhumé au cimetière des Assomptionnistes à Boxtel.

Bibliographies

?Bibliographie et documentation: Documents Assomption (VI) 1994-1995, p. 55-56. De Schakel, Januari 1995, n° 1, p. 33-42.