Gerrit (Cyriel) Lubbers – 1920-2003

Formation.

Le Père Lubbers est né à Emmen le 7 mai 1920. Son nom usuel est Gerrit. En 1933, ayant fini l’enseignement primaire – il a alors l’âge de 13 ans – il est admis à l’école apostolique Sainte-Thérèse à Boxtel, le petit séminaire des Pères Assomptionnistes. C’est là qu’il met ses premiers pas sur la route vers le sacerdoce. Le 24 septembre 1939 il prend l’habit à Bergeijk. Il choisit comme nom de religion Cyriel et commence son noviciat. C’est à Bergeijk aussi que le 25 septembre 1940, la première année de la guerre, il fait sa première profession et devient Assomp­tionniste. Après ses études philosophiques et théologiques, faites à Bergeijk, dans la même maison où il a fait son noviciat, il est ordonné prêtre le 12 décembre 1946 par Mgr Mutsaerts, évêque de Bois-le-Duc.

Nominations et activités.

Brésil

Après son ordination sacerdotale il est nommé assistant dans la paroisse d’Oosterbeek. Le 9 avril 1950 il reçoit sa nomination pour le Brésil. Pendant 19 ans, jusqu’en 1969, il y est actif, à plusieurs endroits, sur le terrain pastoral. Il est en outre successivement supérieur de quelques communautés et premier assistant de la Vice-Province de Brésil.

Allemagne

En 1969 Gerrit commence en Allemagne sa deuxième carrière dans le domaine pastoral. Il est vicaire à Neuss et curé à Remscheid et devient en 1973 aumônier du Theresienhospital à Düs­seldorf. De 1989 à 1995 il est également Supérieur de notre communauté en Allemagne. Tout ce travail, il le fait parce qu’il veut être fidèle à ce qu’on lui demande, fidèle à ses confrères, fidèle à ce qu’il a promis dans le passé, fidèle à sa famille.

Pays-Bas

En 1995, à l’âge de 75 ans, Gerrit rentre en Hollande et s’installe au Château Stapelen à Boxtel. Il n’y restera qu’un an. Comme membre de cette communauté il ne se fait pas remarquer. Libéré de toute responsabilité, il est content et heureux. Pour des raisons de santé il doit être transféré au centre de soins ‘Molenweide’. Là il se révèle assez vite le chef informel de ses confrères. Bien que, à cause d’un anévrisme artériel, il doive y aller doucement, il se distingue par son attention et son soin pour ses frères. Étant très fidèle, il est là où sont ses confrères, sachant bien qu’il ne peut ni ne veut se passer d’eux. De temps en temps il se sent cependant un peu seul, isolé, légèrement handicapé parce qu’il ne s’exprime que difficilement. Il est tranquille de sa nature, expectant, modeste et simple, jamais exubérant, prudent dans son jugement et supportant patiemment les contretemps. “Gerrit est vraiment un gentleman, très attentif et toujours disposé à aider.” “Il est un bon homme et un prêtre sérieux.” Il profite du moment de la distribution du courrier pour rendre visite à ses confrères dans leurs chambres. C’est sa manière de communiquer. Verbalement un peu faible, c’est ainsi qu’il résout son problème. Il est vraiment un homme de communauté qui aide là où il peut et a l’oeil pour ce qui occupe les autres.

La fin.

Quelques jours avant sa mort, l’anévrisme commençant à suinter, il doit être hospitalisé. Son calvaire ne dure pas longtemps. Après avoir reçu le sacrement des malades, il meurt le 13 juin 2003, à 9h00 du soir. Malgré une assez faible santé il a atteint quand même l’âge de 83 ans. Ses dernières paroles distinctes sont : “J’ai vécu pour l’Assomption et pour le Père d’Al­zon”. Par gestes il exprime le désir qu’après son décès on mette le badge de l’Assomption sur son veston. Il porte le texte&nbps; : “Adveniat Regnum Tuum” et renvoie à la grande cause pour laquelle Gerrit s’est engagé pendant toute sa vie. À la question s’il a peur de la mort, il répond clairement&nbps: : “Non, je n’ai pas peur”. Ayant mené une vie bien remplie, il peut mourir tranquillement. La solennelle liturgie funèbre a lieu le 19 juin 2003 dans la chapelle de ‘Molenweide’. Il est enterré au cimetière près du Château Stapelen.


Bibliographies