Gomis Carlos del Rios – 1928-2007

P. Carlos del Río Gomis

(1928-2007) – Espagne



  • 1928: Né à Madrid le 25 juin 1928. Il est le troisième de quatre frères: trois sœurs et lui-même. Son prénom: Jesús Francisco de Asís (en famille “Paquito”).

Sa mère est décédée (février 1930) alors qu’il n’avait pas encore atteint les deux ans.

Lorsque la Guerre Civile (1936-1939) éclata en Espagne, sa famille, en quête de sécurité, s’est déplacée à Benimámet (Valencia).

  • 1939: 4 novembre. Première Communion à Benimámet.

  • 1940: 6 septembre. Arrivée à l’École Apostolique assomptionniste d’Elorrio (Bizkaye). [“J’ai connu le P. Fernando Moisén, aa, en 1939; il était aumônier militaire et il logeait chez nous à Valencia. De la rencontre d’une personne si affectueuse est née, sans savoir comment, ma vocation religieuse sacerdotale assomptionniste. Enfant de douze ans, j’ai suivi le P. Fernando à Elorrio, où il serait mon confesseur, professeur, supérieur et maître de novices..”]

  • 1944: 1er septembre. Début de l’année de noviciat, toujours à Elorrio, où le groupe de postulants est retenu par la Guerre en Europe.

  • 1944: 18 octobre. Prise d’habit. Il change de prénom, désormais il sera “Carlos”.

  • 1945: 19 octobre. Première profession.

  • 1946: 4 décembre. Avec ses compagnons, il arrive au Scolasticat de Layrac (France) pour la Philosophie et la Théologie.

  • 1949: 12 mars 12. Tonsure, à Layrac.

  • 1949: 25 juillet. Profession perpétuelle, à Layrac.

“ 17 décembre. Reçoit à Agen les ordres de Portier et de Lectorat.

  • 1951: 9 mai. Sous-diaconat, à Layrac.

“ 18 novembre. Diaconat, à Layrac.

  • 1952: 8 mars. Ordonné prêtre à Agen.

  • 1952: Professeur á Elorrio.

  • 1953: Coadjuteur à notre Paroisse du Dulce Nombre de María, à Madrid.

  • 1954: Du 8 au 14 août, il prend part à la Semaine de Missionologie à Burgos, où il donne “une conférence augustinienne en représentation de ceux de son Ordre”.

  • 1955: 5 janvier. Il est envoyé à Rome (Collège International de Tor di Nona) pour des études.

  • 1957: Il obtient à l’Angelicum le Doctorat en Théologie, avec la thèse “Los Sagrados Corazones en las ‘Enseñanzas del Rosario’ del P. Norberto del Prado”.

17 novembre. Il rentre à Madrid, où il est affecté à la communauté de Dulce Nombre de María.

  • 1958: 30 juillet. Nommé à la communauté de la paroisse San Fracisco Javier à Barcelone.

  • 1959: Il revient à Madrid, mais à la communauté de la Ciudad de los Muchachos, à Madrid. Il s’applique à la préparation de la Licence ès lettres, qu’il obtient. Il contribue aux célébrations liturgiques de la paroisse et du collège. Mais son action pastorale s’oriente surtout à la création et la direction d’un groupe de jeunes (garçons et filles) par la prière, les loisirs et le témoignage de joie chrétienne à travers des activités artistiques là où ils sont sollicités…

  • 1972: En cherchant un entourage communautaire plus favorable à sa sensibilité et ses vues, il est nommé à la communauté du Foyer de San Andrés, à Barcelone (communauté de formation de postulants et jeunes frères, étudiants et travailleurs salariés à mi-temps). Il collabore para la célébration de l’eucharistique dans les paroisses du secteur, dans des cliniques, des collèges et des communautés de religieuses; il fréquente des groupes de prière et du renouveau charismatique,… Il obtient un Diplôme en Psychologie.

Le genre de vie commune, l’ambiance et les engagements sociaux et autres des frères de la communauté deviennent pour lui difficiles à supporter, et il demande le changement de communauté. Il quitte Barcelone pour Elorrio.

  • 1976: Elorrio. Pendant un temps il est chargé de cours dans le collège. Il a des difficultés pour le “maintient de l’ordre”, pour se faire respecter, surtout des grands ; encore qu’il aime le contact avec les enfants, mais pas “en régime scolaire”. Petit à petit il est déchargé de l’enseignement académique; mais il se fait présent dans les classes, surtout des plus petits, pour l’animation religieuse: il fait prier -surtout la Vierge Marie-, distribue des images, des médailles, des chapelets, fait apprendre des chants religieux… En faveur des Missions, il pense toute une série d’actions diverses: tombolas, vente de petits objets, collecte de timbres cachetés et collection de nouveaux… Les missionnaires d’un peu partout, auxquels il fait arriver les sommes obtenues, correspondent avec lui par écrit et lui envoient des objets de leurs pays qu’il donne en cadeau aux enfants qui s’intéressent aux missions ou qu’il vend pour avoir de nouvelles ressources toujours pour les missions. Il anime une sorte de Centre missionnaire, où il aime recevoir les enfants pour les intéresser aux missions, les faire prier, les récompenser avec des bonbons,…

Avec le temps et l’âge, toute cette activité a débouché sur “l’œuvre de sa vie”, celle qu’il tenait le plus à cœur: l‘IMA, Infancia Misionera Asuncionista. Il y a concentré ses trois points d’intérêt: la Vierge Marie, les enfants, les missions. À travers IMA il s’applique à inculquer chez les enfants la dévotion à la Vierge Marie, les engage à prier trois «ave marias» chaque jour, les intéresse aux enfants des pays de mission par la correspondance entre eux… Il maintient lui-même une correspondance suivie avec des religieuses de pays de missions, avec des Oblates et des Religieuses de l’Assomption, surtout d’Amérique Centrale, qui instaurent IMA parmi les enfants de leurs collèges. Il leur envoie inlassablement des centaines de petits chapelets ou dizainiers pour les enfants.

Lorsqu’il est atteint par la maladie de Parkinson, les forces commencent à lui manquer, et aussi l’enthousiasme. Il renonce à monter à l’autel pour célébrer la messe et même pour concélébrer. Il dit se trouver fatigué pour répondre à la nombreuse correspondance qui lui arrive autour d’IMA ; il demandera aussi d’être dispensé d’assister aux réunions de communauté ; petit à petit il réduit son espace de vie et se renferme dans sa chambre.

À la santé fragile et l’esprit délicat, il a toujours eu des difficultés pour la vie et le travail en commun. Il a préféré travailler seul, sûr de pouvoir mieux faire ce qu’il envisageait. Pourtant il a été régulier aux exercices communs. Il a voué beaucoup de temps à la prière ; il a eu une grande dévotion et un attachement à la Sainte Vierge. Il était un passionné de nos mystiques. Ses homélies, que les fidèles qui fréquentent notre chapelle appréciaient (plus que les religieux !), étaient brèves, claires, très souvent renforcées par des pensées et des propos de Sainte Thérèse d’Avila – il en avait maintes fois lu, relu et travaillé les écrits. Il a été aimé par les enfants de chaque génération, qui l’approchaient avec tendresse.

  • 2007: Affaibli et alité, il a été accompagné par les soins de ses frères de communauté et des personnes proches. Épuisé, il s’est éteint le matin du 12 février, dans sa chambre de la communauté d’Elorrio, au lendemain de la fête de Notre Dame de Lourdes, qu’il a tant aimée et honorée.

    Bibliographies