Henry Cabon – 1914-2002

Aumônier militaire.

* Je viens m’unir à toute la famille de l’Assomption pour vous présenter mes meilleurs vœux. Je célébrerai la sainte Messe pour vous le 4 janvier. Notre division va être dissoute ce mois-ci, donc je pense pouvoir rejoindre Les Essarts ou tout autre lieu que vous m’indiquerez au début de mars. C’est une bien belle division qui vient de disparaître et nous avons tous un peu mal au cœur. J’ai toujours été très bien reçu par les prêtres allemands&nbps: ; d’ailleurs dans toute la région, l’accueil a été bon. On aimerait en général mieux les Français, mais nous avons commis des erreurs qui pourraient nous coûter très cher. Dans cette région essentiellement catholique, on a refusé aux journaux catholiques de paraître, alors que l’on a donné l’autorisation aux autres. Les catholiques allemands ont fait un referendum pour le maintien de leurs écoles libres qui semblaient menacées, spécialement dans la zone d’occupation française. En rentrant à l’Assomption, je pensais demander de partir aux missions. Maintenant je comprends mieux que le vrai religieux n’a pas à demander mais à obéir, ce qui fait la valeur de la vie religieuse dans l’obéissance…&nbps +.

Mort à Saint-Sigismond le 11 décembre 2002.

* Henry est entré à l’Assomption quatre années après son ordination sacerdotale dans le diocèse de Versailles, faisant d’ailleurs le chemin inverse de son Frère Yves-Michel, religieux assomptionniste passé ensuite au clergé séculier (à Soissons, puis à Limoges). Auparavant, il avait obtenu les diplômes d’infirmier et d’éducateur pour enfants en difficulté. C’est à la paroisse Saint-Christophe de Javel à Paris, qui faisait appel à lui pour des colonies de vacances qu’il a connu le Père Serge Toublan. Celui-ci a été pour beaucoup dans le choix de la vie religieuse par Henry. Sa première obédience fut précisément pour Saint-Christophe de Javel où il resta 22 ans. Puis ce furent la communauté de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) avec la responsabilité de la paroisse de Villetaneuse, 20 ans durant, la maison de retraite des Oblates au Mesnil-Saint-Denis (Yvelines) et, en décembre 2000, Saint-Sigismond (Savoie). C’était un homme de relation qui garda longtemps le souci des jeunes en difficulté. Il était délégué à la Liberté surveillée auprès du Tribunal pour Enfants. Visiteur de prison, il avait aussi le souci de rechercher du travail pour les jeunes à l’issue de leur peine. Il enregistrait des cassettes audio pour les mal-voyants et aveugles. Ses Frères de la communauté de Saint-Sigismond gardent de lui le souvenir d’un homme d’une grande discrétion qui rayonnait la bonté et la douceur. On le voyait souvent l’Evangile à la main. Il aura été pour beaucoup ‘la main de l’Evangile’ +

Le Père Henry Cabon est décédé à St. Sigismond le 11 novembre 2002, à l’âge de 88 ans.


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Bibliographies