Hilarion (Kees) NIEUWENDIJK – 1922-1999

Boxtel, dans les années 1970. La situation aux Pays-Bas se
transforma à la fin des années 60. Après avoir servi quelque temps comme
internat catholique pour les jeunes qui suivaient les cours
à l’école secondaire du village où plusieurs Assomptionnistes continuaient
à enseigner, l’internat de Boxtel fut fermé et vendu vers
1974. Noviciat et maison d’études ressentirent très vite la conséquences de
cette décision, devant fermer l’un après l’autre. Les derniers étudiants
religieux
de la Province des Pays-Bas suivirent leurs cours à l’Université catholique
de Nimègue. Les rares candidats qui se présentèrent par la suite ne
persévérèrent pas dans leur projet de vie religieuse. C’est ainsi que la
Province se mit à vieillir, mais sans cesser de se consacrer, dans la
mesure de ses moyens, à l’extension du Royaume. On se souvient que l’aile
neuve de Boxtel a été construite en 1927 et que la chapelle, remplaçant
celle provisoire en bois, date de 1959. La région fut érigée en Province en
1946, elle fut à même de fournir des missionnaires au Congo, au Brésil, en
Nouvelle- Zélande, au Liban, en Allemagne et même en France. L’Institut
d’Etudes byzantines et oecuméniques, érigé à Nimègue
en 1948, est devenu en 1991 dans le cadre de la Faculté Catholique de
Nimègue l’Institut pour le christianisme oriental,
poursuivant la publication de la revue Het Christelijk Oosten.
Notices Biographiques A.A

Religieux de la Province des Pays-Bas. Les débuts. Kees Nieuwendijk est né le 9 octobre 1922 à Utrecht (Pays-Bas) dans le quartier indonésien de la ville. Il fait ses études secondaires à Boxtel à partir de 1932. Il fait son noviciat à Moergestel en prenant le nom de Frère Hilarion (1942-1943), puis ses études de philosophie (19431945) et de théologie (1945-1949) à Bergeik. Profès annuel le 25 septembre 1943, il est ordonné prêtre le 18 décembre 1949, une demi année avant la date officielle, grâce à l’Année Sainte de 1950. Bon élève, il s’intéresse à la langue et à la littérature néerlandaise. Il est nommé professeur de néerlandais à Boxtel. Il y vit la transformation de l’alumnat en collège et la fusion avec le collège Jacob Roel de Boxtel. Recteur-adjoint et curé de paroisse. Tout en étant recteur-adjoint du collège de 1967 à 1974, il se prépare à obtenir son diplôme de gradué en littérature néerlandaise. Professeur estimé mais sévère, il sait transmettre son amour pour la langue et la littérature. Comme recteur-adjoint, il veille à l’ordre et organise les activités scolaires. En 1974, il rejoint la communauté de Tilbourg, tout en continuant à enseigner à Boxtel où il assure également les cours de religion à l’Académie de peinture. Après six années d’enseignement, sa santé fragile l’oblige à prendre sa pré-retraite et il laisse la place à de plus jeunes professeurs. En septembre 1980, il devient curé de la paroisse Saint-Antoine à Eindhoven (Acht). Désormais il fait partie de la communauté de Parkweg à Boxtel. Il admet avoir sous-estimé la charge de curé. Mais ses riches capacités lui permettent d’assumer facilement cette transition. Pendant cinq ans, il se dit un curé heureux, mais en raison de sa santé toujours délicate il doit prendre sa retraite. Il rejoint la communauté de Parkweg à Boxtel et, dans la mesure du possible, il reste actif dans la pastorale paroissiale. Pendant onze ans, il assiste le curé de Gémonde. Il aime la liturgie et ses sermons, clairs et simples, plaisent aux fidèles. En 1997, pendant la cérémonie d’adieu, les corporations lui donnent une ovation avec des tambours. « C’est magnifique d’entendre les tambours résonner sous les voûtes de l’église » dit- il. la fatigue l’oblige en effet à se retirer. Page : 55/55 Personnalité: talents et violons d’Ingres. Le P. Hilarion qui a repris son prénom Kees jouit de nombreuses talents: il aime la nature, l’art et la culture. D’un bon esprit d’observation, il possède le génie des langues. Ses dons ne restent pas sous le boisseau. Il n’en use pas pour lui seul, mais il sait les mettre au service de la communauté scolaire, de la Congrégation et des fidèles. Il prévoit même la couverture ornée de la brochure du texte de sa messe funèbre, avec une gravure à l’eau forte de Rembrandt. Le texte de l’Evangile qu’il retient est celui du lavement des pieds. La vie du P. Kees exprime ce symbole. Il ‘aime pas se faire remarquer, même s’il tient à ses idées personnelles. Perfectionniste lui-même, il exige des autres un travail soigné. Son caractère reflète la fonction du professeur et de l’enseignant, impératif et directif, ne craignant pas de faire prévaloir son désir. Fn guise d’illustration du dossier qui contient ses dernières volontés, on peut lire: J’ai rassemblé quelques idées concernant le dernier service qu’on me rendra. Le P. Kees a été régisseur de théâtre. Il a appris à filmer et a fait partie d’une équipe de dessinateurs. Il a porté un grand intérêt à l’art et à la musique. Il a étudié l’histoire du château de Stapelen et de ses habitants et a étoffé ses conférences de ses trouvailles, Bon écrivain, ses discours de circonstance pétillaient d’esprit et d’humour. En dehors d’une cinquantaine d’articles donnés à des journaux et à des publications diverses, il est l’auteur de plusieurs ouvrages ou opuscules: Hart van Goud (les apparitions de la Vierge à Beauraing), Anno nul en nu (recueil de contes de Noel). Les lecteurs de la ‘Voix de Stapelen’ purent apprécier ses articles ludiques qui paraissaient quatre fois par an et qui entretenaient le contact de l’Assomption avec les laics. Citons ce frament de sa dernière lettre écrite à Pâques: Même si la météo ne prévoit pas du beau temps, nous espérons pouvoir vouvoyer le temps merveilleux qui s’annoncera ». Il est vrai qu’il aimait le soleil et les fleurs. Il donnait facilement sa confiance aux hommes, mais il n’en a pas fait un sujet de conversation. C’est lui qui a voulu choisir le psaume de la célébration de sa messe de funérailles: Mon berger, c’est le Seigneur, rien ne me manquera. Même si je dois traverser l’obscurité de la mort, je n’ai pas peur, car me voici sous ta protection’. Sa confiance a été grande envers le Seigneur. Il sait que son nom était inscrit sur la paume de sa main. En maison de repos. Le 24 novembre 1998, le P. Kees demande à être transféré à Molenweide. Il s’y habitue très vite comme il l’écrit dans la revue De Schakel. Il participe volontiers aux séances de gymnastique pour les personnes âgées. Pendant quelques jours, le P. Kees ne se sent pas bien. Le 5 mai, jour de la Libération, l’ambulance le conduit à l’hôpital Saint-Charles ou il meurt. La cérémonie de ses obsèques est célébrée à Molenweide et l’enterrement a lieu au cimetière de Stapeten le 8 mai 1999. Que Dieu aie son âme! Page : 56/56

Bibliographies

Bibliographie et documentation’- Documents Assomption, Nécrologe (VIII) 1998-1999, 1999, p. 109-111. De Schakel, 1999, juli, p. 147-157. Le P. Kees Nieuwendijk a donné dans De Schakel de mai 1965 un article sur les 50 ans de la vie de l’Assomption en Hollande (p. 27-35). Le P. Kees Nieuwendijk est l’auteur de nombreux articles, ouvrages et opuscules dont quelques-uns sont cités dans la notice ci-dessus. Boxtel dans les années 1970, dans un texte adapté par le P. Arno Burg. Notices Biographiques