Jacques (Jacques-Marie) HOSTIS – 1914-1999

Changement à Saint-Caprais. Le 30 juin 1973, un groupe de quatre religieux,
professeurs à l’institut Sainte-Foy d’Agen se constitue en communauté au n°
7 de la rue, au nom prédestiné, des Augustins (PP. Jean-Claude Brias,
Marcel Arzel, Germain Broc’h et Jean-Baptiste Lançaro). Ils éprouvent la
nécessité de séparer l’?uvre de la communauté de façon à préparer la prise
de responsabilité à venir par des laïcs, ils souhaitent aussi trouver une
forme de vie
communautaire plus fraternelle et plus ouverte hors des murs d’une
collectivité. L’idée fait tâche d’huile à Saint-Caprais. Des huit religieux
logeant dans
le collège, rue Raspail, quatre se mettent d’accord pour demander leur
réunion en communauté
hors du collège. Un logement est prospecté, la ‘villa Herrnine’ au 128,
avenue Michelet. En conséquence le conseil provincial de Bordeaux prononce
la dissolution de l’ancienne communauté de
Saint-Caprais et envisage pour une année la double solution suivante: une
communauté dite Agen III, 128 rue Michelet, composée des PP. Paul Calas,
Marcel Léostic, Marcel Recours et Christian Rouat, une communauté-témoin à
Saint- Caprais, composée des PP. Abalain,
L’Hostis, Le Roux et Treppo.

Religieux de la Province de France.

Années de départ.

Jacques-Marie L’Hostis est le huitième et dernier enfant d’une famille d’agriculteurs. Il naît le 17 octobre 1914 à Ploudaniel (Finistère). Il est alumniste à Saint-Maur, dans le Maine-et-Loire, de 1927 à 1930 et à Melle dans les Deux-Sèvres, de 1930 à 1932. Le 2 octobre 1932, il prend l’habit religieux au noviciat de Nozeroy (Jura), alors sous la direction du P. Gausbert Broha. Il y prononce ses premiers v?ux le 3 octobre 1933. Il étudie la philosophie à la maison Saint-Jean à Scy-Chazelles (Moselle) de 1933 à 1936, passe deux ans à la caserne et vient commencer sa théologie à Lormoy (Essonne) en 1938.XLe 28 janvier 1940, à Saint- maur, il prononce ses v?ux perpétuels. Le P. Athanase Sage, son supérieur à Lormoy, le présente ainsi: « Le Frère Jacques est un religieux vraiment attaché à sa vocation. Son seul grand défaut est de trop s’attacher à ses propres manières de voir et à garder une certaine pointe de rancune ». Dès septembre 1939, le Frère est mobilisé. Après l’armistice, il peut rejoindre la maison de Lormoy où il est ordonné prêtre le 26 juillet 1942 et où il peut terminer l’année suivante le cours de ses études.

Agen. 1943-1990.

Désormais le P. Jacques va vivre dans le départeinent du Lot-et-Garonne (1). Il débute comme surveillant au collège Saint-Caprais d’Agen, tout en faisant des études supérieures d’espagnol à Toulouse (Haute-Garonne). Il enseigne ensuite la langue de Cervantès jusqu’en 1979. « Son rôle d’éducateur est d’enseigner une langue vivante à la fois vigoureuse et ensoleillée, la rigueur des règles et l’ampleur du vocabulaire, d’ouvrir les c?urs et les esprits par l’approche de textes concernant une littérature gonflée de valeurs humaines et chrétiennes,

une histoire frémissante d’heurs et de malheurs, d’invasions et de reconquêtes, de découvertes du Nouveau Monde, d’élans généreux et de passions cruelles, une g2égraphie pittoresque enserrant des provinces et des cités bien typées, une richesse artistique considérable ». Chargé de la Conférence Saint-Vincent de Paul, il aide aussi les élèves à connaître et à soulager les pauvres de la ville. Lorsque la communauté quitte les murs du collège, il y reste seul, rattaché à la communauté de l’Avenue Michelet (1976-1985), puis à celle de la rue Goumy. Il rejoint celle-ci en 1987.

Layrac 1990-1999.

Retiré au Prieuré de Layrac en septembre 1990, il s’intère bien dans la communauté. En 1995, il souffre du diabète, d’une cécité quasi totale et d’artériosclérose. Depuis le printemps de 1997, il doit garder la chambre, perd peu à peu ses facultés, mais se trouve bien entouré. Il est décédé le 14 novembre 1999, peu après minuit. Le 16, les obsèques du P. Jacques sont présidées par son neveu, l’abbé François Marchadour, du diocèse de Rennes. L’abbé Mateu, ancien directeur de l’enseignement catholique, est aussi présent, ainsi des Assomptionnistes du Sud-Ouest, une douzaine de neveux et de nièces et quelques personnes des environs. Le corps du P. Jacques repose au caveau de l’Assomption, au cimetière communal de Layrac. (1) Le département du Lot-et-Garonne, diocèse d’Agen, est une terre bien vivante pour l’Assomption depuis trois quarts de siècle. C’est vers 1925 que Mgr Sagot du Vauroux, évêque d’Agen, autorise la prise en charge de la paroisse de Fumel. En 1928, la première équipe d’assomptionnistes fait son entrée au collège Saint-Caprais, l’ancien collège épiscopal. C’est en 1934, surtout, que le prieuré de Layrac, ancienne abbaye puis collègecouvent au XIXème siècle, est acquis par l’Assomption pour en faire une maison d’études. C’est également dans les années 1930-1931 que l’Assomption prend en charge des paroisses dans le secteur de libos- Monsempron. Les évêques d’Agen ont favorablement accueilli la famille de l’Assomption. Mgr Sagot du Vauroux (1906-1937), Mgr Rodié (1938-1956), Mgr Johan (1956-1976), Mgr Saint- Gaudens (1976-1996) et Mgr Jean-Charles Descubes (1996-).

Sur Saint-Caprais. cf L’Assomption et ses Oeuvres, 1956, n° 510, p. 12-19.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (VIII) 1998-1999, p. 142-143. Assomption-France, Nécrologie année 1999, p.17.