Jean-Baptiste RICHARD – 1924-1992

Soisy, 1963.
Des travaux sont entrepris pour donner un bâtiment spécial aux humanistes
avec salles d’étude, salles de classe et un vaste dortoir. Le 11 février
1963, une cérémonie solennelle conduite par le P. Paul Charpentier, préside
à l’inauguration et à la bénédiction des lieux, en présence des religieux,
des alumnistes, des architectes et des entrepreneurs. La nouvelle chapelle
est une vaste salle blanche au carrelage clair, croisé de vert. Une
boiserie vernie avec une grande croix de bois, au centre, couvre le fond.
Les vitraux sont très beaux. L’éclairage électrique est bien réussi. La
bénédiction est suivie de la messe chantée par le P. Provincial qui, dans
son allocution, rappela aux alumnistes, et spécialement
aux humanistes, que ce lieu est la maison de Dieu, d’un Père, d’un Ami. Il
félicite les constructeurs et invite à prier pour les bienfaiteurs qui se
sont privés du superflu, et même du nécessaire, pour l’édification de cette
nouvelle demeure de Dieu.

D’après Paris-Assomption, mai 1963.

Notices Biographiques A.A

Religieux de la Province de France. Parcours de formation. Jean-Baptiste Richard est né à Fressain dans le Nord, le 7 mars 1924. Il fait ses études secondaires au petit séminaire de Solesmes (Nord) de 1938 à 1942 et à l’institution Saint-Jean de Douai où il est tête de classe. Il y reste ensuite deux ans comme surveillant de division. Il prend l’habit le ler novembre 1946 au noviciat des Essarts (Seine- Maritime) et y fait profession le 11 novembre 1947. Le P. Pierre Coulet qui est son maître des novices note sur son rapport de présentation: « Le Frère Jean-Baptiste est un homme craintif, quoique d’une constitution physique forte. Il s’est montré confiant et ouvert. On m’avait signalé son caractère un peu sévère. je n’ai rien remarqué d’anormal. R est plutôt traditionaliste quant à la tournure d’esprit et pas du tout aventureux ». le Frère Jean-Baptiste fait ses études de philosophie à Lormoy (Essonne), de 1947 à 1949, de même d’ailleurs pour ses études de théologie. Il prononce ses vœux perpétuels, à Lormoy, le 11 novembre 1950. Il est reconnu comme un religieux sérieux, travailleur, austère, timide et dévoué. Le P. Jérôme Beckaert, un de ses supérieurs à Lormoy, le définit comme « une vocation ferme, de piété solide, un travailleur acharné aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan manuel, mais qui a besoin d’être entraîné à renoncer à ses conceptions trop rigoristes. Le Frère Jean-Baptiste ne manque pas de pénétration et de finesse spéculatives et en matière pratique, il est d’un jugement judicieux. Par austérité, il marque parfois de l’obstination et il interprète toujours le règlement sous un angle rigoureux ». Le Frère Jean- Baptiste est ordonné prêtre par Mgr Vuccino, ancien archevêque de Corfou, le 28 février 1953. A.A Ministères et services. Les treize premières années de son sacerdoce sont consacrées à l’éducation et à l’enseignement. Il est successivement professeur à la maison des vocations tardives de Montéchor (Pas-de- Calais), de 1953 à 1954, surveillant au collège de Perpignan (Pyrénées-Orientales), de 1954 à 1956, surveillant au collège de Nîmes (Gard), de 1956 à 1960 et professeur de 6ème à l’alumnat de Soisy-sur-Seine (Essonne), de 1960 à 1966. Les obédiences suivantes le mènent à Montmirail (Marne) où il est vicaire pendant un an, au Centre d’accueil des Essarts où il assure des travaux domestiques et divers ministères dans les environs (1967-1976), à Nîmes rue Sainte-Perpétue de 1976 à 1979; aux Essarts de nouveau pendant deux ans, enfin à Lorgues (Var) en 1981 où il se met au service des religieux âgés, tout en desservant pendant huit ans la paroisse de Saint-Antonin. Le P. Léon Pellicier, supérieur à Lorgues, écrit à son sujet, lors de son décès: « Rien ne laissait prévoir une fin si -rapide. Le dimanche 15 novembre 1992, il passe une journée normale. Le soir, il prend son repas en communauté, donne un coup d’œil à la télévision; après quoi, comme à son habitude, il se rend à la chapelle. En cours de route, c’est la chute brutale dans un couloir. Le P. Supérieur a le temps de lui donner l’absolution. Arrivé dix minutes après, le docteur ne peut que constater la mort subite » (1). Personnalité. Le P. Léon Pellicier brosse le portrait de ce religieux: « Le P. Jean-Baptiste a un extérieur un peu bourru, des attitudes parfois brusques, signes d’un caractère timide et stressé. Ces apparences qui le desservent cachent une intelligence toujours en éveil et un grand cœur. Pour les gros travaux, il ne ménage pas sa peine. Il ne refuse jamais de rendre service. Il visite régulièrement les malades, leur apportant toujours un fruit ou une fleur de son jardin. Il vit le vœu de pauvreté poussé jusqu’à l’extrême. Ses heures passées à la chapelle et son rosaire quotidien prouvent sa grande piété. LI tenait bien sa place parmi nous » (1). (1) Du P. Léon Pellicier, le jour des obsèques du P. Jean-Baptiste Richard.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (V) 1991-1993, p. 77-78. Assomption-France, Nécrologie annéee 1992-1993, p. 260. Notices Biographiques