Jean-Bernard (Emile) ARNOLD – 1905-1996

Article du Méridional pour un Directeur régional du bureau de presse
catholique.

«Le P. Arnold a célébré le
25ème anniversaire de son ordination sacerdotale le samedi 26 octobre 1957.
La chapelle de la Procure des missions de l’Assomption était trop petite
pour contenir la nombreuse assistance venue témoigner au jubilaire ses
félicitations et ses vœux. Une messe solennelle, présidée par Mgr. Soins,
prévot du Chapitre, assisté de Mgr Mérens, recteur de la basilique
de Notre-Dame de La Garde, y fut célébrée.
Après l’Evangile, M. l’abbé Ramoino, curé de saint-Jean- Baptiste, dans une
éloquente allocution d’une haute élévation de pensée, exaltat sa grandeur
du sacerdoce et interpréta au jubilaire les sentiments de tous.
Le Souverain Pontife avait daigné envoyer au P. Arnold sa bénédiction
apostolique». Le pensionnat Jeanne d’Arc accuellit au repas de midi la
trentaine d’invités du P. Arnold.
La communauté de Marseille doit au P. Arnold l’agrandissement et la
restauration des locaux de la Procure, notamment de la chapelle ».

Religieux de la Province de France.

Un parcours ‘classique’.

Emile Arnold est né à Kruth en Alsace (Haut- Rhin) le 24 mai 1905. Il part pour la Belgique à 14 ans en 1919 pour un temps de formation qui va durer neuf ans: dans les alumnats de Zepperen et de Sart-les-Moines, puis au noviciat de Taintegnies où il fait profession le 1er novembre 1923, ensuite à Saint-Gérard, près de Namur, pour la philosophie. Il accomplit son service militaire à Colmar (1928-1929) et étudie la théologie à Rome (1929-1933) où il est ordonné prêtre le 30 octobre 1932.

Des services apostoliques diversifiés.

Il commence sa vie de ministère une année à Plovdiv (Bulgarie) de 1933-1934 où l’on a retetenu le nom d’un de ses élèves devenu célèbre, Danone. Il passe ensuite à l’alumnat de Florence, mais l’Arno ne doit pas lui convenir davantage que la Maritza puisqu’il contracte la fièvre de Malte en 1936. Il passe une année de repos au noviciat de Nozeroy (Jura). En 1937, il est nommé aumônier des Petites- Soeurs de l’Assomption à La Ginouse, dans la banlieue Est de Toulon (Var) et dessert la chapelle Sainte-Marguerite. En 1938 il devient supérieur de la communauté de Carnolès à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes- Maritimes). La guerre arrive, il est mobilisé de 1939 à 1940 et connaît, après son retour, l’occupation italienne. Il est affecté à la Procure de Marseille en 1946. Pendant six ans, il y est supérieur, puis prend la charge de l’économat et connaît des activités diverses: directeur du train pour le Pèlerinage national, directeur du bureau de presse catholique, aumônier diocésain du Noël. Il trouve le temps de donner des cours dans le pensionnat Jeanne d’Arc et prêche des retraites.

Notices Biographiques A.A Page : 85/85 De 1952 à 1962, il regagne son Alsace natale: à Strasbourg, il travaille à l’organisation des pèlerinages, mais le climat de son milieu d’origine lui est pénible après tant d’années sous le ciel méditerranéen. Il retourne à Marseille. Rattaché à la communauté de la Capelette, il passe à celle de la rue de Cluny en 1982 et pendant vingt-cinq ans il vit dans une quasi-solitude active: aumônier des Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, des Sœurs de Marie-Joseph, il assure bien des services occasionnels dans les environs: messes, confessions, direction spirituelle, prédications. Devenu octogénaire, il ne dissimule pas sa crainte d’être inutile.

L’heure du grand âge.

C’est ainsi qu’avec les années, il rejoint la maison de repos de Lorgues (Var) à l’automne 1990. En 1992, il a la joie de fêter ses noces de diamant sacerdotales:

«Un simple regard sur les soixante-années passées m’apprend que, si j’ai pu faire un peu de bien au cours de mes différents ministères en paroisse, au service de la presse, des prétres ou des personnes âgées, c’est par la seule grâce du Seigneur que je l’ai réalisé. Tout est grâce. Un jubilé est essentiellement une action de grâce ». Avec le grand âge -il est nonagénaire en 1995- il ne peut qu’énumérer ses nombreuses infirmités corporelles: cœur, yeux, oreilles, mains, tous ses sens sont atteints. « Le Seigneur s’est arrangé pour m’aider à prier et à accepter avec patience les misères corporelles et spirituelles. C’est maintenant mon seul ministère».

Le 17 mars 1996, il fait une chute dans sa chambre et décline ensuite rapidement. Il meurt le jeudi 13 juin. Le samedi 15 juin, ses obsèques sont célébrées par le P. Michel Divo, venu de Carnolès. Son corps repose dans le caveau de la communauté à Lorgues.

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Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (VII) 1996-1997, p. 27-28. A travers la Province, Assomption France, Nécrologie 1996, p. 366-367. On trouve dans la Lettre à la dispersion des chroniques du fr. J.-B. Arnold: 1932, n° 458, P. 290;; 1939, n° 806, p. 490; 1940, n° 815, p. 13; 1942, n° 848, p. 277-278; dans la Lettre à la Famille 1945, n° 1, p. 6; n° 5, p. 28; 1958, n° 244, p. 12 (jubilé sacerdotal des 25 ans). Les archives possèdent une correspondance étoffée du P. Jean-Bernard Arnold avec les Supérieurs Généraux PP. Quénard et Dufault, de 1930 à 1960. Le P. J.-B. Arnold a rédigé de nombreux rapports sur les implantations assomptionnistes de Marseille (1946-1952) et de Carnolès (1938-1948).