Jose ALLAVENA ORENGO – 1893-1983

Portrait.

Ce religieux au cœur simple et à la foi confiante ne f it pas de grandes
œuvres. Il réalisa partout où il passa un travail très humble et tout
dévoué.

Il a laissé le témoignage d’un rellieux modeste, effacé, de grand cœur.

Il fut fidèle, sut aimer et vécut comme un saint, au plus près des petites
gens qu’il voulait toujours accueillir sans discrimination.

Le jour de ses vingt-huit ans, jour anniversaire de son baptême, il fit en
présence de la Sainte Trinité, avec l’autorisation de son supérieur, le P.
Possidius Dauby, et de son confesseur, le vœu de réciter le rosa i re tous
les jours de sa vie.

‘Mu par un amour filial envers la sainte Vierge, Mère de l’Assomption, en
reconnaissance au Seigneur pour toutes les faveurs reçues, confiant en
l’intercession de Marie, je fais ce vœu comme preuve de fidélité jusqu’à la
mort’.

L’original de ce texte manuscrit est signé de son propre sang. Il est
conservé dans les archives de la Province d’Amérique du Sud.

Religieux italo-chilien de la Province d’Amérique du Sud.

Un religieux du rang.

Né le 15 août 1893 dans une famille humble et chrétienne à Castel Vittorio en Italie, Jose Allavena Orengo fait ses études dans les alumnats de Vinovo (1907-1911) et d’Ascona en Suisse (1911-1913). Il prend l’habit le 14 août 1913 au noviciat de Limpertsberg dans le grand-Duché de Luxembourg. Il va s’y trouver comme tous ses confrères bloqué durant la plus grande partie de la guerre 1914-1918. Il commence par étudier la philosophie après son temps de noviciat, mais doit aussi aller travailler aux fermes environnantes pour ne pas périr de faim. Il réussit à rejoindre Louvain en 1918, y prononce ses premiers vœux le 19 mai de la même année et y achève sa philosophie. En 1919, il est exempté du service militaire. Viennent ensuite les études de théologie au terme desquelles il est ordonné prêtre le 23 juillet 1922. La profession perpétuelle est datée du 25 août 1921, de même à Louvain. Le P. Jose commence son ministère aux U.S.A au collège de Worcester (1922-1923). Comprenant que ce milieu n’est pas fait pour lui, il demande ;à gagner en 1924 l’Amérique latine où il va demeurer le reste de sa longue vie. Vicaire à la paroisse San Juan de Matta de Conception au Chili durant quatre ans (1924-1928) où il fait merveille pour les confessions, il est envoyé ensuite à Buenos- Aires en Argentine (1928-1932). Il revient définitivement au Chili en novembre 1933: à Lota comme vicaire jusqu’en 1937, à l’école apostolique de Mendoza à peine un mois, à Conception où il reprend la charge de vicaire de 1937 à 1960. Après une année au noviciat de Los Andes, il revient une troisième fois à Conception comme curé suppléant. Il y réalise un travail très humble, mais très apprécié.

Cette paroisse est rendu le 20 mars 1962 à l’archevêché, à la suite d’un tremblement de terre.. En 1954, il demande officiellement son affiliation définitive à la Province d’Amérique du Sud. A nouveau vicaire à Lota durant trois ans (1963-1966), le P. Jose réside un temps à nouveau au noviciat de Los Andes, puis, à partir d’août 1967, il est affecté au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes à Santiago. Comprenant que désormais son apostolat consiste à accepter sa condition de malade et de personne âgée avec un esprit de foi, il fait de sa chambre un petit sanctuaire, il ne cesse de prier pour ses frères jusqu’à sa mort survenue le 4 février 1983, en sa quatre-vingt- dixième année. Il est inhumé dans le caveau de l’Assomption, au sanctuaire de Santiago.

Prière sur la tombe des religieux de San Remo (novembre 1965).

En 1965, se trouvant en famille près de San Remo (Italie), le P. Allavena écrit: « Deux motifs m’ont décidé à m’arrêter à San Remo: le désir d’aller visiter et ,prier sur la tombe de nos 23 religieux assomptionnistes morts ici pendant le supériorat du P. Ferréol Poux-Berthe. C’est ce que j’ai fait en arrivant. Pendant que je récitai le chapelet à genoux, passent deux dames et voyant que nos deux tombes n’avaient pas de fleurs, elles remplissent deux vases avec des fleurs et allument deux veilleuses. En les remerciant, elles me dirent qu’elles portaient des fleurs aux tombes qui n’en avaient pas et qui paraissaient abandonnées. C’était le cas de nos deux tombes. L’autre motif était de pouvoir célébrer demain les trois messes des morts, ce que je n’aurais pu faire dans mon village. Ici de ma chambre, je descends directement à l’église sans sortir de la maison du curé. Il m’ a fait cadeau d’un accordéon pour le noviciat de Los Andes. Cela mettra un peu plus de joie les jours de fête, car la communauté n’a même pas d’harmonium. Le 3 novembre je m’embarque pour Valparaiso… et continuer de me sanctifier au Chili. ».

Bibliographies

Bibliographie et documentation : Documents Assomption, Nécrologe (Il) 1981-1983, p. 77-78. Chile-Argentina, 1983. Les ACR conservent un nommbre assez nourri de correspondances et de rapports adressés par le P. Allavena aux PP. Maubon, Quénard et Dufault.D’autre part, le P. Allevena a fourni des articles ou chroniques publiés en 1919 dans La Lettre à la dispersion n° 560, p. 103; n° 570, p. 287; en 1927 n° 225, pages 116-117; de même dans les Nouvelles de la Famille et la Lettre à la Famille de 1958, n° 247, p. 32-35.