Kees (Edmundus) Veerman – 1913-2003

Etudes et formation. Kees Veerman est né le 11 mai 1913 à Volendam. Il y fréquente l’école primaire et parce qu’il exprime le désir de devenir prêtre il entre en septembre 1926 à l’alumnat des Pères Assomptionnistes à Boxtel. Après 6 ans d’études secondaires il quitte les Pays-Bas pour Taintignies [Belgique] où il commence son noviciat le 2 octobre 1932. Une année plus tard il prononce ses premiers voeux  et part  pour St Gérard [B] où il fait 2 ans de philosophie. Pendant que ses confrères belges accomplissent une année de service militaire obligatoire Kees enseigne à l’alumnat de Boxtel. Il prononce ses voeux perpétuels le 3 octobre 1936 à Louvain et y commence ses études théologiques. Le 11 février 1940 il y est ordonné prêtre. Sang missionnaire. Kees veut devenir missionnaire au Congo Belge mais à cause de la Seconde Guerre mondiale il doit remettre son départ à plus tard. Entretemps il suit un cours pour missionnaires à Nimègue et enseigne au grand séminaire de Bergeijk. C’est seulement le 15 janvier 1946 que son départ pour le Congo a eu lieu . Le voyage, plein d’aventures,  prend deux mois et il arrive au Congo le 15 mars 1946. Il a passé 44 ans de sa vie au Congo, interrompue par des vacances en Europe. Une fois , en novembre 1964, il a été contraint de revenir aux Pays-Bas, lors de la Rébellion Muleliste. La situation au diocèse Butembo-Beni était tellement dangereuse que tous les missionnaires ont dû se réfugier en Ouganda ou en Europe. En avril 1965 Kees est de retour au Congo. Il a travaillé dans 9 postes différents. Sans se plaindre il va où on l’envoie sachant que les déplacements sont inévitables à cause des confrères qui partent en congé. Mais la plupart du temps il reste à Musyenene, au début au petit séminaire, plus tard pendant de longues années dans la paroisse. Il dirige la paroisse d’une main douce et érige partout la Légion de Marie et assiste à leurs réunions. Il visite régulièrement les succursales, se levant à 4 heures de la nuit. Ainsi il peut entendre les confessions et célébrer l’Eucharistie tôt le matin et ne dérange pas trop la vie de tous les jours des indigènes. Kees Veerman, comme nous l’avons connu. Kees n’est pas un impulsif, il paraît même un peu distant et ne semble pas avoir des amis avec qui il était intime. Pour lui tout le monde est égal et il approche tous ceux qu’il rencontre avec un sourire engageant. Est-il un peu égocentrique ? A quelqu’un qui lui demande d’emmener un paquet pour ses confrères au Congo il répond : “volontiers des paquets, mais uniquement pour Kees Veerman”. Après quarante ans de service fidèle il revient aux Pays-Bas en 1986. Dans son discours d’adieu le Père Théodard Steegen dit que Kees est “un professeur éminent, ponctuel, clair, exigeant”. Il est doué, très instruit, lit des livres érudits en plusieurs langues et de préférence en latin. Mais c’est un homme sans façons et il aime de se trouver parmi les indigènes, bavarde avec eux et est toujours d’accès facile, intéressé, aimable et serviable. Ses confrères le nomment “kleine Kees” parce qu’il y a un autre Kees Veerman du même nom qui s’appelle “grote Kees”, un homme imposant qui dépasse “kleine Kees” d’au moins une tête. Tous les deux sont des Volendamois. Après son retour  aux Pays-Bas tout le monde au Congo garde de “kleine Kees” un souvenir reconnaissant et ému. Aux Pays-Bas il devient membre de la communauté de Volendam jusque mai 1988. Il s’ennuie et a vite assez de”se promener sur la digue” de Volendam. C’est la nostalgie de l’Afrique, la voix du sang. A l’invitation de Monseigneur Kataliko il retourne au Congo. Il y fera un terme de 4 ans, devient directeur spirituel d’une congrégation de religieuses, prêche des retraites et est aumônier d’un hôpital. Définitivement de retour aux Pays-Bas. Le 29 juin 1992 Kees revient définitivement et devient membre de la communauté Heidehuis à Nimègue. Il y reste jusqu’au 19 juillet 1995. Sa santé décline et les premiers symptômes d’amnésie s’annoncent. Il s’en rend compte et dit : dorénavant je n’ai besoin que d’un livre, dès que je l’ai lu, j’ai tout oublié. La fin. Entre-temps sa santé se détériore et on demande pour lui une chambre dans la maison de repos Molenweide à Boxtel. Il s’y installe le 19 juillet 1995  et y restera à peu près pendant 5 ans. Comme sa santé s’aggrave toujours il est admis le 3 mars 2000 dans la maison de santé Cunera à  Heeswijk-Dinther. Le 29 avril 2003 il déménage de nouveau, cette fois-ci  à Lindenlust, une maison de santé à Boxtel, surtout pour faciliter les visites de ses confrères. Il y meurt dans l’après-midi du 3 août 2003 après avoir reçu l’extrême onction. Ainsi prit fin une longue vie au service du Seigneur et des hommes. Le 6 août Kees est enterré au cimetière de Stapelen. Il était âgé de 90 ans

Bibliographies