Landelin (René) ABTS – 1899-1975

Portrait.
« Le P. Landelin, bien connu pour ses grands gestes, sa voix forte et sa
bonne humeur constante, a été ouvrier verrier avant d’entrer à l’Assomption
».
Il avait d’ailleurs été formé dans sa jeunesse à l’école industrielle de
Gilly de 1913 à
1917, particularité qui n’a guère été relevée dans les différents rapports
ayant trait à son cursus personnel, généralement centrés sur la formation
littéraire et théologique, filières
classiques.
« Il a été très estimé pour ses grandes qualités de cœur et d’âme, alors
que, novice ou frère étudiant, on relevait surtout son excessive timidité
».
Une marque spirituelle continue de sa personnalité, fréquemment attestée à
toutes les périodes de sa vie, est sa grande piété, doublée d’une vertu de
dévouement à toute épreuve. C’est ainsi qu’a été noté son continuel souci
des malades qu’il visitait régulièrement, y compris dans des hôpitaux ou
des cliniques difficiles d’accès, comme la clinique socialiste de la
Hestre. Enfin tous les témoignages concordent sur l’attachement du P.
Landelin à sa Congrégation.

Religieux de la Province de Belgique-Sud.

Brève notice biographique récapitulative.

« Né à Gilly le 12 juin 1899 près de Charleroi, diocèse de Tournai. Etudes à Sart-les-Moines, Taintegnies et Louvain de 1917 à 1928. Vêture à Saint-Gérard le 24 septembre 1920. Première profession à Saint-Gérard le 25 septembre 1921. Profession perpétuelle à Louvain le 25 septembre 1924 et ordination sacerdotale le 29 juillet 1928, également à Louvain. Professeur à Sart-les-Moines et à Bure en Belgique de 1928 à 1935; économe à Lorgues (France, Var) de 1935 à 1938; vicaire à Haine-Saint-Pierre (Belgique) de 1938 à 1945; curé à Vieils-Maisons en 1945, à Villeneuve-sur-Bellot en 1947, à La Hestre en 1953: paroisses dans le diocèse de Meaux pour les deux premières, dans le secteur de Montmirail. En 1970, le Père Landelin prend sa retraite active à Gilly, dans son Hainaut natal, où il meurt le 26 février 1975 ». La lettre d’annonce de son décès, datée du 26 février 1975, relève laconiquement les circonstances: « Ces derniers jours, le Père était souffrant; ce soir, son doyen voulant lui rendre visite l’a trouvé mort. Il venait de décéder d’un infarctus. Il sera enterré samedi 1er mars 1975. Cette brève notice biographique ne rend compte que partiellement – faute de documents et de témoignages – d’une longue vie apostolique commencée au service interne du professorat dans des institutions scolaires belges de l’Assomption et poursuivie de longues années durant dans l’animation pastorale tant en paroisse rurale qu’en paroisse urbaine, aussi bien en Belgique que dans le diocèse de Meaux en France, avant le retour au pays définitif en 1970.

Elle ne fut cependant pas dépourvue des joies habituelles aux rencontres de famille où s’entretient la flamme de toute vie religieuse: nous en avons trouvé ce bref écho dans la lettre à la Famille de 1957.

Un témoignage de rencontre fraternelle.

« Plusieurs religieux, employés comme curés ou vicaires au diocèse de Tournai et qui sont du fait plus ou moins isolés de leurs confrères, ont eu l’heureuse idée de se rencontrer, le 2-5 mars [1957], à Haine-Saint-Pierre. L’initiative en revient au P. Jean-Pierre [Corbisier] qui a gracieusement offert le dîner – soigné – aux douze confrères ayant répondu à son appel. Le Père provincial [Stéphane Lowet] a tenu à présider cette rencontre qu’on espère renouveler au moins deux fois l’an. Y furent présents, à côté du P. Corbusier, curé, le P. Victor Dricoi, vicaire de cette paroisse; le P. Landelin Abts, curé de La Hestre; le P. Augustin Scoyer, curé de Jumet- Hamendes; le P. Angelo Spellanzo, curé de Court-sur-Heure; le P. Eugène Watrin, curé, et Gilbert Henry, vicaire de Tainiegnies; le P. Philibert de Sari, le P. Maurice Gendarme, vicaires à Châtelet et du diocèse de Namur; le P. Xavier Lebon, de Tamines.»

Quelques signes concrets d’attachement à la Congrégation.

Menant une bonne partie de sa vie en paroisse, isolé fatalement des circuits d’échanges familiers, on pourrait imaginer que le P. Landelin se soit naturellement distancié de sa congrégation. Au contraire, il a tenu à conserver son habit religieux comme vêtement ordinaire et distinctif jusqu’à la fin de ses jours. De même il n’hésita jamais, selon les quelques témoignages reçus des prêtres séculiers, à parler de sa famille religieuse à l’occasion des rencontres en doyenné.

Bibliographies

Bibliographie : Documents Assomption n° spécial 1980: nécrologe (I) 1975-1980, page 9. Belgique-Sud Assomption, avril 1975, n° 71, p. 1864. Lettre à la Famille du 15 juin 1957 (n° 230), page 67.