Louis BRUN-M BRUN-MARQUET – 1925-1987

Galerie des Provinciaux et Vice-Provinciaux de Lyon. La vie du P. Louis
Brun- Marquet se déroule d’abord
dans le cadre de la Province de Lyon, puis dans celui de la Province de
France.
Rappelons la 1iste des
Supérieurs Majeurs de l’Est.

Provinciaux

P. Elie Bicquemard
(1923-1929),
P. Zéphyrin Sollier
(1929-1938),
P. Maximilien Malvy
(1938-1946)
P. M. Germain Filliol
(1946-1952) P. Bruno Linder
(1952-1957) P. Celse Ract
(1957-1963), P. Noël Bugnard
(1963-1969),
P. Morand Kleiber
(1969-1978).

Vice-Provinciaux

P. Morand Kleiber
(1978-1981)
P. Dominique Bouverot
(1981-1987) P. Michel Zabé
(1987-1999)

Religieux de la Province de France.

Un enfant orphelin adopté.

Louis Marquet est né le 12 septembre 1923 à Saint-Just de Claix (Isère) . Ses parents, Auguste et Blanche née Viallet, étant tous deux décédés, l’enfant est adopté en 1945 par Mlle Marie- Antoinette Brun qui dirige alors la crèche municipale de Grenoble. Louis qui souffre d’une difformité à l’épaule gauche, fait ses classes primaires dans les différentes écoles communales de Saint-Jean de Bournay, de Voiron et de Grenoble, communes de l’Isère. Il est placé au petit séminaire de Voreppe (Isère) de 1939 à 1941, puis à l’externat Notre-Dame de Grenoble (1941-1946) jusqu’à la classe de philosophie. L’alumnat de Miribel-les-Echelles l’accueille de 1946 à 1947 pour une année de formation complémentaire: il porte désormais les noms doubles de Brun-Marquet. Réformé militaire en raison de son handicap, Il entre au noviciat de Nozeroy (Jura) le 28 septembre 1947 et y prononce ses premiers vœux le 29 septembre 1948: « .Plus pratique que spéculatif, dévoué, généreux et très ouvert, Louis ne manifeste pas assez d’énergie au travail, son niveau d’étude est assez faible et aura sans doute besoin d’un programme un peu aménagé » note le P. Christophore Figuet, son maître des novices. Il étudie trois ans la philosophie à la maison Saint-Jean de Scy-Chazelles (Moselle) de 1948 à 1951, passe à Valpré (Rhône) deux années pour la théologie de 1951 à 1953 où il n’est admis qu’en 1952 à la profession des vœux perpétuels, après un délai imposé et enfin à Lormoy (Essonne) encore deux ans pendant lesquels il est ordonné prêtre le 7 décembre 1954.

Débuts dans enseignement.

Le Père Louis est envoyé comme professeur dans les alumnats Notre-Dame de Saint-Sigis mond (1953-1956),

puis de Scy-Chazelles (Moselle) de 1956 à 1958. Il en est retiré, à cause de certaines attitudes équivoques à l’égard des enfants. Pour l’aider à se reprendre, il est placé un an à la Procure de Lyon-Debrousse (1958-1959) et de là il est envoyé à Lorgues (Var) où on lui demande d’exercer la charge d’infirmier. Il s’y dévoue avec beaucoup de sollicitude, tout en assurant divers ministères dans les environs.

Le service des frères âgés et malades (1959-1987).

« Le Père Louis a eu, pendant presque trente ans l’occasion de vivre cette page d’évangile, chapitre 25 de Saint Matthieu, tout spécialement dans le service de ses frères malades. Lui- même a bénéficié des soins attentifs de Mlle Brun [laquelle, encore en vie en 1987, a 9-5 ans lorsque meurt son fils adoptif]. Le P. Louis a pu eïmprégner et vivre à son tour de cette page d’évangile. Nous sommes, nous-aussi, invités à la vivre, même si nous ne pouvons plus la prêcher. Si la maladie, une santé précaire, les atteintes de l’âge empêchent certaines formes de ministère ou d’apostolat, tout cela n’empêche pas l’exercice de la charité, de cette charité fraternelle à vivre au jour le jour. Que ce soit ici, dans la communauté des religieux, que ce soit dans la communauté voisine des Sœurs Oblates où le Père Louis a exercé une partie de son ministère de prêtre, ou chez les Sœurs de Sion, ces trois communautés de Lorgues de personnes âgées. C’est sur cette page-là que nous sommes jugés, autant par ceux qui nous voient que par Dieu lui-même. Jésus n’a-t-il pas dit: ‘C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples’ ». Ces paroles de l’homélie des funérailles du P. Louis, prononcées par le P. Jean-Daniel Gullung le 10 décembre 1987 résument en quelque sorte la vie cachée d’un religieux que l’existence n’a pas favorisé ou distingué. Le P. Louis est mort à Lorgues à la clinique Sainte-Thérèse de Draguignan (Var), le jour anniversaire de son ordination, le 7 décembre 1987 vers 23 heures. Il est inhumé dans le caveau de l’Assomption, à la chapelle mortuaire de l’Assomption de Lorgues.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (IV) 1987-1990, p. 18-19. Assomption-France, Nécrologie 1987, p. 133.