Louis-Marie (Noel) GOURMELON – 1928-1999

Partage.
« Je voudrais que ma foi aujourd’hui ne soit ni une évasion ni un refuge.
Je dis que Jésus-Christ est un homme, qu’il est l’un de nous, qu’il est
l’homme véritable. Dès lors je crois que chaque
homme est important aux yeux de Dieu. En même temps, quand je m’efforce de
dire ce que c’est pour moi croire aujourd’hui, je dis qu’il ne
m’est pas facile de reconnaître en Jésus de Nazareth l’image de Dieu.
Arriverai-je un jour à vivre cette foi chrétienne qui reconnaît en Jésus et
en lui seul l’image de Dieu, l’image du Dieu invisible? Cela exige une
conversion: passer des faux dieux au Dieu de Jésus- Christ. Alors je puis
répondre aussi à la question posée: croire pour moi aujourd’hui, c’est me
convertir au vrai
Dieu. Croire aujourd’hui signifie pour moi affirmer mon appartenance à
l’Eglise. Sans l’Eglise, je ne ne serais pas chrétien. Ma foi est celle
de l’Eglise. Ce qui rend ma foi possible, c’est qu’il existe des croyants.
Elle se rattache à une chàine continue de témoins, hommes et femmes qui
attestent dans leur vie la vérité de l’Evangile. Le premier lieu où
s’alimente ma foi, c’est la prière. C’est dans la prière que Dieu me redit
sa présence auprès de moi … ».

Louis-Marie (Noel) GOURMELON

1928-1999

Religieux de la Province de France, économe provincial de Bordeaux (1972-1980).

Parcours de vie, parcours de foi.

Noël Gourmelon est né le 27 décembre 1928 à Tréouergat (Finistère) dans une famille paysanne qui compte onze enfants. Trois des garçons, tous décédés aujourd’hui, se consacrent au Seigneur. Après ses études dans les alumnats de Saint-Maur de 1941 à 1943, de Blou de 1943 à 1944 dans le Maine-et-Loire, et de Cavalerie en Dordogne de 1944 à 1947, Noël entre au noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult (Charente- Maritime) le 14 octobre 1947, sous le nom de Frère Louis-Marie. Il y fait profession le 15 octobre 1948. Il étudie deux ans la philosophie à Layrac (Lot-et- Garonne), de 1948 à 1950, accomplit une année d’œuvres au collège Sainte-Barbe de Toulouse (Haute-Garonne) et revient à Layrac pour les études de théologie. Le 15 octobre 1951, il prononce ses vœux perpétuels à Layrac et il y est ordonné prêtre le 5 mars 1955. Le P. Louis-Marie qui redevient le P. Noël va passer 17 ans dans l’enseignement, au collège Saint-Caprais d’Agen (Lot-et-Garonne) d’où il suit des cours à la faculté des lettres de Bordeaux (1955- 1957), au collège Saint-Barbe de Toulouse (1957- 1963), à Saint-Maur (1961-1965) et au collège Saint- Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine), tenu par les Eudistes..ce dernier établissement accueille, pendant quelques années, après la fermeture de Cavalerie, les grands alumnistes qu’accompagne une communauté de cinq religieux. En 1972, le P. Noël est nommé économe provincial à Bordeaux, rue de lacanau, et, l’année suivante, supérieur de la communauté, deux fonctions qu’il assume jusqu’en 1980. « je n’ai aucune formation préalable. Pendant huit ans je découvre la rigueur comptable et les contraintes d’une gestion responsable des biens communs ». Il passe ensuite trois ans dans la communauté de Poitiers (Vienne),

travaillant à diffuser les publications de Bayard-Presse dans le Centre-Ouest. « La communauté est située à proximité du campus universitaire. L’un de nous, Yves Le Guen, est aumônier des étudiants sur Poitiers. J’accepte un mi-temps d’aumônier au C.H.U. de la ville et un autre mi- temps dans l’équipe pastorale de la paroisse sur laquelle précisément est situé l’hôpital ». Suit une année sabbatique à Paris (1983-1984), dans le cadre de l’A.F.M., résidant dans la communauté de la rue Charcot. Il revient ensuite à l’économat de l’Ouest, vice-province depuis 1978. La maison provinciale a alors changé de lieu, elle est à Pessac, Allée du Bois de Bernis. Ce sont huit années de service qui ne lui sont pas toujours faciles. Il a à seconder et à remplacer avec compétence deux vice-provinciaux malades qui tous deux décèdent avant la fin de leur mandat, les PP. Vincent Hémon (1919-1987) et Raphaël Le Gleuher (1928-1991). En 1992, après l’unification des économats de France, le P. Noël devient supérieur de la communauté du 11, Allée des Demoiselles à Toulouse, mais il n’y reste qu’un an. En 1993, il est nommé supérieur et économe aux Essarts, près de Rouen (Seine-Maritime). Le 1er janvier 1994, il prend la succession du P. Romain Ponsard à la tête de la Procure. Son principal ministère consiste à servir la mission de Madagascar. Malgré des ennuis cardiaques, il s’y emploie avec beaucoup de zèle. Il a aussi le souci de secourir les malades, les pauvres et les orphelins. Le dimanche, il se met au service des communautés chrétiennes des boucles de la Seine. Apprenant la fermeture prochaine de la Procure des Essarts, un groupe de fidèles écrit au Provincial, le P. Patrick Zago: « Le P. Gourmelon est attachant priant, profond. Il a pris une place importante dans notre cœur et la perspective de son départ est pour nous impensable. Nous prions l’Esprit Saint pour qu’il participe activement à la recherche de la solution qui conciliera votre responsabilité de Provincial avec notre désarroi ». Le P. Noël Gourmelon est décédé subitement aux Essarts à l’aube du mercredi 30 juin 1999, date prévue pour la fermeture de la Procure et de sa fusion avec celle de Paris. Les obsèques sont célébrées sur place le 3 juillet. Le corps du P. Gourmelon est inhumé ai cimetière des Essarts, dans le caveau de l’Assomption.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Assomption-France, Nécrologie année 1999, P. 10-1l.. Documents-Assomption, Nécrologe (VIII) 1998-1999, p. 122-123. Dans les ACR, du P. Noël Gourmelon, texte de partage sur sa foi (AFM:Année de Formation au Ministère, 1983-1984). Notices Biographiques