Marcel (Alberik) Duchateau – 1925-2014

Marcel Duchateau est né à Riemst dans le Limbourg belge le 29 août 1925, dans une famille très chrétienne de sept enfants, qui a aussi donné à l’Assomption une religieuse (Petite Soeur de l’Assomption).

Pour ses études, Marcel a suivi  le parcours classique de beaucoup d’assomptionistes flamands : humanités dans les alumnats de Zepperen et de  Kapelle-op-den-Bos, puis avec les confrères wallons, noviciat à Taintegnies, et philosophie et théologie à Saint-Gérard et Halle. Il reçoit l’ordination sacerdotale le 4 février 1951.

Les supérieurs qui connaissaient  ses aspirations apostoliques pour les missions d’Afrique, le destinent au diocèse de Beni-Butembo (Congo). Il y travaillera de 1951 à 1967, période entrecoupée par trois années d’études à l’université de Leuven (Louvain) où il obtient une licence en Sciences politiques et sociales. Il sera aussi diplômé en  Sciences coloniales. Au Congo il travaillera dans la paroisse de Butembo-cité comme vicaire, puis, après quelque temps, il sera nommé responsable des oeuvres sociales du diocèse et aumônier de mouvements de jeunes comme la JOC et  le Patro. Enfin, il sera aumônier national de la JOC.

En 1968,  le Père Alberik revient en Belgique. Il sera pendant deux années assistant à l’Université de Leuven (Louvain) pour une recherché internationale sur des projets de développement. De 1970 à 1985, il sera responsable de la section projets de la CIDSE (Coopération Internationale  pour le Développement Socio-Economique).

Les années suivantes  il sera membre de  Cor Unum et de la Caritas  Internationalis à Rome. Longtemps il sera aussi membre de la V.I.C, un centre international,  où il  s’occupera des projets sociaux pour l’Afrique, notamment en Mauritanie. Il sera également le conseiller personnel du premier ministre mauritanien jusqu’à ses derniers jours.

Le père Alberik  fut tout le temps un ‘solitaire’ dans sa vie quotidienne : son caractère rendait difficile la vie en communauté et toute collaboration dans le travail pastoral. C’est la raison pour laquelle il a continué à vivre de façon isolée depuis son retour en Belgique en 1967-1968. Ses relations avec les supérieurs se passaient  plutôt par des entretiens téléphoniques qui dépassaient facilement la demi-heure.

Le Père Alberik travaillait avec passion et acharnement pour ceux qui lui étaient confiés. Il est décédé à Anvers le 4 novembre 2014.

Les obsèques, présidées par le père Arnold Castro, ont eu lieu dans son village natal le 12 novembre en présence de sa famille,  de nombreux confrères, et de son ami, le premier ministre de Mauritanie.  

P. Lambert Maurissen

Bibliographies