Marcel Arzel – 1932-2018

Le Père Marcel Marie Arzel est né à Brest, Finistère (29200) le 28 juillet 1932 de François et Michèle Podeur. Il aura 4 frères et sœurs. La famille habite le village de Saint-Renan, Finistère Nord (29290), où Marcel grandit et fait ses études primaires. Le Père Guénégan chargé de trouver des vocations à cette époque connaît bien le Finistère et passe régulièrement dans les écoles, visite les curés favorables aux assomptionnistes. Marcel entend son appel et en 1944, il prend le chemin de l’alumnat de Saint-Maur, petit séminaire assomptionniste, au bord de la Loire, en Anjou. Il suivra le cursus proposé : 1944-1947, études de grammaire à Saint-Maur, puis il rejoint Cavalerie, près de Bergerac, en Dordogne de 1947 à 1950, pour les études d’humanité qu’il conclut par le Bac de lettres. À la fin de celles-ci, au cours d’une retraite, dite « d’élection » Marcel manifeste le désir d’entrer à l’Assomption. Le voilà
au noviciat à Pont-l’Abbé-d’Arnoult, en Charente Maritime (17250) durant l’année scolaire 1950-1951. Il prononce ses premiers vœux le 29 septembre 1951 et vient, ici même, à Layrac, à la fin de l’été de la même année, pour suivre les cours de philosophie scolastique durant deux années.
Le service militaire, durant deux ans, vient interrompre le parcours des études, de 1953 à 1955. À son retour, les supérieurs l’envoient à Rome pour les études de théologie (1955-1959) qu’il couronne d’une licence en théologie. Il est ordonné prêtre au cours de cette dernière année scolaire romaine, le 20 décembre 1958.
Marcel rejoint la France en 1959 pour l’année de pastorale que suivent les jeunes prêtres, à Lyon-Valpré (1959-1960). À la rentrée scolaire de septembre, il est nommé professeur de lettres, en 4e, au collège Sainte-Jeanne-d’Arc, animé par les religieux de l’Assomption, à Tarbes, où il exerce durant deux ans (1960-1962). Désormais, et durant de nombreuses années, il pourra développer ses dons de professeur et d’éducateur. C’est ce qu’il fait au collège Sainte-Foy à Agen. Durant cette période, il rend aussi des services communautaires. Comme économe durant trois triennats de 1974 à 1982, comme supérieur, en 1982. Il rejoint la communauté de Agen-Palissy comme supérieur encore en 1987, pour peu de temps, puisque les supérieurs le nomment à Agen-Goumy en 1989, puis à Gimont, dans le Gers en 1990 et de nouveau à Goumy en 1992. Il viendra faire communauté ici à Layrac et assurer en 1997 un service pastoral pas toujours facile dans l’équipe constituée.
C’est l’âge de la retraite, Marcel ira retrouver des aînés comme lui à Pont-l’Abbé-d’Arnoult, en l’an 2000. Là, il se trouve bien au milieu de frères, certains assurent une tâche pastorale, l’esprit est fraternel, c’est un réconfort pour lui. Hélas, la maladie vient abattre ce confrère plein d’humour et d’histoires pour animer les différentes communautés qu’il a connues, ce religieux qui frappe aussi par son sourire bienveillant et accueillant. Il doit, en 2011, rejoindre la maison de Layrac plus adaptée à sa situation et bientôt l’Ehpad Saint-Martin. Ce sont des années marquées par la souffrance que Marcel vit parfois dans de longs silences. Il apprécie les visites régulières des religieux de la communauté, d’anciens élèves – amis ou paroissiens – reconnaissant tous la solidité de l’amitié et de l’esprit de solidarité de Marcel.
Il se réjouissait de fêter les 60 ans de son sacerdoce le 21 novembre récent, date que la communauté avait voulu devancer pour l’associer au jubilé des quatre frères qui célébraient leurs 60 ans de profession religieuse. Mais le Seigneur avait d’autres vues, en le rappelant près de lui, dans la nuit du 20 au 21 novembre. Brusquement, ce dimanche 18, il subissait une nouvelle secousse qui l’emportera dans la nuit du 20 au 21 novembre.

P. Noël Le Bousse

Bibliographies