MARCEL LÉOSTIC – 1939-2000

Au printemps de 1999, le Frère avait quitté Bordeaux-Caudéran pour aller à Layrac. Souffrant d’une tumeur au cerveau, il connut “une succession d’hospitalisations à Bordeaux et Agen, des périodes d’espoir, de rechute, d’accalmie” (François Rumeau). Par sa foi et son courage il édifia la communauté jusqu’à l’aube du vendredi 7 avril.

Ses obsèques, le lundi 10, furent présidées par le P. Claude Brias, qui avait été longtemps son compagnon à Agen et à Bordeaux. Huit membres de la famille, dont sa soeur religieuse, étaient venus de Bretagne ; du sud-ouest, une dizaine d’Assomptionnistes ; de Layrac, d’Agen et de Bordeaux, des amis. La dépouille du Frère repose au caveau de l’Assomption.

Curriculum

Marcel Léostic naquit dans une famille paysanne qui compta quatre enfants, à Locmaria-Plouzané (Finistère), le 9 octobre 1939 et fut baptisé le même jour. Entré à l’alumnat de Saint-Maur en 1951, il peina dans les études. Au terme de la Quatrième, il demanda d’être frère à l’Assomption. Après dix mois de postulat, il prit l’habit à Pont-L’Abbé d’Arnoult le 1er août 1957. Discret, dévoué, fraternel, il fit profession le 26 août 1958 et resta encore un an au noviciat.

En 1959 il fut affecté à la communauté de Melle (Deux-Sèvres), qui apprécia beaucoup ses services à la sacristie, à la cuisine et au jardin. Durant son service militaire (commencé en octobre 1960 au Mans, poursuivi en Algérie de mars 1961 à décembre 1962), il fut estimé de ses chefs, de ses camarades et des aumôniers.

Nommé au collège Saint-Caprais d’Agen en janvier 1963, il assuma la charge de surveillant général. Il fit sa profession perpétuelle le 16 mai 1964.

En 1976 il partit au collège Sainte-Barbe de Toulouse, où il se consacra surtout à la catéchèse. Ses résidences : allée de Barcelone, avenue Duportal et, de 1981 à 1986, rue du Cagire. En 1982 il devint économe de la communauté. En 1985-1986 il suivit des cours à l’Institut catholique.

À partir de 1986, la paroisse et la communauté de Bordeaux-Caudéran bénéficièrent de ses services, dans l’accueil, la liturgie et la catéchèse.

De l’homélie de Claude Brias

“Le Frère a rempli avec autorité, et une finesse psychologique reconnue, la fonction de surveillant et de préfet de discipline dans les collèges de la Province de l’Ouest. Je sais quels liens d’amitié se sont noués entre lui et bon nombre d’élèves des grandes classes. D’instinct les jeunes sentaient combien, à travers la rigueur et l’ordre, le Frère Marcel les aimait…”.

“À Caudéran il a su prendre sa place et s’intégrer dans l’apostolat de la communauté. Sa gentillesse, la qualité de son écoute, l’assurance qu’apportait sa présence de religieux assomptionniste, en faisaient l’acteur à part entière des préparations liturgiques, des activités de catéchèse, de la présence aux familles en deuil. Pour tous ceux qui l’approchaient et travaillaient avec lui, il était le religieux, mais aussi l’ami : le Frère Marcel…”

Bibliographies