Marie-André (André-M.-A.) FREBY – 1925-1999

Jubilé à Lorgues, 1977.
« Le troisième Dimanche de Pâques 1977, 24 avril, à 10 heures à Lorgues,
messe solennelle chantée par le Père André Fréby, entouré par le P.
Allègre, supérieur des religieux, et par le Père curé, à l’occasion du
jubilé sacerdotal du P. André. Ses choristes, les Grillons, son groupe de
catéchisme de CM2 et son curé invitent toute la paroisse
à venir s’unir à l’action de grâces du P. André pour ses
25 ans d’activités sacerdotales dont plus de 12 au service de la paroisse
de Lorgues. A l’issue de la messe, tous les participants sont invités à
descendre à la cure où un cadeau sera offert au P. André par les membres de
la chorale, les Grillons et le groupe de catéchisme, et où un apéritif sera
servi. Ce sera l’occasion de remercier le P. André pour le profond
témoignage de vie sacerdotale qu’il nous donne et pour l’inlassable
dévouement avec lequel il s’est mis, pour la moitié de ce qu’a été jusqu’à
présent sa vie de prêtre, au service de notre paroisse et souvent des
paroisses voisines».
Informations sur la vie de la paroisse de Lorgues, avril
1977.

Marie-André (André-M.-A.) FREBY

1925-1999

Religieux de la Province de France.

Formation.

André-Marie-Albert Fréby est né le 4 janvier 1925 à Suippes (Marne). Il passe son enfance à Monthois dans les Ardennes. La famille compte quatre enfants, trois garçons et une fille, devenue cistercienne. En 1932, le jeune André a la douleur de perdre sa mère, Lucie née Bertrand. Il commence ses études secondaires en 1937 au petit séminaire de Sauley-sur- Meurthe (Vosges), au diocèse de Saint-Dié. Il les termine à celui d’Autrey en 1944. Suivent deux années de philosophie au grand séminaire de Saint- Dié (1). Désireux de vie religieuse, André est admis au noviciat de Nozeroy (Jura) où il prend l’ habit le 7 décembre 1947, sous le nom de Frère Marie-André. Il fait profession à Nozeroy le 8 décembre 1948, le P. Christophore Figuet étant alors maître des novices. Durant ses années d’études de la théologie à Valpré (Rhône), le Frère Marie-André est considéré comme un bon élève, pieux, discret, enclin à la psychasthénie. Le 8 décembre 1951, il est reçu à la profession perpétuelle avec cette annotation du P. Rémy Munsch. « Les qualités intellectuelles et morales du Frère André compensent l’état psychasthénique dans lequel il se trouve et qui ne me paraît pas grave au point d’empêcher une utilisation fructueuse de ce religieux dans la Congrégation ». Le Frère Marie-André est ordonné prêtre à Saint-Dié le 29 mars 1952.

Emplois et ministères.

En septembre. 1952, le P. Marie-André est nommé professeurs l’alumnat de Vellexon (Haute-Saône) qu’il quitte en janvier 1953 pour aller au collège de Bône, actuelle ville d’Annaba en Algérie. En 1958, il revient à Vellexon où son psychisme se dégrade jusqu’au printemps de l’année 1962. Torturé de scrupules,

il doit être soigné dans un établissement de Bruges, près de Bordeaux (Gironde), où son état est jugé très grave. Les lettres que le P. Marie-André écrit durant les six mois de son séjour témoignent de ses préoccupations apostoliques, de sa disponibilité universelle, de son souci des autres, autour de lui et au loin, très loin… Dans les diverses affectations qu’il reçoit ensuite, le P. Marie-André se sent parfois sous-employé et rêve de partir en mission. Son zèle est indiscutable. Ses méthodes et sa lucidité le sont moins. A l’automne de 1963, il est nommé à Lyon-Debrousse, au service de I’OEuvre pontificale missionnaire. En janvier 1964, il est affecté à la maison de Lorgues (Var) pour soigner les religieux âgés et aider à la paroisse. De 1982 à 1994, il réside à Saint-Sigismond (Savoie), se donnant beaucoup d’occupations à l’extérieur, toujours prêt à remplacer un prêtre en Savoie ou dans les Vosges. Le P Marie-André passe les cinq dernières années de sa vie à Layrac (Lot-et-Garonne), plus serein semble-t-il. Le P. François Rumeau en témoigne le jour des obsèques.« Le P. MarieAndré tait très impliqué dans notre vie communautaire, dans la liturgie et les services fraternels. Il était spécialement attentif aux malades, aux frères handicapés, aux plus âgés, ne ménageant ni son dévouement ni son sourire. Il avait aussi la charge d’accueillir les ‘gens de la route’ qui venaient demander l’asile. Il les écoutait et les servait. Membre bénévole de l’Association Auxilia, il corrigeait minutieusement les devoirs que lui envoyaient les prisonniers. Ces élèves lui faisaient confiance, lui demandaient conseil. Il ne manquait jamais de répondre ». Il pleut à verse au sud-est de Langres dans la soirée du lundi 5 juillet 1999, lorsque le P. Marie-André et son frère Paul, prêtre du diocèse de Saint-Dié, débouchent de la route départementale 460 sur la RN 19, commune de Broncourt en Haute-Marne, et que leur voiture, percutant un semi-remorque, est projetée à une trentaine de mètres. C’est à Ville-sur-Illon (Vosges), résidence de l’abbé, que les obsèques des deux frères sont célébrées le 8 juillet suivant, en présence de l’évêque de Saint- Dié, d’une quarantaine de prêtres dont quatre Assomptionnistes qui participaient à la seconde session du chapitre provincial à Valpré, de la famille, et d’une foule émue. Les deux frères reposent au cimetière de Ville-sur-illon. Des lettres sont venues à Layrac, disant les regrets et la reconnaissance des gens que le P. Marie-André avait accompagnés, ainsi qu’un œillet blanc apporté par un clochard.

(1) Les séminaires des Vosges s’étant repliés en 1940, André passe les années 1940-1943 à Tours (Indre) et 1944-1945 à Faverney (Haute-Saône), diocèse de Besançon).

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Assomption France, Nécrologie (VIII) 1998-1999, p.124-125. Documents Assomption, Nécrologe, année 1999, p. 12. Supplément au journal paroissial Dimanche (Lorgues), 24 avril 1977. Notices Biographiques