Marie-Léon(Léon) Pellicier – 1917-2002

Un parcours d’études entravé par la guerre.

Léon Pellicier est né le 16 juin 1917 à Granier-sur-Aime en Savoie. La famille compte douze enfants. Un de ses frères, Silvère, né en 1908, est devenu lui-aussi assomptionniste (t. VI, pages) et il fut missionnaire en Mandchourie. A l’âge de dix ans, en 1927, Léon entre à l’alumnat de Saint-Sigismond (Savoie), près d’Albertville. En 1933, il poursuit ses études à Miribel-les-Echelles (Isère), à l’alumnat d’humanités du Saint-Rosaire. En 1935, à 18 ans, Léon passe au noviciat assomptionniste de Nozeroy (Jura). Après 18 mois de présence, sous le nom de Frère Marie-Léon, il prononce ses premiers vœux (28 mars 1937). Jeune religieux, il vient à Layrac (Lot-et-Garonne) pour suivre des cours de philosophie universitaire. En 1938, il passe au scolasticat Saint-Jean de Scy-Chazelles (Moselle) pour la philosophie scolastique. Mais la ‘drôle de guerre’ l’oblige à rejoindre l’armée (1939-1940). Libéré, il continue alors ses études de philosophie à Layrac, pour une année encore, et c’est là qu’il commence ses études de théologie. Le 19 mars 1942, il prononce ses vœux perpétuels. En 1943, il gagne le scolasticat Saint-Augustin de Lormoy (Essonne), près de Montlhéry afin d’y terminer sa théologie. Il est ordonné prêtre le 18 juin 1944 par Mgr Gosselin, évêque de Versailles.

Des responsabilités variées sur plusieurs fronts.

En 1945, une fois les études achevées, le Père Marie-Léon, qui réduira par la suite son prénom à Léon, participe à la fondation du collège Maurice Cailloux à La Marsa, à proximité de l’ancienne ville de Carthage (Tunisie). Il y est d’abord répétiteur et catéchiste, puis il est nommé professeur de français et de latin en classe de sixième, première année du secondaire dans le système scolaire français. En même temps il aide à l’aumônerie militaire. Durant les vacances, il anime des colonies, avec des parents d’élèves et des militaires. A partir de 1948, souffrant de problèmes pulmonaires, il doit se reposer durant deux ans, en France, d’abord à Nozeroy (Jura), puis aux Châteaux, près d’Albertville en Savoie.

En 1950, rétabli, le Père Léon est nommé recruteur des vocations et délégué de la Bonne Presse en Franche-Comté. Il est rattaché à la communauté de Vellexon (Haute-Saône), mais il sillonne tout le diocèse de Besançon qui regroupe alors les départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Il a alors trente-trois ans et, plein de vie, rayonnant de la joie de vivre, il se fait connaître et apprécier dans tout le diocèse&nbps; : il prêche des retraites, prépare les enfants à la profession de foi, organise et anime le service des vocations et de la presse catholique pendant 14 ans. Son désintéressement est exemplaire, ne limitant pas son activité aux seules revues du groupe Bayard-Presse, mais à l’étendant à l’ensemble de la presse catholique de l’époque. Il fonde des comités de presse dans de nombreuses paroisses de Franche-Comté. Il discerne des vocations et, de 1957 à 1960, il exerce la fonction de supérieur de la communauté de Vellexon. En 1964, il quitte la Franche-Comté pour la ville de Marseille, nommé supérieur de la communauté de Cluny. Il assume à la chapelle une messe quotidienne ; bien des communautés religieuses font aussi appel à lui pour de nombreux services. De plus, pendant sept ans, il est responsable de la presse chrétienne, de Nice à Perpignan.

Dix ans plus tard, en 1974, il est nommé curé de la paroisse de Carnolès, près de Menton (Alpes-Maritimes). Il le reste pendant 13 ans, se faisant de nombreux amis. Durant neuf ans, il est également supérieur de la communauté (1978-1987). On fait appel à lui en 1987 à Lorgues (Var). A soixante-dix ans, le Père Léon a une santé de fer&nbps; : * Je savais bien que tu n’allais pas me proposer un ‘bon tabac’ + répond-t-il au Vice-Provincial de Lyon quand la proposition de changement lui est faite. C’est ainsi que le Père Léon va passer 15 ans dans la communauté de Lorgues. Compagnon agréable, il est connu dans la région et beaucoup le choisissent comme confesseur et conseiller spirituel. Mais le temps fait son œuvre. De plus en plus, il se sent fatigué. Personne cependant ne s’attendait à le voir partir si rapidement. On le trouve mort dans son lit le 13 juillet 2002, à 15 heures de l’après-midi. Pour ses obsèques, le 16 juillet suivant, la chapelle de la maison est trop petite pour accueillir tous ceux qui tiennent à lui dire un dernier adieu. Bien sûr, dans l’assemblée, on compte de nombreux assomptionnistes, dont l’ancien Supérieur Général, le Père Claude Maréchal qui fut en son temps recruté par le Père Léon pour l’alumnat de Vellexon. Des confrères religieux, venus du Vigan, de Nîmes, des prêtres de la région, dont le Père Vernay, secrétaire des Religieuses et des Religieux du Var, participent également à la célébration. Bien des religieuses en particulier où le Père était confesseur et directeur spirituel, ont tenu à faire le déplacement. De sa famille, se font connaître des neveux et nièces, ainsi que des amis et connaissances de Granier, le village natal. Le Père Poinard, fils spirituel et ami intime du Père Léon, confesseur mensuel de la communauté, préside l’Eucharistie des obsèques et fait une homélie improvisée, laissant parler son cœur. Plusieurs interventions donnent aussi des témoignages touchants d’attachement au Père Léon. Le corps du Père repose dans le caveau assomptionniste au cimetière de Lorgues.


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Bibliographies